Jacques Baumel

Jacques Baumel
Fonctions
député 1945-1946
1967-2002
Gouvernement IVe République - Ve République
Groupe politique UDSR (1945-1946)
UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-2002)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille (France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Rueil-Malmaison (France)
Résidence Moselle
Creuse
Hauts-de-Seine

Jacques Baumel est une personnalité politique française. Il est né le à Marseille et mort le à Rueil-Malmaison. Il fut résistant (sous les alias Saint-Just, Berneix ou encore Rossini), député, sénateur, important dirigeant du mouvement gaulliste, secrétaire d'État et maire de Rueil-Malmaison.

Grand résistant

Après des études de médecine, Jacques Baumel prend part à la Résistance en entrant au mouvement Combat aux côtés d' Henri Frenay . Il côtoie les dirigeants de ce mouvement à Marseille, puis Lyon et enfin Paris. Face à la trahison de Jean Multon, et à la terrible menace qui pése sur la résistance, Jacques Baumel prend des mesures d'urgence, comme le gel des boîtes aux lettres, le remplacement des agents grillés, la mise en alerte des services de renseignements.[1] En 1943, il est secrétaire général des Mouvements unis de la Résistance (M.U.R.). À la création du Mouvement de libération nationale en janvier 1944, il est nommé avec Pierre Hervé, secrétaire général pour la zone sud de ce regroupement ; Il conserve le secrétariat général des M.U.R. Il participe en 1945 à la fondation de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (U.D.S.R.). Il siège à l'Assemblée consultative provisoire. En 1945, il est élu député de la Moselle à la Première Assemblée nationale constituante, est élu dans la Creuse à la Deuxième Assemblée mais est battu lors des élections à l'Assemblée nationale de 1946. Il a présidé le groupe parlementaire de l'U.D.S.R., Il participe à l'essor du Rassemblement du peuple français (R.P.F.) dès sa fondation en 1947.

Un record de longévité parlementaire

Sénateur de 1959 à 1967, il est l'un des adjoints des secrétaires généraux de l'Union pour la nouvelle République (U.N.R.). Il se rend aux États-Unis et étudie la campagne de John Fitzgerald Kennedy en 1960. Il accède au secrétariat général du mouvement gaulliste le 7 décembre 1962 après le succès remporté par l'UNR-UDT en novembre et assume cette fonction jusqu'au 19 janvier 1968 où il est remplacé par Robert Poujade. Il est élu lors des neuf élections à l'Assemblée nationale dès 1967 et siège au Palais Bourbon jusqu'en 2002. Il fut membre de l'Union pour la nouvelle République (U.N.R.), de l'Union pour la défense de la République (U.D.R.) et du Rassemblement pour la République (R.P.R.).

Maire pendant 33 ans

Jacques Baumel est secrétaire d'État auprès du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du au . Maire de Rueil-Malmaison, « une ville de province aux portes de Paris » selon son expression, de 1971 à 2004, il est à l'origine de Rueil 2000 (aujourd'hui Rueil-sur-Seine). Il pratique une politique active de jumelages avec nombre de cités étrangères (19 en tout). Sa politique municipale favorise l'implantation de sièges sociaux d'importantes entreprises françaises et étrangères. Les crèches sont particulièrement développées dans sa ville. Une médiathèque inaugurée en 2002 porte son nom.

Un adepte de la diplomatie parlementaire

Il préside le conseil général des Hauts-de-Seine pendant neuf ans dès 1970 (de 1970 à 1973 et de 1976 à 1982). Sur le plan international, il représente le Parlement français à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et à l'Union interparlementaire (U.I.P.) où il s'oppose à tous les totalitarismes.

Il repose au cimetière du village de Fourneville dans le Calvados. Son épouse, née Louise Bachelot le 11 septembre 1924, est morte le 14 novembre 2013.

Publications

Jacques Baumel apparaît comme témoin dans le documentaire télévisé La Traversée du désert de Patrick Pesnot (2005).

Décorations

Hommage

Liens externes

Notes

  1. Jacques Baumel, "Résister" Histoire secrète des années d'occupation, Paris, Albin Michel, 1999, op, cit, p 206