Izeaux

Izeaux
Izeaux
Vue sur Izeaux en juin 2008
Blason de Izeaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Grand-Lemps
Intercommunalité Communauté de communes de Bièvre Est
Maire
Mandat
Joël Gaillard
2014-2020
Code postal 38140
Code commune 38194
Démographie
Population
municipale
2 150 hab. (2016 en augmentation de 1,56 % par rapport à 2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 07″ nord, 5° 25′ 30″ est
Altitude Min. 405 m
Max. 700 m
Superficie 15,54 km2
Localisation

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Liens
Site web www.izeaux.fr

Izeaux est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune, autrefois située dans la province du Dauphiné, appartient au canton du Grand-Lemps. Elle est également adhérente à la communauté de communes de Bièvre Est, dont le siège est fixé dans la commune de Colombe.

Ses habitants sont dénommés les Uzelots[1].

Géographie

Plan de la commune d'Izeauw et de ses communes limitrophes

Situation et description

Le territoire communal d'Izeaux est partagé entre la plaine de la Bièvre-Valloire, situé dans la partie nord de la commune et la colline de Parménie, un relief appartenant au plateau de Chambaran et situé au sud de la commune, entre Tullins et Beaucroissant.

Géologie et relief

Le territoire de la commune est situé au pied du plateau de Chambaran, face à la plaine de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [2].

Le plateau est, quant à lui, constitué d'une ossature en molasse miocène, recouverte en grande partie par un placage de terres argilo-limoneuses ou argilo-sableuses[3].

Article connexe : plateau de Chambaran.

Communes limitrophes

Hydrographie

Le territoire communal est traversé par le torrent de la Ravageuse, d'une longueur de 8 km[4] depuis les hauteurs de la colline de Parménie pour ensuite prendre la direction de la plaine de la Bièvre ou elle rejoint la Coule[5].

Climat

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région d'Izeaux, au niveau de la plaine de la Bièvre présente un climat de type semi-continental[6] qui se caractérise par des précipitations souvent plus importantes en été et au printemps qu'en hiver.

Les étés sont généralement chauds mais souvent marqués par de violents orages. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Du fait du relief peu accentué, au niveau du plateau de Chambaran, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément. Les températures nocturnes sont assez fraîches à proximité dans les secteurs situé en altitude et orienté vers le nord.

Voies de communication

Entrée du village depuis la route de Saint-Paul-d'Izeaux

La RD119, route aménagée en 2x2 voies séparées, passe à l'extrémité septentrionale du territoire communal et relie le bourg d'Izeaux à l'autoroute A48 après avoir emprunté la RD73b. Cette voie qui permet également de rejoindre l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère, situé plus à l'ouest, prend fin, plus à l'ouest, sur le territoire la commune voisine de Brézins.

La RD519 correspond à l'ancienne route de Grenoble à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (route de Beaucroissant) passe au nord du bourg central

La RD73e/73i permet de relier le bourg d'Izeaux à la commune de Tullins en passant par le col de Parménie, site d'un ancien monastère de l'ordre des Chartreux

Urbanisme

Morphologie urbaine

Le village conserve la forme de ancien bourg médieval, autrefois entouré d'une enceinte, détruite par un incendie au XVIIIe siècle.

Logements

Hameaux, Lieux-dits et écarts

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire d'Izeaux, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • le Pendu
  • Mi-Plaine
  • Pierre du Clos
  • la Marquisière
  • Grande Combe
  • les Tronches
  • Mollard Mouton
  • Combe du Rat
  • Champ Martinet
  • le Grand Chemin
  • la Poste
  • la Grayère
  • Fromentaux
  • Champ Gaillard
  • le Suet
  • Mollard Reynaud
  • le Génon
  • la Planche d'Enfer
  • les Baronneaux
  • le Rosier
  • les Granges
  • Laya
  • le Bois
  • le Moulin
  • la Majonnière
  • les Échandelières
  • la Châtaigneraie
  • la Rivoire
  • Beauregard
  • L'Adret
  • la Montée
  • Trémont

Risques naturels

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune d'Izeaux est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique, mais non loin de la zone n°4, située plus à l'est[8].

Terminologie des zones sismiques[9]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques

Toponymie

Au XIe siècle, la paroisse est dénommée Iseronis. Durant XVe siècle le village est denommé Iseaulx puis, à partir du XVIIe siècle le nom d'Huseaux est évoqué. Vers le début du XVIIIe siècle le nom de la paroisse est connue sous le nom de Saint-Benoit-d'Izeaux.

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom d'Izeaux signifie « La ville par où l'on entre dans la vallée de l'Isère » est liée au fait qu'elle a été choisie à l'époque romaine pour surveiller la voie romaine de la Bièvre. La colline de Parménie, située au sud de cette voie était, durant cette période, était le passage obligatoire pour se rendre à Cularo depuis ce secteur[10]

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge et Temps modernes

Izeaux était un village situé très à l'écart des routes et représentait de ce fait un isolat génétique. À la fin du XVIIIe siècle, presque tous les habitants étaient porteurs d'un sixième doigt aux mains comme aux pieds (polydactylie). Cette anomalie a disparu progressivement au cours du XIXe siècle avec le développement des routes, des chemins de fer et des échanges de toute nature [11]

En 1750, la châtelain d'Izeaux est Pierre Repiton[12]. Celui-ci habitait l'actuelle maison Chevron, cette charge était héréditaire. Jean Chaperon, châtelain de Saint-Paul d'Izeaux habitait dans la maison de Mme Julian, au hameau du Moulin (route de Plan). Au XIXe siècle Joseph Pra, consul d'Izeaux habitait aux granges, l'actuelle maison Chaissé datant de 1748 (rue Parmentier). À Izeaux, les notables faisaient placer un toit au-dessus de leurs portes cochères, celle-ci faite avec de fortes planches reliées par de solides madriers. Quelques-unes subsistent encore présentement : Clos Chevron, Maison Brizard aux Baronneaux (rue Sully), Ferme Marmonier aux Granges.

Époque contemporaine

Période révolutionnaire (1789-1815)

On connaît peu de chose sur les événements qui marquèrent la Révolution dans la commune. Le les ruines et les bâtiments réparés de l'abbaye de Bonnecombe furent acquis à l'adjudication par monsieur Gillin qui exploitait le moulin du monastère. Les prairies furent adjugées à différents propriétaires qui formèrent le syndicat des Combes. La même année 1791, le 13 février, Notre-Dame de Parménie fut abandonné et la chapelle et ses dépendances furent vendues à un prêtre nommé Marion pour la somme de 14 600 livres. À la Restauration en 1814, tout le monde ou presque portait la cocarde blanche des Bourbons.

XXe siècle

La tombe du résistant Albert Reynier et ancien préfet de l'Isère et dont la famille est originaire du bourg est située au centre du cimetière municipal[13].

Politique et administration

Administration municipale

Ville de plus de 2000 habitants, lors des dernières élections municipale 2014, le conseil municipal d'Izeaux est composé de 19 membres (10 hommes et 9 femmes).

Liste des maires

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 2 150 habitants[Note 1], en augmentation de 1,56 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1341 2121 2121 3441 4741 5551 5821 7061 693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6751 7771 8111 6741 6841 7281 8641 7541 901
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8761 7411 7081 5181 6031 6011 5241 3841 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 3441 3531 4251 5111 7981 8102 0802 1192 123
2016 - - - - - - - -
2 150--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au XIXe siècle, la commune d'Izeaux fut l'objet de l'attention particulière de certains médecins du fait de la généralisation des cas de sexdigitisme relevés en particulier depuis la fin du XVIIIe siècle. Ces modifications génétiques s'expliquaient par une forte endogamie due à l'isolement du village[18].

Enseignement

Activités sportives

L'Union Sportive d'Izeaux rugby club évolue en Fédérale 3. Ses jeunes ont été champions de France juniors balandrade 2003/2004 et ont participé de nombreuses fois aux phases finales et ce dans toutes les catégories.

Les Uzelots peuvent également pratiquer le football au sein de l'Etoile Sportive d'Izeaux[19], le tennis, le basket à l'ASBBI[20], et de multiples activités (fitness, Gym'Fun, Judo, KinéForm, Pilates, Yoga, Zumba entre autres avec la MJC[21].

Médias

Le quotidien régional Le Dauphiné libéré, dans son édition locale Chartreuse et Sud-Grésivaudan, ainsi que l’hebdomadaire Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, relatent les informations locales au niveau de la commune, du canton et de la communauté de communes.

La commune est en outre située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Alpes (France 3 Grenoble) et de téléGrenoble Isère, ainsi que de la radio locale France Bleu Isère.

Cultes

La communauté catholique et l'église d'Izeaux (propriété de la commune) dépendent de la paroisse de La Sainte-Croix qui comprend quatre autres clochers. Cette paroisse est elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[22].

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

L'Église d'Izeaux
  • L'église, du XIXe siècle[23], se trouve au centre du village.
  • Le manoir du Clos, du XIXe siècle[23].
  • Un manoir du XIXe siècle, composé de deux étages, au Nord de la commune, tenu aujourd'hui par une entreprise de tissus[23].
  • La maison dauphinoise avec sa grange, en face de ce dernier manoir[23].

Personnalités liées à la commune

Napoléon Durand-Savoyat (Izeaux 28/10/1800 - Cornillon-en-Trièves 25/04/1859), fils de cultivateur, propriétaire-cultivateur lui-même et agronome à Cornillon-en-Trièves. Élève dans les établissements de fermes-modèle. Professeur d'agriculture. Affirme ses sentiments républicains dès 1830, lorsqu'il prend la direction du Dauphinois. Député « très démocrate » élu à l'Assemblée nationale constituante (23/04/1848-26/05/1849) puis à l'Assemblée législative (13/05/1849-2/12/1851). L'un des rédacteurs de la Feuille du peuple (1849). Membre du comité central républicain, il résista au Coup d'État de Napoléon Bonaparte puis se retira de la vie politique. « Homme d'un rare esprit et d'un rare courage » (Victor Hugo). Il est le père du député et sénateur James Durand-Savoyat et l'oncle du député et sénateur Léonce-Émile Durand-Savoyat.

Jean Nabert (1881-1960), Professeur de lettres né à Izeaux. Lycée de Grenoble, Université de Lyon. Agrégé en 1910. Professeur aux lycées de Saint-Lô, Brest et Metz. Docteur ès lettres en 1924 (L'Expérience intérieure de la liberté et L'Expérience intérieure chez Kant). À partir de 1926, professeur au lycée Saint-Louis, à Paris, et au lycée Louis-le-Grand puis professeur de khâgne au lycée Lakanal et, en 1931, au lycée Henri-IV. Il fut nommé inspecteur général en 1944 puis directeur de la bibliothèque Victor-Cousin jusqu'à sa mort. Son œuvre consacrée à L'Expérience intérieure de la liberté préfigure Jean-Paul Sartre et influença l'œuvre de Paul Ricœur.

Thibaud Rey (1992), formé à l'US Izeaux ce pur produit du village est un joueur professionnel de rugby évoluant au poste de deuxième ligne au Stade Montois. Il a connu une accession dans le milieu professionnel par le FC Grenoble Rugby où il a notamment été champion de France en Reichel (2013).

Héraldique

Blason de Izeaux Blason Coupé : au premier parti au I d'azur à une jarre d'or, au II d'azur à un croissant d'or; au second d'azur à deux demi-vols d'argent posés en croisette[24].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 10 juillet 2019
  2. Site geoglaciaire.net, page "Origine de la Bièvre-Valloire", consulté le 21 février 2019
  3. Site geoglaciaire.net les paysages galaciaires, "Origine du plateau de Chambaran", consulté le 22 février 2019
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau (V3400900) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau (V3400520) »
  6. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  7. Site géoportail, page des cartes IGN
  8. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  9. [1]
  10. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 106
  11. Article su Persée " Les notions d'isolat et de population minimum" , Jean Sutter & Léon Tabah, 1951, consulté le 10 juillet 2019
  12. Site généanet, fiche sur Pierre Répiton, consulté le 10 juillet 2019
  13. Site ledauphine.com, article "Exposition sur Albert Reynier, Uzelot d’exception", consulté le 10 juillet 2019
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. [Annales d'hygiène publique et de médecine légale Publié par J.-B. Baillière et Fils, 1862: https://books.google.com/books?id=IJgqAAAAMAAJ&pg=PA58&dq=izeaux.&as_brr=1&hl=fr. Voir aussi le roman de Yves Bichet, Les Terres Froides, 2000 Annales d'hygiène publique et de médecine légale]
  19. Etoile Sportive d'Izeaux
  20. ASBBI
  21. MJC
  22. Site du diocèse de Grenoble, fiche de présentation de la paroisse de la Sainte-Croix, consulté le 10 juillet 2019
  23. a b c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 323-324
  24. Izeaux sur le site de la communauté de communes de Bièvre Est

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel
  • Izeaux sur le site de l'Institut géographique national