Jean-Claude Boulard

Jean-Claude Boulard
Image illustrative de l'article Jean-Claude Boulard
Fonctions
Maire du Mans
En fonction depuis le
(16 ans, 8 mois et 2 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Robert Jarry
Sénateur de la Sarthe

(3 ans, 1 mois et 4 jours)
Élection 28 septembre 2014
Groupe politique SOC (2014-2017)
REM (depuis 2017)
Prédécesseur Roland du Luart
Jean-Pierre Chauveau
Président de la Communauté
urbaine du Mans
En fonction depuis le
(34 ans, 7 mois et 1 jour)
Élection 13 mars 1983
Prédécesseur Roland Becdelièvre
Député de la Sarthe
élu dans la 5e circonscription

(5 ans et 6 jours)
Élection 1er juin 1997
Prédécesseur Pierre Gascher
Successeur Dominique Le Mèner

(4 ans, 9 mois et 9 jours)
Élection 12 juin 1988
Prédécesseur Aucun (proportionnelle)
Successeur Pierre Gascher
Conseiller général de la Sarthe
élu dans le canton de Ballon

(25 ans et 3 jours)
Élection 14 mars 1976
Prédécesseur André Guerrin
Successeur Michel Terral
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Nantes (Loire-Atlantique)
Nationalité française
Parti politique PS
Diplômé de Sciences Po Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire

Jean-Claude Boulard
Maires du Mans

Jean-Claude Boulard, né le à Nantes, est un homme politique et écrivain français, membre du Parti socialiste (PS). Il est actuellement maire du Mans et président de Le Mans Métropole. Il est sénateur de la Sarthe depuis le .

Administrateur de France Urbaine, et Président de la Commission des Finances et Fiscalité de France Urbaine, il est membre du Comité des Finances Locales (CFL) et membre du Conseil National d’Évaluation des Normes (CNEN). Il est l'auteur, avec Alain Lambert, du rapport de la Mission de lutte contre l'inflation normative, établi le [1],[2].

Biographie

Formation

Après des études primaires à Saint-Marceau, dans la Sarthe, il accomplit toute sa scolarité secondaire au Lycée Henri-IV, à Paris. Il a alors pour professeur Jean-Louis Bory, prix Goncourt en 1945 et pour condisciples André Vingt-Trois, futur archevêque de Paris, Jean-Michel Belorgey, futur député socialiste de l'Allier et conseiller d'État.

Il étudie ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris), après quoi il intègre l'École nationale d'administration (ENA) en 1966. Il fait partie de la promotion Turgot, où l'on trouve entre autres Claude Érignac, Bernard Attali, Jean Drucker et Alain Lamassoure.

De la haute administration aux cabinets ministériels

À sa sortie de l'ENA, en , il devient maître des requêtes au Conseil d'État. Nommé adjoint au secrétaire général de la Marine marchande huit ans plus tard, il réintègre la haute juridiction administrative en 1978.

En 1981, à la suite de la victoire du socialiste François Mitterrand lors de l'élection présidentielle, il est choisi par Louis Le Pensec, ministre de la Mer, comme directeur de cabinet. Il quitte ces fonctions quand Le Pensec sort du gouvernement, en 1983.

Un élu de la Sarthe

Déjà conseiller général du canton de Ballon depuis les élections cantonales du 14 mars 1976, il décide de se présenter aux élections municipales du 9 mars 1983 au Mans, à la tête d'une liste d'union PS-PRG

Avec 22,8 % des voix, il se classe troisième du premier tour et fusionne avec la liste du maire communiste sortant, Robert Jarry. Grâce à cette alliance, il devient président de la communauté urbaine du Mans.

À l'occasion des élections législatives anticipées de juin 1988, il est candidat dans la nouvelle cinquième circonscription de la Sarthe, qu'il remporte. Aux municipales de , il participe à la liste de rassemblement de la gauche menée par Robert Jarry, qui s'impose dès le premier tour.

Lors de son premier mandat parlementaire, il travaille sur la loi créant le revenu minimum d'insertion (RMI).

Battu aux élections législatives de mars 1993 par Pierre Gascher, il est réélu, en , conseiller municipal du Mans sur la liste de Jarry, qui s'impose au second tour. À peine deux ans plus tard, aux élections législatives anticipées de mai 1997, il retrouve sa circonscription. Au cours de ce second mandat, il est rapporteur de la loi qui donne naissance à la couverture maladie universelle (CMU) et à celle qui crée les emplois-jeunes.

En 2014, il est candidat tête de liste victorieux pour le Parti Socialiste lors des élections sénatoriales en Sarthe. Il est membre de la Commission des Finances du Sénat, présidée par Michèle André. Le , il fait partie des treize derniers sénateurs (sur un total de 41) à démissionner pour privilégier leur mandats locaux, en application de la loi du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats en France[3],[4]. Nadine Grelet-Certenais, qui le suivait sur la liste en 2014, le remplace[4].

Maire du Mans

Lors des élections municipales du 11 mars 2001, il prend la succession de Robert Jarry, maire depuis 1977, comme tête de liste d'une vaste alliance rassemblant le PS, le PCF, le MGP (dissidence du PCF fondée par Jarry), le PRG, le MDC et Les Verts.

À cette occasion, il renonce à se présenter aux élections cantonales dans son canton de Ballon, qui reviendra, sur le fil, à un candidat du Mouvement pour la France (MPF).

Il se place en tête du premier tour, avec 47,6 % des voix, devant la liste RPR-UDF-DL du député RPR Jean-Marie Geveaux. Au second tour, Jean-Claude Boulard s'impose avec 51,65 % des suffrages, ce qui lui donne 42 élus sur 55. Dans le même temps, il conserve la présidence de la communauté urbaine.

Il ne se représente pas aux élections législatives de juin 2002, qui voient le candidat de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP), Dominique Le Mèner, battre le maire socialiste de Coulaines, Christophe Rouillon, au second tour.

Sa principale réalisation au cours de ce premier mandat est l'ouverture de la première ligne du tramway du Mans, qui conduit à un important réaménagement du centre-ville. Candidat à sa propre succession aux élections municipales du 9 mars 2008, il est élu dès le premier tour avec 58,9 % des suffrages et 46 sièges sur 55.

Ayant lancé, en , le chantier de la seconde ligne de tramway, il est chargé, en avec Alain Lambert, d'une mission auprès du comité interministériel pour la modernisation de l'action publique pour établir une liste de normes à abroger pour les collectivités territoriales.

Le 30 mars 2014, il est réélu avec 45,74 % des voix lors des élections municipales au Mans devant Christelle Morançais (42,7 %) candidate UMP, et Louis Noguès (FN ;11,54 %).

En janvier 2017, il annonce apporter officiellement son soutien à Emmanuel Macron pour la présidentielle 2017[5], tout en refusant de quitter le Parti socialiste[6].

Écrivain

Jean-Claude Boulard est également l'auteur de romans.

  • Le curé de Sainte Colombe, Libra Diffusio
  • Les chroniques de Finuchietti, Libra Diffusio
  • La langouste d'or, Libra Diffusio
  • L'Épopée de la sardine, Libra Diffusio
  • L'Éloge de la morue, Libra Diffusio
  • Le Maître des mots, Libra Diffusio
  • H ou le roman d'une vie, Libra Diffusio
  • Voyage au pays des juges, octobre 2010, éditions Intervalles.
  • Aliénor une femme de pouvoir, 2013, Libra Diffusio
  • Voyage à l'envers, 2015, Libra Diffusio

En octobre 2012, à l'occasion de la sortie du Tome 2 du Charretier de la Ravissante, « Le temps de La Barre 1966-2012 », le Tome 1 « Le temps des Maîtres 1914-1966 » a été réédité chez Libra Diffusio.

Notes et références

  1. « Simplification des normes : Alain Lambert et Jean-Claude Boulard accentuent la pression », sur La Gazette des Communes (consulté le 7 juin 2017)
  2. « Normes : Alain Lambert et Jean-Claude Boulard rendent au Premier ministre un rapport tonique via @l_AdCF », sur www.adcf.org (consulté le 7 juin 2017)
  3. Alexandre Poussart, « Non cumul des mandats : 41 sénateurs ont quitté le Sénat », sur Public Sénat, .
  4. a et b « Avis de démission de sénateurs », sur Journal officiel de la République française, .
  5. « Présidentielle : Le maire du Mans Jean-Claude Boulard soutient Macron », ouest-france.fr, (consulté le 18 janvier 2017)
  6. « Présidentielle. Parrainages : Jean-Claude Boulard bientôt exclu du PS ? », Le Maine Libre, (lire en ligne)

Annexes

Articles connexes

Liens externes