Jarnages

Jarnages
Jarnages
Le bourg de Jarnages.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Intercommunalité Creuse Confluence
Maire
Mandat
Vincent Turpinat
2020-2026
Code postal 23140
Code commune 23100
Démographie
Gentilé Jarnageau
Population
municipale
452 hab. (2017 en diminution de 9,78 % par rapport à 2012)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 56″ nord, 2° 05′ 08″ est
Altitude Min. 412 m
Max. 545 m
Superficie 9,17 km2
Élections
Départementales Canton de Gouzon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Jarnages

Jarnages est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Généralités

D'une superficie de 9,17 km2, la commune de Jarnages est située dans la moitié nord du département de la Creuse, à 15 km de Gouzon, 20 km de Guéret et 50 km de Montluçon. Ces trois villes sont reliées à Jarnages par la route nationale 145, dont l'échangeur 45 se situe à trois kilomètres du centre du bourg, le long de la limite septentrionale de la commune. Jarnages est située à 30 km d'Aubusson par la route départementale (RD) 990, ancienne route nationale 690, qui forme la Grand Rue du bourg. La commune est également desservie par les RD 13, 65 et 81.

Jarnages ne possède pas de gare, mais se situe à une cinquantaine de kilomètres de la gare de La Souterraine à l'est et de celle de Montluçon-Ville à l'ouest, qui accueillent des lignes nationales. Cette dernière est plus facilement accessible en train, Jarnages se trouvant à 8 km de la gare de Parsac-Gouzon et 13 km de la gare de Busseau-sur-Creuse, sur la ligne de Montluçon à Saint-Sulpice-Laurière.

La commune s'élève selon un axe est-ouest, de son altitude minimale de 412 mètres, au nord-est, là ou le ruisseau de l'Étang Neuf quitte le territoire communal et entre sur celui de Parsac-Rimondeix, à son altitude maximale de 545 mètres, en limite de la commune de Pionnat, entre les lieux-dits Bois de Châteauvieux et Pierre Haute. L'altitude de référence au niveau de la mairie est de 480 mètres. Jarnages est baignée par quelques petits ruisseaux, notamment le ruisseau de Jarnages (ou ruisseau de Lavaud) qui alimente le lavoir et la station d'épuration par lagunage naturel[1] et le ruisseau de l'Étang Neuf, tous deux affluents du Jarnagette qui se jette dans le Verraux, lui-même affluent de la Petite Creuse .

L'étang des Promenades est entouré d'une aire municipale pour camping-cars, d'une aire de jeux, et d'un court de tennis. La pêche à la truite fario et à la carpe y est ouverte de mars à septembre. L'Étang Neuf, plan d'eau le plus étendu de la commune avec plus de douze hectares, est un étang privé qui se trouve au lieu-dit du même nom.

Communes limitrophes

Jarnages est limitrophe de cinq autres communes.


Communes limitrophes de Jarnages
Ladapeyre
Pionnat Jarnages Parsac-Rimondeix
Vigeville Cressat

Toponymie

Comme de nombreux toponymes limousins, celui de Jarnages provient d'un ancien toponyme terminant par -acus ou -acum, latinisations du suffixe gaulois -acos, qui désigne un terroir agricole ou un domaine[2]. Les graphies anciennes, Garnaga ou Garnaja, renvoient à un nom germanique, Garno, plutôt qu'à un nom latin. Jarnages aurait donc été fondée à l'époque franque plutôt qu'à l'époque romaine, même si faute de sources solides, il est difficile d'établir une chronologie certaine.

En occitan, Jarnages est connue sous le nom de Jarnaja. Le « s » final n'apparaît qu'au XVIe siècle, mais la graphie Jarnage reste courante jusqu'au début du XXe siècle[3]. Les habitants de Jarnages sont désignés par le gentilé de « Jarnageau » et « Jarnagelle », conforme à l'étymologie et largement employé[4], mais le gentilé « Jarnageois » et « Jarnageoise » est de plus en plus courant.

Histoire

L'histoire de Jarnages remonte à l'époque du Moyen-Age lorsque la ville fut fortifiée en 1434[5].

Au XVe siècle, la ville devient une Châtellenie, ne dépendant plus de la ville d'Ahun. La châtellenie de Jarnages et les alentours sont échangées en 1686 contre la seigneurie de Saint-Cyr[5].

En 1785, Jarnages est incendiée et la rue brulée est nommée en mémoire de cette catastrophe[5].

Politique et administration

L'hôtel de ville en 2020.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
  2001 André Gayaud SE  
mars 2001
(réélu en mai 2020)
En cours Vincent Turpinat UMP-LR
puis LaREM[6]
Fonctionnaire
député-suppléant de Jean-Baptiste Moreau (2017-)

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2017, la commune comptait 452 habitants[Note 1], en diminution de 9,78 % par rapport à 2012 (Creuse : -2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
548727733803845880881897891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
832780816775754772853835785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
768710707677651605643585551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
505512473470449408494506501
2017 - - - - - - - -
452--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Les Jarnageaux sont parfois désignés comme les « Belges creusois »[11], à cause de leurs « bancs pour s'asseoir », de leur « lavoir pour femmes publiques », ou encore de leur « cimetière réservé aux morts vivant sur la commune ». Parmi les nombreuses « histoires de Jarnages »[12], qui attestent moins d'une réalité historique que d'un certain dédain pour cet ancien chef-lieu de canton, deux sont passées à la postérité.

La première, celle du canon de bois, a donné son nom à l'amicale sportive et une rue de la commune. Pendant la guerre de Cent Ans, Jarnages fut assiégée par les Anglais, dit une histoire. Lorsque les vivres vinrent à manquer, un habitant proposa de profiter de la nuit pour disposer des troncs d'arbre sur la muraille, espérant que les Anglais les prendraient pour des canons. Ce qu'ils firent, et ils levèrent le siège. En l'honneur de cet épisode, deux canons de bois furent fabriqués… et détruits lorsqu'ils furent remplis de poudre lors des festivités de la Saint-Michel.

Un autre canon de bois aurait été tourné vers le clocher de Gouzon, pour affirmer la suprématie de Jarnages sur le canton. Bourré de beurre, d'œufs pourris et de fromage blanc, il n'aurait touché le clocher qu'au troisième ou quatrième essai, après avoir fauché celui de Toulx-Sainte-Croix (ce qui expliquerait qu'il soit séparé de la nef) et celui de Lamaids (à 35 kilomètres !). « La ville de Jarnages est connue dans toute la France pour ses canons de bois et autres facéties », peut-on lire chez Maurice Favone, et une réplique est exposée à la salle polyvalente de Jarnages.

L'autre fameuse « histoire de Jarnages » est celle de cette taupe dont les taupinières menaçait la réputation du grand foirail. Après l'avoir capturée, le conseil municipal réfléchit à une punition à la hauteur de ses crimes : la mort d'un coup de fusil, l'ébouillantage, la pendaison par le nez. Le maire proposera finalement… de l'enterrer vivante. De nombreuses variantes existent, mais toutes finissent sur cette conclusion absurde.

« Le maire m'a appelé : "bête maudite" », dit la taupe selon un texte du docteur Queyrat[13], « mais bête je crois que les habitants de Jarnages le sont plus que moi ! » La Taupinière d'Alzire, construite dans l'ancienne maison Lemarchand[14], derrière le foirail, tient son nom de cette histoire. La Taupinière, qui accueille des expositions et d'autres manifestations culturelles, fait désormais vivre ce folklore local.

Lieux et monuments

  • L'église Saint-Michel, église romane du XIIe siècle au plan en croix grecque, reprise au XIVe siècle. Le portail nord date du XVe siècle, le portail ouest proviendrait du monastère des Célestins des Ternes, détruit à la fin du XVIIIe siècle. Ouverte au public et classée au titre des monuments historiques en 1930[15], on peut notamment y voir des tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles.
  • La fontaine des Saints-Innocents, près de l'église, taillée dans un bloc massif de granite.
  • Le puits, sur la place du Marché, avec une margelle en granite d'un tenant et un treuil en fer forgé. Datant du XVIe siècle, il est classé au titre des Monuments historiques en 1928[16].
  • Le lavoir, de dimensions remarquables.
  • Les restes des murailles du bourg, près de l'église et de l'ancien castel, aujourd'hui une propriété privée.

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Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Jarnages Blason
De sinople au jars d'argent nageant sur des ondes du même mouvant de la pointe, surmonté d'un soleil non figuré d'or.
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

Bibliographie

  • Daniel Dayen, Le canon de bois : Jarnages et ses histoires, Jarnages, Association Vivre à Jarnages, , 122 p. (ISBN 978-2-9507700-0-4).

Articles connexes

Liens externes

  • Jarnages sur le site de l'Institut géographique national (archive)

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Communauté de communes du Carrefour des quatre provinces / Assainissement collectif », sur Eau France (consulté le 8 août 2017)
  2. Marcel Villoutreix, « La toponymie limousine d'origine antique », Bulletin de l'Association Guillaume Budé,‎ , volume 1, no 1, pp. 34-43 (lire en ligne)
  3. Maurice Favone, Histoire de la Marche, Paris, Le livre d'histoire, , 354 p., p. 158
  4. Séverine Perrier, « Rira bien qui rira le dernier ! », La Montagne,‎
  5. a b et c « Histoire », sur jarnages.com (consulté le 17 février 2020)
  6. http://www.politiquemania.com/forum/elections-legislatives-2017-f46/elections-legislatives-2017-creuse-t4896-10.html
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. Séverine Perrier, « Le canon en bois, et autres drôles d'histoires qui ont forgé la légende de Jarnages », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  12. Daniel Dayen, Le canon de bois : Jarnages et ses histoires, Jarnages, Association Vivre à Jarnages, , 122 p. (ISBN 978-2-9507700-0-4 et 2-9507700-0-2)
  13. Louis Queyrat, Contribution à l'étude du parler de la Creuse. Le Patois de la région de Chavanat, Guéret, J. Lecante, , volume 1
  14. Jacques Brunner, « La restauration de la bâtisse s’achève bientôt à Jarnages », Le populaire du Centre,‎ (lire en ligne)
  15. « Église Saint-Michel », notice no PA00100089, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Puits », notice no PA00100090, base Mérimée, ministère français de la Culture.