Jean-Louis Missika

Jean-Louis Missika
Illustration.
Fonctions
Adjoint à la maire de Paris
chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique
et de l'attractivité
En fonction depuis le
(4 ans, 3 mois et 13 jours)
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Anne Hidalgo
Adjoint au maire de Paris
chargé de l'innovation, de la recherche et
des universités

(6 ans et 2 mois)
Maire Bertrand Delanoë
Successeur Marie-Christine Lemardeley
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Consultant

Jean-Louis Missika, né le 6 mars 1951, est un homme politique français.

Il est membre du Conseil de Paris et adjoint (apparenté au groupe PS) au maire de Paris chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité.

Biographie

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, ainsi que de l'université Panthéon-Sorbonne en sciences économiques et philosophie (licence), il a ensuite déposé une thèse « sur travaux »[1].

Parcours professionnel

Jean-Louis Missika commence sa carrière en devenant en 1979 conseiller de Maurice Ulrich et Pierre Desgraupes, présidents-directeurs généraux successifs d’Antenne 2. Il occupera ce poste jusqu'en 1984.

Entre 1985 et 1986, il rejoint l'Institut national de l'audiovisuel comme directeur de recherche au département de la recherche prospective

À partir de 1986, il devient rédacteur en chef de la revue MédiasPouvoirs.

En 1988 il occupe le poste de chef du Service d’information et de diffusion du Premier ministre Michel Rocard, fonction qu'il exercera jusqu'à la démission de celui-ci en 1991.

Il intègre ensuite la direction générale du Groupe de la Cité (1991-1993) puis de la Sofres[2] comme directeur général adjoint et directeur des activités médias (1993-1995). En 1995 et durant 3 ans, il dirige BVA, avant de créer sa société de consultant médias, JLM Conseil, filiale d'Altedia, et de devenir conseiller de Bertrand Delanoë[2].

Administrateur d'Iliad depuis 2004, il est nommé vice-président de la société en janvier 2007,[2] En 2007, Xavier Niel, dont il est un ami, le nomme vice-président en charge de « faire connaître la stratégie du groupe auprès des élus et des collectivités territoriales », une activité de lobbying auprès des hommes politiques[2].

Il est aussi membre du comité d’investissement en capital risque d’Axa Private Equity (désormais Ardian). Il démissionne de ces deux fonctions en avril 2008 après son élection comme conseiller de Paris, afin d'éviter un possible conflit d'intérêt.

Jusqu'en mars 2013, il est chroniqueur sur Médias, le magazine, émission de France 5[2].

Carrière professorale

Il enseigne en parallèle de son parcours professionnel, depuis 1984, la sociologie des médias à l'Institut d'études politiques de Paris dans le cadre du DEA d'Études politiques et a publié plusieurs essais sur le sujet, plus particulièrement sur la place de la télévision dans la société.

Il réalise, avec Dominique Wolton, une série d'interview d'hommes tel que Raymond Aron ou le cardinal Lustiger[précision nécessaire]. Durant la campagne présidentielle de 2007, il publie un livre avec Denis Bertrand et Alexandre Dézé sur les mutations et les effets de la rhétorique politique des candidats à la présidentielle.

Sa nomination comme professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est annulée par le Conseil d'État, le 4 octobre 2012, car jugée illégale, « les listes de candidats établies par ces deux autorités ne contenaient chacune qu'un seul nom », celui de M. Missika, le Cnam et l'Institut de France ayant chacun l'obligation de composer une liste comportant entre deux et trois noms [2]. Il est à nouvequ nommé professeur au Cnam en 2013, nomination annulée une seconde fois par le Conseil d'Etat pour non respect de la procédure de recrutement[4].

Carrière politique

Avec Bertrand Delanoë

Jusqu'alors analyste des stratégies politiques et de la relation aux médias, Jean-Louis Missika s'engage dans l'action politique en 2008. Candidat « d'ouverture » pour Bertrand Delanoë, il est élu conseiller de Paris, Conseiller d'Arrondissement du 12e arrondissement de Paris aux élections municipales de mars 2008, et nommé adjoint au maire de Paris, chargé de l'innovation, de la recherche et des universités en mars 2008[2].

À ce titre, il est membre de droit des conseils d'administration de l'ESPCI ParisTech[5] et de l'École des ingénieurs de la ville de Paris, à la présidence desquels il a été élu (il est président du conseil d'administration de l'ESPCI ParisTech jusqu'en 2014).

Jean-Louis Missika est également membre nommé aux conseils d'administration de la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche, de l'Institut Curie, de Chimie ParisTech, de Télécom ParisTech, de l'École des Ingénieurs de la Ville de Paris, de MINES ParisTech, d'AgroParisTech, de l'Université Pierre-et-Marie-Curie, des universités Paris Diderot et Paris-Sorbonne, de Cap Digital et de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, et membre élu aux conseils d'administration de Paris Développement et du pôle de compétitivité mondial Medicen Paris Région. Enfin, il est invité permanent du Conseil scientifique de Paris.

Avec Anne Hidalgo

Jean-Louis Missika est codirecteur de la campagne d'Anne Hidalgo avec Rémi Féraud, en vue de l'élection municipale de 2014 à Paris. Il figure sur la liste socialiste du 12e arrondissement[6].

À la suite de l'élection de celle-ci, il est nommé, le 5 avril 2014 adjoint au maire chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité[7].

En février 2017, il officialise son soutien à Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle[8].

Positionnement

D'après La Lettre A, il « incarne l'aile pro-business et start-up du PS »[9].

Ouvrages

Essayiste, il a rédigé plusieurs livres sur les médias et la politique.

  • Les Dégâts du progrès. Les travailleurs face au changement technique, Le Seuil, 1977
  • Les Réseaux pensants. Télécommunication et société, Masson, 1978
  • Informatisation et emploi : menace ou mutation, 1981
  • Raymond Aron, le spectateur engagé, Julliard, 1981
  • La Folle du logis. La télévision dans les sociétés démocratiques, avec Dominique Wolton, Gallimard, 1983
  • Le Choix de Dieu. Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton par Jean-Marie Lustiger, Éditions de Fallois, 1987
  • « Médias (influence des) » avec N. Haudegand in Dictionnaire des questions politiques.
  • « La république des médias » Pouvoirs n°68,1994
  • Les Entreprises publiques de télévision et les Missions de service public, rapport de mission pour le ministre de la Culture et de la Communication (1997)
  • 60 enjeux de la France contemporaine, L'Atelier, 2000
  • L’Économie du câble en France, étude pour l’ART, 2003
  • La Fin de la télévision, Seuil, 2006
  • Parler pour gagner, sémiotique des discours de la campagne présidentielle de 2007, avec Denis Bertrand et Alexandre Dézé, Presses de Sciences Po, 2007.

Références

  1. [1]
  2. a, b, c, d, e, f et g Marc Leplongeon, Municipales 2014 - Paris : les troublantes relations Missika-Niel..., lepoint.fr, 6 mars 2014
  3. Jean-Louis Missika de nouveau recalé par le Conseil d'Etat, lexpress.fr, 3 novembre 2014
  4. Président du conseil d'administration de l'ESPCI Paristech
  5. Béatrice Gurrey, « Hidalgo présente les personnalités d'ouverture de ses listes à Paris », in lemonde.fr, 2 décembre 2013.
  6. Paris, le maire et ses adjoints, 6 avril 2014, Brèves, Paris.fr (www.paris.fr)
  7. Jean-Louis Missika, interviewé par Geoffroy Clavel, « Jean-Louis Missika, bras droit d'Anne Hidalgo, explique son soutien à Emmanuel Macron », huffingtonpost.fr, 28 février 2017.
  8. « Grand Paris : Ollier pris en sandwich entre Hidalgo et Pécresse », La Lettre A, no 1742,‎ (lire en ligne)

Sources

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne
  • Notices relatives à la recherche : Fichier central des thèses • Persée
  • Jean-Louis Missika sur L'Internaute, mars 2006
  • compte-rendu de « la fin de la télévision », Seuil 2006