Jean-Pierre Bechter

Jean-Pierre Bechter
Illustration.
Jean-Pierre Bechter prononçant un discours,
le 19 septembre 2010.
Fonctions
Maire de Corbeil-Essonnes
En fonction depuis le
(7 ans, 6 mois et 26 jours)
Élection
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur lui-même

(11 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Serge Dassault
Successeur lui-même
Conseiller départemental de l'Essonne
élu dans le canton de Corbeil-Essonnes
En fonction depuis le
(7 jours)
Prédécesseur Serge Dassault

(5 mois et 26 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Carlos da Silva
Successeur Serge Dassault
Député de la Corrèze

(2 ans et 12 jours)
Prédécesseur scrutin majoritaire
Successeur scrutin majoritaire
Député de la 1re circonscription de la Corrèze

(3 ans, 1 mois et 19 jours)
Prédécesseur Pierre Pranchère
Successeur Jean Combasteil
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Ussel (Corrèze)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
Les Républicains
Profession Sous-préfet

Jean-Pierre Bechter, né le à Ussel (Corrèze), est un homme politique français, ancien député de la Corrèze et maire de Corbeil-Essonnes.

Biographie

Dans le sillage de Jacques Chirac

Sous-préfet de profession, Jean-Pierre Bechter, ancien élève de l'école militaire préparatoire d'Aix-en-Provence et de Sciences-Po Aix, est élu député RPR de la première circonscription de la Corrèze lors des élections législatives de 1978. Battu en 1981 par le maire communiste de Tulle, Jean Combasteil, il revient à l'Assemblée nationale le , en remplacement de Jacques Chirac, nommé Premier ministre.

Élu conseiller municipal dans le 12e arrondissement de Paris à l'occasion des élections de 1983, Jean-Pierre Bechter est nommé adjoint au maire la même année. Constamment réélu au conseil de Paris, il a exercé la fonction de vice-président du groupe UMP au sein de cette assemblée. En 1997 et 2002, il est battu aux élections législatives avec 16,39 % puis 19,08 % dans la 8e circonscription de Paris sans investiture UMP.

Maire de Corbeil-Essonnes

Administrateur de la Socpresse et du Figaro[1], directeur du Républicain de l'Essonne[2], il est candidat sur la liste de droite à l'élection municipale de 2008 à Corbeil-Essonnes.

Considéré comme le bras droit de Serge Dassault, il est investi par l'UMP pour conduire la liste « Ensemble, pour servir Corbeil-Essonnes », à la suite de l'annulation de l'élection de ce dernier[3]. Le , Jean-Pierre Bechter arrive en tête du premier tour avec 30,75 % des voix, contre 24,33 % à la liste communiste ; entre les deux tours, sa liste fusionne avec la liste sans étiquette de Jean-Michel Fritz[4]. Le 4 octobre, la droite l'emporte avec 50,13 % des suffrages exprimés, soit 27 voix d'avance. Le soir-même, il déclare que Serge Dassault continuera d'assurer un rôle prépondérant à la mairie, et ajoute que « cette élection a permis de laver l'honneur de Serge Dassault, injustement bafoué par le Conseil d'État[5]. » Une semaine plus tard, le , Jean-Pierre Bechter est officiellement élu maire, à l'unanimité des présents (l'opposition ayant refusé de participer au vote), par le nouveau conseil municipal de Corbeil-Essonnes[6].

Un recours déposé par l'opposition pour la mention « Secrétaire général de la fondation Serge Dassault » sur les bulletins de vote entraîne l'annulation de l'élection municipale de 2009 par le tribunal administratif de Versailles, décision confirmée par le Conseil d'État le [7]. Le 7 octobre suivant, ses fonctions de maire prennent fin avec l'installation de la délégation spéciale nommée la veille par le préfet. En conséquence, un nouveau scrutin municipal se tient au mois de décembre. La liste UMP conduite par Jean-Pierre Bechter, sur laquelle figure Serge Dassault en dernière position, arrive en tête du premier tour, puis fusionne avec celle de Jean-François Bayle (divers droite). Le 12 décembre, au second tour, l'UMP remporte le scrutin avec 53,71 % des voix contre 46,29 % à la liste communiste menée par Bruno Piriou[8]. Le conseil municipal élit de nouveau Jean-Pierre Bechter maire de Corbeil-Essonnes le , par 32 voix contre 10 à Bruno Piriou[9].

À la suite d'une perquisition effectuée à la mairie, il est placé en garde à vue le dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de fraudes électorales, auxquelles pourraient être liées deux tentatives d'homicide[10],[11]. Il est de nouveau placé en garde à vue le 15 janvier 2014 dans une enquête sur des achats de vote présumés[12].

La liste qu'il conduit à l'élection municipale de 2014 à Corbeil-Essonnes l'emporte au second tour avec 56,52 % des suffrages[13].

Conseiller départemental de l'Essonne

Le , Jean-Pierre Bechter est élu conseiller départemental du canton de Corbeil-Essonnes. Mais le suivant, il annonce son intention de démissionner de cette fonction[14] ; Serge Dassault, son suppléant, le remplace au conseil départemental de l'Essonne le [15].

À la suite du décès de Serge Dassault, des élections cantonales partielles sont organisées en juillet 2018, qu'il remporte au second tour avec 55,44 % des bulletins exprimés mais une très faible participation, 11,98 %[16].

Notes et références

  1. « Avec qui pilote Dassault ? », Stratégies, 13 janvier 2005.
  2. « Inéligible, Serge Dassault veut saisir la Cour européenne des droits de l'homme », Le Monde, 14 septembre 2009.
  3. « Municipales/Corbeil-Essonnes: 8 candidats », Le Figaro, 10 septembre 2009.
  4. « Corbeil : deux listes de fusion à gauche et à droite pour le second tour des municipales », dépêche AFP, 29 septembre 2009.
  5. « “Pour la quatrième fois, M. Dassault est élu maire de Corbeil-Essonnes” », Le Monde, 5 octobre 2009.
  6. « Jean-Pierre Bechter (UMP) élu maire de Corbeil-Essonnes en conseil municipal », dépêche AFP, 11 octobre 2009.
  7. « Le Conseil d'État annule encore les municipales de Corbeil-Essonnes », Nouvelobs interactif, 22 septembre 2010.
  8. « Corbeil: Bechter (UMP) gagne le scrutin », Le Figaro, 13 décembre 2010.
  9. « Corbeil: Jean-Pierre Bechter (UMP) réélu maire par le conseil municipal », dépêche AFP, 19 décembre 2010.
  10. « Perquisition en cours à l'hôtel de ville de Corbeil-Essonnes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Le Maire de Corbeil-Essonnes placé en garde à vue », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. Affaire Dassault : le maire de Corbeil-Essonnes en garde à vue, lemonde.fr, 15 janvier 2014
  13. http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/091/091174.html
  14. « Essonne : Dassault (LR) prend la place de Bechter au conseil départemental », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  15. « Essonne : à 90 ans, le come-back de Dassault au conseil départemental », Le Point,‎ (lire en ligne)
  16. S.M., « Essonne : une élection pour attribuer le siège de Serge Dassault au conseil départemental : Le décès de Serge Dassault (LR) laisse un siège vacant à l’assemblée départementale de l’Essonne. Une élection partielle sera organisée dans les trois mois », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

  • Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale
  • Site officiel