Jacques Higelin

Jacques Higelin
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Jacques Higelin en 2011.
Informations générales
Surnom Crabouif
Nom de naissance Jacques Joseph Victor Higelin
Naissance
Brou-sur-Chantereine, Seine-et-Marne, France
Décès (à 77 ans)
Paris, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur
Genre musical Chanson française, variété, rock
Instruments Guitare, piano, basse, banjo, accordéon, harmonica, mélodica, clavecin, synthétiseurs
Années actives 1965-2016
Site officiel www.jacqueshigelin.fr

Jacques Higelin est un auteur-compositeur-interprète et comédien français, né le à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) et mort le à Paris[1].

Très tôt attiré par le monde du spectacle, il entame une carrière d'acteur puis se lance dans la chanson avec le soutien du producteur Jacques Canetti. Tout en gardant un contact régulier avec le théâtre, il obtient un succès grandissant au fil des années et s'impose durablement sur la scène musicale française des années 1970 et 1980. Il retrouve les faveurs du public à la fin des années 2000 et continue à enregistrer des albums ainsi qu'à se produire sur scène. Connu pour sa remarquable présence scénique, il occupe aussi parfois la scène médiatique à l'occasion de certaines prises de position politiques ou militantes, notamment aux côtés d'associations de soutien aux personnes défavorisées.

Il est le père du chanteur Arthur H, du comédien Kên Higelin et de la chanteuse Izïa Higelin. Il est proche d'Areski Belkacem ainsi que de Brigitte Fontaine avec qui il collabore à partir du milieu des années 1960.

Biographie

Enfance

Jacques Higelin naît le d'un père alsacien et d'une mère belge [2] et passe son enfance à Brou-sur-Chantereine, un village de l'est de la région parisienne. En 1944, alors que Jacques a trois ans, son grand-père alsacien parvient à convaincre le chef de la Kommandantur de ne pas détruire leur village[3]. Son père Paul, cheminot et musicien, initie ses deux fils Paul et Jacques à certaines formes de musique. Sa mère, Renée, élève ses deux enfants[4].

Jacques fréquente une école à Chelles, l'école La Paix-Notre-Dame. C'est dans cette ville qu'il fait ses premiers pas dans la chanson, sur la scène de la salle paroissiale Albert-Caillou, dans l'avenue du même nom. Passionné par Charles Trenet, déjà musicien, il auditionne en 1954 à l'âge de quatorze ans au théâtre des Trois Baudets devant le producteur Jacques Canetti. Impressionné par son talent, mais refusant de faire travailler des enfants, Canetti lui donne rendez-vous « dans dix ans ». Sa vocation est marquée par cette audition ainsi que par sa rencontre avec Sidney Bechet, avec lequel il joue dans une comédie musicale, La Nouvelle-Orléans. À seize ans, il intègre le cours Simon pour y apprendre l'art dramatique[5].

Carrière artistique

Débuts au cinéma

Higelin débute sa carrière artistique dans le cinéma (ici avec Irène Chabrier dans Le bonheur est pour demain).
Les débuts d'Higelin dans la chanson se font à travers des reprises de Boris Vian.
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En 1960, comédien sur le tournage du film d'Henri Fabiani Le bonheur est pour demain (au générique duquel il apparaît sous le nom d'Igelin) il rencontre Irène Lhomme : leur correspondance, ou plutôt celle d'Higelin (Frimousse) à destination d'Irène (Pipouche), est publiée en 1987 sous le titre Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans (dans cette correspondance, il orthographie son nom comme Higelin, higelin ou igelin. Il fait indirectement allusion au tournage du film dans ces lettres). Un an avant, en 1959 sur le tournage de Saint-Tropez Blues, il a rencontré le guitariste Henri Crolla, fils adoptif virtuel de Jacques Prévert et Paul Grimault, frère de rue de Mouloudji, accompagnateur ami d'Yves Montand. Le musicien invite Jacques Higelin à s'exprimer par la chanson. Jacques Higelin habite plusieurs mois chez les Crolla, devenus sa seconde famille. Crolla lui apprend à bien jouer de la guitare et le conforte dans une certaine idée de la vie et de la générosité. Le film est tourné à Saint-Nazaire où Higelin habite ; il passe beaucoup de temps chez un disquaire local.

Dans les années 1960, après un long service militaire, en Allemagne puis en Algérie, il tourne dans plusieurs films (dont Bébert et l'Omnibus d'Yves Robert, 1963) ou dans des épisodes télévisés comme Une fille dans la montagne. Il rencontre Pierre Barouh, le créateur du label Saravah, et cette rencontre constitue un nouveau tremplin artistique en même temps qu'un net élargissement de son horizon.

En 1964, il retrouve Jacques Canetti grâce à Brigitte Fontaine qui vient d'enregistrer son premier album avec sa maison de production. Travaillant sur la première anthologie discographique des chansons de Boris Vian, Jacques Canetti propose à Jacques Higelin d'enregistrer sept chansons de Vian dont certaines alors inédites. Il lui confie même un texte de Vian qu'Higelin met en musique : Je Rêve. Cette anthologie, Boris Vian 100 Chansons, rassemble des chansons et des textes de Vian interprétés par Serge Reggiani, Pierre Brasseur, Catherine Sauvage, Arlette Téphany, Cécile Vassort, Philippe Clay, Lucienne Vernay, etc. En 1973, il tourne au côté de Marthe Keller dans un long métrage de Gérard Pirès : Elle court, elle court la banlieue , l'histoire d'un jeune couple et ses déboires dans une banlieue HLM.

Carrière de chanteur

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Le café-théâtre de la Vieille Grille à Paris, l'un des lieux où Jacques Higelin se produit au début de sa carrière.

En 1966, Jacques Higelin enregistre ses premières chansons dont certains textes sont de Marc Moro, alias Mac Ormor. En juin 1966, Jacques Canetti ouvre l'un des premiers cafés-théâtre au Bilboquet, rue Saint-Benoît à Paris où Higelin vient se produire. Il rencontre à cette époque Marc'O, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Georges Moustaki et beaucoup d'autres artistes. Il travaille notamment avec Brigitte Fontaine (en duo pour Cet enfant que je t'avais fait, La Grippe, On est là pour ça, sur disque et sur scène), Rufus, Areski Belkacem qu'il présente à Fontaine, puis Elisabeth Wiener avec laquelle il enregistre plusieurs duos. Remarqué par la critique, il apparaît comme un des expérimentateurs de la chanson autour de mai 1968. Avec Brigitte Fontaine et Rufus, à La Vieille-Grille puis au Théâtre des Champs-Élysées, il crée la pièce Maman j'ai peur, qui obtient un succès critique et public si important qu'elle reste plus de deux saisons à l'affiche à Paris et donne lieu à une tournée européenne ; en 1969, avec Fontaine et son copain de régiment Areski Belkacem, il joue sur la scène du Lucernaire Niok, entre théâtre et chanson. Bientôt, Fontaine et Belkacem l'incitent à tenter une carrière solo. Au début des années 1970, il expérimente des micro-spectacles de type théâtre de rue ou happenings. L'auteur-compositeur-interprète Yves Simon mentionne Higelin et sa chanson Remember dans les paroles de la chanson Le Film de Polanski, de l'album Raconte-toi, sorti en 1975 : « […] Tu t'es passé / Aux écouteurs / Ce truc d'Higelin, / Remember. […] »[6].

Un autre grand tournant dans sa carrière survient le 23 juillet 1973, lorsqu'il assure, à l'Olympia, la première partie du groupe Sly and the Family Stone. Habillé de vêtements blancs et amples avec un accordéon sur les épaules, l'artiste funambule détonne un peu avec l'ambiance soul ce soir-là. Le public fut sans pitié. Jacques Higelin quitta la scène mais eut ces beaux mots : « Je reviendrai mais pas seul ! »

De retour chez lui, Kuelan et Kên trouvent un homme « changé » : cheveux courts, cuir et rock. Higelin cherche alors des musiciens de rock pour former un groupe. Ce sera BBH 75 et, grâce à Valérie Lagrange, il rencontre Simon Boissezon, guitariste (compositeur entre autre de Paris-New York, Mona Lisa Klaxon, Est-ce que ma guitare est un fusil ? L'ange et le Salaud...) et Charles Benaroch, à la batterie. Jacques Higelin résumera plus tard parfaitement son sentiment : « À l'époque, les choses étaient bloquées pour moi, je tournais en rond, ça n'allait pas. Alors j'ai pris une mitrailleuse [...] Nous avions le sentiment d'être des perdants magnifiques, véhiculant un esprit combatif, une classe sauvage. J'étais une lame de couteau. » Jacques Higelin n'abandonnera pas les ballades (Une mouche sur ma bouche et Cigarette l'attestent)[7].

Higelin se tourne résolument vers le rock avec l'album BBH 75 puis Irradié, auquel participe Louis Bertignac, futur guitariste de Téléphone. Avec l'album Alertez les bébés ! où alternent compositions rock et chansons, il reçoit le prix de l'académie Charles-Cros. Il devient alors, dans les années qui suivent, un des chanteurs rock les plus populaires de France, notamment grâce à des prestations scéniques où il donne beaucoup de sa personne, dans une débauche d'énergie communicative avec le public. No man's land avec Pars (premier tube en 1977), le double album Champagne et Caviar (initialement sorti en deux albums simples : Champagne pour tout le monde, et Caviar pour les autres...), et l'album en public Higelin à Mogador, font de lui l'égal de Bernard Lavilliers ou de Téléphone.

Cinq mois après Mogador, lors de la victoire de la gauche, Higelin et Téléphone donnent un concert le 10 juin 1981, place de la République à Paris, devant plus de cent mille spectateurs. C'est la toute première apparition d'Éric Serra, bassiste, avec l'artiste sur scène [8].

Fin 1981, Jacques Higelin, s'installe au Cirque d'Hiver, boulevard des Filles-du-Calvaire, à Paris, pour un spectacle qui marquera sa carrière : Jacques, Joseph, Victor dort (adaptation subtile des titres qu'il composa pour le film La Bande du Rex sorti en 1979 mixés avec des musiques adaptées à des textes plus anciens (la Putain vierge, Beauté crachée et Boogie rouillé, textes que l'on peut lire sur la pochette intérieure de l'album Pars paru en 1978) ainsi que des morceaux totalement inédits créés sur scène comme Encore une journée d'foutue, Jack au banjo, Nascimo, Lobotomie-Autonomie et Manque de classe (composé par le jeune bassiste, Éric Serra) et qui seront édités sur l'album Higelin '82 quelques semaines plus tard. Il le confirmera d'ailleurs lors de la série radio de la RTBF diffusée par France Inter en 2008 puis en 2016 et ajoutera : « Un lieu magique et un spectacle qui comptera et restera comme l'un des plus beaux voyages depuis longtemps... »

À part un 45 tours Informulé en public au Cirque d'Hiver sorti en 1982 dans la discographie d'Armande Altaï et interprété avec Jacques Higelin, rien ne sortira alors que tout a été enregistré. Même RTL diffusera dans l'émission Live, présentée par Dominique Farran, deux heures de ses concerts en deux parties, en mars 1982, qui manquent toujours à la discographie de l'artiste.

Dans la foulée du succès rencontré au Cirque d'Hiver, les Carpentier, véritable institution des variétés télévisuelles, s'intéressent enfin à Jacques Higelin et lui consacrent une émission culte Formule 1+1 en janvier 1982 qui se démarque fortement de leurs très nombreuses productions habituelles avec, notamment, Elisabeth Wiener en duo avec Jacques Higelin L'Attentat à la pudeur (de l'album Champagne) puis Hara Kiri Elaïson absent du montage actuel. Le groupe Téléphone est également invité avec le titre Fleur de ma ville, Alain Chamfort avec Chasseur d'ivoire (absent, lui aussi, de la version disponible, ainsi que Carole Laure et Lewis Furey) ainsi que toute la troupe qui participa à l'aventure du Cirque d'Hiver, notamment, Jean-Marc Torrès, danseur fabuleux sur le morceau l'Amour sans savoir ce que c'est.

C'est au cours de cette aventure que Jacques Higelin rencontre Aziza, future mère d'Izïa.

Son talent d'improvisateur et son énergie poétique lui donnent une relation particulière avec les spectateurs. Musicalement, il se nourrit de plus en plus de rythmes africains (Nascimo ou plus tard Criez Priez). Il invite Youssou N'Dour et Mory Kanté à partager la scène de Bercy.

Higelin participe au premier Printemps de Bourges, en 1977, en compagnie de Charles Trenet, auquel il consacre un spectacle en 2004-2005 : Higelin enchante Trenet, avec lequel il tourne un an, achève au Trianon en mars 2005, et dont un DVD témoigne, encore inédit à ce jour. En 1988, il participe à l'hommage rendu à Léo Ferré à La Rochelle, où il reprend Jolie môme. Il publie Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans. Dans les années 1990, toujours présent sur scène, son image disparaît progressivement des médias et, avec la crise du disque, il éprouve des difficultés à être produit. En 2003, toujours fidèle à Ferré, il participe à l'album hommage sorti pour les dix ans de sa disparition : c'est encore Jolie Môme qu'il choisit, mais cette fois avec une approche plus intimiste. Higelin est également présent en 1984 aux premières Francofolies de La Rochelle, où il revient régulièrement pour des soirées musicales, vivement soutenu par l'animateur de France Inter Jean-Louis Foulquier. Le il participe, aux côtés de Font et Val, Georges Moustaki, Rufus, Alain Meilland, Jacques Serizier et Léo Ferré, à un hommage (présenté par José Artur), au pianiste Paul Castanier, sur la scène de l'Olympia.

Le retour des années 2000-2010

Jacques Higelin en 2013.

Installé depuis cette période à Pantin à l'angle des rues Michelet et Beaurepaire[9], il est sur scène à Lyon, place Bellecour, la nuit du passage à l'an 2000 devant quarante mille personnes. Le sort l'album studio Amor doloroso. Le , à l'invitation du groupe Sweet Air, il se produit pour un concert à l'Élysée Montmartre.

Le , France 3 diffuse un documentaire tourné par Romain Goupil, Higelin en chemin, d'une durée de 65 minutes, présentant de nombreuses images d'archives, souvent inédites, retraçant sa carrière, tandis que la photographe Laurence Leblanc publie un livre-disque, Higelin en cavale[10], aux Éditions Textuel (2008). Par ailleurs, Jacques Higelin a été nommé deux fois aux 23e Victoires de la musique.

Pour la sortie de son album Coup de foudre le 22 février 2010, il bénéficie d'une large couverture médiatique : dans la presse (il est rédacteur en chef du quotidien « Libération » du 18), à la radio, à la télévision. La sortie de l'album est suivie d'une tournée, avec six dates à Paris, en mars, à La Cigale. Il retrouve la scène du Saint-Jean-d'Acre le 13 juillet aux Francofolies 2010. Le 18 octobre, il fête ses 70 ans au Zénith avec deux de ses enfants, Arthur H et Izïa.

Le , il publie Beau Repaire, nouvel album écrit et composé par ses soins, coréalisé par Mahut et Édith Fambuena, et sur lequel figure un duo avec la comédienne Sandrine Bonnaire. L'album reçoit un accueil critique enthousiaste, notamment de la part du magazine « Télérama » qui lui attribue ses « 4F » et souligne qu'il s'agit « peut-être du meilleur album d'Higelin, qui le remet enfin à sa place : au sommet de la chanson ». Le même magazine sacre Beau Repaire meilleur album de chansons françaises avec J'ai l'honneur d'être de sa vieille amie Brigitte Fontaine. Les 10 et 11 juin, il remplit deux Casino de Paris où il s'était déjà produit à plusieurs reprises dont plus de 10 dates en octobre 1997. Il y chante trois heures le premier soir, et trois heures et quarante-cinq minutes le second. Les deux soirs, Sandrine Bonnaire et Izïa montent sur scène avec lui (l'une pour le Duo d'anges heureux, l'autre pour la Ballade pour Izïa). À l'issue du second Casino, Jacques Higelin reçoit un disque d'or. Cette rencontre avec Sandrine Bonnaire donne lieu, l'année suivante, à un reportage, Ce que le temps a donné à l'homme, réalisé par l'actrice et diffusé sur Arte.

Prises de position militantes

Au cours des années 1980, Higelin fait partie des artistes de gauche qui, comme Barbara, Renaud ou Maxime le Forestier, s'investissent dans les pétitions diverses ou les concerts humanitaires. Il soutient la candidature présidentielle de François Mitterrand en 1988.

En mai 1980, il participe à un grand concert de soutien contre le projet d'implantation d'une centrale nucléaire à Plogoff, qui a lieu sur la péninsule bretonne même : il y transforme pour l'occasion son Paris-New York, N.Y-Paris (réclamée par le public) en un Paris-Plogoff, Plogoff-Paris inédit.

En 1991, il réalise avec Coline Serreau un clip inclus dans le film Contre l'oubli et consacré à un couple emprisonné, Vera Chirwa et son époux[11].

En 1993, il apporte un soutien remarqué aux manifestants de l'association Droit au logement avec l'abbé Pierre ; il est le l'un des fondateurs de l'association Droits Devant !! et répond encore favorablement des années plus tard, le après son concert aux Francofolies de La Rochelle, à la demande de signer le manifeste[12] de la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés.

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, il soutient Ségolène Royal, pour qui il chante lors de son meeting du 1er mai au stade Charléty[13].

En janvier 2008, il enregistre avec le groupe Sweet Air le projet Baltimore, rejoignant ainsi Maurane et Riké de Sinsemilia en soutien aux otages de par le monde. En avril 2009, avec d'autres artistes (Rodolphe Burger, D’de Kabal, Sandra Nkaké, Spleen), il participe à un disque collectif portant le nom Les Amoureux au ban public, portant le nom d'une association qui défend les droits des couples composés d'un conjoint français et d'un conjoint étranger[14].

En 2014, il est membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris[15].

Rumeurs sur sa santé et mort

Dès octobre 2010, des concerts programmés sont reportés ou annulés pour raison de santé[16],[17]. Puis, à partir d'octobre 2016, ce sont tous les concerts qui sont annulés après celui donné à Toulouse le 24 mai 2016. Fin 2017, Bernard Lavilliers annonce que Jacques « ne va pas trop bien en ce moment[18],[19] ». Dans un entretien accordé au Parisien fin janvier 2018, son fils Arthur confirme l'état de santé valétudinaire de son père : « Oui j’ai écrit ce morceau [Le Passage] pour lui. Il ne va pas très bien mais il n’est pas au seuil de la mort. On est autour de lui[20]. » Il affirme que, bien que fatigué, son père n'a jamais été dans le coma[21],[22].

Dans un communiqué à l'AFP[23], sa famille annonce la mort du chanteur, à l'âge de 77 ans, le 6 avril 2018 en région parisienne[24],[25]. Ses obsèques ont lieu le avec un hommage au Cirque d'Hiver en présence de ses proches et de personnalités comme la ministre de la Culture Françoise Nyssen, la maire de Paris Anne Hidalgo et de nombreux artistes, puis l'artiste est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division)[26].

Famille

Jacques Higelin a eu trois enfants avec trois compagnes différentes[27] :

  • Arthur (avec l'attachée de presse Nicole Courtois[28]), né en 1966.
  • Kên (avec Kuelan Nguyen), né en 1972.
  • Izïa (avec Aziza Zakine), née en 1990.

Il épouse la danseuse Aziza Zakine en 2001.

Discographie

Enregistrements en studio

Jacques Higelin en concert lors du cinquième festival aux Zarbs d'Auxerre en juillet 2007.

Enregistrements en public

Participations et titres inédits isolés

  • 1960 : guitare sur Saint-Tropez blues et sur Tumbleweed, chantés par Marie Laforêt, pour le film Saint-Tropez blues (voir filmographie) (45 T EP 5 titres Fontana 460 710)
  • 1963 : guitare sur quatre chansons de Marie Laforêt, Blowin' in the wind, Flora, House of the rising sun, Banks of the Ohio (EP Festival FX 45 1353 ou ABL 45 5011)
  • 1967 : Cet enfant que je t'avais fait (en duo avec Brigitte Fontaine), Les Encerclés et Le Roi de la naphtaline: 45 T de la musique du film Les encerclés de Christian Gion (Disc'AZ). On peut néanmoins se procurer Cet enfant que je t'avais fait sur trois albums de Brigitte Fontaine : Brigitte Fontaine est… folle, Morceaux de choix et Plans fixes ainsi que sur la compilation Higelin entre 2 gares, tous disponibles en CD.
  • 1969 : un morceau sur le 45 T Saravah (SH 40 010) Et vouâla le piano : Je jouais le piano, non réédité sur un de ses CD. L'autre morceau, Remember, se trouve sur l'album Higelin et Areski (1969)
  • 1975 : Tango tango sur la compilation Dix ans de Saravah (coffret 4 albums 30 cm, rééd. double CD 1990)
  • 1977 : Rock'n roll ça veut dire, sur une compilation en 33 t de divers artistes rock [réf. nécessaire].
  • 1977 : Jaloux d'un rêve (45 T Pathé-Marconi), un titre prévu pour l'album No man's land, enregistré ici au cours de l'émission télé Numéro 1 de Maritie et Gilbert Carpentier (5 novembre). Seule la face B du single, Denise, figurera sur l'album.
  • 1983 : Informulé, en duo avec Armande Altaï, 45 T Mercury (6010 635) extrait du spectacle Jacques Joseph Victor dort
  • 1984 : Champagne, en public, en duo avec Diane Dufresne, sur son album Magie rose
  • 1984 : récite Pierre et le loup (27 min 35) sur l'album Pierre et le loup - Le carnaval des animaux, de Katia et Marielle Labèque
  • 1986 : Poucet Logre et associés (sur l'album collectif La Fugue du Petit Poucet, conte pour enfants, collectif pour la Croix-Rouge française)
  • 1987 : To sangela sur l'album Bwana Zoulou Gang de Ray Lema, chanté avec Manu Dibango et Lokua Kanza
  • 1987 : chante sur Et c'est comme ça que la terre est carrée (15 min 45), en duo avec Didier Lockwood sur son album 1.2.3.4
  • 1987 : Jolie môme et Annonce, sur l'album La Fête à Ferré, enregistrement public aux Francofolies de La Rochelle
  • 1989 : Chanson, face B du 45 T Poil dans la main, est une version studio différente de celle parue sur l'album Tombé du Ciel en 1988 (Poil dans la main est identique à la version album)
  • 1989 : Follow the Line en 45 T : version studio différente de celle parue sur l'album Tombé du ciel.
  • 1989 : Follow the Line en 45 T promo : version studio différente de celle du 45T paru dans le commerce (mentionné ci-dessus), et de celle de l'album Tombé du ciel
  • 1990 : Je ne peux plus dire je t'aime (avec Isabelle Adjani) sur le CD compilation 10 titres, dans un N° Hors commerce de CD Mag, à l'occasion de la sortie de son coffret Intégrale studio 1974-1988. Désormais disponible sur la compilation Higelin entre 2 gares.
  • 1992 : Je ne peux plus dire je t'aime (avec Patrick Bruel) et L'aviateur dans l'ascenseur (version inédite) sur le double CD collectif Urgence - 27 artistes pour la recherche contre le SIDA
  • 1994 : D'ailleurs en trio avec Brigitte Fontaine et Areski, sur un CD single en tirage limité, et sur la deuxième édition de l'album de Brigitte Fontaine French Corazon.
  • 1995 : Seul à seule, avec Eddy Louiss, sur l'album collectif de l'association Sol En Si, Solidarité enfants sida
  • 1995 : Électrocardiogramme plat, sur l'album collectif en public La fête du disque 1995 - Le collector (Snep)
  • 2002 : L'Hélicon en duo avec Izïa Higelin, sur l'album collectif Boby Tutti-Frutti - L'hommage délicieux à Boby Lapointe.
  • 2003 : Jolie môme sur l'album collectif Avec Léo en hommage à Léo Ferré
  • 2004 : Je voudrais dormir, en duo avec Jeanne Cherhal sur son album Douze fois par an
  • 2005 : La rousse au chocolat, en duo avec Jeanne Cherhal sur l'album collectif Tôt ou tard
  • 2005 : les deux titres précédents, en public et en duo avec Jeanne Cherhal, sur son album À la Cigale
  • 2005 : Le destin du voyageur, en duo avec Arthur H sur son album Adieu tristesse
  • 2006 : Encore une journée d'foutue, avec Tryo sur l'album Tryö Fête Ses 10 Ans inclus avec le DVD du même titre
  • 2007 : La Courneuve, sur l'album Chez Leprest, vol. 1 (Hommage à Allain Leprest)
  • 2008 : Crocodail, en duo avec Petra Magoni sur son album Musica Nuda 55/21
  • 2008 : Projet Baltimore, avec Sweet Air, Maurane et Riké.
  • 2011 : Mauvaise humeur, sur l'album d'hommage à Jacno, Jacno Future
  • 2011 : Duel, en duo avec Brigitte Fontaine sur son album L'un n'empêche pas l'autre

Compilations

Éditions québécoises (33 tours)

Classements

Albums

Classement et certification de ses albums
Année Album Classements Certifications[30],[31]
Drapeau de la France[32],[33] Drapeau de la BelgiqueW[34] Drapeau de la Suisse[35] Drapeau de la Suisse Ro[36]
1974 BBH 75 117 Disque d'or Or
1976 Irradié non certifié
Alertez les bébés 3 Disque d'or Or
1978 No Man's Land 1 Disque d'or Or
1979 Champagne pour tout le monde 3 Disque d'or Or
Caviar pour les autres 7 Disque d'or Or
1981 Higelin à Mogador 4 non certifié
1982 Higelin '82 12 Disque d'or Or
1983 Casino de Paris 14 Disque d'or Or
1985 2 Disque d'or Or
1986 Higelin à Bercy 20 non certifié
1988 Tombé du ciel 8 Disque de platine Platine
1990 Follow the live 41 non certifié
1991 Illicite 20 Disque d'or Or
1994 Aux héros de la voltige 5 Disque d'or Or
1998 Paradis païen 7 non certifié
2000 Higelin Live 2000 60 non certifié
2005 Higelin enchante Trenet 36 83 non certifié
2006 Amor Doloroso 7 83 97 Disque d'or Or
2007 En plein Bataclan 151 non certifié
2010 Coup de foudre 2 20 51 8 Disque d'or Or
Paris/Zénith 18-10-2010 200 non certifié
2013 Beau Repaire 5 49 29 non certifié
2016 Higelin 75 6 36 74 20 non certifié

Singles

Note : suite à la mort de Jacques Higelin, certaines chansons non sorties en singles ou classés dans les classements radio à l'époque de leurs sorties se sont classés dans le Top 200 Singles en avril 2018.
Classement des singles
Année Single Classements Album
Drapeau de la France[33],[37] Drapeau de la BelgiqueW[34] Drapeau de la Suisse[35] Drapeau de la Suisse Ro[36]
1960 Saint-Tropez Blues (avec Marie Laforêt) 48 Bande originale du film Saint-Tropez Blues
1974 Mona Lisa Klaxon 39 BBH 75
1976 Alertez les bébés 133 Alertez les bébés
1978 Pars 45 No Man's Land
1979 Champagne 9 Champagne pour tout le monde
1983 Mon portrait dans la glace 20 Casino de Paris
1985 La Croisade des enfants 33
1986 Pars (enregistrement public) 94 Higelin à Bercy
1988 Tombé du ciel 3 10 Tombé du ciel
1989 Poil dans la main 16
1991 Ce qui dit doit être fait 64 Illicite
1998 Une tranche de vie 87 Paradis païen
1999 Broyer du noir 50
2013 Seul 45
(Tip)
Beau Repaire
2018 Je ne plus dire « je t'aime » 154 ...Caviar pour les autres
Pars (version live) 16 Paris/Zénith 18-10-2010
Ballade pour Izïa 175 Illicite
Tête en l'air 82 Champagne pour tout le monde
Champagne (version live) 11 Higelin à Bercy

Vidéographie

Filmographie

Cinéma

Télévision

Théâtre

Décoration

Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (janvier 2014)[39].

Odonymes

Ouvrages

  • Jacques Higelin, Lettres d'amour d'un soldat de vingt ans, Éditions Grasset, 1987 (ISBN 2246389216) et réédition Le livre de poche, 1988 (Recueil des lettres que l'auteur a adressées à sa compagne de l'époque, durant son service militaire en Allemagne puis en Algérie.)
  • Jacques Higelin et Valérie Lehoux, Je vis pas ma vie, je la rêve, Fayard, 2015, 416 p. (ISBN 978-2-21369387-3)

Reportages

  • Higelin en chemin, documentaire télévisé par Romain Goupil diffusé en 2007.
  • Ce que le temps a donné à l'homme sous-titré Jacques Higelin par Sandrine Bonnaire, documentaire de 53 minutes réalisé en 2014 par Sandrine Bonnaire et diffusé sur Arte le 1er novembre 2015 et rediffusé le 6 avril 2018 [40].
  • Série de neuf émissions (9 x 53 min env.) intitulée Jacques... Jacques Higelin, diffusée sur France Inter du 15 au 26 août 2016, proposée par Dominick Martinot-Lagarde, assisté de Julien Van Assche, produite par les Radios francophones publiques :
  1. Le voyage à Chelles [41]
  2. De Henri Crolla au service militaire [42]
  3. De Bébert à Pierre Barouh [43]
  4. Boissezon, Bénarroch, Bertignac, Thibault, Higelin 75 [44]
  5. La scène ? Que serait un poisson sans eau ?... [45]
  6. Champagne ! [46]
  7. Le Domaine des esprits [47]
  8. La famille, les familles... [48]
  9. To be or not to be a character[49].
  • Higelin, un funambule tombé du ciel site-conférence du Hall de la chanson
  • Trois émissions radiodiffusées en mai 2018 autour des reprises, versions différentes de chansons de Jacques Higelin ou d'autres artistes par Jacques Higelin avec, dans la deuxième, un texte inédit de Benoît Morel (ex-La Tordue)
  • [vidéo] Portrait de Jacques Higelin en vidéos sur Ina.fr

Notes et références

  1. « Le chanteur Jacques Higelin est mort », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  2. Né avant 1967, il est, avec Pierre Arditi, un cas célèbre de non-transmission de la nationalité belge par la mère.
  3. Chanter pour la paix, Mango jeunesse, Paris : 2003, (ISBN 2-7404-1630-X), p rose
  4. Lehoux, p. 7.
  5. Lehoux, p. 31.
  6. http://www.yves-simon.com/disco/textes/t_film_polanski.htm
  7. Livret intérieur de Higelin, le Coffret essentiel article de N.C (2014) EMI.
  8. « Fête Léo Lagrange 10 juin 1981 » (consulté le 15 avril 2018).
  9. Victor Tassel, « Pantin : «Jacques Higelin va manquer à notre quartier» », leparisien.fr, (consulté le 7 avril 2018)
  10. Laurence Leblanc, [1], Textuel, 2008 (ISBN 978-2-84597-315-2)
  11. Rédaction LM, « Contre l'oubli, écrire, filmer Réunies en un long-métrage, trente « lettres-films » réalisées pour Amnesty International », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. manifeste
  13. Valérie Gas, « Royal à Charléty : liberté, égalité… amour », rfi.fr, 1er mai 2007.
  14. Sur le site Approches culture et territoires
  15. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 154.
  16. « Jacques Higelin : concert annulé pour raison de santé », sur purepeople.com, (consulté le 10 janvier 2018)
  17. Gilles Renault, « Higelin est mort, qui dit mieux ? », sur liberation.fr, (consulté le 6 avril 2018)
  18. « Jacques Higelin malade ? L'inquiétante déclaration de Bernard Lavilliers », sur lepoint.fr, (consulté le 10 janvier 2018)
  19. Closermag.fr, « “Jacques Higelin ne va pas trop bien en ce moment”, confie Bernard Lavilliers », Closermag.fr,‎ (lire en ligne)
  20. Emmanuel Marolle, « Arthur : « Je me sens plus léger. » », sur leparisien.fr, (consulté le 27 janvier 2018)
  21. « Jacques Higelin « ne va pas refaire de scène », selon son fils Arthur H », sur lefigaro.fr, (consulté le 2 février 2018)
  22. Marine Madelmond, « Arthur H donne des nouvelles de son père Jacques Higelin : « Il est assez fatigué mais on est autour de lui, tout va bien » », sur gala.fr, (consulté le 2 février 2018)
  23. « Jacques Higelin est tombé au ciel », sur AFP.fr, (consulté le 6 avril 2018).
  24. Anne Audigier, « Tombé au ciel... Jacques Higelin est mort », sur Franceinter.fr, (consulté le 6 avril 2018).
  25. « Le chanteur Jacques Higelin est mort », sur lepoint.fr, (consulté le 6 avril 2018).
  26. « "La vie! L'amour! La mort!": émotions en pagaille pour l'adieu à Jacques Higelin », sur lepoint.fr, .
  27. Éloïse Bouton, « Jacques Higelin : un demi-siècle d’amours », sur leparisien.fr, .
  28. Véronique Mortaigne, « Nicole Courtois-Higelin : ces enfants qu'elle nous a faits », (consulté le 7 avril 2018).
  29. 6 par lui et 9 par Brigitte Fontaine. Sur le total de ses 13 chansons, la plupart se trouvent sur le CD Higelin / Fontaine, réédité en 1996
  30. InfoDisc
  31. SNEP
  32. « Tous les Albums classés par Artiste (commençant par la lettre H) », sur InfoDisc (consulté le 25 avril 2018)
  33. a et b « Jacques Higelin : classements albums et singles en France », sur LesCharts.com, Hung Medien (consulté le 31 janvier 2018)
  34. a et b « Jacques Higelin : classements albums et singles en Belgique », sur Ultratop.be, Hung Medien (consulté le 25 avril 2018)
  35. a et b « Jacques Higelin : classements albums et singles en Suisse », sur Hitparade.ch, Hung Medien (consulté le 25 avril 2018)
  36. a et b « Jacques Higelin : classements albums et singles en Suisse Romande », sur Hitparade.ch, Hung Medien (consulté le 25 avril 2018)
  37. « Titres classés par artiste (lettre H) », sur InfoDisc (consulté le 26 avril 2018).
  38. Jacques Higelin au Zénith, 3h30 de concert et un triple CD à la sortie, sur culturebox.francetvinfo.fr, consulté le 24 mai 2018
  39. « Arrêté du 16 janvier 2014 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres », sur http://culturecommunication.gouv.fr, (consulté le 6 octobre 2014).
  40. « Ce que le temps a donné à l'homme », sur Arte.tv
  41. Diffusion podcast du 15 août 2016.
  42. Diffusion podcast du 16 août 2016.
  43. Diffusion podcast du 17 août 2016.
  44. Diffusion podcast du 18 août 2016.
  45. Diffusion podcast du 19 août 2016.
  46. Diffusion podcast du 22 août 2016.
  47. Diffusion podcast du 23 août 2016.
  48. Diffusion podcast du 24 août 2016.
  49. Diffusion podcast du 25 août 2016.

Annexes

Bibliographie

Travaux universitaires

  • Étienne Chanson, sous la direction de Gabriel Thoveron, Jacques Higelin : de l'Underground à Bercy ou Star, mode d'emploi, mémoire de licence en journalisme, université libre de Bruxelles (Belgique), 1987.
  • Yoan Kéravis, sous la direction de Gérard Le Vot, Jacques Higelin : La chanson sous toutes ses formes. Mémoire de maîtrise en musicologie, Lyon 2, 1994, 124 pages.

Livres

  • Jacques A. Bertrand, Higelin, Bernard Barrault, 1990.
  • Collectif sous la direction d'Olivier Petit, Chansons de Jacques Higelin en BD, Petit à Petit, 2000 et réédition 2007, avec une autre couverture.
  • Clémentine Deroudille (textes) et Laurence Leblanc (photographies), Higelin en cavale, Textuel, 2008 (ISBN 2845973152) (Avec 1 CD d'interviews FIP et archives)
  • Jean-Marie Leduc et Jacques Vassal, Jacques Higelin, Albin Michel (coll. Rock & Folk), 1985.
  • Daniel Lesueur, Jacques Higelin, seul maître à bord, Parallèles, 2000. (ISBN 2862272345)
  • Jacques Perciot, Jacques Higelin, passeur d'étoiles, Didier Carpentier, (coll. Sur parole), 2005. Choix de citations
  • Colette Piat, Jacques Higelin - Champagne pour tous !, Alphée, 2010, 200 p.
  • Lucien Rioux et Michèle Wathelet, Jacques Higelin, Seghers (coll. Poésie et chansons), 1980 et édition entièrement refondue, Seghers-Le club des stars (coll. Paroles d'auteur), 1987.

Liens externes