Jacqueline Huet

Jacqueline Huet
Naissance
Paris, France
Décès (à 56 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Française
Pays de résidence France
Profession
Activité principale
Conjoint
Yves Vincent
André Fieschi
Théo Sarapo
François Janin
Descendants
Dominique (sa fille)

Jacqueline Huet née Jacqueline Germaine Huet est une actrice, chanteuse et présentatrice française née à Paris dans le 18e arrondissement le et morte à Paris, dans le 16e arrondissement, le . Elle fut l'une des speakerines les plus populaires de la télévision française.

Biographie

Fille unique choyée par sa mère, Jacqueline Huet n'a jamais connu son père. Élève au Conservatoire de Paris, Jacqueline Huet monte sur les planches à partir de 1945, et tourne dans de nombreux films jusqu'à la fin des années 1950. Également mannequin, elle fait la couverture de nombreux magazines de presse féminine (Paris-Match, Jours de France, Elle) ou de télévision, jusque dans les années 1970. Elle fait même la "une" du magazine Life aux États-Unis. La crème de beauté Ponds en fait son égérie jusqu'à New-York.

Elle est engagée à la RTF en 1956 pour animer Pic et Pic et Colégram, la première émission pour la jeunesse, diffusée tous les jeudis. En 1958, alors qu'elle se rend à son émission dans le bâtiment de la télévision au 16 rue Cognacq-Jay, elle apprend qu'un concours a lieu pour devenir speakerine et se présente à la dernière seconde, gagne devant Anne-Marie Peysson et devient speakerine de la première chaîne de la télévision française jusqu'en 1975. Elle devient une des "célébrités" de la télévision française de 1958 à 1975. Le dimanche 5 janvier 1975, elle clôture avec beaucoup d'émotion les émissions de la première chaîne de l'ORTF, remplacée le lendemain par la nouvelle société publique TF1.

Elle présente le , en compagnie de Pierre Tchernia « L'Ami public numéro un », l'émission dont celui-ci sera présentateur[1].

Elle présente également plusieurs émissions de variétés et de nombreux galas de chanteurs et d'humoristes, notamment de ses amis Mike Brant, Charles Aznavour, Gilbert Bécaud ou Thierry Le Luron. Elle joue à plusieurs reprises la comédie dans de grands shows télévisés à l'occasion des fêtes de fin d'année.

Coproductrice de l'émission Le Monde de l'accordéon sur TF1 de janvier 1975 jusqu'en 1981, elle la présente également[2] puis participe à de nombreuses émissions telles que Champs-Élysées de Michel Drucker ou L'Académie des neuf de Jean-Pierre Foucault. Pascal Sevran l'a invitée à plusieurs reprises dans ses émissions.

Ses amis Mouloudji et François Deguelt, lui ont écrit des chansons que Jacqueline Huet enregistre à partir de 1958. Elle a été récompensée par le prix de l’Académie Charles-Cros en 1965 pour sa chanson Le jour et la nuit. Jusque dans les années 1980, elle se produit dans de nombreux cabarets et music-halls.

À partir de 1981, malgré ses fréquentes apparitions à la télévision, elle n'a plus d'émission personnelle, elle est évincée en raison de son engagement politique en faveur de Valéry Giscard d'Estaing pendant l'élection présidentielle de 1981, ce qu'elle considérera jusqu'au bout de sa vie comme une grande injustice.

L'une de ses dernières apparitions notables est un spot publicitaire qu'elle tourne pour la marque de surgelés "Vivagel".

Elle est victime d'une grave agression en avril 1982 et perd sa mère le 19 février 1984.

En juillet 1984, Jacqueline co-présente durant trois semaines, en compagnie de Sim, l'émission Cocktail Maison sur TF1.

Après une fracture du péroné, elle reste alitée plusieurs semaines à l'automne 1984 et doit se battre contre une affection rénale contractée lors de son séjour à l'hôpital.

Jacqueline Huet, malgré une profonde dépression, propose de nouveaux projets d'émissions aux chaînes de télévision, recherche des rôles au théâtre ou dans des téléfilms mais toutes les portes lui restent fermées.

Consommant beaucoup d'anxiolytiques et de somnifères, elle est admise en maison de repos durant l'été 1985 puis à nouveau en septembre 1986. Elle se sent seule, persécutée, ne se supporte plus et refuse l'aide de ses proches. Elle devient la Présidente exploitée de l'association de sauvegarde du château de Palluau-sur-Indre.

Parallèlement, son père décède le 9 septembre 1985.

Jacqueline a un court sursaut d'espoir après les élections législatives de mars 1986 qui voient le succès de la droite et imagine alors un retour possible à la télévision.

Attendue au soir du par ses amis à l'inauguration du Cotton Club, le restaurant d'Évelyne Leclercq, elle ne se rend pas à l'invitation. Après un coup de téléphone confus à un ami, elle avale une forte dose de barbituriques et se glisse dans son bain. Alertés vers h du matin, les pompiers mettent plus d'une heure à pénétrer dans l'appartement du 5e étage du 49 rue Boileau (Paris 16e) et la trouvent morte. Elle a laissé un dernier mot demandant qu'on ne la ranime pas et indiquant que « Les vedettes du show-bizz délaissées sont comme des canards sans tête qui continuent à marcher ».

Dès le lendemain, la presse salue sa mémoire, et s'interroge sur la responsabilité du métier dans le désespoir de la star abandonnée. Jacqueline Huet est incinérée au crématorium du Père-Lachaise[3].

Vie privée

Jacqueline épouse en 1949 le comédien Yves Vincent, mais malgré la naissance de leur fille Dominique l'année suivante, elle quitte le domicile conjugal, au bout de quelques mois et le divorce est prononcé en 1953. En 1960, elle se remarie avec un médecin dermatologue, André Fieschi mais cette seconde union se termine en 1968 elle aussi par un divorce. Elle vit par la suite avec le chanteur Théo Sarapo qui meurt dans un accident de la route le .

Le projet d'une troisième union avec Jean-Claude Dauzonne le directeur de Bobino, son compagnon à partir de 1976, est finalement annulé. Son dernier compagnon est François Janin (directeur des sports de TF1), qui restera son ami et voisin jusqu'en 1986.

Discographie

  • Quand je manque de toi[4]
  • Le Jour et la nuit[5]

Filmographie

Cinéma

Télévision

Théâtre

Notes et références

Sources et bibliographie

  • Olivier Minne, La Saga des speakerines, Michel Lafon, (ISBN 978-2840981671)
  • Magazines Paris-Match, Télé 7 Jours, Ici-Paris et France-Dimanche (1982, 1983, août 1985, octobre 1986)

Liens externes