Jean-Paul Mousseau

Jean-Paul Mousseau
Naissance
Décès
(à 64 ans)
Montréal
Nationalité
Activités

Jean-Paul Mousseau, né à Montréal le 1er janvier 1927 sous le nom Jean-Paul-Armand Mousseau[1], et décédé dans la même ville le à l'âge de 64 ans, est un peintre québécois. Il fut un élève de Paul-Émile Borduas et un membre des Automatistes, proche du mouvement libertaire[2].

Biographie

À l'âge de 13 ans, Jean-Paul Mousseau a commencé à s'intéresser à la peinture alors qu'il était étudiant au Collège Notre-Dame de Montréal, avec le Frère Jérôme comme tuteur, de 1940 à 1945.

Peu après, il s'inscrit à l'École du Meuble de Montréal où il étudie avec Paul-Émile Borduas. Il devient membre du groupe que l'on connaît maintenant sous le nom d'Automatistes. En 1948, il appose sa signature au fameux manifeste Refus global.

Il est membre fondateur de l' Association des artistes non-figuratifs de Montréal. Il a créé des murales pour Hydro-Québec ainsi qu'au Métro Peel de Montréal. Il épouse l'actrice québécoise Dyne Mousso en 1949 et est le père de l'actrice Katerine Mousseau.

Il prit une nouvelle direction à la fin des années 1950 et devint l’un des premiers artistes du Québec à trouver la nécessité d’intégrer l'art dans l'environnement urbain. Ses plus importantes contributions sont des peintures murales originales et d'autres collaborations avec des architectes.

Cercles, à la station de métro Peel

Jean-Paul Mousseau effectua un travail important dans le métro de Montréal. Il tomba en désaccord avec le premier directeur artistique du métro, Robert Lapalme, qui insistait pour que l'art du métro soit figuratif, et représente l'histoire de Montréal, et soit financé par des entreprises au moyen de la publicité. Mousseau souhaitait ouvrir les portes à l'art non figuratif intégré dans l'architecture en comptant les dépenses dans le budget de construction. Lapalme ne céda jamais pour le réseau initial, excepté pour deux travaux (les cercles de Mousseau à la station Peel et les vitraux de Marcelle Ferron au Champ-de-Mars) qu'il a toujours regrettés.

Mousseau succéda à Lapalme comme directeur artistique, et son influence marqua tout le reste du réseau, comprenant des travaux étourdissants d'art non figuratif intégrés à l'architecture. La plupart des œuvres d’art étaient planifiées en accord avec les architectes mais beaucoup l’étaient par les architectes eux-mêmes.

Opus 74, à la station de métro Viau

Les œuvres de Mousseau dans le métro incluent aussi la peinture murale Opus 74 à la station Viau, deux peintures murales à Honoré-Beaugrand, et une peinture murale à Square-Victoria.

Par l'intermédiaire du designer Léonard Garneau, responsable de l'aménagement intérieur du Centre d'Art d'Orford, il y conçu des modules d'éclairage pour la salle de concert Gilles-Lefebvre. Ses travaux sont aussi visibles aux Aéroports de Montréal et dans plusieurs tours à bureaux de Montréal.

Le fonds d'archives de Jean-Paul Mousseau (P881)[3] est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Expositions

  • 1946 Musée des beaux-arts de Montréal
  • 1947 Automatistes, Galerie du Luxembourg, Paris; Exposition avec Riopelle à Montréal
  • 1952 Automatistes, Musée des Beaux-Arts de Montréal; Bienniale de la peinture canadienne, Galerie d'art nationale, Ottawa
  • 1953 Automatistes, Place-Des-Arts, Montréal
  • 1954 "La matière Chante", Galerie Antoine, Montréal; Biennial de peinture canadienne, Galerie d'art nationale, Ottawa; Il gagne le premier prix du "Winnipeg Art Show"; "Jeunes peintres du Canada" en Belgique
  • 1955 "Espace 55", Musée des Beaux-Arts de Montréal; Galerie l'Actuelle, Montréal
  • 1956 Galerie l'Actuelle, avec Riopelle, Borduas, Sam Francis, McEwen et autres
  • 1957 Exposition de l'Association des artistes non-figuratifs de Montréal
  • 1959 Association des artistes non-figuratifs de Montréal, Musée des Beaux-Arts de Montréal
  • 1960 "L'exposition Universelle de Brussels", 20 peintres canadiens, Galerie Denyse Delrue
  • 1963 "Festival des deux mondes", Spoletto, Italie
  • 1964 "Sculptures lumineuses": Musée de Montréal, Salon du Printemps
  • 1967 Rétrospective "Aspects", Musée d'art contemporain, Montréal
  • 1971 "Borduas et les Automatistes" Grand Palais, Paris
  • 1980 Société des arts contemporains, Galerie d'art d'Edmonton
  • 1983 Association des artistes non-figuratifs de Montréal, Université Concordia
  • 1997 Rétrospective "Mousseau", Musée d'art contemporain de Montréal, Montréal

Institutions possédant des œuvres de Mousseau

Lumière et mouvement dans la couleur, siège social d'Hydro-Québec

Notes

  1. Brian Foss, « Jean-Paul-Armand Mousseau », sur The Canadian Encyclopedia (consulté le 21 avril 2016)
  2. Michel Nestor, Sur les traces de l’anarchisme au Québec : les années 1950, Ruptures, n°6, printemps 2006 , texte intégral.
  3. Fonds Jean-Paul Mousseau (P881) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Liens externes