Jean Guenille

Jean Guenille
Personnage de fiction apparaissant dans
Les 21 jours d'un neurasthénique et Le Portefeuille.

Jean Guenille, par Jean Launois, 1935.
Jean Guenille, par Jean Launois, 1935.

Origine Drapeau de la France France
Sexe Masculin
Activité mendiant
Caractéristique Insondable misérable, honnêteté, naïveté
Ennemi de la loi et la police

Créé par Octave Mirbeau

Jean Guenille est un personnage du roman français d’Octave Mirbeau, Les 21 jours d'un neurasthénique (1901). De l’épisode où il intervient, Mirbeau a tiré, en 1902, la matière d’une de ses plus célèbres Farces et moralités, qui a triomphé sur toutes les scènes du monde et qui est régulièrement reprise, Le Portefeuille.

Histoire

Un misérable sans-logis, Jean Guenille, dont l’improbable patronyme éloigne d’emblée toute velléité de réalisme, trouve par hasard sur un trottoir parisien, alors qu’il regagne lamentablement “son” banc du square de la place d’Anvers, un portefeuille bourré de gros billets. Naïvement, il a la fâcheuse idée de l’apporter, malgré sa fatigue, au commissariat de police le plus proche. Le commissaire l’accueille d’abord en héros et lui promet une récompense, hypothétique et modique. Mais aussitôt après il l’envoie au dépôt sans autre forme de procès, lorsqu’il découvre que, par suite de sa misère sans remède, le malheureux se trouve à son insu coupable du délit de vagabondage, sévèrement réprimé par la loi, alors qu’aucune loi n’oblige à rapporter des portefeuilles de millionnaire.

À travers le destin pathétique de Jean Guenille, devenu, à travers le monde, le symbole du vagabond honnête écrasé par la société bourgeoise, Mirbeau entend démontrer que la loi est foncièrement inique et oppressive, non pas seulement dans ses bavures et ses abus, mais dans son essence même et dans son fonctionnement ordinaire[1].

Notes et références

  1. Voir la notice « Justice », dans le Dictionnaire Octave Mirbeau, 2011

Bibliographie

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus.