Jean-Pierre Graber

Jean-Pierre Graber
Image illustrative de l'article Jean-Pierre Graber
Fonctions
Conseiller national
Législature 48e (2007-2011)
Député au Grand Conseil du canton de Neuchâtel
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Nationalité Suisse
Parti politique Union démocratique du centre
Profession Retraité

Jean-Pierre Graber, né le 8 juillet 1946 à La Chaux-de-Fonds, est une personnalité politique suisse membre de l'Union démocratique du centre après avoir été membre du Parti socialiste puis du Parti libéral-PPN.

Biographie

Élu socialiste au Conseil général du Locle de janvier 1967 à juin 1979 et au Grand Conseil du canton de Neuchâtel de mai 1969 à juin 1979. Élu du Parti libéral-PPN au Grand Conseil neuchâtelois de mai 1981 à avril 1984. Élu UDC au Conseil de ville de La Neuveville de janvier 1989 à juillet 1992 puis au Conseil municipal d'août 1992 à décembre 2004. Il est élu au Conseil national comme représentant du canton de Berne en 2007[1]. Il n'est pas réélu en 2011. Jean-Pierre Graber a été directeur de l'Ecole supérieure de commerce de La Neuveville de 1983 à 2011.

Thèse

Jean-Pierre Graber a rédigé une thèse intitulée "Les périls totalitaires en Occident" (La pensée universelle, 1983). Dans son ouvrage, l'auteur cherche à identifier et à analyser les causes et les processus qui sont, selon lui, en train de conduire nos sociétés occidentales au totalitarisme. Dans les années 1930, la république de Weimar s'effondrait dans le chaos d'où allait émerger l'horreur nazie. Celle-ci vaincue, des millions d'hommes et de femmes vivent toujours dans les chaînes de la dictature ou du totalitarisme. Les sociétés occidentales libres et opulentes, mais aussi en pleine crise, subiront-elles le même sort? Il faut le craindre, parce que, selon Jean-Pierre Graber, elles veulent de plus en plus ignorer l'avertissement de « Denis de Rougemont »: "La dictature n'exige pas d'imagination, il suffit de se laisser glisser." Le totalitarisme est plus proche de la nature humaine que la démocratie, institution fragile par excellence. Les libertés individuelles ne doivent leur existence et leur survie qu'à certaines valeurs, structures et conditions. Le drame est qu'aujourd'hui ces dernières s'effritent à un rythme accéléré sous l'effet de plusieurs évolutions sociales et culturelles de ce temps. Jean-Pierre Graber décrit les processus et mécanismes qui, selon lui, risquent de mener les démocraties occidentales à de nouveaux totalitarismes, les pires peut-être que l'humanité aura jamais connus[2].

Il se méfie de la mondialisation en cours parce qu'il estime que ce processus pourrait conduire à un totalitarisme planétaire [3].

Notes et références

  1. Fiche de Jean-Pierre Graber, sur parlament.ch. Consulté le 17 octobre 2011.
  2. Présentation de la thèse sur le site de l'éditeur. Consulté le 13 décembre 2011.
  3. http://www.jean-pierre-graber.ch/wordpress/?cat=11 La mondialisation et les Etats-nations, 14 novembre 2010

Liens externes