Jean-Louis Georgelin

Jean-Louis Georgelin
Nicolas Sarkoky Bastille Day 2008 n2-Georgelin.jpg
Jean-Louis Georgelin en 2008.
Fonctions
Grand chancelier de la Légion d'honneur
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Chef d'État-Major des armées
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Chef de l'état-major particulier du président de la République française
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Sous-chef d'état-major Plans ()
État-major des armées ()
-
Stéphane Legrix de La Salle ()
Jean-Marie Faugère ()
Biographie
Naissance
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
Autres informations
Arme
infanterie
Grade militaire
Commandement
Distinctions

Jean-Louis Georgelin, né le à Aspet (Haute-Garonne), est un officier général français. Général d'armée depuis 2003, il est chef d'État-Major des armées de 2006 à 2010, puis grand chancelier de la Légion d'honneur entre 2010 et 2016[1].

Biographie

Formation

Le général Jean-Louis Georgelin, chef d'État-Major des armées, aux côtés du président Nicolas Sarkozy en 2008, passant en revue les troupes lors du défilé militaire du 14 Juillet.

Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en , promotion Lieutenant-colonel-Brunet-de-Sairigné (1967-1969), il choisit à l'issue de sa formation de servir dans l'infanterie et rejoint l'École d'application de l'infanterie à Montpellier.

Affectations

À l', le lieutenant Georgelin est affecté au 9e régiment de chasseurs parachutistes où il tient les fonctions de chef de section. Il retourne à Montpellier en 1973 comme instructeur à l'École d'application de l'infanterie.

Trois ans plus tard, il est muté comme capitaine au 153e régiment d'infanterie de Mutzig (Bas-Rhin) où il prend le commandement d'une compagnie.

À l'issue de son commandement, il est affecté durant un an au centre d'exploitation du renseignement militaire avant de rejoindre l'état-major de l'armée de terre où il devient aide de camp du chef d'état-major.

Promu commandant, il part pour Fort Leavenworth au Kansas, aux États-Unis, afin de suivre le Command and General Staff College, à l'issue duquel il rejoint l'École supérieure de guerre à Paris. Muté en 1985 à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, le lieutenant-colonel Georgelin commande un bataillon durant trois ans, avant de réintégrer l'état-major de l'armée de terre où il dirige la section « Études et prospectives » du bureau « Planification-finances ».

De 1991 à 1993, il prend le commandement du 153e régiment d'infanterie à Mutzig avant d'être pendant un an auditeur au Centre des hautes études militaires (CHEM) et à l'institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), puis adjoint au chef du cabinet militaire du Premier ministre de 1994 à 1997.

Officier général

Promu général de brigade en 1997, il est nommé général adjoint à la 11e division parachutiste et rejoint la Force de stabilisation (SFOR) en Bosnie-Herzégovine, chargé de faire appliquer les accords de Dayton, pour y occuper les fonctions de chef du bureau « Plans and Policy ».

Il est ensuite affecté à l'état-major des armées d'abord en tant que chef de la division « Plans et programmes » puis comme sous-chef d'état-major « Plans ».

Il est promu général de division en et général de corps d'armée en . Chef de l'état-major particulier du président de la République Jacques Chirac en 2002, il est promu général d'armée le , avant d'être nommé chef d'État-Major des armées françaises le [2].

Il est admis dans la deuxième section des officiers généraux le .

Grand chancelier de la Légion d'honneur

Le , le général d'armée Georgelin est nommé grand chancelier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite[3]. À l'issue de son mandat de six ans, il est nommé grand chancelier par intérim à compter du [4]. Le suivant, le général Benoît Puga lui succède[5].

Reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Le , à la suite de l'incendie de Notre-Dame de Paris et en vue de la reconstruction de la cathédrale, il est nommé en Conseil des ministres à la tête d'une mission de représentation spéciale « afin de veiller à l'avancement des procédures et des travaux qui seront engagés »[6],[7].

Lors d’un échange à l'Assemblée nationale le , il déclare avoir demandé à Philippe Villeneuve, architecte en chef des monuments historiques, « qu'il ferme sa gueule » (sic), alors que ce dernier avait à plusieurs reprises affirmé publiquement son souhait de reconstruire la flèche à l'identique[8],[9], dans le respect du code du patrimoine et des engagements internationaux de la France[10], et en accord avec la charte de Venise. Ses propos provoquent la « stupeur », y compris au ministère de la Culture[11],[12].

Il est nommé président de l'Établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris le [13].

Autres activités

Jean-Louis Georgelin est oblat chez les bénédictins, et est membre de l'Académie catholique de France[14].

En 2003 le général Georgelin est l'invité du club Le Siècle, avant d'y être coopté en 2007[15].

Distinctions

Jean-Louis Georgelin lors du concert de la Légion d'honneur à Reims (14 octobre 2014).

Décorations françaises

Décorations étrangères

Notes et références

  1. « Le général Georgelin quitte la scène », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 23 août 2017).
  2. « Georgelin fustige "un comportement d'amateurs" », sur nouvelobs.com,
  3. Décret du 9 juin 2010 portant nomination du grand chancelier de la Légion d'honneur.
  4. Décret du 2 juin 2016 chargeant des fonctions de grand chancelier de la Légion d'honneur par intérim.
  5. Jean-Dominique Merchet, « Le général Georgelin "quitte la scène" », sur lopinion.fr,
  6. Erwan Bruckert, « Jean-Louis Georgelin, un général pour veiller sur Notre-Dame », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le 17 avril 2019).
  7. Alain Barluet, « Le général Georgelin reprend du service pour reconstruire Notre-Dame », sur lefigaro.fr,
  8. Le JDD, « "Qu'il ferme sa gueule" : le général Georgelin s'en prend à l'architecte en chef de Notre-Dame », sur lejdd.fr (consulté le 15 novembre 2019)
  9. « « Qu’il ferme sa gueule » : le général Georgelin en conflit avec l’architecte sur la flèche de Notre-Dame », sur leparisien.fr, (consulté le 15 novembre 2019)
  10. Clochemerle à Notre-Dame
  11. https://www.lefigaro.fr/culture/notre-dame-jean-louis-georgelin-intime-l-ordre-a-l-architecte-de-fermer-sa-gueule-20191113.
  12. « Tollé politique après le dérapage du représentant de Macron sur le chantier de Notre-Dame de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 15 novembre 2019)
  13. Décret du 2 décembre 2019 portant nomination du président de l'Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris
  14. "Notre Dame: Fünf-Sterne-General als Macrons Bauaufseher", Vatican News, 26 avril 2019, https://www.vaticannews.va/de/welt/news/2019-04/notre-dame-macron-georgelin-general-dachstuhl-benediktiner.html.
  15. Emmanuel Ratier, Au cœur du pouvoir : enquête sur le club le plus puissant de France, Paris, Facta, , p. 349, 701.
  16. « Décret du 12 avril 2010 portant élévation », Journal officiel de la République française, no 0087,‎ , p. 6976 (lire en ligne)
  17. Ambassade de Pologne en France, « Cérémonie de décoration du général Jean-Louis Georgelin », sur paryz.msz.gov.pl, (consulté le 16 mai 2019)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes