Jeff Porcaro

Jeff Porcaro
Jeff Porcaro Toto Fahrenheit World Tour 1986.jpg
Jeff Porcaro lors d'un concert de Toto en 1986.
Biographie
Naissance
Décès
(à 38 ans)
Los Angeles
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Autres informations
Instrument
Genre artistique

Jeffrey Thomas Porcaro, dit « Jeff », né le 1er avril 1954 à Hartford, Connecticut et mort le 5 août 1992 à Hidden Hills, Californie, est un batteur américain. Il est l'un des musiciens de studio les plus prisés de la scène musicale des années 1970 avant de fonder en 1976, avec David Paich, le groupe de rock Toto qui rencontre un important succès international. Il décède d'une attaque cardiaque à l'âge de 38 ans.

Biographie

Considéré comme l'un des meilleurs batteurs au monde, il est le fils du célèbre percussionniste Joe Porcaro et de Eileen Porcaro. Frère du bassiste Mike Porcaro et du claviériste Steve Porcaro, il a également une sœur, Joleen. Il fonde le groupe Toto avec le claviériste David Paich, et engage le guitariste Steve Lukather, le bassiste David Hungate et le chanteur Bobby Kimball.

Il est élève de la Grant High School de Van Nuys dans la Valley de Los Angeles où il se fait remarquer par le célèbre cuivre/arrangeur/producteur Don Menza pendant les récréations, où les jeunes musiciens de l'école se produisent. Menza lui propose de participer au groupe de jeunes talents que Jack Daugherty (producteur des Carpenters) fait répéter régulièrement dans son studio de Glendale. Il y rencontre son mentor, Jim Keltner, devant qui il exécute des breaks de batterie incroyables, que Keltner lui-même ne sait pas reproduire. Keltner est convaincu que le jeune Porcaro est un génie et commence à le recommander dans les studios de Los Angeles. Durant ses jeunes années il rencontre David Hungate (futur bassiste de Toto) qui le recommande auprès de Sonny and Cher. Sur les recommandations de Hungate, il quitte alors l'école pour suivre le groupe en tournée.

Lors d'une prestation dans un célèbre club de Los Angeles, il se fait remarquer par Donald Fagen et Walter Backer de Steely Dan qui lui proposent de rejoindre le groupe. Il enregistre avec eux Pretzel Logic, Katy Lied, et apparait dans les disques suivants (FM, Aja, Gaucho, Nightfly de Fagen). Sa carrière est lancée, il continue avec Boz Scaggs avec qui il participe à l'album phare US de l'année 76, Silk Degrees, où tous les morceaux sont cosignés avec le futur leader de Toto : David baby Paich. Grâce au succès de Silk degrees, Porcaro et Paich deviennent les vedettes des studios américains et sont appelés par tous les producteurs qui recherchent leur groove moderne, leur créativité et efficacité. Comme le dit Vinnie Colaiuta : « Jeff Porcaro a défini ce qu'est la batterie de studio ».

Sa discographie est impressionnante : elle compte plusieurs centaines de disques. Il a commencé à enregistrer alors qu'il n'avait que 17 ans. Parmi tous les artistes à travers le monde avec lesquels il a travaillé, on peut citer : Michael Jackson, Paul McCartney, Elton John, Diana Ross, Bruce Springsteen, Dire Straits, Pink Floyd, Lionel Richie, George Benson, Al Jarreau, Paul Anka, Michel Berger, Claude Nougaro, Alain Chamfort, Christopher Cross, Boz Scaggs, Olivia Newton-john, Emile Wandelmer, Eric Carmen, James Ingram, Eric Clapton, Joe Cocker, Paul Young, Bill LaBounty, Steely Dan, David Gilmour, Crosby, Stills & Nash, Bobby Caldwell, David Pack, Michael McDonald, Manhattan Transfer, Don Henley, Love and Money, Char, ANRI, Luis Miguel ou encore Sergio Mendes.

Son style très reconnaissable, faisant la part belle aux rythmes shuffle, a illustré la bande son du début des années 1980. Parmi les chansons les plus représentatives, on peut citer The Girl Is Mine (Michael Jackson et Paul McCartney), dont la ressemblance rythmique avec Mornin (Al Jarreau, 1983) est saisissante, ou encore Rosanna[1] (album Toto IV), qui est un des meilleurs exemples de la technique des « ghost notes »[2]. À la suite de Rosanna, le terme de « Shuffle Porcaro » est né mais Jeff Porcaro n'aimait pas ce terme. Il est aussi le créateur d'un accessoire de batterie, le « rack » : une armature tubulaire permet de soutenir les divers éléments de la batterie lorsque celle-ci est abondamment chargée. Le batteur Simon Phillips, qui remplacera Jeff dans le groupe Toto, après sa mort, utilise un rack, peut-être en hommage à son prédécesseur.

Le 5 août 1992, quelques jours avant la sortie de l'album Kingdom of desire de Toto, Jeff fait une crise cardiaque alors qu'il se trouve dans le jardin de sa maison de Hidden Hills, près de Los Angeles. Les secours sont alertés mais ne pourront rien faire. Jeff décèdera peu de temps après.

Jeff est inhumé le 10 août 1992 au Forest Lawn Memorial Park de Hollywood Hills. Plus de mille personnes lui rendent hommage. En tête de cortège, ses amis Mike Baird, Jim Keltner, John Jr Robinson, Harvey Mason et Lenny Castro, tambours en bandoulières, l'accompagnent dans sa dernière demeure. Jeff repose dans la Lincoln Terrasse, tout près de la statue d'Abraham Lincoln.

Matériel utilisé

pearl MPX

  • grosse caisse : 22x20
  • caisse claire : 14x5,5, 13x3
  • tom : 10x8,12x9,13x10
  • tom basse : 14x14,16x16

cymbales paiste

  • hit-hat : 14"
  • crash : 20", 18", 16", 22"
  • ride : 22"
  • china : 18"
  • splash: 8", 10"
  • hardware pearl
  • peaux : rémo
  • baguette : regal tip signature

Discographie avec Toto

Autres artistes

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Pour créer la partie batterie, Jeff s'est inspiré de John Bonham, le batteur de Led Zeppelin, notamment du morceau Fool in the rain de Led Zeppelin (album In through the out door, 1979) ainsi que des morceaux Babylone sisters et Home at last de Steely Dan avec Bernard Purdie. Voir Jeff Porcaro, Master session, Hal Leonard, 1989.
  2. Notes fantômes. En percussion, ces notes sont le fruit de coups très faibles donnés sur la peau d'un élément de percussions et elles sont intercalées avec des coups plus forts et plus nets. Les notes fantômes ne s'entendent presque pas, mais elle permettent de garder le tempo et de donner une richesse à des phrases de percussion (ou de batterie). Dans le cas de Jeff Porcaro, les « ghost notes » sont omniprésentes et donnent des phrasés riches cachés derrière un tempo d'apparence simple (la phrase jouée réellement à la batterie est plus « rapide », ou plus « complète », que le tempo global du morceau de musique tel qu'entendu par l'oreille non exercée). Les "ghost notes" relèvent d'une maîtrise technique incontestable.
  3. « James Newton Howard & Friends », sur Sheffieldlab.com (consulté le 27 juin 2016)