Jeux olympiques de 1904

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Jeux olympiques de 1904
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Localisation
Pays hôte Flag of the United States (1896-1908).svg États-Unis
Ville hôte Saint-Louis
Date Du 1er juillet au
Ouverture officielle par David R. Francis
Président de la Louisiana Purchase Exposition
Participants
Pays 12
Athlètes 651
(645 masc. et 6 fém.)
Compétition
Nombre de sports 17
Épreuves 91
Symboles
Serment olympique pas de serment
Flamme olympique pas de flamme
Mascotte pas de mascotte

Les Jeux olympiques de 1904, également nommés Jeux de la IIIe Olympiade, sont organisés en 1904, à Saint-Louis aux États-Unis. Ce sont les troisièmes Jeux olympiques de l'ère moderne organisés par le Comité international olympique. Ils se déroulent du 1er juillet au , cent quarante-cinq jours de compétition, soit quatre mois et vingt-deux jours, pendant lesquels 651 sportifs s'affrontent dans quinze sports différents pour un total de 280 médailles.

Alors que la ville de Chicago est initialement désignée par le Comité international olympique pour accueillir ces Jeux, c'est finalement Saint-Louis qui en sera l'hôte en raison de la tenue simultanée de l'Exposition universelle de 1904, la Louisiana Purchase Exposition.

Sélection de la ville hôte

Portrait en noir et blanc d'un homme portant un costume.
Henry J. Furber, président du Comité de candidature de Chicago.

Dès 1894 et la tenue du premier Congrès olympique à Paris, il est, selon les mots de Pierre de Coubertin, « tacitement entendu » que les Jeux olympiques de 1904 se tiendront aux États-Unis et ce afin de souligner le caractère universel et mondial des Jeux[Mo 1]. Après Athènes en 1896, capitale de la Grèce, pays berceau des Jeux olympiques antiques et Paris en 1900, capitale de la France, pays d'origine de Coubertin, l'organisation de Jeux olympiques sur le sol américain sonne comme une évidence pour le CIO.

« Grèce, France, États-Unis : trinité de début très propre à accentuer le caractère mondial de l’institution et à l’établir sur des bases indiscutables. »

— Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques[Mo 1].

Coubertin évoque en novembre 1896 la possibilité que les Jeux soient organisés non pas aux États-Unis, mais à Berlin ou à Stockholm[1], mais il suggère également la ville de New York, qui lui semble être la plus propice à démontrer le caractère cosmopolitain des Jeux[2]. Si le pays d'accueil est connu d'avance, la ville hôte doit encore être désignée. Se présentent ainsi Philadelphie, New York, Chicago et Saint-Louis[3]. Devant l'enthousiasme des représentants de la candidature de Chicago, parmi lesquels on compte William Rainey Harper, président de l'université de Chicago, et George Pullman, et se remémorant le faste de l'Exposition universelle de 1893 organisée dans la plus grande ville d'Illinois, Coubertin se montre séduit par l'organisation de Jeux olympiques dans cette ville[Mo 2]. Le , le Comité de Chicago, présidé par Henry J. Furber, fournit à Coubertin un dossier complet offrant notamment l'assurance d'un prêt gracieux des terrains de sport de l'université de Chicago si les Jeux y sont accueillis[Ca 1]. Le projet de Chicago comprend aussi la construction d'un grand stade s'inspirant de l'architecture grecque[4].

Des critiques contre cette désignation qui semblait jouée d'avance fusent toutefois dans le pays, portées notamment par James Edward Sullivan[Mo 2]. Une « union internationale » tente même de supplanter le CIO et d'assurer l'organisation des Jeux olympiques modernes, tentative échouée qui restera sans suite[Mo 2],[5].

La ville de Chicago est malgré tout choisie à l'unanimité par les membres du CIO le lors de la 4e session de l'institution olympique qui se tient à Paris au siège de l'Automobile Club de France[Mo 3],[6]. Alors que Coubertin vient d'inviter William McKinley, le président des États-Unis depuis 1897, à proclamer l'ouverture des Jeux, celui-ci est assassiné le . Son vice-président, Theodore Roosevelt, accède au pouvoir. Étant acquis à la cause de l'olympisme, l'horizon des Jeux de 1904 semble s'éclaicir[Mo 3],[7].

Cependant, les autorités chargées de l'organisation de l'Exposition universelle de 1904 à Saint-Louis dans le Missouri, commémorant le centenaire de la vente de la Louisiane en 1903 – d'où son nom en anglais, Louisiana Purchase Exposition – se montrent très intéressées voire véhémentes par l'organisation des Jeux olympiques en parallèle de l'Exposition[Mo 4],[Ca 2]. Coubertin, bien que partagé par une telle association après les difficultés connues lors des Jeux olympiques de 1900, organisés eux aussi pendant une exposition universelle, propose aux membres du CIO de voter afin d'entériner le transfert. Le , il réclame l'arbitrage du président américain sur ce changement de ville hôte, non sans avoir préalablement demandé aux membres du CIO leur avis. Sur les 26 membres et 21 votants, 14 ont voté pour, 2 contre et 5 se sont abstenus[Mo 4],[Ca 3]. Le transfert est finalement et officiellement acté par un télégramme qu'envoie Coubertin à Furber le [Ca 3],[3],[8].

Organisation

Le Olympic Games Committee (OGC), pour Comité des Jeux olympiques, s'organise rapidement après la désignation de Saint-Louis comme ville hôte des Jeux de la IIIe Olympiade. Son président d'honneur est Théodore Roosevelt[Ro 1]. David R. Francis est le président de la Louisiana Purchase Exposition, c'est lui qui déclare l'ouverture des Jeux[9]. En sa qualité de chef du département de la culture physique de l'Exposition universelle de 1904, James E. Sullivan est désigné directeur des Jeux olympiques de 1904 est en devient le principal organisateur[Ro 2]. Le Comité est de plus composé de Walter H. Liginger, président de l'Amateur Athletic Union (AAU), de John J. O’Connor, président de la division ouest de l'AAU, de Harry McMillan, ancien président de l'AAU et de Henry Garneau, ancien président de la division ouest de l'AAU[Ro 3].

Les relations entre Coubertin et Sullivan sont pour le moins tendues[Ca 4],[10],[11]. Le président du CIO montre peu d'intérêt et d'implication dans l'organisation des compétitions et ne se rend pas aux États-Unis pour assister aux Jeux[Mo 5],[12]. Hormis les trois membres américains du CIO – W. M. Sloane, James H. Hyde et Gaspar Whitney[13] – rares sont ceux qui traversent l'Atlantique. Coubertin refuse la tenue de la 6e session du CIO en terre américaine par crainte d'un nombre très faible de participants et donc une perte de crédibilité du mouvement olympique[Mo 6]. Elle est finalement organisée à Londres du 20 au 22 juin 1904[14] et donne lieu à l'élection de Rome comme ville hôte des futurs Jeux olympiques de 1908[13]. L'éruption du Vésuve le 7 avril 1906 remet en cause cette attribution, et les Jeux de la IVe Olympiade seront finalement accueillis par la capitale britannique.

Photographie en noir et blanc de cinq hommes en costume posant chapeau à la main
Henry Garneau, Harry McMillan, John J. O’Connor, James E. Sullivan et Walther H. Liginger.

Alors que rares encore étaient les fédérations sportives internationales à l'époque, elles qui ont, entre autres, pour rôle d'uniformiser les règles des sports dont elles sont responsables, c'est l'Amateur Athletic Union, dont James Edward Sullivan est secrétaire, qui organise la grande majorité des épreuves sportives et en décide donc des règles, selon les normes américaines[Ro 4]. Les divergences de règlementation de part et d'autre de l'Atlantique conduiront à de nombreuses incompréhensions entre les arbitres, tous américains, et certains compétiteurs, voire même à du favoritisme au bénéfice des athlètes originaires du pays hôte, ce qui sonnait comme une revanche après des traitements similaires pour les Américains à Paris quatre ans auparavant[Ro 5].

Contrairement à ce qui est aujourd'hui demandé aux Comités d'organisation des Jeux olympiques dans la Charte olympique[15], l'Olympic Games Committee n'a pas produit de rapport officiel des Olympiades[16]. Ce rapport compile habituellement toutes les informations utiles sur l'obtention, l'organisation et la tenue des Jeux, ainsi que les résultats des épreuves sportives. Toutefois, deux ouvrages sont considérés comme rapports officiels par le CIO et les historiens olympiques, tout deux édités en 1905 et écrits en langue anglaise[16],[17]. Le premier, le plus apprécié car le plus illustré des deux[17], est le Spalding’s Official Athletic Almanac for 1905, édité par Albert Spalding et rédigé par Sullivan[16]. Le second a pour titre The Olympic Games 1904 et est édité par Charles J. P. Lucas[16],[17]. La faible place accordée aux célébrations olympiques dans les divers rapports de l'Exposition universelle témoigne du faible engouement des spectateurs pour les compétitions[17].

Promotion des Jeux

En Europe, la promotion des Jeux est notamment assurée par Brentano's, grande librairie anglophone de Paris dans laquelle on pouvait trouver les informations et les renseignements utiles aux Européens souhaitant se rendre aux États-Unis pour assister aux Jeux[18].

Sports

Programme sportif complet

Les compétitions sportives sont étalées sur plusieurs mois alors que se tient l'Exposition universelle. Le Comité d'organisation des Jeux olympiques fournit au CIO un premier programme sportif, approuvé par l'organisation olympique et annoncé dans la Revue olympique d'octobre 1903[19]. L'ouverture de la IIIe Olympiade est annoncée pour le 1er mai 1904 et sa clôture pour le 1er décembre de cette même année. Le Spalding’s Official Athletic Almanac for 1905 contient lui aussi un programme des épreuves[Ro 6], mais différant légèrement de celui annoncé dans la Revue olympique.

Aujourd'hui, le CIO ne retient que certaines des épreuves qui se sont tenues entre le 1er juillet et le 23 novembre[16]. Une certaine confusion pour déterminer les épreuves réellement considérées comme olympiques existe, à cause de la volonté de Sullivan de qualifier toutes les épreuves sportives organisées durant l'Exposition universelle d'« olympique »[20]. L'on se base aujourd'hui sur divers facteurs afin de clarifier la situation. En effet, les épreuves olympiques doivent être ouvertes à toutes les nationalités et à tous les compétiteurs[n 1], ne pas inclure de handicap et être réservées aux amateurs, exception faite pour l'escrime, pour laquelle des maîtres professionnels sont autorisés à participer dans une épreuve qui leur est réservée[20]. Ce ne fut pas le cas à Saint-Louis, toutes les épreuves considérées comme olympiques sont donc réservées aux amateurs.

Compétition olympique Compétition partiellement olympique Sport de démonstration
Calendrier des épreuves au programme des Jeux olympiques de Saint-Louis 1904 et des compétitions sportives organisées dans le cadre de l'Exposition universelle de 1904
Mois Date Dénomination Participants
Mai
14
Rencontres inter-scolaires réservées aux étudiants de Saint-Louis
136
21
Rencontres d'athlétisme ouvertes avec handicap
90
28
Rencontres inter-scolaires réservées aux étudiants de Louisiane
122
30
Championnats des écoles élémentaires
68
Juin
2
Rencontres de l'AAU avec handicap
195
3
Rencontres juniors de l'AAU
187
4
Rencontres seniors de l'AAU
183
11
Championnats des universités de la côte ouest
124
23
Démonstration de masse des Turners
3500
Du 20 au 25
Tournoi universitaire de baseball
99
25
Championnats internationaux olympiques des universités
110
29 et 30
Championnats inter-scolaires
258
Juillet
1er et 2
Championnats individuels et collectifs des Turners (gymnastique)
789
4
Championnats de all-round de l'AAU (décathlon)
7
Du 5 au 7
Crosse
33
11 et 12
Championnats olympiques de basket-ball
44
13 et 14
Championnats universitaires de basket-ball
15
Du 20 au 23
Championnats des sports irlandais, de hurling et de football gaélique
140
29 et 30
Régate olympique internationale (aviron)
131
29
Rencontres d'athlétisme avec handicap des associations de l'ouest de l'AAU
90
30
Championnats des associations de l'ouest de l'AAU
100
Août
Du 1er au 6
Cyclisme
124
Du 1er au 12
Roque
3
Du 15 au 20
Championnats d'athlétisme des YMCA
393
Du 29 au 3
Du 29 au 2
Tennis
92
Septembre
Athlétisme
545
Du 5 au 7
Championnats internationaux de natation et de water-polo
308
Du 6 au 8
Championnats internationaux d'escrime
42
Du 19 au 24
Tournoi olympique de golf
74
Du 19 au 21
Tir à l'arc
35
Du 21 au 23
Championnats internationaux de boxe
28
Octobre
14 et 15
Championnats de lutte de l'AAU
62
28
Championnats de gymnastique de l'AAU
38
Novembre
12
Tournoi universitaire de football
340
Du 16 au 17
Tournoi associatif de football
50

Sites de compétition

Vue d'un stade en construction, de nombreuses planches jonchent le sol.
Le Francis Field en construction en janvier 1904.

Cinq sites de compétition ont été utilisés pour accueillir les épreuves des Jeux olympiques de 1904. Leur construction commence dès 1902[21],[22]. Elle est en grande partie menée par le cabinet d'architecte Cope & Stewardson  basé à Philadelphie[23].

Le stade principal des Jeux est le Francis Field, nommé en hommage à David R. Francis[24]. La piste d'athlétisme, moderne pour l'époque, fait 536,44 m, soit un tiers de mille, de long[20]. Il est construit sur le campus de l'université Washington de Saint-Louis[24],[20].

Le Francis Gymnasium se trouve aussi sur le campus de l'université, à proximité directe du Francis Field. Lui aussi nommé en l'honneur de David R. Francis, il est construit dans le style Tudor[25].

Le Creve Coeur Lake accueille les compétitions d'aviron. Il est situé à une vingtaine de kilomètres du campus de l'université.

Les épreuves de natation se tiennent dans les bassins du Forest Park, dans lequel se trouvent également de nombreuses attractions de l'Exposition universelle[26]. Le parc se trouve à proximité directe du campus de l'université.

Le dernier site utilisé est le Glen Echo Country Club qui accueille les tournois de golf. Il se situe à une huitaine de kilomètres au nord du campus de l'université. Il s'agit du plus ancien terrain de golf établi sur la rive ouest du Mississippi[27].

Sites de compétition des Jeux olympiques de 1904
Site Sports pratiqués Capacité
Francis Field Athlétisme, crosse, cyclisme, football, gymnastique, haltérophilie,
lutte, roque, tennis, tir à la corde, tir à l'arc
19 000 spectateurs
Creve Coeur Lake Aviron
Inconnue
Francis Gymnasium Boxe, escrime
Inconnue
Forest Park Natation, plongeon, water polo
Inconnue
Glen Echo Country Club Golf
Inconnue
Localisation des sites de compétition sur une carte actuelle du centre et de la périphérie de Saint-Louis.

En 2017, l'ensemble des sites de compétitions des Jeux est encore utilisé pour la pratique sportive[28], à l'exception du Forest Park dans lequel la baignade est interdite[29]. Après avoir été modernisé dans les années 1980, le Francis Field est toujours utilisé par les équipes sportives de l'université Washington de Saint-Louis[24],[20], tout comme le Francis Gymnasium qui, depuis sa rénovation et sa réouverture en 2016, est nommé Gary M. Sumers Recreation Center[30]. Le Glen Echo Country Club existe toujours et offre encore un parcours de golf[31], de même pour pour le Creve Coeur Lake qui accueille de nos jours le club local d'aviron[32].

Journées anthropologiques

En marge des épreuves sportives se tient l'une des compétitions les plus controversées de l'histoire des Jeux olympiques modernes. Les « Journées anthropologiques » (en anglais, Anthropology Days[Ro 7] ou anthropological days[Mo 5],[Ca 5] pour Coubertin dans Une campagne de vingt-et-un ans et dans ses Mémoires olympiques), ou encore Special Olympics, se tiennent les 12 et 13 août 1904. Véritable célébration raciste s'il en est[33], elles avaient pour but de démontrer scientifiquement les désavantages athlétiques des races considérées dans une Amérique ségrégationniste comme inférieures[34].

L'organisation est assurée par le département d’anthropologie de l'Exposition universelle, présidé par William John McGee, et le département de la culture physique avec le soutien du Field Museum de Chicago, représenté par le Dr Simms[34],[Ro 7]. McGee, anthropologue américain et président de l'American Anthropological Association, cherche en organisant ces « évènements » à rassembler diverses ethnies et offrir aux scientifiques une occasion d'étudier ces peuplades[34]. Les intentions de Sullivan sont moins scientifiques : il s'applique en effet mettre en évidence l'infériorité athlétique et sportive de ceux qu'il appelle « savages »[Ro 7] (sauvages). Pour cela, les résultats des sportifs indigènes sont comparés à ceux des Jeux olympiques, réunissant ceux que Sullivan considère comme des athlètes accomplis caucasiens.

Le Spalding’s Official Athletic Almanac for 1905 conclut sa section consacrée aux Anthropology Days par un message adressé à quiconque s'aventurerait à contredire les théories racistes de l'époque.

Lecturers and authors will in the future please omit all reference to the natural athletic ability of the savage, unless they can substantiate their alleged feats.

— Spalding’s Official Athletic Almanac for 1905[Ro 8].

« Les maîtres de conférences et les auteurs devront à l'avenir omettre toute référence à une capacité athlétique naturelle chez le sauvage, à moins de pouvoir attester leurs exploits présumés. »

Nations participantes

Définir précisément un nombre exact de participants et de nations présentes aux Jeux n'est pas chose aisée. En effet, les sources divergent et ne s'accordent pas sur le nombre d'athlètes présents. Le Comité international olympique avance 651 participants, avec 645 hommes et 6 femmes originaires de 12 pays[35],[16]. Sports Reference compte 650 engagés, dont 644 hommes et 6 femmes[36]. Bill Mallon dans 1904 Olympic Games - Analysis and Summaries propose lui un nombre de 630 athlètes avec 624 hommes et 6 femmes[20]. Le journal L'Équipe retient quant à lui 617 athlètes avec 609 hommes et 8 femmes[37].

Ces divergences proviennent du fait que de toutes les épreuves disputées dans le cadre de l'Exposition universelle ne sont pas forcément considérées comme olympiques par les différentes sources. Le CIO retient 95 épreuves[16], L'Équipe seulement 89[37].

La participation des femmes reste très limitée. En effet, les six[16],[38] (ou huit[39]) participantes ne concourent qu'en tir à l'arc. C'est pendant les Jeux de 1900 que les femmes sont pour la première fois autorisées à participer aux Jeux malgré les réticences de Pierre de Coubertin, notamment en tennis, golf ou en croquet[40] (elles sont interdites de participation aux épreuves d'athlétisme jusqu'aux Jeux de 1928[41]). Des femmes prennent également part à des combat de boxe, mais leurs résultats ne sont aujourd'hui pas comptabilisés car ces épreuves sont considérées comme sport de démonstration[42],[43].

Participation nord américaine

La grande majorité des athlètes présents durant les Jeux sont originaires du pays hôte. En effet, ce sont pas moins de 523 athlètes sur 651 selon le décompte du CIO qui sont américains. Ces athlètes ne sont pas regroupés comme cela est le cas aujourd'hui en un Comité national olympique, en l'occurrence l'USOC, qui n'est formellement créé qu'en 1921[44], mais en plusieurs équipes d'universités et en clubs athlétiques. Les principales équipes qui se partagent la majorité des médailles sont l'Irish American Athletic Club, la Chicago Athletic Association, le Milwaukee Athletic Club, le New York Athletic Club, le Mohawk Athletic Club et l'équipe d'athlétisme de l'université de Chicago[Ro 9].

Le Canada voisin, bien qu'encore un dominion de l'Empire britannique, envoie à Saint-Louis une délégation indépendante composée de 43 membres, participants eux aussi sous la bannière de leurs clubs, comme l'Association des athlètes amateurs de Montréal (MAAA)[45].

Participation du reste du monde

En raison des coûts du voyages[46],[47], seules dix nations hors Amérique du Nord participent à ces Jeux olympiques. Les coureurs du marathon Len Taunyane et Jan Mashiani furent les premiers participants africains noirs à des Jeux olympiques.

Les 12 délégations participantes
Le nombre d'engagés est indiqué entre parenthèses
Afrique Amériques Europe Océanie
1 pays 3 pays 7 pays 1 pays

Certaines sources ajoutent de plus d'autres nations :

  • Drapeau : Italie Italie (1)[50]
  • Drapeau : Norvège Norvège (1)[51]
  • Dominion of Newfoundland Red Ensign.svg Dominion de Terre-Neuve (1)[52]

Le prise en compte de la participation de la France porte à contestation, car le Comité olympique français n'a pas envoyé d'athlètes à ces Jeux. Albert Corey, résident américain de nationalité française est inscrit à titre individuel et sa médaille d'argent sera comptabilisée en faveur d'une équipe mixte. Il en va de même pour l'Italie, représentée par le cycliste Frank Bizzoni qui vivait aux États-Unis depuis quelques mois.

Carte des nations participantes.
  •      Pays participant pour la première fois.
  •      Pays ayant déjà participé.

Résultats

Récompenses

Médaille des Jeux olympiques de 1904 - Description complète ci-après.
La médaille d'argent d'Howard Valentine sur 800 mètres.
icône image Images externes
Avers de la médaille.
Revers de la médaille.

C'est à l'occasion des Jeux de Saint-Louis que les trois médaille d'or, d'argent et de bronze sont pour la première fois remises respectivement aux premier, deuxième et troisième de chaque épreuve[53]. Ces médailles, frappées par Dieges & Clust à New York, ont un diamètre de 39 mm, une épaisseur de 3 mm et une masse de 30 g[54]. Elles sont accrochées à un ruban de tissus bleu, blanc, rouge et or[54] destiné à être épinglé sur le torse de l'athlète[53].

L'avers de la médaille représente un athlète dénudé se tenant sur des marches d'escalier, levant le bras gauche et tenant dans sa main droite une couronne de laurier, symbole antique de victoire. Il devance des bas-reliefs illustrant des disciplines sportives, alors qu'au fond apparaît un temple grec, représentant certainement l'Acropole à Athènes[54]. La mention OLYMPIAD couronne la composition alors que l’année des Jeux, 1904, figure sur un rocher en bas à droite.

Le revers intègre la déesse ailée Niké, déesse de la victoire, surplombant un globe terrestre. Elle tient dans sa main droite une palme et dans sa main gauche un couronne de laurier. Un encart cerclé d'une couronne de laurier est prévu à gauche afin de graver la discipline dans laquelle la médaille a été gagnée. Un buste de Jupiter est présent sur la gauche de la médaille. La mention UNIVERSAL EXPOSITION ST. LOUIS U.S.A complète la composition.

La médaille d'or remportée par George Underwood dans l'épreuve du 4 miles par équipes a été adjugée en 2013 pour un montant de 38 837,50 dollars[55].

Certains gagnants se voient également remettre une coupe parrainée par plusieurs personnalités et dirigeants sportifs[Ro 10]. Par exemple, David R. Francis finance le trophée remis au vainqueur du marathon et Albert Spalding est la donateur de la coupe donnée au club remportant le plus de point[Ro 10].

Comme le veut la tradition instaurée depuis les Jeux olympiques d'Athènes 1896[56], tous les athlètes, officiels et personnes impliquées dans l'organisation des Jeux reçoivent une médaille spéciale, différente des médailles décernées lors des épreuves sportives. La médaille de participation des Jeux de 1904 est de forme octogonale, d'une taille de 40 × 40 mm, d'une épaisseur de 3 mm et d'une masse de 30 g[57]. Elle est en cuivre et frappée elle aussi par Dieges & Clust[58],[57]. Il s'agit de l'une des plus rares et difficiles à obtenir pour les collectionneurs[56].

L'avers de la médaille représente un athlète nu marchant et portant une branche de laurier dans sa main droite. Le revers est lui composé des blasons de Saint-Louis, des États-Unis et de la France ainsi que d'une légende rappelant la tenue de l'Exposition universelle commémorant le rachat de la Louisiane en 1803.

Athlétisme

Aviron

Article détaillé : Aviron aux Jeux olympiques de 1904.

L'Olympic world’s regatta est organisée les 29 et 30 juillet au Creve Coeur Lake. Cinq épreuves sont retenues aujourd'hui comme étant olympiques sur les douze qui sont disputées durant ces deux journées[Ro 11]. Il s'agit du skiff, du deux de couple, du deux de pointe sans barreur, du quatre de pointe sans barreur et du huit de pointe avec barreur[59]. Les courses consistent en un aller-retour d'un mile et demi sauf pour le quatre et le huit, dont le parcours est en ligne droite sur cette même distance[Ro 11]. Seules deux nationalités sont représentées, les États-Unis et le Canada, uniquement par des athlètes masculins. Toutes les médailles reviennent aux Américains exceptée la médailles d'argent du huit qui est remportée par l'équipe canadienne[60],[61].

Basket-ball

Boxe

Article détaillé : Boxe aux Jeux olympiques de 1904.

Crosse

Article détaillé : Crosse aux Jeux olympiques de 1904.

Cyclisme

Escrime

Football

Golf

Article détaillé : Golf aux Jeux olympiques de 1904.

Gymnastique

Haltérophilie

La compétition d'haltérophilie est organisée le 31 août et le 1er septembre[Ro 12] pendant le tournoi d'athlétisme. La première épreuve disputée est le lever de poids lourd à deux bras. Elle est remportée par le Grec Perikles Kakousis, levant un poids 111,7 kg[n 4],[Ro 13], ce qui constitue un nouveau record olympique et du monde[Ro 14], suivi par les Américains Oscar Osthoff (84,37 kg) et Frank Kungler (79,61 kg) ; Oscar Olson et Frederick Winters sont quatrième et cinquième[62],[63].

La seconde épreuve est plus curieuse et est unique dans l'histoire olympique[64], il s'agit d'un concours multiple divisé en dix sections auquel seuls trois athlètes américains prennent part, à savoir Oscar Osthoff, Fred Winters et Frank Kugler. Chacune des neuf premières sections consiste en un exercice précis où diffèrent mouvement et nombre d'haltères. Le premier de chaque section remporte 5 points, le deuxième 3 points et le troisième un point[64],[Ro 15]. La dernière section est optionnelle, elle voit s'affronter Osthoff et Winters pour gagner des points supplémentaires. Osthoff remporte l'épreuve avec 48 points, Winters est deuxième avec 45 points et Kugler est troisième avec 10 points[64],[65].

Lutte

Article détaillé : Lutte aux Jeux olympiques de 1904.

Natation

Plongeon

Roque

Article détaillé : Roque aux Jeux olympiques de 1904.
Photographie en noir et blanc d'un terrain couvert de sable entourés par des sportifs et des juges
Compétitions de roque.

Le roque, variante américaine du croquet, n'a été sport olympique qu'en 1904[66]. La compétition se tient au Francis Field vraisemblablement du 1er au 12 août selon le Spalding’s Official Athletic Almanac for 1905[Ro 6], qui annonce aussi une fin des épreuves le 13 août[Ro 16]. Les quatre athlètes qui prennent part aux compétitions, bien qu'ouvertes à toutes les nationalités, sont Américains[67]. Charles Jacobus est désigné vainqueur, avec 5 victoires et une défaites. Le podium est complété par Smith Streeter (4 victoires - 2 défaites) et Charles Brown (2 victoires - 4 défaites)[67]. William Chalfant est quatrième avec une victoire et 5 défaites[67].

Charles Jacobus est considéré comme l'inventeur de ce sport[68], c'est notamment lui qui va imposer le nom « roque » à la place de « croquet »[69]. Il est d'ailleurs désigné président des compétitions de roque lors des Jeux de 1904[70].

Tennis

Article détaillé : Tennis aux Jeux olympiques de 1904.

Tir à la corde

Six équipes, dont quatre américaines, prennent part aux compétitions de tir à la corde qui se tiennent le 30 août et le 1er septembre. Les autres nations représentées sont l'Afrique du Sud et la Grèce, ces deux équipes étant respectivement désignées par Boers et Pan-Hellenic[Ro 17]. Chez les Américains, une équipe représente le Milwaukee Athletic Club, deux les Southwest Turnverein of Saint Louis et une dernière le New York Athletic Club. Les équipes étant chacune composées de cinq athlètes, ce sont donc trente sportifs qui prennent part au tournoi. Il est remporté par l'équipe du Milwaukee Athletic Club, les deux équipes des Southwest Turnverein of Saint Louis se partagent les deux autres places du podium[Ro 12]. La quatrième place est détenue par l'équipe du New York Athletic Club, la dernière place revenant aux deux équipes étrangères classées ex æquo[71].

Tir à l'arc

Water-polo

Tableau des médailles

Tableau officiel des médailles[72]
Rang Pays Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'argent, Jeux olympiques Médaille de bronze, Jeux olympiques Total
1 Drapeau : États-Unis États-Unis 79 83 80 242
2 Drapeau : Empire allemand Allemagne 4 4 5 13
3 Drapeau : Cuba Cuba 4 2 3 9
4 Drapeau : Canada Canada 4 1 1 6
5 Drapeau : Autriche-Hongrie Hongrie 2 1 1 4
6 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 1 0 2
6 Olympic flag.svg Équipe mixte 1 1 0 2
8 Drapeau : Grèce Grèce 1 0 1 2
8 Drapeau : Suisse Suisse 1 0 1 2
10 Drapeau : Autriche-Hongrie Autriche 0 0 1 1

Sportifs les plus médaillés

Impact et retombées

Presse

Héritage

En tant qu'hôte des Jeux de 1904, Saint-Louis est membre de la World union of Olympic cities (Union mondiale des villes olympiques)[73], association internationale reconnue par le CIO regroupant la majorité des villes hôtes des Jeux olympiques et des Jeux olympiques de la jeunesse leur permettant d'échanger sur leur expérience d'accueil d'un évènement de l'ampleur des Jeux[74],[75].

Notes

  1. À savoir ne pas être réservées à certaines tranches d'âge, à certaines ethnies, à certaines catégories sportives ni à certaines religions.
  2. Bill Mallon, dans 1904 Olympic Games — Analysis and Summaries, compte 8 athlètes sud-africains.
  3. Bill Mallon, dans 1904 Olympic Games — Analysis and Summaries, compte 52 athlètes canadiens.
  4. Les masses ci-après sont données en unités de masse du système international. Ce sont des conversions approximatives des masses données en unités de masse anglo-saxonne par les rapports officiels, respectivement 246 lbs, 186 lbs et 150 lbs.

Références

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Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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Écrits de Pierre de Coubertin

  • Pierre de Coubertin, Une Campagne de vingt-et-un ans, Paris, Librairie de l’Éducation Physique, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques, Lausanne, Bureau International de Pédagogie Sportive, (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Autres

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Voir aussi

Liens externes