Jean Joseph Marguet

Jean Joseph Marguet

Jean Joseph Étienne Marguet
Naissance
Arçon, Doubs
Décès (à 41 ans)
La Rothière, Aube
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1792-1814
Commandement 100e régiment d'infanterie de ligne
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur

Jean Joseph Étienne, baron Marguet, né le à Arçon et mort le à la bataille de La Rothière, est un général français du Premier Empire.

Biographie

Né le 13 janvier 1773 à Arçon, dans le département du Doubs, Jean Joseph Marguet est l'aîné des sept enfants d'un couple de cultivateurs, Xavier Marguet et Anne Claudine Tissot. Avant de s'engager, il est dans le civil instituteur à Maison du bois, commune proche d'Arçon[1]. Il entre en service en 1792 comme engagé volontaire au 7e bataillon de volontaires du Doubs. Il passe successivement caporal le 3 août suivant, sergent le 25 avril 1793 et sergent de grenadiers le 19 juillet 1794, avant d'être muté à la 112e demi-brigade d'infanterie de ligne le 29 décembre 1794[2].

Fait prisonnier le 15 décembre 1795, il rentre de captivité le 13 février 1796. Il est alors affecté à la 88e demi-brigade d'infanterie de ligne et est blessé devant Gradisca en Italie le 19 mars 1797. Il est nommé sergent-major le 20 avril 1797 à l'Armée d'Italie. Le 28 novembre 1798, il est promu sous-lieutenant au corps expéditionnaire d'Égypte par le général Bonaparte et est nommé lieutenant par le général Menou le 27 avril 1801[2].

De retour en France, Marguet passe capitaine à l'Armée des côtes de l'Océan le 3 mars 1804 et est fait chevalier de la Légion d'honneur le 24 avril 1806. De 1805 à 1807, il fait la campagne d'Allemagne puis la campagne de Prusse et de Pologne au sein de la division Suchet. Chef de bataillon le 6 septembre 1808, il est affecté en Espagne la même année et y sert jusqu'en 1812. Au cours de cette période, il devient officier de la Légion d'honneur le 17 décembre 1809, lieutenant-colonel le 26 août 1811 et colonel commandant le 100e régiment d'infanterie de ligne le 1er novembre suivant[2]. Le 23 juillet 1813, il passe colonel major du 4e régiment de voltigeurs de la Garde impériale et est créé baron de l'Empire le 16 août 1813, avec rente annuelle de 1 000 francs sur l'octroi du Rhin par décret du 20 mai 1811[3].

Il est promu général de brigade le 14 septembre 1813, attaché à la 5e division de la Jeune Garde. Il est également élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 23 novembre suivant[4]. Il est tué d'une balle au front devant le village de La Rothière le 1er février 1814[2].

Bibliographie

Plaque commémorative posée à l'occasion de la célébration du 11 novembre 1930.
  • Thierry Choffat, Les Comtois de Napoléon : Cent destins au service de l'Empire, Cabédita Editions, , 268 p. (ISBN 978-2882954787) :

    « De retour en France, il participe avec le grande armée aux principale campagnes. Il est à Austerlitz, Iéna (où il est blessé), puis direction l'Espagne. Il passera colonel pour sa brillante conduite au siège de Badajoz. En 1813, il est nommé baron de l'Empire, général de brigade, et commande un détachement de voltigeurs de la Garde impériale. L'Empire est aux abois, c'est la campagne de France. Dans la plaine champenoise, le 1er février 1814, l'empereur livre un combat désespéré à La Rothière: cent dix mille coalisés font face à trente mille jeunes recrues levées en toute hâte. Le déséquilibre est flagrant. À la tête des "Marie-Louise", Marguet stoppe net l'avance alliée. Ses jeunes troupes font merveille. »

    .
  • Georges Six (préf. commandant André Lasseray), Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire, t. 2, Paris, Georges Saffroy Éditeur, (lire en ligne).

Notes et références

  1. Daniel Paquette, « Deux grandes figures franc-comtoises : le général Marguet, baron de l'Empire, et Séraphin Cart, constructeur d'une horloge astronomique », Annales de l'académie de Mâcon, Académie de Mâcon,‎ , p. 192 (lire en ligne).
  2. a b c et d Six 1934, p. 155.
  3. Six 1934, p. 155 et 156.
  4. Six 1934, p. 156.