Jean-Jacques Bourdin

Jean-Jacques Bourdin
Image illustrative de l'article Jean-Jacques Bourdin

Naissance (68 ans)
Colombes (Seine), France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Journaliste
Spécialité Interviewer
Autres activités Animateur de télévision
Années d'activité depuis 1976
Site internet Site officiel
Médias
Média principal Radio
Pays France
Télévision BFM TV, RMC Découverte
Radio RMC
Fonction Rédacteur en chef, animateur de radio et de télévision, interviewer politique

Jean-Jacques Bourdin, né à Colombes (Seine) le [1], est un journaliste et animateur de radio et de télévision français.

Depuis 2004, il est le rédacteur en chef de la station RMC et animateur de l'émission matinale Bourdin Direct (du lundi au vendredi, de 6 à 10 heures) sur cette radio.

Biographie

Enfance, formation et débuts

Aîné de cinq enfants, Jean-Jacques Bourdin grandit à Alès (Gard) dans un milieu qu'il décrit comme aisé et de culture protestante. Son père a une petite entreprise, sa mère est mère au foyer[2].

À 16 ans, il participe à la campagne pour l'élection présidentielle de 1965 en collant des affiches pour le candidat d’extrême-droite, Jean-Louis Tixier-Vignancour, aux côtés de son père, partisan de l'Algérie française[3].

Titulaire d’un baccalauréat littéraire en 1967[4], Jean-Jacques Bourdin fait un bref passage à l’université, puis enchaîne différents métiers (chauffeur-livreur, VRP, vendeur d’assurances, inspecteur commercial pour Quelle)[2].

Carrière

N'ayant pas réussi à intégrer le quotidien sportif L'Équipe, Jean-Jacques Bourdin entre en au service des sports de la radio RTL sur un coup de pouce du patron, Raymond Castans, rencontré par hasard[5]. Il y restera vingt-cinq ans. Entré journaliste sportif, il devient progressivement reporter puis présentateur des journaux. En 1991, il est rédacteur en chef et présentateur du journal de la mi-journée de la station de la rue Bayard. En 1996, il remplace Alain Krauss à la présentation de l'émission interactive Les auditeurs ont la parole, l'une des premières émissions de libre-antenne en journée, tout en poursuivant la présentation du journal de 13 h. En septembre 2000, ne s'entendant plus avec la direction de RTL, il quitte la radio, remplacé par Christophe Hondelatte, et se trouve au chômage[5].

En 2001, il rejoint RMC en tant que conseiller d'Alain Weill, le nouveau président de la station. Il en devient l'animateur-phare avec la matinale Bourdin and Co (du lundi au vendredi) qui mise sur l'information et l'interactivité avec les auditeurs. Aux alentours de h 30 a lieu l'interview avec un responsable politique : l'organisation du plateau (le journaliste et son invité sont situés à moins d'un mètre de distance) et le ton incisif de Jean-Jacques Bourdin participent à créer une tension et donc au succès de l'émission.

En 2007, il rejoint BFM TV, chaîne du groupe d'Alain Weill, avec Bourdin Direct le matin du lundi au vendredi, une interview diffusée en direct de 8 h 35 à 9 h sur BFM TV.

Lors de l'élection présidentielle de 2007, il coprésente entre les deux tours le duel Royal-Sarkozy sur BFM TV. À ce scrutin, il vote François Bayrou au premier tour et blanc au second. À l'élection présidentielle de 2012, il vote François Bayrou puis François Hollande[5].

Du à novembre 2010, il anime sur TF1 Abus de confiance, une émission sur les arnaqueurs produite par Julien Courbet[6].

Vie privée

Après avoir eu deux filles de son précédent mariage, Jean-Jacques Bourdin est marié à la journaliste Anne Nivat[7], reporter de guerre, avec qui il a eu un fils, Louis, né en novembre 2006[8]. Alors que son épouse est protestante, il se déclare lui-même athée[9]. Ils possèdent un mas dans une petite commune cévenole du Gard[10].

Image

Jean-Jacques Bourdin cultive une image de journaliste indépendant, qui se rangerait du côté du peuple contre les élites. Cherchant à favoriser « la libre parole » des auditeurs, il est parfois qualifié de populiste, à l'image de RMC, la radio qui l'emploie[5]. Pour le journaliste Pierre Jaxel-Truer, « Bourdin, c'est la voix de la France qui grogne, celle des mutins solitaires qui pestent en écoutant leur autoradio dans les bouchons, celle des "tout-fout le camp" »[5]. Ses interviews « les yeux dans les yeux », directes et incisives, sont sa marque de fabrique. Il a longuement été la cible de ses confrères[11], des critiques lui reprochant des émissions tournant au café du commerce[5]. Bourdin s'en défend en expliquant que, sur son antenne, il laisse « dire (mais toujours dans le respect de la loi et sans excès) ce qui est le plus souvent tu par crainte de mauvaise expression ou de "politiquement incorrect". La parole est parfois maladroite mais toujours franche »[12].

Il se définit lui-même comme un intervieweur et un journaliste tout court, et non comme un journaliste politique dans le sens où il ne commente pas la vie politique, n'explore pas les coulisses du pouvoir, ne tient pas d'éditorial ou de chronique[12].

Il est critique vis-à-vis de ses confrères auxquels il reproche leur proximité, voire leur connivence, avec les hommes politiques[12] (par exemple Claire Chazal)[13]. C'est ainsi qu'il affirme refuser les invitations à déjeuner ou à dîner de ces derniers. Il reproche enfin aux journalistes leur conformisme et leur corporatisme. « Sachez dire non, osez être différent et évitez tout suivisme », dit-il aux débutants qui l'entourent[12].

En novembre 2010, il est condamné pour avoir diffamé le cardiologue allemand Dieter Krombach[14].

Publications

Distinctions

  • Le , Jean-Jacques Bourdin est fait chevalier de la Légion d'honneur[5].
  • En novembre 2010, il reçoit le prix Philippe Caloni, qui récompense « un journaliste ayant fait preuve de talent et d’éclectisme, en particulier dans l’exercice de l’interview ou de l’entretien »[15],[16].
  • En mai 2012, il est désigné « meilleur interviewer de la campagne présidentielle de 2012 catégorie radio » selon un sondage du Parisien[17].

Notes et références

  1. « Ils sont nés et ont grandi avec Paris Match », Paris Match.com, 16 novembre 2006.
  2. a et b Stéphanie Gatignol, « Jean-Jacques Bourdin: Parole donnée », Pleine Vie, no 276,‎ (lire en ligne)
  3. Déclaration de l'intéressé lors de l'émission Salut les Terriens sur C8, le 17 septembre 2016.
  4. « Alès, c’est énorme dans ma vie », interview de Jean-Jacques Bourdin dans Entre-nous, le magazine du grand Alès, 14 juin 2004.
  5. a, b, c, d, e, f et g Pierre Jaxel-Truer, « Jean-Jacques Bourdin - Le vengeur des ondes », M, le magazine du Monde, semaine du 12 octobre 2013, pages 78-83.
  6. « J.J Bourdin traque les “Abus de confiance” », sur tvmag.com, 15 juin 2010..
  7. Serge Guérin, « Jean-Jacques Bourdin en version talk », Médias no 13, 2007
  8. « Jean-Jacques Bourdin : alésien, cévenol et languedocien », sur entreprendreenlanguedoc.com, .
  9. Extrait sonore de son émission
  10. Interview d'Anne Nivat et Jean-Jacques Bourdin du 15/01/2012 de l'émission « Pardonnez-moi » sur la chaîne suisse TSR1 [1]
  11. « Jean-Jacques Bourdin - Ojim.fr », Ojim.fr,‎ (lire en ligne)
  12. a, b, c et d Jean-Jacques Bourdin, L'homme libre, Le Cherche Midi, 2014.
  13. http://www.ozap.com/actu/claire-chazal-repond-a-jean-jacques-bourdin-on-n-a-pas-a-critiquer-ses-confreres/453561
  14. « Jean-Jacques Bourdin condamné pour diffamation », jeanmarcmorandini.com, 9 novembre 2010.
  15. « Jean-Jacques Bourdin, meilleur intervieweur 2010 », scam.fr, 26 novembre 2010.
  16. « Prix du meilleur intervieweur 2010 à Jean-Jacques Bourdin », google.com avec Agence France-Presse, 26 novembre 2010.
  17. « Présidentielle : Anne-Sophie Lapix plébiscitée », sur L'Express.fr, .

Voir aussi

Liens externes