Jean Vigo

Jean Vigo
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Le réalisateur Jean Vigo dans les années 1930

Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 29 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur
Films notables Zéro de conduite,
L'Atalante

Jean Vigo (, Paris - , Paris) est un réalisateur français.

Biographie

Jean Vigo est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure Vigo, dit Miguel Almereyda[1], directeur des journaux La Guerre sociale et Le Bonnet rouge.

Jean Vigo est l'arrière-petit-fils de Bonaventure Vigo maire de Saillagouse en Cerdagne et 1er viguier d'Andorre.

En 1917, son père se reconvertit au pacifisme après avoir mesuré les horreurs de la guerre et est arrêté et incarcéré à la prison de Fresnes. Il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances douteuses. La vindicte de l'extrême droite est virulente et menaçante, la famille se cache.

Jean Vigo est rejeté de lycée en lycée, tenu à l'écart par ses camarades. Jean Vigo fut pris en charge par son grand-père par alliance Gabriel Aubès, photographe à Montpellier qui initia Jean aux images[2].

Jean Vigo se marie avec Lydu Lozinska et, en 1931, a une fille unique Luce, qui narre la rencontre de ses parents[3], et parle de la mort de son père : " "Ils s'étaient connus à Font-Romeu - la Cerdagne et l'Andorre sont en effet le berceau de ma famille paternelle - pour respirer le bon air pur de la montagne et se soigner... Mon père, de santé fragile comme ma mère d'ailleurs - ils avaient tous les deux la tuberculose - est décédé quand j'avais 3 ans. J'ai perdu maman, d'origine polonaise, à l'âge de 8 ans..".

Jean Vigo est connu pour deux films qui influeront sur le futur développement du cinéma français et mondial : Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).

Il réalisa aussi auparavant À propos de Nice (1929) avec Boris Kaufman, un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920 et le film La Natation par Jean Taris (1931), une élégante étude du nageur Jean Taris.

Ses films sont décrits par certains comme antipatriotiques, et sont censurés par le gouvernement français, l'Atalante est remonté par ses producteurs et ressorti sous le titre Le Chaland qui passe, tandis que Zéro de conduite ne sera autorisé de projection que le 15 février 1946.

Parmi les premiers spectateurs se trouve François Truffaut qui dit lui devoir son regard.

Jean Vigo meurt à Paris de septicémie. Il est enterré au Cimetière parisien de Bagneux.

En 1951, est créé en son honneur le prix Jean-Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs. En 2007, le Festival Punto de Vista , en Espagne, distinguera le meilleur directeur de sa compétition internationale avec le premier Prix Jean-Vigo espagnol.

Filmographie

Hommages

Bibliographie

Documentaire

Notes et références

  1. Luce Vigo, fille de Jean Vigo présente ainsi son grand-père :" « Mon grand-père s'appelait Vigo, mais il avait pris un nom de guerre, d'anarchiste, Miguel Amereyda, qui est l'anagramme de 'y'a de la merde'. Déjà tout un programme, un regard sur la société... Il a fait beaucoup de prison, jeune, régulièrement, pour ses positions politiques" in réponse à un entretien, retranscrit, avec Anna Kubišta, de Radio Praha. Radio.cz
  2. Luce Vigo, « Jean Vigo, cinéaste », Célébrations nationales, Ministère de la culture et de la communication ; Direction des archives de France, délégation aux célébrations nationales,‎ , p. 162-163
  3. « Luce Vigo, l'amour du cinéma », sur l'independant.fr, (consulté le 30 janvier 2017)

Liens externes