Janez Janša

Janez Janša
Janez Janša, en 2012.
Janez Janša, en 2012.
Fonctions
Président du gouvernement de Slovénie

(1 an, 1 mois et 10 jours)
Président Danilo Türk
Borut Pahor
Gouvernement Janša II
Législature 6e législature
Coalition SDS-DL-DeSUS-SLS-NSi
SDS-NSi (2013)
Prédécesseur Borut Pahor
Successeur Alenka Bratušek

(4 ans et 12 jours)
Président Janez Drnovšek
Danilo Türk
Gouvernement Janša I
Législature 4e législature
Coalition SDS-NSi-SLS-DeSUS
Prédécesseur Anton Rop
Successeur Borut Pahor
Ministre de la Défense
Président du gouvernement Andrej Bajuk
Prédécesseur Franci Demšar
Successeur Anton Grizold
Président du gouvernement Lojze Peterle
Janez Drnovšek
Prédécesseur Aucun
Successeur Jelko Kacin
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Ljubljana (Yougoslavie)
Nationalité slovène
Parti politique SDS
Religion Catholicisme

Janez Janša
Présidents du gouvernement de Slovénie

Janez Janša, né le à Ljubljana, est un homme politique slovène. Il est depuis 1993 le président du Parti démocratique slovène (SDS). Il est président du gouvernement de 2004 à 2008, puis de 2012 à 2013. Il est condamné à deux ans de prison ferme en 2014.

Carrière politique

Ministre de la Défense dans les années 1990

En 1989, Janša est un des fondateurs du SDZ (Slovenska demokratična zveza ou Union démocratique slovène), premier parti d'opposition dans la République de Slovénie encore rattachée à la Yougoslavie. Après la victoire de la plate-forme électorale DEMOS aux premières élections libres de la République de Slovénie en 1990, Janša est nommé au poste très sensible de ministre de la Défense.

Poste sensible car il doit gérer la guerre d'indépendance de la Slovénie, les volontés centralisatrices de la Yougoslavie et les tensions frontalières avec la nouvelle République de Croatie. Le SDZ se désagrège en 1992 (la plupart des membres rejoindront le Liberalna demokracija Slovenije) et Janša devient membre du parti social-démocrate Socialdemokratska stranka Slovenije (fondé en 1988) de Jože Pucnik. Janša reste à son poste de ministre de la Défense jusqu'en 1994. En mars 1994, les services de sécurité du ministère de la Défense tabassent en pleine rue un ancien collaborateur de Janša. Ce dernier, déjà très affaibli politiquement par plusieurs affaires, doit démissionner. Il devient après son éviction président du SDS.

Président du gouvernement

En 2003, le SDS change son nom en parti démocrate slovène. Le le SDS remporte les élections législatives avec 29 députés sur les 90 que compte le Državni zbor et devance la Démocratie libérale slovène (LDS) du président du gouvernement sortant Anton Rop. Il s'allie ensuite avec la Nouvelle Slovénie - Parti chrétien-populaire (NSi), le Parti populaire slovène (SLS) et le Parti démocrate des retraités slovènes (DeSUS), et devient président du gouvernement le 9 novembre. Son gouvernement entre en fonction le 3 décembre suivant.

À la suite de la défaite de l'indépendant Lojze Peterle, qu'il soutenait, contre Danilo Türk, appuyé par les sociaux-démocrates, à la présidentielle de 2007, il envisage de démissionner, avant de se soumettre à une vote de confiance qu'il remporte. Le , il prend la présidence du Conseil de l'Union européenne, étant le premier représentant d'un ancien pays du bloc de l'Est à diriger l'Union européenne (UE).

Chef de l'opposition

Aux élections législatives du 21 septembre 2008, le SDS perd un siège et sa coalition est défaite, avec 40 députés, soit trois de moins que le centre gauche. Janez Janša est remplacé le 3 novembre par le social-démocrate Borut Pahor, et devient alors le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale.

Procès en corruption

Il est accusé d'avoir touché de l'argent de la compagnie militaire Finlandaise Patria lors de l'achat de véhicules blindés en 2006 [1]. En mars 2012, la justice slovène dépose une mise en accusation contre Janez Janša pour fausses accusations et diffamation dans le cadre du procès Patria[2].

Il finit par être condamné le 28 avril 2014 à deux ans de prison ferme pour avoir perçu en 2006, en marge du plus gros contrat d’armement jamais signé par la Slovénie depuis son indépendance, et alors qu’il était Premier ministre, des promesses de pots-de-vin destinés à financer son propre parti[3]. L'opposition démocrate a dénoncé le jugement comme motivé politiquement et fustigeait le passé d’apparatchik communiste yougoslave du président de la cour suprême Branko Masleša. La condamnation est annulée à l'unanimité par la cour constitutionnelle en avril 2015[4] et Janša est libéré après avoir purgé 9 mois de prison.

Retour au pouvoir

Le , le Parlement approuve sa nomination comme président du gouvernement. Il revient au pouvoir à la tête d'une coalition de cinq partis, le SDS, le Parti démocrate des retraités slovènes (DeSUS), la Liste civique de Gregor Virant (LGV), le Parti populaire slovène (SLS) et la Nouvelle Slovénie - Parti chrétien populaire (NSi), malgré sa défaite aux élections législatives[5]. Son gouvernement est approuvé par le Parlement le [6].

Prenant acte de son refus de démissionner, après avoir été de nouveau cité dans une affaire de corruption, la Liste civique (DL) se retire de la coalition le , faisant perdre sa majorité au gouvernement, avec désormais 42 députés sur 90, contre 50 auparavant[7].

Le 5 février, le DeSUS fait savoir qu'il quittera le gouvernement dix-sept jours plus tard et négocie avec l'opposition en vue de nommer un nouveau président du gouvernement, qui avancerait les élections à 2014[8], tandis que le 13, le SLS annonce qu'il se retire du gouvernement et passe dans l'opposition, refusant par avance de s'associer à toute autre coalition[9].

Motion de défiance

Le 27 février 2013, l'Assemblée nationale adopte finalement, par 55 voix contre 33, une motion de défiance contre le gouvernement Janša et désigne la députée Alenka Bratušek, présidente provisoire du parti de centre gauche Slovénie positive (PS), comme future présidente du gouvernement[10].

Sa successeur ayant réussi à former une coalition, elle entre en fonction le 20 mars suivant, mais déclare forfait au bout d'un an.

Notes et références

  1. http://www.bruxelles2.eu/marches-de-defense/affairepatriaslovenielesdirigeantsalacaseprison.html
  2. Le 1er ministre slovène poursuivi, Le Figaro, 24 mars 2012.
  3. « En Slovénie, deux ans ferme pour un Premier ministre corrompu », sur liberation.fr,
  4. « Ustavno sodišče sodbo Janši razveljavilo » (consulté le 30 mai 2015)
  5. Slovénie : Janez Jansa premier ministre, Le Figaro, 28 janvier 2012.
  6. Un nouveau gouvernement "anti-crise" pour la Slovénie, Le Point, 10 février 2012.
  7. « Crise politique en Slovénie après l'éclatement de la majorité », 20 minutes, le
  8. « La crise politique s'aggrave en Slovénie », 20 minutes, le
  9. « Vers des élections anticipées en Slovénie », Le Figaro, le
  10. « « Slovénie : le gouvernement conservateur renversé par l'opposition de centre gauche » », Le Monde, le

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • (en) Portrait et biographie sur le site du gouvernement slovène
  • (sl) Site du Parti démocratique slovène