Joachim Costa

Joachim Costa
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Narbonne
Nationalité
Activité

Joachim Costa est un sculpteur français né à Lézignan-Corbières[1] le 8 janvier 1888 et mort à Narbonne le 5 février 1971.

Formation et carrière artistique

Après des études à l'Ecole des Beaux-Arts dans l'atelier de Jean-Antoine Injalbert, Joachim Costa devient le représentant de la sculpture en taille directe qui connaît un fort regain pendant l'entre-deux-guerres.

Il participe notamment au groupe de la "Douce France" mené par l'intellectuel Emmanuel de Thubert ; on y retrouve des sculpteurs comme André Abbal, Joseph Bernard, Ossip Zadkine, mais encore le lodévois Paul Dardé.

Il signe un ouvrage intitulé Modeleur et tailleur de pierre, nos traditions (1921) aux Editions de la Douce France. Il rompt définitivement avec l'enseignement d'Injalbert, préconisant ce qu'il appelle "la taille directe". Pour lui le sculpteur doit revenir à la tradition des bâtisseurs de cathédrales en abandonnant l'étape intermédiaire du modelage. Ce qui lui fait dire : « Notre plus grande vertu à nous, sculpteurs, notre plus grande vertu est d'être de bons architectes. La sculpture doit être réduite au langage de la forme stricte. Une belle orchestration des lignes, des volumes harmonieux et synthétiques suffisent pour nous émouvoir. »

Il obtint le grand prix de Sculpture de l'Exposition Internationale des Arts décoratifs Modernes. Décoré de la Croix de la Légion d'honneur et de la Croix de Guerre[2].

Expositions

Joachim Costa a exposé au Salon d'automne, au Salon des indépendants et au Salon des artistes français[2]. Avec les membres de la "Douce France" il participe en novembre 1927 à une exposition collective, au 77 avenue des Champs-Elysées.

Œuvres

Collections publiques

  • Musée national d'art moderne (Centre Pompidou) :
    • 1924 : Nu sur le tatou ou l'Hespéride et le Gragon (bois de noyer, taille directe, 150x44x43cm)
  • Fonds national d'art moderne :
    • 1926 : Buste de Paul Raynal (bronze, 70x80cm), déposé au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne
    • 1929 : Tête de jeune fille (bronze doré, 30x44x30), déposé au Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix
    • 1929 : Grand vase avec anses aux bas-reliefs de tigres (bronze argenté), déposé à la Ville de Sarlat
    • 1949 : Tête de jeune (bronze doré, 44x30x30), déposé au Musée des Années 1930 de Boulogne-Billancourt
  • Musée d'art moderne de la ville de Paris :
    • 1913 : Bacchus enfant (pierre, hauteur 1,5 m)
    • 1922 : L'Imagier (bois de noyer, taille directe, 3,8x1,6m)
  • Fonds d'art de la Ville de Paris :
    • 1926 : Buste de Gaston Poulain (bronze)
    • 1926 : Tigre (bronze cire perdue, fonte barbedienne, 74x34x18cm) déposé à la Mairie du IVe arrondissement
    • 1927 : Mouflon à manchette (faïence, 60x36x18cm)
  • Musée d'art et d'histoire de Narbonne :
    • 1937 : Statue équestre du général Pershing (plâtre patiné)
    • 1937 : Le Passé, le Présent (plâtre à l’échelle 1/3)
    • 1946 : Piéta (plâtre)
    • Non daté : Buste du Dr Achille Lacroix (bronze à patine brune, fondeur Georges Rudier

Non localisées

  • Vénus captivant Eros, Grand Prix de sculpture de l'Exposition internationale des Arts décoratifs[3]

In situ

  • 1927 : Diane, Jardin public de Montluçon (Allier)[4].
  • 1932 : Monument à Joseph Langlande, Lézignan-Corbirères.
  • 1944-48 : Le Passé et Le Présent, Hôpital Saint-Charles, Montpellier, bas-relief.
  • 1952 : La Comédie , façade du Théâtre de Saint-Brieuc (Pierre calcaire h=2m).
  • Monument aux morts : Pézenas, La Rochelle.
  • Monument Pershing-La Fayette (butte de Picardie, Versailles): monument rendant hommage aux soldats américains ayant participé à la Grande guerre. Le monument est dû à l’architecte Jacques Carlu et la réalisation de la statue du équestre du Général Pershing avait été attribuée, par concours, au sculpteur Joachim Costa. Le monument a été inauguré en 1937. La statue en plâtre du général Pershing n'a jamais été fondue en bronze faute d'un financement; le moulage, qui s'était détérioré, a été retiré en 1941 et n'a pas été remplacé.
Monument aux morts, Pézenas (Hérault), 1920-21

Liens externes

Références

  1. Pierre Macaire, Montpellier met bas les masques, 2006
  2. a et b René Edouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains. Tome I. Paris, Art & Edition, 1930.
  3. Bryan Catley, Art deco and other figures. Antique Collector's Club, Woodbridge, Suffolk, England, 2000. (ISBN 0 902028 57 X)
  4. Claude Alberge, Histoire de Pézenas par les rues et les places, Péronnas, Editions de la Tour Gile, (ISBN 2-87802-414-1)