Jacques Chérèque

Jacques Chérèque
Fonctions
Ministre délégué
-
Ministre délégué
-
Conseiller général ()
Canton de Pompey
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 89 ans)
Nom de naissance
Jacques Louis André Chérèque
Nationalité
Activité
Enfants
François Chérèque
Marc Chérèque
Philippe Chérèque ()
Autres informations
Partis politiques
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite ()

Jacques Chérèque, né le à Dijon et mort le [1], est un syndicaliste CFDT, préfet et homme politique français.

Biographie

Famille et formation

Jacques Louis André Chérèque est né le à Dijon. Le , il épouse Marie Colson. De cette union naissent cinq enfants[2] :

Carrière professionnelle,syndicale et politique

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Il rentre dans la vie active en 1949 comme ouvrier spécialisé (OS) [4] et accède au poste de chef de fabrication aux aciéries de Pompey (Meurthe-et-Moselle), Jacques Chérèque milite à la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Permanent syndical dans la sidérurgie lorraine, il participe activement à la transformation de la CFTC en Confédération française démocratique du travail (CFDT).

Il devient secrétaire général de la Fédération générale de la métallurgie (FGM-CFDT) en 1971, puis secrétaire général adjoint de la CFDT en 1979[5].

Membre du PSU, il adhère au Parti socialiste après les Assises du socialisme organisées par Michel Rocard les 12-13 et 14 octobre 1974.

Comprenant que la sidérurgie lorraine est condamnée, il cherche des solutions de remplacement et conduit la politique de réindustrialisation de la Lorraine : en tant que préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine (1984), puis en tant que ministre délégué à l’aménagement du territoire et à la reconversion industrielle sous le deuxième gouvernement Rocard de 1988 à 1991, il dit vouloir sauver ce qui peut l’être[5]. Il est conseiller général (PS) dans le canton de Pompey de 1988 à 1992[5].

Il accepte et accompagne la restructuration de la sidérurgie lorraine, il est l'un des artisans de la convention générale de protection sociale qui entérine la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français.

Il est l'auteur de la célèbre répartie : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. »

Il abandonne l'unité d'action avec la CGT de la métallurgie pour accepter les suppressions d'emplois dans la sidérurgie. Les plans sociaux de la sidérurgie entraînèrent de nombreuses suppressions d'emplois dans le Nord et en Lorraine.

En tant que ministre délégué à l'aménagement du territoire, il est l'inspirateur de la notion de banane bleue qui désigne l'espace le plus développé du continent européen.

Son fils François, syndicaliste et secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012, est mort également en 2017, le 2 janvier.

Publication

  • Avec Stéphane Bugat, La Rage de faire (préf. Jacques Delors), Paris, éditions Balland, 2007 (ISBN 978-2-35315-016-8)

Notes et références

  1. Lucas Valdenaire, « Figure du syndicalisme et de la réindustrialisation en Lorraine, Jacques Chérèque est décédé », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  2. Who's Who in France, édition 2008, p. 546.
  3. a, b et c Répertoire des ingénieurs et des scientifiques de France, sur le site IESF.
  4. http://www.liberation.fr/france/2017/12/24/mort-du-syndicaliste-jacques-chereque-pere-de-francois-chereque_1618774
  5. a, b et c « Décès du syndicaliste et ex-ministre Jacques Chérèque », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 25 décembre 2017).

Liens externes