Jean-Michel Eymeri-Douzans

Jean-Michel Eymeri-Douzans, né en 1969 à Toulouse (Haute-Garonne), est un politologue français.

Il est professeur de science politique à l'Institut d'études politiques de Toulouse et chercheur au Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP).

Biographie

Après une petite enfance toulousaine, Jean-Michel Eymeri-Douzans passe sa jeunesse entre l’Afrique des Grands Lacs, l’Amérique du Sud et la Caraïbe avant de rentrer en France pour ses études supérieures[1].

Après avoir obtenu son baccalauréat économique et social en 1987 au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse[réf. souhaitée], il est diplômé de Sciences Po Paris en 1990, section service public. En 1992, il est major de la maîtrise de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne puis l'année suivante, du diplôme d'études approfondies « Institutions et action publiques ». En 1999, il soutient sa thèse sous la direction de Jacques Lagroye et devient docteur. Après son service national, il est ATER et fait de la participation observante comme chargé d'études au Ministère de la fonction publique et au Ministère de la Santé. Détaché à l'Institut européen d'administration publique de Maastricht comme représentant officiel français de 1999 à 2001, il en revient quand il est recruté comme maître de conférences à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Il est major du concours de l'agrégation externe de science politique, qui lui confère le titre de professeur des universités titulaire en juin 2003 et il choisit de rejoindre à la rentrée 2003 l'Institut d'études politiques de Toulouse.

Il est spécialiste de l'État, des institutions administratives, des politiques publiques et des institutions de l'Union européenne[2].

Pendant cinq ans, de septembre 2003 à novembre 2008, Jean-Michel Eymeri-Douzans dirige le Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP), structure de recherche de Sciences Po Toulouse et préside aussi la commission de spécialistes de l'établissement[réf. souhaitée], chargée des recrutements d'enseignants-chercheurs. Il crée aussi le Master « Conseil et Expertise en Action publique » (CEAP), qu'il dirige depuis lors. À l'été 2010, il devient directeur-adjoint de l'établissement, auprès de Philippe Raimbault, chargé du développement stratégique et international[réf. souhaitée]. Il est reconduit dans cette fonction en 2015. En septembre 2016, il se présente au poste de directeur de l'IEP de Toulouse, laissé vacant par la démission de Philippe Raimbault. Au conseil d'administration du 3 octobre 2016, iI obtient 10 voix, contre 19 à l'économiste Olivier Brossard[3], et un vote nul.

En parallèle, Jean-Michel Eymeri-Douzans préside de 2009 à 2012[réf. souhaitée] le Conseil scientifique de la direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), au Ministère de la Fonction publique à Paris[4]. Il préside aussi le groupe de travail de l'Association française de science politique (AFSP) « Science politique comparée des administrations » (SPCA), éponyme de l'ouvrage qu'il codirige avec Françoise Dreyfus en 2006, et, depuis 2012, le Groupe d'études permanent n°XVII « Sociology of the State: Reforms and Resilience » de l'European Group for Public Administration (EGPA), au sein de l'Institut international des sciences administratives (IISA) à Bruxelles. En août 2016, au congrès d'Utrecht, il est élu par l'assemblée générale de l'EGPA membre de son Comité directeur pour un mandat de trois ans.

Famille

Jean-Michel Eymeri-Douzans est le petit-fils du député de Haute-Garonne, maire de Muret et haut fonctionnaire Jacques Douzans[5].

Jean-Michel Eymeri-Douzans est le fils du Dr Jean-Claude Eymeri (1942-1993), ancien interne des hôpitaux de Toulouse, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Toulouse, chef de service de chirurgie pédiatrique et néonatale au CHU La Meynard de Fort-de-France (Martinique), chef de mission de coopération française à La Dominique, par ailleurs anthropologue, organisateur de nombreuses missions d'exploration chez les Amérindiens tupi-guarani du Haut Oyapock (Guyane française), auteur d'une thèse à l'EHESS sous la direction de Marc Augé consacrée à l'origine anatomique de quelques symboles, d'un ouvrage intitulé Histoire de la Médecine aux Antilles et en Guyane, Paris, L'Harmattan, 1992[6], et de nombreuses publications scientifiques dans des revues médicales ; et de Joëlle Douzans, élève de Georges Canguilhem à la Sorbonne, agrégée de Philosophie, Inspectrice de l'Education nationale, officier des Palmes académiques.[réf. souhaitée]

Sa famille paternelle, issue des Hautes-Alpes, compte des propriétaires fonciers et des officiers, dont son grand-père Serge Eymeri, colonel d'aviation, ancien des forces françaises libres, chevalier de la Légion d'Honneur, officier de l'ordre national du Mérite, Médaille militaire, médaille de l'aéronautique, médaille commémorative 1939-1945, qui termina sa carrière comme commandant de la base aérienne toulousaine de Francazal,puis commandant de l'école des sous-officiers de l'armée de l'air de Rochefort.[réf. souhaitée]

En ligne maternelle, sa famille de robins, de notables politiques et de hauts fonctionnaires, est bien connue à Toulouse et en Languedoc depuis le XVIe siècle, avec comme branche principale la lignée d'Olivier, alliée aux familles Campan, de Catelan, Durtaud-Rochefort, Douzans, d'Izarny-Gargas, de Palosse, Petit, de Pijon, Roques, etc. Depuis Guillaume d’Olivier, Procureur du Roy en l’Election de Comminges à Muret, anobli en 1691 et qui reçoit les armes "D'argent à un olivier arraché de sinople, et à un chef d'azur frappé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or", la famille a donné sept capitouls et membres du Parlement de Toulouse, dont le capitoul Bernard de Pijon (1743-1788), seul titulaire du privilège d’Editeur du Roy à Toulouse avant la Révolution ; seize édiles à la ville de Muret, dont plusieurs consuls sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, puis Joseph d’Olivier (1750-1822), maire sous l’Empire de 1803 à 1815, son quadrisaïeul Bruno Petit (1802-1871), conseiller général, maire de Muret, et son grand-père Jacques Douzans (1914-1995), haut fonctionnaire, chef de nombreux cabinets ministériels sous la IVe République dont ceux du Président Edgar Faure, député à l’Assemblée nationale, conseiller général de la Haute-Garonne, maire de Muret de 1953 à 1989 (Who’s Who in France, 15e édition); de nombreux docteurs en droit de la Faculté de Toulouse, notaires et avocats, dont son trisaïeul Louis Petit, avocat, et son grand-oncle Gérard Douzans, avocat général près la Cour d'appel de Toulouse ; plusieurs officiers, dont le général Jean Pijon (1758-1799), tué par les hussards autrichiens et inscrit par Napoléon à l’Arc de triomphe de l’Etoile, le contre-amiral Marius Douzans (1848-1898), premier marin français à utiliser la torpille en combat réel, à la bataille de Fou-Tchéou (1884), ou son bisaïeul le capitaine Paul Douzans (1873-1914), l'un des premiers haut-garonnais mort pour la France lors de la Grande Guerre ; et maints universitaires, tel l’astronome Frédéric Petit (1810-1865), élève d’Arago, fondateur et premier directeur de l’Observatoire de Toulouse-Jolimont, membre correspondant de l'Institut, ou Marcel Sendrail (1900-1976), professeur de médecine et écrivain, secrétaire perpétuel de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse, maire de Clermont-le-Fort.[réf. souhaitée]

Ouvrages et publications

Jean-Michel Eymeri-Douzans est l'auteur de plus de cinquante articles publiés dans des revues scientifiques et chapitres d'ouvrages collectifs à comité de lecture. Il est l'auteur, seul ou en co-écriture, de dix ouvrages :

  • Les gardiens de l’État. Sociologie des énarques de ministère, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, , 936 p.
    Thèse de doctorat en trois volumes.
  • Les administrateurs civils. Carrière et débouchés, La Documentation française,
  • Avec Jean-François Girard, Quand la Santé devient publique, Hachette Littératures,
  • La fabrique des énarques, Paris, Economica, coll. « Études politiques »,
  • Pouvoir politique et haute administration. Une comparaison européenne, IEAP,
  • Avec Françoise Dreyfus, Science politique de l’administration. Une approche comparative, Economica, coll. « Études politiques »,
  • Avec Jon Pierre, (dir.), Administrative Reforms and Democratic Governance, Routledge, coll. « ECPR Studies »,
  • Avec Geert Bouckaert, (dir.), La France et ses administrations. Un état des savoirs/France and its administrations. A state of the art, Bruylant,
  • Avec Xavier Bioy et Stéphane Mouton (dir.), Le Règne des entourages. Cabinets et conseillers de l'Exécutif, Paris, Presses de Sciences Po, décembre 2015.
  • Avec Gildas Tanguy (dir.), Prefects, Governors & Commissioners. A European Survey on the territorial representatives of the State, Bruxelles, Bruylant, à paraître 2018.

Notes et références

  1. (fr) [PDF] « Biographie de Jean-Michel Eymeri-Douzans », sur Idefie.org (consulté le 12 juillet 2011)
  2. (fr) « La recherche à Sciences Po Toulouse : Jean-Michel Eymeri-Douzans », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 12 juillet 2011)
  3. « L'économiste Olivier Brossard nouveau directeur de Sciences-Po Toulouse - France 3 Midi-Pyrénées », France 3 Midi-Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  4. (fr) [PDF] « Jean-Michel Eymeri-Douzans » (consulté le 12 juillet 2011)
  5. (fr) Jean-Pierre Roland, « Muret. L'adjoint démissionne », sur La Dépêche du Midi.fr,
  6. Jean-Claude Eymeri, Histoire de la Médecine aux Antilles et en Guyane, Paris, L'Harmattan, 1992.

Liens externes