Jean-François Hebert

Jean-François Hebert
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Biographie
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Activité

Jean-François Hebert, né en 1955 à Paris, est un haut fonctionnaire français. Conseiller maître à la Cour des comptes, il a notamment exercé les fonctions de secrétaire général pour l’administration du ministère de la Défense (1997-2002), de président de la Cité des sciences et de l’industrie (2002-2007), de directeur de cabinet de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication (2007-2009) avant d’être nommé, en 2009, président de l’établissement public du château de Fontainebleau, fonctions dans lesquelles il a été renouvelé en 2014.

Biographie

Jean-François Hebert

Jean-François Hebert est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1976), licencié en droit public (1977) et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Droits de l’homme, 1981). Magistrat à la Cour des comptes, il a été nommé auditeur en 1981, conseiller référendaire en 1985 et conseiller maître en 1999.

Après cinq années consacrées au contrôle des comptes des collectivités locales et des administrations de l’État, il est appelé, en 1986, au cabinet de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, pour y exercer les fonctions de conseiller technique chargé des questions administratives et financières.

En 1989, il est nommé directeur administratif et financier de l’association de préfiguration de la Bibliothèque de France, puis de l’établissement public chargé de concevoir et de construire ce grand équipement culturel à Tolbiac. En 1993, François Léotard, ministre de la défense, lui demande de rejoindre son cabinet pour y suivre les affaires économiques, financières et budgétaires. Il conserve ses fonctions de conseiller budgétaire auprès de Charles Millon de 1995 à 1997.

En janvier 1997, Jean-François Hebert devient secrétaire général pour l’administration du ministère de la Défense. Il est reconduit dans ses fonctions par Alain Richard en mars 1999. Il se trouve alors placé au cœur des enjeux humains, financiers, juridiques et patrimoniaux de la professionnalisation des armées. Jean-François Hebert est un des artisans de la modernisation du ministère, notamment dans les domaines budgétaires et comptables. Il est également la cheville ouvrière de l’intégration de l’ancien secrétariat d’État aux anciens combattants au sein de la Défense.

À l’été 2002, il participe activement, sous l’autorité de Michèle Alliot-Marie, à l’élaboration de la nouvelle loi de programmation militaire pour les années 2003-2008.

En octobre 2002, Jean-François Hebert est nommé président de la Cité des sciences et de l’industrie. Il dirige également le conseil d’administration de la Géode.

En mars 2003, le ministre de la Culture et de la Communication lui confie une mission visant à améliorer l’accueil des personnes handicapées dans les établissements culturels. En novembre de la même année, il est également chargé de faire des propositions pour mobiliser les institutions culturelles en faveur de la tolérance, du respect des différences et du désir de vivre ensemble qui donna lieu à la mission « Vivre ensemble ».

Sous son impulsion, la Cité des sciences et de l’industrie est devenue, avec plus de trois millions de visiteurs par an, le 4e musée le plus fréquenté en France et une institution de référence pour la diffusion de la culture scientifique et technique.

En mai 2007, Jean-François Hebert est appelé à diriger le cabinet de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, fonctions qu’il exerce jusqu’en juin 2009. Cette période est notamment marquée par une hausse significative du budget de la rue de Valois, la gratuité d’accès aux musées nationaux accordée aux moins de 26 ans, la suppression de la publicité après 20 heures sur les chaines publiques, le lancement du Grand Paris et la lutte contre le piratage sur Internet.

Par décret du président de la République du 21 septembre 2009, Jean-François Hebert devient le premier président de l’établissement public du château de Fontainebleau, créé en mars de la même année. Simultanément, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, le charge de mettre en œuvre le projet de création du musée d’histoire de France annoncé en janvier 2009 par le président de la République. Il préside à ce titre l'Association de préfiguration de la Maison de l'histoire de France jusqu'à sa dissolution le 31 décembre 2011.

En cinq ans, la fréquentation du château est passée de 350 000 à 520 000 visiteurs (+43%), faisant de Fontainebleau le quatrième château français le plus fréquenté, le deuxième après Versailles en Île-de-France.

Fruits d’opérations de mécénat menées à bien, de nouveaux espaces emblématiques de la vie de cour bellifontaine ont été ouverts au public grâce à des mécènes : le cabinet de travail de Napoléon III en 2013, le théâtre Impérial en 2014  et le boudoir Turc de Marie-Antoinette et Joséphine en 2015.

Par ailleurs, le Festival de l’histoire de l’art, créé en 2011 à l’initiative de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art, a trouvé ses marques à Fontainebleau, avec plus de 32 000 entrées en 2015.

En janvier 2015, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a officiellement lancé le schéma directeur du château de Fontainebleau. Ce vaste plan, qui couvre une période de 12 années, programme les investissements nécessaires à la mise en valeur du patrimoine du château et à l’amélioration de l’accueil du public, avec pour objectif 700 000 visiteurs à l’horizon 2026.

Décorations

Jean-François Hebert est officier de la Légion d’Honneur, officier de l’Ordre national du Mérite, chevalier des Palmes Académiques et commandeur des Arts et des Lettres.

Publication

  • HEBERT (Jean-François), SARMANT (Thierry), Fontainebleau, mille ans d’histoire de France, Paris, Tallandier, 2013, 448 p. (ISBN 9791021000995)