Jean Châtelain

Jean Châtelain
Jean Châtelain

Surnom Tranquille
Naissance
Cholet (Maine-et-Loire)
Décès (à 82 ans)
Échemiré (Maine-et-Loire)
Origine Français
Allégeance Flag of Royalist France.svg Royaume de France,
Chouannerie
Grade Maréchal de camp
Conflits Chouannerie,
Guerre de Vendée
Distinctions ordre de Saint-Louis

Jean Châtelain dit Tranquille, né à Cholet (Maine-et-Loire) le et mort à Échemiré (Maine-et-Loire) le , est un chef chouan lors de la Révolution française, promu maréchal de camp en 1814.

Biographie

D'origine modeste, fils de René Châtelain et Anne Tridier, il est tisserand ou aussi maitre sabotier[1] à Cholet avant l'insurrection vendéenne[2]. Il est connu par antiphrase sous le surnom de Tranquille « qu'il devait à son extrême vivacité »[3].

Carrière militaire

Siège de Granville, mort de Desmaison.

D'après Célestin Port « il s'attacha aux armées vendéennes après avoir perdu dans la guerre sa femme, son fils et peut-être sa mère ». En 1793, il passe la Loire à Varades pendant la virée de Galerne avec Antoine-Philippe de La Trémoille dit le prince de Talmont et il est capitaine lors du siège de Granville. Après la défaite de la bataille du Mans, il se retire dans la forêt de Charnie, aux confins des départements de la Mayenne et de la Sarthe, cette forêt étant un refuge pour les chouans de la région.

En 1795 il est chef de division dans l'armée de Scépeaux. En 1796, il passe chef de bataillon dans le Maine sous Rochecotte. En 1799, il est chef de légion sous Bourmont. Il se distingue lors de la prise de la ville du Mans et entre dans cette ville en vainqueur[4].

Sous le consulat il est « considéré comme un homme dangereux par son dévouement aux Bourbons », il est emprisonné au Mans en 1801[5] où il est détenu pendant onze mois[1]'[6] puis relâché. Il reste sous surveillance policière, par la suite sous peine d'être de nouveau arrêté[6] et reste caché pendant plusieurs années chez des partisans royalistes dont l'abbé de Bourgneuf.

En 1813, il reprend la chouannerie[1] « attaquant les diligences sur les routes » principalement autour de la ville de Cérans-Foulletourte. Le sous la première restauration, il est promu maréchal de camp[7] et est présenté au roi Louis XVIII à Paris[6].

Médaille de l'ordre de Saint-Louis.

En 1815, pendant les Cent-Jours il rejoint le comte d'Ambrugeac[8] et sert en qualité de commandant en second. Il prend part à la prise de la ville du Lude en juin avec l'aide du général de la Frégeollière et de la légion Lowinski du vicomte de Beaumont[6]. Il entre au Mans le .

Décoration

Le il reçoit du roi la décoration de l'ordre de Saint-Louis et des lettres de noblesse[3].

Notes et références

Notes

Références

  1. a b et c Thierry, Gilbert (1843-1915), Le capitaine Sans-Façon 1813 : épisodes de l'histoire de la contre-révolution, Charavay frères (Paris), (lire en ligne), p. 270, 309, 310
  2. Une Société de gens de lettres et de savants, Biographie des hommes vivants ou histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits., Michaud (Paris), 1816-1819 (lire en ligne), p. 150
  3. a et b Biré, Edmond (1829-1907), Mémoires du général d'Andigné. Vol. 2 : 1800-1857, Plon-Nourrit et Cie (Paris), 1900-1901 (lire en ligne), p. 233
  4. Triger, Robert (1856-1927), La prise du Mans par les Chouans, le 15 octobre 1799 : un épisode de la Chouannerie, imp. de G. Fleury et A. Dangin (Mamers), (lire en ligne), p. 15, 36
  5. Société historique et archéologique du Maine., Revue historique et archéologique du Maine, G. Fleury & A. Dangin (Mamers), (lire en ligne), p. 36
  6. a b c et d Académie des sciences, belles-lettres et arts (Angers), Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Ed. de l'Ouest (Angers), (lire en ligne), p. 196, 197, 213, 220
  7. Chestu, Almanach royal: 1814/15 - Jean Châtelain dit Tranquille, Paris (lire en ligne), p. 422, 436
  8. Société archéologique de Touraine, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Guillaud-Verger (Tours), (lire en ligne), p. 291


Bibliographie

  • Mémoires du général d'Andigné, Vol. 2 : 1800-1857, Plon-Nourrit et Cie (Paris), 1900-1901, page 233.
  • Célestin Port, Dictionnaire historique de Maine-et-Loire, révisée, lettre C, 1965, page 684.