Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon en 2013.
Jean-Luc Mélenchon en 2013.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(3 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 4e des Bouches-du-Rhône
Législature XVe législature (Cinquième République)
Groupe politique FI (président)
Prédécesseur Patrick Mennucci
Député européen
En fonction depuis le
(7 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection 7 juin 2009
Réélection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Ouest
Législature 7e et 8e
Groupe politique GUE/NGL
Président puis coprésident du bureau national du Parti de gauche

(5 ans, 6 mois et 21 jours)
Avec Martine Billard
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Éric Coquerel
(coordinateur politique)
Ministre délégué à l'Enseignement professionnel

(2 ans, 1 mois et 9 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Poste créé
Successeur Poste supprimé
Sénateur de l'Essonne

(5 ans, 3 mois et 6 jours)
Élection 26 septembre 2004
Groupe politique SOC puis CRC-SPG

(13 ans, 6 mois et 25 jours)
Élection 28 septembre 1986
Réélection 24 septembre 1995
Groupe politique SOC
Président délégué du conseil
général de l'Essonne

(6 ans et 10 jours)
Élection 23 mars 1998
Président Michel Berson
Conseiller général de l'Essonne
Élu dans le canton de Massy-Ouest

(6 ans et 10 jours)
Réélection 22 mars 1998
Président Michel Berson
Prédécesseur Vincent Delahaye
Successeur Marie-Pierre Oprandi

(7 ans et 10 jours)
Élection 17 mars 1985
Président Jean Simonin
Xavier Dugoin
Prédécesseur Marie-Noëlle Lienemann
Successeur Vincent Delahaye
Biographie
Nom de naissance Jean-Luc Antoine Pierre Mélenchon
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Tanger (Maroc)[a]
Nationalité Française
Parti politique OCI (1972-1976)
PS (1976-2008)
PG (depuis 2008)
FG (2009-2016)
FI (depuis 2016)
Diplômé de Université de Franche-Comté
Profession Professeur de l'enseignement technique
Journaliste

Signature de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon, né le à Tanger (Maroc), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l'Essonne en 1985 et sénateur du même département en 1986. Il est par ailleurs ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Il fait partie de l'aile gauche du PS jusqu'au congrès de Reims de 2008, à l'issue duquel il quitte le parti pour fonder le Parti de gauche (PG), dont il devient d'abord président du bureau national, puis coprésident, fonction qu'il conserve jusqu'en 2014.

Sous les couleurs de la coalition du Front de gauche — dont le PG fait partie —, il est élu député européen dans la circonscription Sud-Ouest en 2009 et réélu en 2014. Il est candidat de cette coalition à l'élection présidentielle de 2012, où il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,10 % des voix. Candidat à l'élection présidentielle de 2017 sous le drapeau de La France insoumise (FI), mouvement qu'il a fondé, il termine à nouveau en quatrième position, avec 19,58 % des suffrages exprimés. Il est ensuite élu député dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône.

Biographie

Famille

Jean-Luc Mélenchon est le fils cadet de Georges Mélenchon, receveur des Postes, télégraphes et téléphones (PTT), et de Jeanine Bayona, institutrice, tous deux nés Français en Algérie[1]. Il naît le 19 août 1951 à Tanger, au Maroc, alors zone internationale, où ses parents travaillent[2].

Son grand-père paternel, Antonio Melenchón est un Espagnol de la région de Murcie. Au début des années 1900, il s'installe à Oran, en Algérie alors française, et y épouse Aimée Canicio, elle aussi d'origine espagnole. Du côté maternel, son grand-père, François Bayonna, est né en 1889 près de Valence, en Espagne, et est marié à Jeanne Emmanuelle Caserta, une Italienne originaire de Sicile[1].

En 1962, à la suite du divorce de ses parents[3], il quitte le Maroc, après avoir étudié au lycée Regnault de Tanger[réf. nécessaire], pour la France, et s'installe à Elbeuf puis à Yvetot, dans le pays de Caux[4], puis dans le Jura, où sa mère est mutée[2],[5],[6].

Marié avec Bernadette Abriel durant son séjour à Besançon (puis divorcé), il a une fille, Maryline Camille[7], née en 1974[6], adjointe au maire du 4e arrondissement de Lyon de mars 2008 à février 2009[8] et compagne de Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche et ancien maire de Viry-Châtillon[9].

Dans un billet publié en mars 2017 sur son blog[10], il se déclare célibataire par le mot : « Et comme vous n’aurez pas de Première dame, puisque je suis célibataire, au total, je serai un président moins cher. »

Parcours professionnel

Titulaire d'une licence de philosophie obtenue à la faculté de lettres et sciences humaines de l'université de Besançon en 1972[5],[11], il devient correcteur[6] à l'imprimerie Néo-Typo[12] de Besançon, parallèlement à ses études[6]. Il a également travaillé dans l'entreprise d'horlogerie Maty et dans une station-service[12]. En 1975, il est professeur au lycée du bois de Mouchard[13]. En 1976, il retourne à Lons-le-Saunier[6], où il est professeur de français[14], dans un lycée technique[16],[6], puis devient journaliste à La Dépêche du Jura, collabore ponctuellement en qualité de dessinateur à l'hebdomadaire catholique d'information La Voix Jurassienne et dirige La Tribune du Jura, le mensuel de la fédération socialiste du Jura, qui finit par péricliter, à la fin des années 1970[17],[18]. En 1978, à la demande de Claude Germon, maire de Massy qu'il a rencontré lors d'une visite de ce dernier dans le Jura, il s'installe dans l'Essonne où il devient son directeur de cabinet[17],[11],[19] et fonde un bulletin hebdomadaire intitulé À Gauche[6]. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l'hebdomadaire du Parti socialiste Vendredi[5],[11],[6].

Premiers pas en politique

Élève au lycée Rouget-de-Lisle de Lons-le-Saunier, il est un des meneurs du mouvement lycéen de la ville[17],[20],[21] lors de Mai 68. Il obtient son baccalauréat en 1969[22] et rejoint l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) dès son entrée à la faculté des lettres et sciences humaines de Besançon[5] en .

À l'issue des évènements de mai-juin 1968 à Besançon, la Ligue communiste et le Parti socialiste unifié (PSU), majoritaires dans l'AGEB-UNEF, appuient une prise en main du syndicat par les partisans de sa mutation en « mouvement politique de masse ». En s'y opposant, Jean-Luc Mélenchon rejoint l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste d'obédience lambertiste, qui tente de contrer cette politique[AA 1].

Jean-Luc Mélenchon participe aux efforts pour reconstruire une cellule locale du syndicat étudiant[6], à la fois contre le courant syndical issu de l'Union des étudiants communistes (UEC), animant l'UNEF-Renouveau, qui choisit de participer aux conseils de gestion de la loi Edgar Faure, et prend le contrôle de l'AGEB historique[23], et contre celui de la direction nationale, issue du PSU qui vise la transformation du syndicat étudiant en mouvement politique révolutionnaire, jusqu'à la scission de l'UNEF en 1971. C'est à ce titre qu'il devient président de l'union locale étudiante (UGEB), puis intègre le bureau national de l'UNEF-US en 1974. Sa liste aux élections du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) en 1975 obtient 60 % des suffrages exprimés[17].

De 1972 à 1979[AA 1], il est le dirigeant de l'OCI à Besançon, où cette organisation est bien implantée[17]. Pendant ces années, sous le pseudonyme de « Santerre »[24], il participe à toutes les luttes étudiantes et ouvrières du Jura — en particulier la grève des Lip[6], importante entreprise horlogère bisontine démantelée quelques années plus tard. Cette expérience l'amène progressivement à prendre ses distances avec la conception léniniste du parti (« ma vraie divergence, c'est que je n'ai jamais cru à l'avant-gardisme », a-t-il expliqué plus tard). Cela lui vaut, selon lui, d'être « radié » de l'organisation — Charles Berg, dirigeant lambertiste, affirme de son côté qu'il a « négocié son départ » avec lui[17]. C'est l'époque où le Parti socialiste (PS) de François Mitterrand reconstitué au congrès d'Épinay en 1971, occupe progressivement à gauche tout l'espace du socialisme démocratique, mettant le Parti communiste français (PCF) en difficulté électorale.

Militant socialiste mitterrandiste

Jean-Luc Mélenchon quitte Besançon pour entrer dans la vie professionnelle à Lons-le-Saunier et adhère au PS en septembre 1976[AA 2]. Il y occupe très vite des responsabilités locales (secrétaire de section adjoint de Montaigu) et départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PS-PCF ; c'est l'époque où le second rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement. Il est remarqué lors d'une fête jurassienne du Poing et la Rose par Claude Germon, maire de Massy et membre du bureau exécutif du PS responsable du secteur entreprise du Parti socialiste. Sans travail stable une fois sa candidature écartée à la Croix du Jura[AA 3], il est engagé par Claude Germon pour devenir son directeur de cabinet[AA 4].

Il devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l'Essonne, ce qui le conduit au poste de premier secrétaire de cette fédération au congrès de Valence en 1981 — il conserve cette fonction jusqu'en 1986[11]. Se positionnant à la fois contre la Deuxième gauche rocardienne et le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES) de Chevènement, il s'oppose à la rocardienne Marie-Noëlle Lienemann, par associations locales et radios interposées. Ainsi, quand cette dernière crée Radio Massy-Pal, il fonde Radio Nord Essonne[17] et offre son premier emploi à l'animateur Arthur[25],[26] lors de la fusion des deux émetteurs. Il travaille à l'organisation du courant mitterrandiste, en Essonne d'abord puis à travers une publication Données et arguments, qui sera le creuset d'un courant ancré à la gauche du parti.

Hispanophone, il développe à Massy la solidarité avec les milieux communistes de l'Amérique du Sud, organisant un rassemblement de Chiliens et d'Argentins[17].

Motivé par le tournant de la rigueur entrepris par le gouvernement socialiste en 1983, il intègre la loge franc-maçonne Roger Leray du Grand Orient de France (GODF) où il a comme thèmes de prédilection l'idéal républicain et la défense de la laïcité[AA 5]. Outre cette filiation politique, il trouve dans la franc-maçonnerie une filiation personnelle, son père et son grand-père étant eux-mêmes maçons[AA 6]. En 1984, lors des débats relatifs à la loi Savary, il reproche au GODF de ne pas s'engager pleinement dans la bataille en faveur de l'unification des enseignements public et privé au sein d'un grand service public de l'Éducation nationale[AA 7]. Amer, il reste franc-maçon mais de manière peu assidue, sans s'impliquer fortement dans les affaires internes du GODF et refusant de participer aux « fraternelles parlementaires » qu'il dénonce comme étant de son point de vue une « déviance grave, un attentat contre la République »[AA 8].

Il est élu sénateur lors des sénatoriales de 1986[27].

De la Gauche socialiste à Pour la République sociale

Fondateur avec Julien Dray de la Gauche socialiste en 1988, il s'oppose à la politique d'ouverture du second septennat de François Mitterrand, prenant pour cible Michel Rocard et la « gauche molle », ainsi qu'à l'entrée de la France dans la première guerre du Golfe — contre la majorité de son parti et le président[17].

Lors du congrès de Rennes de 1990 où aucune motion n'atteint 30 %, l'aile gauche du parti part divisée en quatre, Jean-Luc Mélenchon conduit sa propre motion, qui obtient 1,35 % des voix. Il dépose au Sénat un projet de loi pour la création d'un « partenariat civil », texte précurseur de ce qui deviendra le Pacs en 1999[28].

En 1992, il vote et appelle à voter pour le traité de Maastricht qu'il considère comme un « compromis de gauche ». Dans un discours au Sénat[29], il considère que la monnaie unique est l'instrument majeur qui permettra à l'Europe d'être « porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité » contre le dollar qui « porte la violence ». Dans cette logique, il regrette le vote des Danois, à la suite du vote négatif du Danemark au traité de Maastricht le 2 juin 1992 : « Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train qui passait[29]. »

Tout en continuant à défendre l'existence de la monnaie unique, il regrette assez tôt[30] son choix sur le traité de Maastricht et dépose avec la Gauche socialiste un amendement intitulé « Tourner la page de Maastricht » à la Convention du PS de 1996[31]. Il déclare par la suite que ce sont les opposants à ce traité qui avaient raison et que l'objectif affiché à l'époque est un « échec total »[32].

Courant longtemps stable et solide, la Gauche socialiste présente sa propre motion lors de trois congrès du PS jusqu'à sa disparition en 2002. Elle obtient des scores oscillant entre 7,3 % et 13,3 % des suffrages exprimés.

Lors du congrès de Brest en 1997, Jean-Luc Mélenchon se présente au poste de premier secrétaire du PS : seul concurrent face à François Hollande, il prononce un discours de candidature citant notamment des propos que lui aurait confiés François Mitterrand : « Il me dit « Ne cédez jamais »… « Marchez votre chemin »… Je marche monsieur ![AA 9]. » Il obtient 8,81 % des voix, un score inférieur à celui de la motion de la Gauche socialiste et vit cette défaite comme une grave humiliation[AA 10]. En 2009, il affirme que François Hollande n'a pas tenu sa parole de lui accorder un score de 15 % conformément à leur accord et indique lui avoir dit qu'il ne lui « pardonnerai[t] jamais », propos qu'il maintient[33],[34].

Les 22 et 23 avril 1998, il va à l'encontre de la position du parti et est l'unique sénateur du groupe socialiste à voter respectivement contre le projet de loi d'intégration de la Banque de France au système européen de banques centrales[35] et contre la résolution sur le passage à l'euro[36].

Il affirme à cette occasion que face au capitalisme transnationalisé, l'intégration économique européenne « donne l'illusion de la puissance, alors qu'elle est, au contraire, le moyen d'un enfermement »[37]. « Tel est l'état du capitalisme de notre époque : il peut vouloir l'intégration économique, mais il ne l'accepte qu'à la condition qu'il n'y ait pas de régulation collective, donc qu'il n'y ait pas de république. »

À la suite de cela, il est sanctionné comme cinq autres parlementaires, par le bureau national du Parti socialiste et reçoit du premier secrétaire François Hollande une lettre de blâme[38].

Jean-Luc Mélenchon et ses collègues du courant de la Gauche socialiste s'opposent les mois suivants au traité d'Amsterdam qu'ils critiquent notamment pour l'absence de gouvernement économique et le manque d'avancée vers l'Europe sociale. Selon eux, cela constitue une menace pour le modèle social français et ne peut mener qu'à « de graves risques sociaux, économiques, dangereux pour la démocratie »[39].

À la ratification du traité en congrès le , parmi les parlementaires du groupe socialiste à voter contre, il y a ainsi quatre députés et un sénateur : Jean-Luc Mélenchon[40].

En , il accepte de participer au gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin comme ministre délégué à l'Enseignement professionnel auprès du ministre de l'Éducation nationale Jack Lang, après avoir refusé les secrétariats d'État au Logement en 1997[2] et à l'Outre-Mer[17]. Son passage à ce ministère délégué est notamment marqué par une réforme des Certificats d'aptitude professionnelle (CAP), une réforme de la validation des acquis, et la création du label « lycées des métiers »[41]. Il occupe ce poste jusqu'à l'élection présidentielle de 2002, qui conduit à la constitution du gouvernement Raffarin I.

Tirant le bilan de la défaite électorale d'avril 2002, lorsque la composante animée par Julien Dray fait le choix de passer dans l'équipe de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon cofonde le courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli. Leur motion obtient 16,3 % des voix lors du congrès de Dijon, un score équivalent à celui du NPS, l'autre principale formation de l'aile gauche du parti.

Jean-Luc Mélenchon en compagnie d'Olivier Besancenot et de José Bové lors d'un meeting pour le non au référendum sur la Constitution européenne.
Jean-Luc Mélenchon en compagnie d'Olivier Besancenot et de José Bové lors d'un meeting pour le non au référendum sur la Constitution européenne.

Après le référendum interne au Parti socialiste sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et la victoire du oui, il enfreint les consignes de son parti et fait campagne aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et José Bové (Confédération paysanne) lors de meetings communs pour un non de gauche.

La campagne du non amène l'éclatement de Nouveau Monde et la recomposition de l'aile gauche du Parti socialiste. Alors qu'Henri Emmanuelli crée un nouveau courant, Alternative socialiste, Jean-Luc Mélenchon crée Trait d'union (TU). Il fonde dans le même temps l'association Pour la République sociale (PRS), en dehors du Parti socialiste, dans le but de formuler et de faire vivre une orientation clairement républicaine et antilibérale dans la gauche française. PRS se prononce pour une force politique nouvelle qui prenne en compte à la fois l'échec de ce qui fut le modèle soviétique[42] et l'impasse d'une social-démocratie européenne qui accompagne les « réformes » du néolibéralisme[43],[44]. Selon PRS, une autre voie est possible, c'est ce que traduirait l'émergence d'un parti comme die Linke en Allemagne[45].

En 2005, après la victoire du non dans le pays au référendum du 29 mai 2005, il se présente lui-même comme le « trait d'union » au sein du Parti socialiste et des partenaires de gauche, d'où le nom de son nouveau courant.

Il défend l'idée selon laquelle le candidat socialiste pour l'élection présidentielle de 2007 doit être une personne qui a défendu le non au référendum sur la Constitution européenne, car cette échéance coïnciderait selon lui avec le calendrier européen pour une renégociation du traité constitutionnel qui devrait s'appliquer à partir de 2009. Dans cet esprit, pour Jean-Luc Mélenchon, Laurent Fabius serait le rassembleur au sein du PS.

Dernières années au Parti socialiste

Lors du congrès du Mans, en novembre 2005, Trait d'union (TU) dépose une contribution. L'aile gauche du PS, malgré le consensus de ses leaders sur la question européenne, part cependant divisée, TU rejoignant la motion conduite par Laurent Fabius et soutenue par Marie-Noëlle Lienemann, tandis que les autres leaders de l'aile gauche se rassemblent derrière la motion présentée par le NPS. La première obtient 21,2 %, la seconde 23,6 %, tandis que les militants reconduisent la majorité sortante de François Hollande (53 %). Dans le cadre de l'élection primaire organisée un an plus tard au PS pour départager les candidats à la candidature socialiste à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon apporte à nouveau son soutien à Laurent Fabius.

À ce titre, il déclare le lundi  : « Il n'y a pas cinquante candidats pour l'élection présidentielle de 2007 au PS, au point où nous en sommes, il n'en reste que deux : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Ce sont deux hommes intelligents, qui ont bonne mine, mais il faut bien les démarquer sur quelque chose donc sur leurs idées et leurs engagements. […] Je souhaite que le PS ne fasse pas l'erreur d'aller présenter un candidat qui aurait été partisan du oui [à la Constitution européenne, ce qui est le cas de Dominique Strauss-Kahn]. Par raisonnement, je déduis que c'est Laurent Fabius qui doit être candidat. […] Fabius a été ministre, il est capable de diriger le pays. Je vais le soutenir, mais pas de chèque en blanc. » Le surlendemain de l'investiture de Ségolène Royal par le Parti socialiste, il assiste à un meeting de la gauche antilibérale, laissant planer le doute sur son éventuel soutien à sa candidature à l'élection présidentielle.

Après l'échec du Collectif national pour un rassemblement antilibéral à apporter son soutien à une candidature, il écrit sur son blog : « Une partie de l'électorat politisé de la gauche se démobilise. Il ne se sent pas représenté. Une partie de la population électorale parmi les désemparés (par la dureté de la vie) — désorientés (par l'absence d'alternative politique radicale intelligible) va continuer à flotter entre l'indifférence écœurée et les poussées de colère électorale aveugle. Enfin, la centralité de la candidature socialiste à gauche est désormais totale, que cela plaise ou pas, parce qu'elle paraît la seule efficace pour atteindre le programme commun le plus élémentaire : être présent au deuxième tour et battre la droite[46] », affirmant donc son soutien à Ségolène Royal. La défaite de cette dernière au second tour du scrutin présidentiel, face au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, l'amène à critiquer de manière très vive la stratégie de l'ex-candidate, notamment par le biais de son livre En quête de gauche.

Jean-Luc Mélenchon en compagnie de Marie-George Buffet au meeting de lancement du Front de gauche au Zénith de Paris, le 8 mars 2009.
Jean-Luc Mélenchon en compagnie de Marie-George Buffet au meeting de lancement du Front de gauche au Zénith de Paris, le .

À l'occasion du congrès de Reims en , Trait d'union dépose une nouvelle contribution. Appelant à l'union de toutes les tendances de l'aile gauche du PS, Jean-Luc Mélenchon parvient très tôt à un accord avec le courant Forces militantes animé par le député nordiste Marc Dolez. Mais les autres tendances, rassemblées autour du Nouveau Parti socialiste de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, hésitent longtemps entre cette stratégie et un soutien à la motion conduite par Martine Aubry et Laurent Fabius. La veille du dépôt des motions, un accord est finalement conclu entre les sept contributions de l'aile gauche du PS, et Jean-Luc Mélenchon fait partie des signataires de la motion C intitulée « Un monde d'avance », conduite par Benoît Hamon[47]. Il a qualifié ce rassemblement d'« événement historique »[48] : cette motion rassemble en effet pour la première fois toutes les sensibilités de l'aile gauche du PS, avec des personnalités emblématiques de cette tendance comme Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann ou Paul Quilès.

Le 6 novembre 2008, les militants socialistes votent pour départager les différentes motions. La motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête avec environ 29 % des suffrages exprimés, tandis que celle conduite par Benoît Hamon arrive en quatrième position avec 18,5 %. Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est une victoire de la majorité sortante, qui emporte 80 % des suffrages et, parmi elles, de celle prônant l'alliance au centre[49]. S'estimant trop éloignés de cette tendance au point qu'il ne soit pas utile de prendre part au congrès, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez annoncent le 7 novembre leur décision, « par fidélité à leurs engagements » et dans un souci d'indépendance d'action, de quitter le Parti socialiste, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite »[50].

Ils annoncent « la construction d'un nouveau parti de gauche », simplement intitulé le « Parti de gauche » (sur le modèle allemand de Die Linke), et appellent « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes »[51]. Le 18 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le Parti communiste français, les deux partis ont annoncé leur alliance sous forme de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels ». Le meeting de lancement du Parti de gauche se tient le à Saint-Ouen, en présence du coprésident de Die Linke Oskar Lafontaine[52].

Fondation et émergence du Parti de gauche

Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting du Front de gauche en mars 2009.
Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting du Front de gauche en mars 2009.

Le PG est officiellement fondé le lors du Congrès de Limeil-Brévannes, en présence de quelque six cents délégués venus de tous les départements dans lesquels des comités du parti se sont formés. Jean-Luc Mélenchon est élu président du bureau national, puis coprésident de ce parti (en binôme avec Martine Billard) lors du congrès du Mans en .

À l'occasion de cette fondation s'inspirant du modèle de Die Linke, un secrétariat national (SN) au combat écologique (confié à Corinne Morel Darleux) est fondé pour réconcilier socialisme et préservation des ressources de la planète Terre. Il s'inspire en partie des théories de la décroissance pour réaffirmer l'idée forte d'une organisation de gauche sociale et écologique. Le développement des énergies alternatives, du fret et du ferroutage sont donc des chevaux de bataille décisifs pour le PG et son président Mélenchon qui considère qu'« écologie et capitalisme sont incompatibles »[53].

Bien qu'ayant réalisé l'essentiel de sa carrière politique dans l'Essonne, la répartition des candidatures au sein du Front de gauche l'amène à conduire la liste présentée par la nouvelle alliance dans la circonscription Sud-Ouest lors des élections européennes de juin 2009. Cette liste obtient 8,15 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat du Front de gauche, et lui permet de devenir député européen. Selon Lilian Alemagna et Stéphane Alliès[28], son appartenance à la franc-maçonnerie aurait pesé dans le choix du Sud-Ouest, dont Jean-Luc Mélenchon apprécie la tradition radicale et laïque[54].

Peu de temps après avoir été élu député européen le , Jean-Luc Mélenchon livre notamment dans son blog qu'il se rend compte (notamment lors de la désignation du président (PPE) du Parlement européen, l'ancien premier ministre de la Pologne, Jerzy Buzek et de la réélection du président portugais Barroso à la tête de la Commission européenne) qu'en réalité un eurodéputé a encore moins de pouvoir qu'un parlementaire national (temps de parole réduit à une minute au lieu de trois dans le parlement français) dans des institutions européennes.

Dès lors, en octobre 2009, il se dit disponible pour se présenter aux élections régionales françaises de 2010 en tant que tête de liste dans la région Languedoc-Roussillon[55]. Puis, à la suite de l'affaire Jean Sarkozy portant sur la direction de l'EPAD, situé dans le département des Hauts-de-Seine, au sein du quartier de la Défense, il signale sa disponibilité pour mener la liste Front de gauche en Île-de-France pour remporter la bataille du leadership à gauche. Pierre Laurent, futur secrétaire fédéral du PCF, conduit le Front de gauche en Île-de-France, Jean-Luc Mélenchon n'étant pas candidat aux élections régionales.

Élection présidentielle de 2012

Jean-Luc Mélenchon lors de son dernier meeting de campagne, le 19 avril 2012.
Jean-Luc Mélenchon lors de son dernier meeting de campagne, le 19 avril 2012.

Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature à l'élection présidentielle le [56]. Il obtient successivement le soutien du Parti de gauche, de Gauche unitaire et de la Fédération pour une alternative sociale et écologique. Le , 63,6 % des huit cents délégués du Parti communiste français réunis lors d'une conférence nationale à Montreuil votent en faveur d'une résolution politique incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue de l'élection présidentielle de 2012[57]. Lors d'une consultation interne qui se tient du et , les militants communistes se prononcent majoritairement en faveur de sa candidature (59,12 %) face à celles d'André Chassaigne (36,82 %) et d'Emmanuel Dang Tran (4,07 %). Jean-Luc Mélenchon devient ainsi le candidat officiel du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012[58],[59],[60]. Il reçoit le soutien de l'ensemble des composantes du Front de gauche, d'autres partis comme les Alternatifs, et de plusieurs dirigeants du Nouveau Parti anticapitaliste qui le préfèrent au candidat présenté par leur parti, Philippe Poutou[61].

Au cours de sa campagne, Jean-Luc Mélenchon tient de nombreux meetings qui connaissent de vrais succès d'affluence[62]. Il rassemble jusqu'à cent vingt mille personnes, selon les organisateurs, lors d'une « marche pour la Sixième République » organisée place de la Bastille, à Paris, le [63]. Le candidat du Front de gauche connaît une progression constante dans les sondages ; le sondeur CSA lui attribue ainsi 13 % d'intentions de vote le [64]. Le , en recueillant 14 % des intentions de vote selon un sondage BVA[65], il confirme cette dynamique positive en dépassant, dans ce sondage, François Bayrou et Marine Le Pen qu'il prend souvent pour cible dans le cadre de sa campagne. Le , le Front de gauche réunit vingt-trois mille personnes lors de son meeting à Lille[66]. La semaine suivante, après deux meetings en salle comble à Vierzon et Limoges, il réunit près de soixante-dix mille personnes place du Capitole à Toulouse et près de cent vingt mille au Prado à Marseille le 14 avril. Le , il reçoit le soutien du président équatorien Rafael Correa[67]. Lors de la dernière semaine de l'élection, sa présence, quatre ans auparavant en 2008, lors la remise de la Légion d'honneur à Patrick Buisson est évoquée provoquant une courte polémique[68],[69]. Le , un manifeste intitulé « pour nous, c'est Mélenchon » est lancé par plus de mille universitaires, chercheurs, artistes et « travailleurs de la culture » appelant à voter en sa faveur[70].

Totalisant 11,10 % des voix (3 984 822 voix) au premier tour[71], Jean-Luc Mélenchon termine quatrième de cette élection présidentielle, derrière Marine Le Pen et devant François Bayrou, se trouvant à un niveau nettement supérieur à celui de Marie-George Buffet en 2007 (1,93 %), certains auteurs avançant que c'est grâce à une captation supposée des voix des différents mouvements d'extrême gauche et écologistes qui, pour ceux encore présents en 2012, virent leurs scores s'effondrer (NPA : 1,15 % ; LO : 0,56 % ; EELV : 2,31 %)[72].

En appelant dès le soir du premier tour à voter contre Nicolas Sarkozy au second tour, il demande à ses électeurs de voter « sans demander rien en échange » pour le candidat du Parti socialiste François Hollande (sans toutefois prononcer le nom de ce dernier)[73].

Selon un sondage OpinionWay-Fiducial-Le Figaro conduit le jour du vote du premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 15 % chez les ouvriers, 14 % chez les professions intermédiaires, 18 % chez les intérimaires, 17 % chez les personnes vivant dans un foyer dont les revenus mensuels sont inférieurs à 999 € par mois, 23 % chez les électeurs de confession musulmane, 18 % chez les « sans-religion » et 16 % chez les 18 à 24 ans[74].

Élections législatives de 2012

À l'issue de la présidentielle, il se présente aux élections législatives dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais afin, selon lui, de « faire barrage » à Marine Le Pen[75].

Jean-Luc Mélenchon obtient 21,46 % des votes exprimés au premier tour, contre 42,26 % pour Marine Le Pen et 23,72 % à Philippe Kemel (PS)[76]. N'ayant pas atteint les 12,5 % de voix d'inscrits avec 11 406 voix sur les 11 767 nécessaires, il ne peut se qualifier pour le second tour et appelle à faire battre la candidate frontiste. Même si la presse présente dans la foulée cela comme un second échec après la présidentielle, il relativise ce constat en soulignant sa progression de 965 voix dans cette circonscription par rapport à la présidentielle[77].

Le , il dépose trois plaintes en diffamation contre Jean-François Copé, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet à propos de déclarations faisant état de « sa complaisance avec l'antisémitisme »[78]. Cette plainte entraîne la condamnation d'Alain Juppé et de Nathalie Kosciusko-Morizet pour diffamation et la relaxe de Jean-François Copé[79].

Critiques envers le gouvernement socialiste

Le , Jean-Luc Mélenchon rencontre Julian Assange à l'ambassade de l'Équateur à Londres, prenant la défense du fondateur de WikiLeaks, menacé d'extradition vers les États-Unis pour des crimes qu'il nie avoir commis[80].

Le , il se rend sur la tombe de Chokri Belaïd, homme politique tunisien assassiné quelques jours avant son arrivée au Maghreb[81],[82].

Au printemps 2013, Jean-Luc Mélenchon appelle à une manifestation de masse, baptisée « Marche citoyenne pour la VIe République », organisée à Paris le 2013-05-055 mai 2013 par le Parti de gauche entre la place de la Bastille et la place de la Nation[83]. Elle réunit cent quatre-vingt mille personnes selon les organisateurs et trente mille selon la préfecture[84].

Marche citoyenne pour la VIe République, place de la Bastille, le 5 mai 2013.
Marche citoyenne pour la VIe République, place de la Bastille,
le 5 mai 2013.

Le , il dirige à Paris une nouvelle manifestation pour la « révolution fiscale », protestant notamment contre les hausses de TVA décidées par le gouvernement Ayrault. Elle réunit cent mille personnes selon les organisateurs et sept mille selon la police. Une polémique concernant ces chiffres, ainsi que les conditions d'une interview donnée à la télévision TF1, met en cause Jean-Luc Mélenchon[85] ainsi que les rôles de différents médias[86]. L'association de critique des médias proche de la gauche antilibérale Acrimed, publie peu après un récapitulatif de la couverture médiatique de l'événement[87].

Il est à nouveau désigné tête de liste du Front de gauche pour les élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon). Dans le cadre de ce scrutin, il se dit pessimiste sur l'avenir de la monnaie unique européenne : « La question n'est pas de savoir si on doit sortir de l'euro mais quand et comment on le fera[88]. » La liste qu'il mène obtient un élu avec un score de 8,57 % et arrive en sixième position, ce qui lui permet d'être réélu député européen le .

Au niveau national, le Front de gauche obtient 6,6 %. Pour le politologue Thomas Guénolé, Jean-Luc Mélenchon est responsable de la démobilisation des électeurs du parti. Selon lui, ses discours commencent principalement par des critiques de l'action gouvernementale alors qu'il devrait développer les propositions proches des électeurs « d'extrême gauche et de gauche socialiste » ; il déplore par ailleurs une « agressivité formelle », qui ne serait pas nécessaire compte tenu de sa notoriété, tout en concluant que pour la prochaine présidentielle : « Je ne vois pas qui dans cette portion du paysage politique se révélerait d'ici là plus charismatique, meilleur orateur ou meilleur débatteur que lui[89]. » Si Jean-Luc Mélenchon reconnaît un « échec » du Front de gauche, il en rejette la responsabilité sur le Parti communiste et les accords électoraux conclus entre celui-ci et le Parti socialiste aux élections municipales de mars 2014[90].

Le 22 juillet 2014, il annonce l'évolution de sa position au sein du Parti de gauche :

« Pour moi, ce n'est pas de me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement. J'ai fait mon temps à organiser la vie d'un parti. J'essaie de cristalliser quelque chose qui existe en dehors de moi. J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela[91]. »

« J'ai besoin de dormir, de bayer aux corneilles », précise Jean-Luc Mélenchon après les deux échecs aux élections municipales et européennes de 2014[92].

Il annonce, le 22 août, son départ de la direction du Parti de gauche et la création d'une direction collégiale[93]. Cette mise en retrait au sein du parti n'est pas une mise en retrait politique, et il déclare fin janvier 2015 être « disponible » pour l'élection présidentielle de 2017 et « si nous devions gouverner, je saurais le faire[94] ».

En septembre 2014, il lance un appel pour un grand mouvement populaire en faveur d'une Sixième République[95].

Il milite pour une alliance Front de gauche-Europe Écologie Les Verts, en y engageant éventuellement l'aile gauche (« frondeurs ») du Parti socialiste, le Nouveau Parti anticapitaliste et Nouvelle Donne[96]. Son but est de créer un équivalent français à la coalition SYRIZA[96] qui a pris le pouvoir en Grèce à la suite des élections législatives grecques de janvier 2015. Ce projet déclenche des tensions entre l'aile droite d'Europe Écologie Les Verts (surtout représentée par Jean-Vincent Placé), favorable à un retour au gouvernement social-libéral de Manuel Valls[97], et l'aile gauche (surtout représentée par Cécile Duflot), plus sensible aux appels de Mélenchon[98],[99].

Élections présidentielle et législatives de 2017

Élection présidentielle

Jean-Luc Mélenchon, le 26 mai 2016 à Paris, lors d'une manifestation contre la loi El Khomri.
Jean-Luc Mélenchon, le 26 mai 2016 à Paris, lors d'une manifestation contre la loi El Khomri.

Il annonce le qu’il entend être candidat à l'élection présidentielle de 2017, argumentant qu'il ne faut pas tourner « autour du pot : la présidentielle sera le moment de renverser la table. Parce que la Constitution de la Ve République est ainsi faite que, par un seul vote, on prend tous les pouvoirs[100] ». Il confirme le 10 février 2016 sa candidature sur TF1[101] en écartant sa participation à la primaire de la Belle Alliance populaire[102].

Il propose une candidature « hors cadre de partis », donc hors du cadre du Front de gauche[103]. Le 10 février 2016, Jean-Luc Mélenchon propose aux citoyens de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 ; pour cela il lance le mouvement La France insoumise (FI), dont l'outil principal est une plate-forme internet participative. Elle permet de contribuer collectivement en s’appuyant sur le programme « l'Humain d'abord »[104], dans lequel la VIe République, le partage des richesses, la planification écologique ou la sortie des traités européens constituent les thèmes directeurs. Des groupes d'appui à la candidature de Jean-Luc Mélenchon sont ainsi créés localement en France. Par ce mouvement collectif hors cadre des partis, il propose « une candidature, un projet en construction, un moyen de travail commun et un outil d'action », l'objectif étant avant tout de réunir une assemblée représentative chargée d'élaborer une nouvelle Constitution en vue d’établir un nouveau régime. Le 1er mai 2016, son site dépasse les cent mille soutiens individuels recueillis[105]. Le 12 janvier 2017, ce même site jlm2017.fr dépasse les deux cent mille soutiens. Il annonce ce même jour, dans une conférence de presse, recueillir cinq cent dix-sept promesses de parrainage pour l'élection présidentielle.

Meeting de Jean-Luc Mélenchon le 5 juin 2016 à Paris, pour l'élection présidentielle.

Son mouvement et sa candidature reçoivent a posteriori le soutien des trois principales composantes du Front de gauche, à savoir le Parti de gauche[106], le mouvement Ensemble ![107] et le Parti communiste français[108], ainsi que de la Nouvelle Gauche socialiste fondée par d'anciens membres du PS[109] et de plusieurs membres d'Europe Écologie Les Verts comme la « Coopérative écologie sociale » avec le député Sergio Coronado[110], ou encore le maire de Grenoble, Éric Piolle[111].

Jean-Luc Mélenchon choisit d'opter pour une « stratégie numérique » visant à utiliser des médias nouveaux afin de pouvoir s'exprimer en dehors du cadre des médias traditionnels, sans pour autant les laisser de côté. Il devient ainsi massivement suivi sur YouTube, puisque sa chaîne est la première parmi les personnalités politiques françaises avec plus de cent trente mille abonnés en décembre 2016[112],[113] — il dépasse les chaînes du président américain élu Donald Trump et de son adversaire Hillary Clinton durant le même mois[114] — puis plus de deux cent soixante-dix mille abonnés en avril 2017[115]. Il y propose notamment une émission hebdomadaire intitulée La Revue de la semaine.

À partir de juin 2016, des enquêtes d'opinion donnent Jean-Luc Mélenchon devant le président sortant François Hollande comme devant le Premier ministre Manuel Valls en termes d'intentions de vote à la présidentielle et indiquent qu'il est le candidat préféré des sympathisants de gauche[116],[117]. Il publie en décembre le programme de La France insoumise (L'Avenir en commun aux éditions du Seuil), qui occupe la tête des ventes[118],[119].

Selon les ONG Action contre la faim, Action Santé mondiale, Care France et ONE, qui confrontent les propositions de chacun des candidats à l’élection présidentielle sur l'aide au développement pour les pays les plus pauvres, Mélenchon est le candidat le plus engagé en matière de solidarité internationale[120]. Cependant, le volet international de son programme pose plusieurs questions, notamment sur la volonté de rapprochement avec la Russie : Mélenchon souhaite faire retirer le système de défense antimissile de l'OTAN en Europe de l'Est avant de quitter l'organisation et convoquer une conférence internationale sur la Crimée afin de statuer sur de nouvelles frontières suite à l'annexion russe de 2014. Le candidat socialiste Benoît Hamon qualifie cette légitimation de l'invasion de fait « extrêmement dangereux » alors que plusieurs historiens signent une tribune dans Libération contre cette proposition[121]. Pour le site Slate, qui se propose d'analyser les propositions des candidats sur la question des droits des femmes, « Jean-Luc Mélenchon est celui qui a le plus travaillé son programme [...], son texte est le plus pointu et le plus précis de tous les candidats »[122].

Réunion publique à la Brest Arena le 28 février 2017.

Il termine finalement à la quatrième position, avec 19,58 % des voix, soit 7 060 885 personnes qui ont voté pour lui, derrière Emmanuel Macron avec 24,01 % des voix, Marine Le Pen avec 21,30 % des voix, et François Fillon avec 20,01 % des voix. Jean-Luc Mélenchon arrive néanmoins en première position dans les départements de Seine-Saint-Denis, Dordogne, Ariège, Martinique, Guyane, La Réunion, et la collectivité d'outre-mer Saint-Pierre-et-Miquelon. Sur ces sept départements et collectivité, quatre présentent la caractéristique d'un pourcentage de votes exprimés inférieur à 55 % des inscrits[123].

Pour le second tour, opposant Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il renvoie dos à dos les deux qualifiés, refusant d'appeler au « front républicain » (ce qu'il avait fait en 2002, appelant à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen)[124],[125]. Il appelle à la responsabilité de ses électeurs, tendant en grande majorité contre Marine Le Pen[126],[127], et invite les membres de la France insoumise à se positionner en votant sur la plate-forme Internet du mouvement, dont le résultat sera publié le 2 mai[128]. Les membres de la plate-forme s'étant inscrits avant le 23 avril à 22 heures sont appelés à choisir entre l'abstention, le vote blanc ou nul et le vote en faveur d'Emmanuel Macron seulement[129]. Le 26 avril, Jean-Luc Mélenchon décide de ne pas communiquer sur son choix personnel[127].

Élections législatives

Il conduit la campagne législative de juin 2017 pour son mouvement[130] et annonce sa candidature à Marseille, un « parachutage »[131],[132] dans une ville où il a recueilli le plus de voix lors du premier tour de la présidentielle, dans la quatrième circonscription face au député PS sortant Patrick Mennucci[133]. Candidat précédemment investi par la France insoumise dans cette circonscription, Gérard Souchet regrette qu'il ne s'attaque pas à une zone de force de l'extrême droite : « Je pensais qu’il se présenterait dans la troisième où il y a un vrai défi avec le Front national. Mais son équipe est traumatisée par l'échec de 2012 à Hénin-Beaumont[133]. »

Lors de L'Émission politique sur France 2 du [134], Mélenchon explique que s'il ne se présente pas dans la troisième circonscription des Bouches-du-Rhône, c'est parce qu'il estime que la candidate de la France insoumise de cette circonscription, Sarah Soilihi, mérite d'y gagner l'élection : « J'espère que Sarah Soilihi battra le candidat du Front national à Marseille. Je suis fier de l'avoir à mes côtés [135]. »

Lors de la campagne pour les législatives de 2017, Jean-Luc Mélenchon attaque Bernard Cazeneuve et déclare qu'il « s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse », un militant écologiste tué par une grenade de gendarme en 2014. Bernard Cazeneuve a annoncé sa volonté de porter plainte[136].

Il est en ballotage au premier tour avec 34,31 % des voix, en première position dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, où il est opposé à Corinne Versini, du parti La République en marche ![137]. Il est élu député au second tour, le avec 59,85 % des voix exprimées[138].

Prises de position et controverses

Positionnement politique

Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie lui-même de socialiste républicain, son ambition ultime est de parvenir à « être le rassembleur de toute la gauche » sur une ligne politique antilibérale voire anticapitaliste, dans le cadre de ce qu'il désigne comme « révolution citoyenne », pour gouverner et transformer profondément la France dans le sens du progrès massif de l'intérêt général (refondation républicaine). Tout en se référant régulièrement à l'histoire du mouvement ouvrier, il tente aussi régulièrement de se démarquer du socialisme tel qu'il a été pratiqué dans le passé, notamment en URSS, déclarant que « la révolution citoyenne, ce n’est pas l’ancienne révolution socialiste ». Bien que refusant de les considérer comme des modèles à suivre[139], Jean-Luc Mélenchon manifeste de l'intérêt pour les expériences sud-américaines boliviennes et vénézuéliennes respectivement pilotées par Evo Morales et Hugo Chávez[140], positionnement qui lui vaudra notamment le sobriquet du « Chávez français » par Le Figaro.

Sixième République et processus constituant

Processus constitutif de la 6e République selon la France Insoumise.

Jean-Luc Mélenchon plaide pour la convocation d'une assemblée constituante chargée de mettre en place une Sixième République. Ainsi, en clôture de l'université d'été du PG (Remue-Méninges en 2014), il déclare : « Et voilà pourquoi quand on change la règle du jeu, c'est-à-dire la Constitution, quand on élit une Assemblée constituante on décide de tout ça. Oui il faut élire une Assemblée constituante, avec des gens qui ne sont pas déjà élus dans une autre Assemblée, et qui ne seront ensuite élus nulle part. Comme ça ils font le travail et ils rentrent à la maison. Cincinnatus. Voilà. » Cincinnatus est une référence en matière d'histoire romaine antique, reprise également par Arnaud Montebourg à l'appui de son projet politique.

Agriculture et condition animale

Dans une interview donnée au magazine Gala, il explique comment il a modifié ses pratiques alimentaires pour prendre en compte la « nécessité de réduire la consommation de protéines carnées et de soulager la souffrance animale »[142]. L'association L214 le considère comme le seul candidat qui « agit pour les animaux » dans son évaluation des programmes des candidats à l'élection présidentielle, lui attribuant une note de 15,7/20 le plaçant en tête des onze candidats[143].

Parlement européen

Sa participation au Parlement européen fait l'objet de critiques récurrentes. Son taux de présence a en effet été fortement réduit dans la période précédant la présidentielle de 2012 du fait notamment de son implication dans celle-ci puisqu'il n'avait alors participé qu'à 63 % des votes en plénière à Strasbourg et Bruxelles[144]. Davantage présent par la suite, la moyenne de son taux de participation sur l'ensemble de son mandat (2009-2014) est ainsi remontée et s'est finalement établie à 71,40 %[145], devant une dizaine d'autres députés européens français moins présents que lui[146].

Selon lui, ses absences au Parlement européen sont dues à sa présence sur le terrain politique français. Son blog fait apparaître une justification de ses absences[147],[148].

Il entretient des relations plus développées avec les élus du sud de l'Europe qu'avec les Allemands de Die Linke et plusieurs autres élus des pays du Nord et de l'Est du continent[149]. Il est, lors de la mandature allant de 2009 à 2014, quatrième vice-président de la commission des Affaires étrangères de l'Union, même s'il n'a été présent à aucune des réunions en 2013[150]. En novembre 2016, le site votewatch.eu lui attribue un taux de présence aux votes en session plénières à 89,06 %[151].

Rapports avec les médias

Il est reproché à Jean-Luc Mélenchon sa dureté avec certains journalistes. Mais, comme le souligne Lilian Alamagna, « si les médias “dominants” sont pour lui des adversaires à combattre, il sait aussi les utiliser pour faire passer son message »[152].

En mars 2010, il prend à partie un étudiant en journalisme de Sciences Po qui l'interrogeait sur la réouverture des maisons closes, sujet sur lequel il ne souhaitait pas répondre. Il qualifie son interlocuteur de « refoulé politique de la petite bourgeoisie » et de « tête pourrie ». La vidéo est très largement partagée et commentée, Jean-Luc Mélenchon admettant de la fatigue et finissant par déclarer : « Une certaine caste médiatique se déchaîne contre moi. J'ai commis le crime de lèse-vache sacrée. [...] Je me suis fait piéger [153],[154]. »

En octobre 2010, un extrait du film Fin de concession de Pierre Carles diffusé sur internet le montre visionnant une interview de Xavier Mathieu, délégué CGT Continental AG à Clairoix par David Pujadas, qualifier le journaliste de « salaud » et de « larbin », lui reprochant de demander à plusieurs reprises au syndicaliste de désavouer des faits de dégradation dans la sous-préfecture de Compiègne par son syndicat, sans évoquer la violence sociale subie par ces ouvriers licenciés. Une polémique médiatique s'ensuit, au cours de laquelle Xavier Mathieu prend la défense de Jean-Luc Mélenchon[155].

Durant la campagne présidentielle de 2012, il traite les journalistes du Petit Journal de « fachos », ajoutant que « ce sont des animateurs et pas des journalistes qui font dans la provocation ». Cette sortie fait suite à une série de boycotts des équipes de l'émission dans les meetings du candidat[156].

Selon Renaud Revel, journaliste à L'Express, Jean-Luc Mélenchon a insulté un journaliste de l'hebdomadaire par deux fois, les 23 et 26 mai 2012 en déclarant : « Qu’est-ce que vous faites encore là, sale petit espion ? Ça fait trois jours que vous m’espionnez, rentrez à Paris écrire vos saloperies dans votre journal fasciste. Fichez-moi le camp, dégagez ! » La société des journalistes de L’Express « condamne avec la plus grande fermeté » cette dernière agression verbale et explique qu'elle sera « particulièrement attentive aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon et donnera à ses propos diffamatoires les suites judiciaires appropriées »[157],[158].

Le 17 mars 2014, il insulte un journaliste qui tente de l'interroger. Bousculé par son cadreur, il s'énerve : « Abruti ! Qu'est-ce qu'il y a ? Je ne t'ai rien demandé, tu n'es pas obligé de me péter mes fleurs. » Puis il poursuit : « Quel crétin alors, poussez-moi cette vermine ![159] »

En mai 2014, Jean-Luc Mélenchon demande aux militants du Front de gauche de surveiller les journalistes, si possible en les filmant et plus particulièrement ceux de Libération et Le Monde[160].

Jean-Luc Mélenchon et ses proches s'offusquent également régulièrement du traitement par la presse de son image, précisément dans le choix des photographies illustrant les articles le concernant[161],[162],[163]. Ils sont en cela soutenus par l'association Acrimed en 2013[164].

En novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon s’en prend personnellement à deux journalistes du journal Le Monde qu’il accuse d’être influencés par la CIA[165]. Le Monde condamne alors avec « la plus grande fermeté ces attaques outrancières et se réserve le droit d’attaquer en justice certaines accusations, à l’évidence diffamatoires, proférées par M. Mélenchon »[166].

Le 18 mars 2017, il refuse de répondre à un journaliste de l'émission C à vous de France 5, après que celui-ci lui a demandé : « Vous pensez pouvoir gagner sans Benoît Hamon ? » Jean-Luc Mélenchon interpelle alors un membre de son équipe : « Jette-moi ça dehors. » « Vous avez vu ? Vous avez vu ce sale con ? Venu me parler de quoi ? Hamon, il n'y a que ça qui les intéresse. Des hyènes.[167],[168]. »

En avril 2017, à la suite de sondages jugés favorables à Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de l'élection présidentielle, celui-ci est selon le journal Marianne la cible d'une « offensive de la presse conservatrice »[169].

Le 20 avril 2017, il demande au gouvernement du Venezuela de relâcher deux journalistes français de l'agence CAPA emprisonnés depuis le 11 avril pour détention illicite de produits stupéfiants, une accusation qu'il remet en question[170].

Populisme

En janvier 2013, le sénateur PS Luc Carvounas accuse Jean-Luc Mélenchon d'aller vers « des sommets de la démagogie et du populisme »[171]. Pour Slate, cette rhétorique a pour but de « choquer », voire d'« amuser », et s'explique ainsi : « Le fait qu'il ait échoué à entrer à l'Assemblée en 2012 ne peut que renforcer sa tentation d'occuper la seule arène médiatique[172]. » Mélenchon déclare à ce sujet : « Je n'ai plus du tout envie de me défendre de l'accusation de populisme. C'est le dégoût des élites — méritent-elles mieux ? Qu'ils s'en aillent tous ! J'en appelle à l'énergie du plus grand nombre contre la suffisance des privilégiés. Populiste, moi ? J'assume ![173] »

Après la campagne présidentielle de 2012, Janine Mossuz-Lavau, chercheuse au Cevipof note : « Il n’a pas réussi à capter comme il l’espérait l’électorat populaire, et plus précisément l’électorat de la précarité, parce qu’il s’est adressé précisément à cette population, mais avec un langage très idéologique, très historico-théorique sur l’histoire de la République et de la Révolution française[174]. »

Son style a pu être comparé à celui de Marine Le Pen[175],[176], et leurs différences et ressemblances sont souvent débattues, bien que Jean-Luc Mélenchon se défende d'avoir des points communs avec la présidente du FN[177],[178],[179],[180].

En décembre 2013, le politologue Dominique Reynié, tête de la liste Les Républicains - UDI aux élections régionales de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, l'accuse de « flirt appuyé avec les sentiments xénophobes[181] ». Il réitère son propos en février 2015 (« les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012 sont un des trois foyers d’expression de l’antisémitisme très forts »), ce qui conduit le Parti de gauche à étudier le dépôt d'une plainte pour diffamation à son encontre, Éric Coquerel affirmant : « Tous ceux qui connaissent l’engagement constant de notre parti et de Jean-Luc Mélenchon contre toute forme d’antisémitisme n’ont pas dû en croire leurs oreilles[182]. »

En 2017, la chercheure associée au Cevipof à Sciences Po Cécile Alduy décrypte le discours de Jean-Luc Mélenchon qui « porte les traces de cette instabilité de la veine populiste, teintée parfois de violence verbale, antiélite et antigermanique, parfois d'universalisme bienveillant, et qui hésite entre plusieurs sources de légitimité et plusieurs publics[183] ».

Politique étrangère et défense nationale

Russie

Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie sont sujettes à controverses[184].

Des médias et experts soulignent une certaine bienveillance de Jean-Luc Mélenchon à l'égard de Vladimir Poutine[185]. Le journaliste Nicolas Hénin estime qu'« à la gauche de l'échiquier politique, c'est certainement Jean-Luc Mélenchon qui est l'avocat le plus outrancier du maître du Kremlin [Vladimir Poutine], une position d'autant plus facile à tenir que certains des éléments de langage de Moscou sont destinés à son public »[186]. Nicolas Hénin précise que ce tropisme s'est révélé par un billet de blog sur le meurtre de l'opposant russe Boris Nemtsov, dans lequel Jean-Luc Mélenchon présente Vladimir Poutine comme « la victime politique numéro un de cette histoire »[187]. L'universitaire Cécile Vaissié, auteur de l'ouvrage Les réseaux du Kremlin en France, situe Jean-Luc Mélenchon parmi « ceux qui approuvent le plus Poutine »[188]. Yannick Jadot (Europe Écologie Les Verts) considère que le positionnement de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie « est complètement contraire à [sa] pensée écologiste »[189].

En 2015, Jean-Luc Mélenchon dément tout soutien à Vladimir Poutine, déclarant que contrairement à lui, il est « écosocialiste », « de gauche », « républicain au sens que les Lumières victorieuses de 1789 ont donné à ce mot »[190]. Il souligne que Vladimir Poutine « a mis en prison [ses] amis en Russie »[102]. Attaqué sur ce sujet en mars 2017 par Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon réaffirme sa position : « Je ne suis lié d'aucune manière à monsieur Poutine. Je combats absolument sa politique et si j'étais russe, je ne voterais pas pour son parti mais pour mon camarade du Front de gauche russe, qui est en prison. [...] Mais quand bien même n'aurais-je rien à voir avec lui, ce qui est le cas, ça ne m'empêche pas de vous dire que je ne suis pas d'accord pour participer au chœur des excités qui passent leur temps à espérer qu'on déclenche un conflit avec les Russes parce que ceci est une abomination. Je suis pour la paix. »[191].

Jean-Luc Mélenchon est conseillé sur la Russie par Djordje Kuzmanovic, secrétaire national du Parti de gauche chargé des questions internationales et de défense, qui est accusé de proximité avec des personnalités conspirationnistes par Nicolas Hénin[186] et Benoît Rayski[192]. Tout comme Djordje Kuzmanovic, Jean-Luc Mélenchon dément ces allégations dans lesquelles il voit un « ragot d’extrême droite sur fond de délit de sale nom », et indique qu'il s'agit de « l’un de [ses] plus proches amis » mais « en rien », reprenant une expression de Nicolas Hénin, de sa « muse russe »[193]. Djordje Kuzmanovic présente Jean-Luc Mélenchon comme « très proche de Sergueï Oudaltsov, leader du Front de gauche en Russie, petit-fils de Vladimir Ilitch Lénine [en fait, de l'un de ses compagnons d'armes] et en prison pour sept ans »[186].

Au sujet de la crise de Crimée intervenue à la suite de la crise ukrainienne, Jean-Luc Mélenchon déclare : « Les ports de Crimée sont vitaux pour la sécurité de la Russie. Il est absolument prévisible que les Russes ne se laisseront pas faire. Ils sont en train de prendre des mesures de protection contre un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable. […] La nation russe ne peut admettre que les nord-américains et l'Otan s'installent à leurs portes »[194]. Il propose de réunir une conférence internationale pour discuter du découpage des frontières, déclarant : « On me dit que les frontières doivent rester intangibles, je veux bien, mais il faut en parler : ou on en parle ou on fait la guerre [...] Les Russes sont des partenaires et avec eux, quel que soit le régime, il faut discuter, négocier, et s'accorder, car il n'y a pas d'autre alternative, sinon la guerre ou la montée à la guerre dont nous ne voulons pas »[195]. D'après l'historien Sylvain Boulouque, ce discours « cherche à fédérer autour de lui l’électorat communiste, qui conserve par habitude une passion russophile fait d’antieuropéanisme et d’antiaméricanisme et en agitant parallèlement le spectre du fascisme, synthétisant ainsi les classiques de l'histoire du communisme »[196]. D'après le journaliste Bruno Rieth, « Mélenchon refuse simplement de se fondre dans l'imaginaire romantique qui fait de l'ensemble des manifestants de la place Maïdan des hérauts de la démocratie en fermant les yeux sur les mouvements néo-nazis qui composent aussi une partie des rangs de la contestation »[191].

Lors de la campagne présidentielle de 2017, il présente Boris Nemtsov, opposant assassiné à Vladimir Poutine, comme un « odieux antisémite » avant de reconnaître son erreur, déclarant l'avoir « peut-être » confondu avec Alexeï Navalny[197]. Au cours de la campagne électorale, Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, déclare que s'il était français, il voterait « pour le parti républicain », quoiqu'il « aime bien Jean-Luc Mélenchon »[198].

Guerre civile syrienne

Dans le traitement de la guerre civile syrienne, Jean-Luc Mélenchon est partisan d'une intervention de l'Organisation des Nations unies (ONU) incluant l'ensemble de la communauté internationale, dont la Russie, agissant de manière concertée. Il s'oppose à l'actuelle superposition des différentes forces en présence sans coordination internationale[13],[199].

Proche du Parti démocratique des peuples, un parti politique turc de gauche défendant notamment les droits des kurdes, il condamne fermement les attaques de la Turquie contre les territoires kurdes en Turquie et en Syrie[200].

En août 2013, après le massacre de la Ghouta, Jean-Luc Mélenchon estime que frapper la Syrie « serait une erreur gigantesque, peut-être le seuil d'une guerre beaucoup plus large que toutes celles que nous avons vues dans cette région », et appelle à travailler « à une solution politique »[201].

Le 20 février 2016, après avoir qualifié quelques mois plus tôt d'« erreur totale » les frappes aériennes en Syrie de la coalition internationale, faisant le parallèle avec l'intervention en Irak et ses conséquences[202], Jean-Luc Mélenchon déclare qu'il soutient l'intervention militaire de la Russie en Syrie : il souhaite que « Daech soit vaincu, écrabouillé, et que les Kurdes gagnent » et estime que Vladimir Poutine va « régler le problème » en Syrie et « éliminer Daech »[199],[184]. Il déclare : « Ce sont les Russes qui ont coupé les communications qui sortaient le pétrole de Daech pour faire la contrebande par la Turquie. [...] Je félicite les Russes d'être parvenus à couper cette liaison si bien que Daech va être étranglé. ». Il précise néanmoins : « Il ne peut pas être question de laisser Poutine régler le problème, parce que je ne suis pas non plus d'accord pour que monsieur Poutine règle le problème, je suis pour que l'ONU règle le problème. [...] Il faut une coalition universelle contre Daech et contre les bandes d'islamistes militarisés. Pour ça il faut donc une coalition universelle, il faut donc s'allier avec les Russes, discuter avec eux et pas chacun de son côté bombarde ce qu'il a envie »[13],[203],[204],[205]. Commentant ces déclarations, Luc Mathieu, grand reporter à Libération, estime que Jean-Luc Mélenchon « prouve son amour pour Vladimir Poutine », énonce « des contre-vérités sur le conflit syrien » et se fait « le porte-voix d’une autre propagande, celle de Moscou »[206].

Il remet en cause les informations selon lesquelles les frappes russes seraient davantage tournées vers les rebelles que vers l'État islamique — consitituant parfois des crimes de guerre selon divers rapports, ce que nie également Mélenchon — et déclare que « les rebelles civilisés sont en ultra minorité »[207],[208],[209].

Jean-Luc Mélenchon précise ne pas s'être prononcé sur l'intervention militaire russe en général ou sur tous les bombardements en général[184],[210]. Il affirme également craindre un emballement de ce conflit et la survenue d'une Troisième Guerre mondiale[13].

En octobre 2016, Jean-Luc Mélenchon critique l'attitude hostile de François Hollande envers Vladimir Poutine[211] et conteste le caractère modéré des combattants rebelles, dominés par des groupes islamistes, à Alep-Est, les qualifiant de « modérés d'Al-Qaïda qui ont assassiné les rédacteurs de Charlie Hebdo ». Il qualifie également de « bavardages » les menaces du gouvernement français de saisir la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre », après les bombardements russes et syriens de septembre 2016 lors de la bataille d'Alep, estimant que « la première victime d'une guerre, c'est la vérité, tout le monde se bat à intoxiquer et raconter des salades pour les faire passer dans son camp »[13],[212],[213],[214],[215],[184].

Le journaliste Nicolas Hénin, qui estime que d’une manière « souterraine », les services de renseignement russes sont à l’œuvre en France, et que des responsables politiques comme Nicolas Sarkozy, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sont « séduits » par le « poutinisme »[216], affirme dans son livre La France russe : Enquête sur les réseaux de Poutine, que « c'est sur l'affaire syrienne que Jean-Luc Mélenchon trahit le plus crûment son alignement sur les positions du Kremlin »[186]. Pour l'universitaire Jean-Pierre Filiu, jugé proche de l'insurrection syrienne[217], « les thèses de M. Mélenchon sur la Syrie demeurent en phase avec la propagande martelée par le Kremlin, lui-même en écho de la dictature Assad »[218]. Estimant qu'il tient un discours similaire à celui de François Fillon sur la Syrie, le journaliste David Thomson considère que tous deux « ont soit la mémoire extrêmement courte, soit sont très mal informés »[219]. Le journaliste Bruno Rieth considère pour sa part que « la rumeur, validée par de nombreux médias, ne retiendra qu'un blanc-seing aveugle donné par Jean-Luc Mélenchon à Moscou » et que les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon lui-même « nuancent cette analyse »[191]. Nicolas Appelt, doctorant à l'université de Genève, estime que Jean-Luc Mélenchon « fait fausse route sur la question de la crise syrienne » et affirme qu'il « n’ait jamais eu un mot pour les Syriens, et ce depuis des années. [...] Il n’a pas eu non plus un seul mot pour la répression terrible qui s’est abattue d’emblée sur un soulèvement populaire, pas plus d’ailleurs pour les conseils locaux menant des expériences de démocratie réduites à néant par la répression, se contentant de dire que «des crimes, là-bas, beaucoup de gens en commettent», sans revenir sur la responsabilité du régime dans la militarisation et de la confessionnalisation de la crise. »[220].

Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube ainsi que sur une de ses notes de blog, Jean-Luc Mélenchon se défend d'être « un ami des bombardements » sur la partie est d'Alep et affirme qu'« une propagande mortelle interdit tout débat, toute critique, tout point de vue non aligné. Pire, quiconque refuse de s’aligner est assigné à résidence politique chez l’adversaire. J’en sais quelque chose depuis des mois. »[184].

Le 4 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon appelle à des sanctions contre la compagnie de cimenterie Lafarge, accusée d'avoir collaboré avec Daesh en Syrie : « cette compagnie doit être ou bien réquisitionnée, ou bien confisquée, mais une décision exemplaire doit être prise contre ceux qui complotent avec l'ennemi »[221]

Le 7 avril 2017, en réaction au massacre de Khan Cheikhoun aux armes chimiques, il rappelle que « les crimes de guerre sont imprescriptibles » et que leurs auteurs, « qui que ce soit ait commis ce crime », doivent être « châtiés »[222]. Sans imputer explicitement la responsabilité de l'attaque au régime de Bachar el-Assad, il affirme clairement que ce dernier doit être châtié si sa responsabilité est démontrée (« Qui que ce soit, le gouvernement de Bachar el-Assad, les Russes, les Américains, Daech, al-Nosra, les Turcs, les Iraniens, le Qatar, l'Arabie saoudite »)[223]. Il dénonce ensuite le bombardement de la base aérienne d'Al-Chaayrate mené par l'armée américaine contre l'armée syrienne, qu'il qualifie « d'acte criminel et irresponsable » et accuse François Hollande et Angela Merkel, qui soutiennent cette initiative unilatérale des États-Unis, de « donner à Donald Trump le pouvoir solitaire de frapper qui il veut quand il veut », craignant « une montée vers la guerre »[224],[225],[226]. Le 20 avril 2017, il déplore le veto russe sur la résolution de l'ONU demandant une enquête sur l'attaque de Khan Cheikhoun, demandant que « ceux qui craignent cette enquête » ne fassent pas « perdre de temps avec des manœuvres dilatoires »[227].

Cuba

En , Jean-Luc Mélenchon est accusé par le journaliste Jean Quatremer d'avoir quitté l'hémicycle du Parlement européen au moment de la remise du prix Sakharov (qui honore un défenseur des droits de l'homme) au journaliste et dissident cubain Guillermo Fariñas[228]. Il entendait ainsi protester contre les « croisades anticommunistes » du Parlement[229]. En , interrogé sur son geste et sur le régime de Fidel Castro, il déclare sur France Inter que Cuba « n'est pas une dictature »[230] tout en soulignant que ce n'est « certainement pas une démocratie »[231]. Après la mort de Fidel Castro, Jean-Luc Mélenchon regrette la trajectoire prise par ce dernier[232] et indique, en avril 2017, n'avoir jamais approuvé l'organisation politique de Cuba[233].

Chine et Tibet

En , il se prononce[234] contre « le boycott des jeux de Pékin et la propagande anti-chinoise », jugeant dans cette attitude une « morgue ressemblant à du racisme » et « l'écho du mépris des colons qui ont imposé en leur temps les armes à la main l'obligation pour les Chinois de faire le commerce de l'opium »[235]. Tout en dénonçant le non-respect des droits de l'homme au Tibet[réf. nécessaire] et l'hypocrisie de la situation, il se prononce contre la création d'un État tibétain qui serait religieux et théocratique[AA 11]. En outre, il réaffirme son désaccord avec le « projet politique du dalaï-lama »[236]. Ces positions polémiques génèrent des critiques l'accusant de « reprendre fidèlement l'historiographie officielle de Pékin »[237],[238],[239]. De manière générale, il se défend d'être partisan du régime chinois :

« Je n'ai jamais eu la moindre accointance avec le régime chinois, d'aucune sorte ! Ni lorsque j'étais jeune homme, ni maintenant ! C'est un régime nationaliste, dont je comprends le ressort, mais c'est un régime où il n'y a pas de multipartisme, or je considère que c'est la condition de base de la démocratie[AA 11]. »

Défense nationale

Jean-Luc Mélenchon souhaite que la France se retire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN)[240],[241]. Il prône un « indépendantisme français », une France non alignée au service de la paix[242]. Il s'oppose à la mise en place d'une défense européenne[243].

Dans la cadre de l'élection présidentielle de 2017, il fait de la sortie de l'OTAN un point central de son programme de politique étrangère ; il affirme que l'organisation conduit à la « guerre » et qu'elle est un outil de « soumission aux États-Unis »[244]. Il se positionne dans la lignée indépendantiste de Charles de Gaulle pour justifier la sortie souhaitée alors que plusieurs experts affirment qu'un tel choix serait préjudiciable aux armées françaises : de facto, l'OTAN n'oblige pas au conflit — comme l'a démontré le refus français de participer à la guerre d'Irak en 2003 — mais a pour but une harmonisation des normes militaires pour une meilleure coopération (pour plus de sécurité lors des missions communes)[245], même si une clause prévoit l'aide à la défense d'un État membre envahi. D'autres spécialistes de la défense notent également que le contexte des années 1960 et 2010 n'est pas le même dans le sens où l'OTAN peut permettre de lutter plus efficacement contre le terrorisme de nos jours[246].

Mélenchon estime que la dissuasion nucléaire « demeure l'élément essentiel de notre stratégie de protection » mais qu'elle doit « être dépassée à terme »[240].

Pratique et enseignement des langues en France

Il est opposé « à ce que des groupes de locuteurs aient des droits particuliers » mais il est d'accord avec « la pratique des langues régionales »[247]. Aussi, ses prises de position sur l'enseignement de la langue bretonne par les écoles Diwan et le financement de ces écoles par l'État[248] et sur certains régionalistes bretons lui ont attiré l'opposition d'autonomistes bretons, de linguistes[249] et de socialistes de la région Bretagne, qu'il avait accusés de favoriser les « autonomistes », lors de l'organisation de la Breizh Touch, en à Paris[250].

En revanche, en 2012, Jean-Luc Mélenchon soutient l'espéranto en signant la pétition[251] pour l'admission de l'espéranto comme langue facultative au bac, organisée par les associations Espéranto-France et SAT-Amikaro.

Revenus et patrimoine

Son patrimoine est évalué en par Paris-Match à 760 000 € — dont 720 000 € de biens immobiliers[252]. À cela, s'ajoutent 150 000 € d'épargne qu'il avait prêtés, à cette date, au Front de gauche pour la campagne présidentielle et qui lui sont remboursés depuis[253].

Ses revenus nets mensuels sont son indemnité de député européen, de 6 400 € à laquelle s'ajoute une indemnité forfaitaire de frais généraux de 4 320 €[254]. Il a d'ailleurs proposé la réduction des indemnités de 25 % dans un amendement qui n'a pas eu de suite. Bien qu'ayant l'âge de faire valoir ses droits à la retraite, il n'a pas, en , liquidé son dossier de retraite estimant que ses indemnités de député suffisaient[255],[256]. Une part importante de ses indemnités sont reversées au Parti de gauche, dont les statuts imposent aux élus qu'ils versent au parti une cotisation spécifique en plus de leur cotisation d'adhérent[257].

Les revenus issus de la vente de ses livres sont reversés soit au PG soit à l'association d'édition Politique à gauche, qui permet la publication de textes engagés[258].

Jean-Luc Mélenchon est favorable au contrôle du patrimoine des élus par un organisme indépendant, mais opposé à sa publicité[259],[260].

Accusations et procès médiatisés

Dans une interview au magazine économique Capital publiée le , Christian Schoettl, maire de Janvry dans l'Essonne et soutien de François Fillon, accuse Jean-Luc Mélenchon de népotisme[261] pour l'embauche en décembre 2009 de sa fille Maryline comme agent administratif par le conseil général de l’Essonne, où il avait siégé jusqu'en 2004[262]. Le maire de Janvry accuse aussi Jean-Luc Mélenchon d'« avoir toujours fait preuve de désinvolture avec l’argent public », notamment pour la signature d'un marché public de 94 671 francs (soit 18 489 euros) passé en 1998 avec une entreprise, pour la conception artistique d'une carte de vœux, sans pour autant contester la légalité de cette décision.

Maryline Mélenchon porte plainte pour diffamation, indiquant avoir passé le concours d’adjoint administratif dans les mêmes conditions que les autres candidats sans qu'aucune intervention de son père n'y soit possible, et avoir obtenu sa mutation en Essonne alors que Jean-Luc Mélenchon n'était plus élu au conseil général depuis plus de 5 ans et avait déjà quitté le PS qui gère cette collectivité[263]. Le 7 avril, le tribunal de grande instance de Paris considère que l’assignation était « entachée de nullité », et déboute Maryline Mélenchon, sans statuer sur le fond. Raquel Garrido, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et avocate de sa fille dans cette affaire, indique que la justice sera de nouveau saisie sur le fond, « dans les formes prescrites par l’ordonnance »[264].

Détail des mandats et fonctions

Au gouvernement

Au Sénat

Au Parlement européen

Au niveau local

Au Parti socialiste

  • Cofondateur du courant Gauche socialiste au PS
  • Premier secrétaire de la fédération de l'Essonne en 1981
  • Membre du bureau national du PS
  • Directeur de la rédaction du bulletin hebdomadaire À Gauche
  • Cofondateur et président du courant socialiste Nouveau Monde (2002-2008), puis animateur de la sensibilité Trait d'union jusqu'à son départ du PS en
  • Secrétaire national du PS

Ouvrages

  • À la conquête du chaos, Éditions Denoël, 1991 (ISBN 978-2-207-23868-4)
  • Jusqu'à l'os, Éditions Régine Deforges, 1991 (ISBN 978-2-905538-89-5)
  • Rocard, le rendez-vous manqué, Ramsay, 1994 (ISBN 978-2-84114-053-4)
  • Causes républicaines, Éditions du Seuil, 2004 (ISBN 978-2-02-063151-8)
  • En quête de gauche, Éditions Balland, 2007 (ISBN 978-2-35315-023-6)
  • Laïcité, Éditions Bruno Leprince, 2008 (ISBN 978-2-916333-32-8)
  • L'Autre gauche, Éditions Bruno Leprince, 2009 (ISBN 978-2-916333-57-1)
  • Qu'ils s'en aillent tous !, Flammarion, 2010 (ISBN 978-2-08-125133-5)
  • Comment faire ?, Flammarion, 2013 (ISBN 978-2-08-131462-7)
  • L'Ère du peuple, Fayard, 2014 (ISBN 978-2-213-68575-5)
  • Le Hareng de Bismarck (le poison allemand), Plon, 2015 (ISBN 978-2-8185-0493-2)
  • Avec Marc Endeweld, Le Choix de l'insoumission, Seuil, 2016 (ISBN 978-2-02-132654-3)
  • L'Avenir en commun (préf. Jean-Luc Mélenchon, Charlotte Girard et Jacques Généreux), Seuil, (ISBN 978-2-0213-1751-0)
  • Avec Cécile Amar, De la vertu, Éditions de L'Observatoire, 2017 (ISBN 1032900598)
  • Jean-Luc No Revolution, première édition, Chabant David (Aka Ganesh2), 2017 ([267])

Ouvrages collectifs

  • Harlem Désir, Julien Dray, Gérard Filoche, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon, Sept jours dans la vie d'Attika, Paris, Ramsay, (ISBN 978-2-84114-508-9)
  • Ouvrage collectif, Quelle VIe République ?, Le Temps des cerises, (ISBN 978-2-84109-161-4)
  • Participation à l'ouvrage collectif Qu'est-ce que la gauche ?, Fayard, 2017.

Préfaces

  • Ouvrage collectif (préf. Jean-Luc Mélenchon), Pour la République sociale : La Gauche socialiste dans ses textes, Éditions L'Harmattan, , 215 p. (ISBN 978-2-7384-5514-7, LCCN 97207247)
  • Ouvrage collectif (préf. Jean-Luc Mélenchon), Le Nouvel Âge du capitalisme, Paris, Éditions L'Harmattan, , 184 p. (ISBN 978-2-7384-9687-4, LCCN 00431014)
  • La République sociale (préf. Jean-Luc Mélenchon), Le Manifeste pour une école globale, Paris, Éditions L'Harmattan, , 174 p. (ISBN 978-2-7475-2140-6, LCCN 2002423632)
  • Corinne Morel Darleux (préf. Jean-Luc Mélenchon), L'Écologie, un combat pour l'émancipation, Bruno Leprince, coll. « Politique à gauche », , 143 p. (ISBN 978-2-916333-62-5)
  • Jean Jaurès (préf. Jean-Luc Mélenchon), Discours de Jaurès en Amérique latine, Bruno Leprince, coll. « Politique à gauche », , 224 p. (ISBN 978-2-916333-67-0)
  • Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet (préf. Jean-Luc Mélenchon), Le Grand marché transatlantique : Les multinationales contre la démocratie, Bruno Leprince, coll. « Politique à gauche », , 109 p. (ISBN 978-2-916333-82-3)
  • Martine Billard (préf. Jean-Luc Mélenchon), Le Medef l'a imaginé, Sarkozy l'a fait : 10 ans de casse du code du travail, Bruno Leprince, coll. « Politique à gauche », , 111 p. (ISBN 978-2-916333-93-9)
  • Jacques Généreux (préf. Jean-Luc Mélenchon), Nous, on peut ! : Pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu'il veut face aux marchés, face aux banques, face aux crises, face à la BCE, face au FMI…, Seuil, , 137 p. (ISBN 978-2-02-105469-9)

Jeu vidéo

Jean-Luc Mélenchon est le héros du jeu vidéo Fiscal Kombat, sorti en avril 2017. Ce jeu est développé par le Discord Insoumis, communauté d'insoumis soutenant la campagne de Jean-Luc Mélenchon[268].

Distinctions

  • Grand officier de l'ordre national du mérite argentin[269].

Notes et références

Notes

  1. Alors sous double protectorat (espagnol et français), à l'exception notable de Tanger, alors zone internationale et port franc.

Références

L. Alemagna, S. Alliès, Mélenchon le plébéien

Autres références

  1. a et b Jean-Louis Beaucarnot, « Mélenchon : entre la Mancha et la Sicile ! », sur Rfgenealogie.
  2. a, b et c Vanessa Schneider, « Jean-Luc Mélenchon, 48 ans, ex-grande gueule du PS, rentre dans le rang avec celui de ministre délégué. L'importuniste. », sur Libération.fr, (consulté le 9 décembre 2015).
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  7. Laurence Mauriaucourt, « La fille de Jean-Luc Mélenchon assigne un élu de l'Essonne pour diffamation », sur L'Humanité, (consulté le 25 mars 2017).
  8. « Maryline Melenchon », sur acteurspublics.com (consulté en 2012-11-1010 novembre 2012).
  9. Emmanuel Daniel, « Jean-Luc Mélenchon et les conflits d'intérêt », Slate, Paris,‎ (lire en ligne).
  10. Jean-Luc Mélenchon, « Moi, mon patrimoine, mon statut », sur melenchon.fr, (consulté le 22 mars 2017).
    « Et comme vous n’aurez pas de première dame, puisque je suis célibataire, au total, je serai un président moins cher. »
    .
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Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Denis Sieffert et Michel Soudais, Mélenchon et les médias, Paris, Politis, (ISBN 979-10-92021-00-4)
  • Lilian Alemagna et Stéphane Alliès, Mélenchon le plébéien, Paris, Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-12646-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marion Lagardère, Il est comment Mélenchon en vrai ?, Grasset, 2017.

Jean-Luc Mélenchon est le personnage titre de deux mangas humoristiques :

  • David Chabant, Jean-Luc No Revolution, Lulu, (ISBN 978-1-326-55022-6)
  • David Chabant, Jean-Luc No Insoumission, Lulu, (ISBN 9780244600181)

Articles connexes

Liens externes