Jacques de Guillebon

Jacques de Guillebon
Monument au Général de Guillebon, compagnon de la Libération, à Essertaux.
Monument au Général de Guillebon, compagnon de la Libération, à Essertaux.

Naissance
Lunéville
Décès (à 75 ans)
Paris
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1930-
Commandement École polytechnique (1957-1959)
Conflits Seconde Guerre mondiale
Autres fonctions Directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale et du Centre des hautes études militaires (1966-1969)
Famille Famille de Guillebon

Jacques de Guillebon (né le à Lunéville - mort le à Paris) est un général français, compagnon de la Libération.

Biographie

Formation

Ancien élève de l'École polytechnique (X1930), missaire, il est envoyé en Côte française des Somalis en 1935, puis au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad en Afrique équatoriale française en mai 1939.

Un Français libre

Après l'Appel du 18 juin, alors capitaine, il participe au ralliement du territoire du Tchad à la France libre le 26 août 1940, lui valant d'être condamné à mort et à la dégradation par le tribunal militaire de Riom pour « atteinte à la sûreté extérieure de l'État ».

Le 14 juillet 1941, Jacques de Guillebon est nommé compagnon de la Libération.

Guillebon est promu chef d'escadron et commandant de l’artillerie du Tchad en avril 1942, puis, il est nommé chef d'état-major de la colonne Leclerc en novembre 1942. Il prend part dans ces fonctions à la seconde campagne du Fezzan.

Chef d'état-major de la Force L, il participe à la campagne de Tunisie. Il y est blessé par un éclat d'obus.

Sous-chef d'état-major de la 2e division Blindée, il est rapatrié en Grande-Bretagne en avril 1944. Il débarque le 1er août 1944 en Normandie

Le 21 août 1944, le commandant de Guillebon est envoyé par Leclerc à Versailles pour tester la résistance des troupes allemandes ; cette mission permettra la libération de Paris par la 2° DB et les troupes alliées, convaincant le général Eisenhower – qui comptait aller directement vers l'est de la France et l'Allemagne – que Paris était prenable. Guillebon est un des premiers à entrer dans Paris.

Il est promu au grade de lieutenant-colonel en septembre 1944 et se distingue dans la campagne de Champagne, puis dans la Marne et la Meurthe.

Guillebon prend Fontenay et Glonville le 19 septembre 1944. Il réussit à libérer neuf villages entre le 31 octobre et le 1er novembre, capturant plus de trois cent prisonniers. Il prend ensuite successivement Badonviller, Bréménil, Petitmont-Val, Châtillon, Cirey. Il entre dans Strasbourg, avec un bataillon américain, par les ponts de l'Ill et obtient la reddition de tous les blockhaus voisins.

Il termine la guerre à Berchtesgaden où il fait flotter le drapeau français.

Général

Promu colonel en juin 1945, il est envoyé en Indochine en novembre 1945.

Il est attaché militaire à Berne de 1948 à 1951, puis auditeur du Centre des hautes études militaires (CHEM).

Il est nommé commandant de la Subdivision de Gabès et des Territoires sud tunisiens en 1952, puis est promu général de brigade en 1955. Il commande l'École polytechnique de 1957 à 1959. Il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en 1958.

Promu général de division en mars 1959, il est nommé commandant de la Ve Région militaire en 1961. Il passe général de corps d'armée en 1962.

Le général de Guillebon est directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et du Centre des hautes études militaires (CHEM) de 1966 à 1969.

Décorations

Hommage

Notes et références


Articles connexes

Liens externes

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