Islam en France

Islam en France
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Religion Islam
Pays France
Date (1er contact) Voir histoire de l'islam en France
Représentation Conseil français du culte musulman
Président de la représentation Ahmet Ogras
Autre représentation Grande mosquée de Paris, Rassemblement des musulmans de France, Union des organisations islamiques de France
Calendrier Calendrier hégirien
Langue(s) Français
Arabe
Nombre de mosquées 2 100 (2012)
Nombre d'imams 1 800 (2013)
Population musulmane 4 millions (en 2008 en France métropolitaine, d'après l’INED et l’INSEE)
Pourcentage 6,8 % (en 2008 en France métropolitaine, d'après l’INED et l’INSEE)
Groupe majoritaire Sunnites
Autre groupe Chiites
Soufites
Alévites

Voir aussi

Islam par pays

L'islam est aujourd'hui la deuxième religion en France après le christianisme.

Essentiellement issues de l'immigration connue par la France à partir des années 1960, les populations musulmanes sont aujourd'hui souvent de deuxième, de troisième voire de quatrième génération.

En l'absence de recensements officiels portant sur la religion il est assez difficile de chiffrer avec précision le nombre de musulmans en France. Les évaluations les plus récentes se situent dans une fourchette allant de 5,7 millions (selon une estimation du Pew Research Center en 2017) à 8,4 millions de musulmans (selon une estimation de François Héran en 2017) en fonction des méthodes de calcul retenues pour les estimations. L'INED et l'Insee comptent 70 000 à 110 000 convertis.

La vaste majorité des musulmans de France est sunnite.

Historique

Article détaillé : Histoire de l'islam en France.

À la suite de la création de l'islam, en 610 par Mahomet, les habitants des territoires composant la France d'aujourd'hui, ont probablement été informé de cette nouvelle religion qui se rapproche vers elle en conquérant l'Empire byzantin : l'Arabie (623 – 632), le Machrek avec Jérusalem (634 – 638), l'Égypte (639 – 643), le Maghreb dès 647, la Sicile en 652 et enfin Carthage en 698. L'histoire de l'islam en France commence véritablement en 704 quand la Corse subit une razzia des Sarrasins.

Les Pyrénées-Orientales du duché d'Aquitaine et la province de Septimanie (approximativement l'ancienne région du Languedoc-Roussillon) sont razziées en 717. La Septimanie est envahie et occupée pendant quarante ans de 719 à 759. Son wali (gouverneur) dépend du wali d'al-Andalus et siège dans la cité de Narbonne qui est utilisée comme base pour les razzias : Carcassonne, Béziers, Agde et Nîmes sont prises en 725, puis Avignon et Autun sont razziés et Lyon est occupée la même année. La cité de Luxeuil est razziée en 731, Bordeaux et Sens en 732, mais les Sarrasins sont défait à Poitiers en octobre. Les Sarrasins occuperont plusieurs cités de Provence de 734 à 739 : Avignon, Arles, et Marseille. La région de Valence et les Alpes sont razziés de la fin du IXe au Xe siècle. Les Sarrasins s'installent à Fraxinet dans le massif des Maures de 889 à 975.

Pendant les croisades (1095 – 1291), des marchands (ou des étudiants) musulmans sont présents à Montpellier au cours du XIIe siècle. Entre le XIIe et XVe siècles, des esclaves musulmans sont importés en Roussillon, Languedoc et Provence.

En 1536, l'alliance franco-ottomane qui durera jusqu'à la campagne d'Égypte en 1798, tente de mettre fin au corso des barbaresques. Entre 1609 – 1611 des milliers de Morisques espagnols se réfugièrent en France.

Les razzias des barbaresques seront définitivement arrêtées après la prise française d'Alger en 1830. Pendant la première guerre mondiale, 132 000 migrants Nord-Africains viennent travailler en France métropolitaine. La France devient l'un des tout premiers pays d’immigration au monde[1]. La grande mosquée de Paris est inaugurée en 1926.

En 2002, pour que le gouvernement puisse réguler les activités religieuses musulmanes en France, le ministère de l'Intérieur fonde le Conseil français du culte musulman (CFCM).

Démographie

Un chiffrage interdit, des analyses divergentes

Par principe, la République française s'interdit de poser la question de l’appartenance religieuse dans les recensements légaux, qui sont obligatoires. Cette interdiction est réaffirmée dans l'article 8 de la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés[2]. L'Insee étudie toutefois l'« état de la pratique religieuse » dans un cadre sociologique[3]. L'INSEE et l'INED coréalisent notamment une étude intitulée « La pratique religieuse influence-t-elle les comportements familiaux ? », dont la dernière date de 2008[4].

Les sociologues s'appuient donc sur plusieurs types d'informations : les sondages commandés par divers organismes sont pris avec précaution car se déclarer catholique, protestant ou musulman peut recouvrir des réalités très différentes. Les chiffres fournis par les institutions religieuses elles-mêmes sont également utilisés, non seulement pour le nombre de croyants qu'ils revendiquent, mais surtout pour les éléments indiquant les pratiques : régulières comme l'assistance à la prière ou le jeûne du ramadan ou ponctuelle pour les grands évènements tels que mariages et enterrements religieux[5].

Selon Olivier Roy, en France, et plus généralement en Europe, la catégorie « musulmans » est une catégorie « néo-ethnique » non associée à la religiosité (on peut donc parler éventuellement de « musulmans athées ») mais à une identité « acquise par la naissance et l'origine ». Cette identité de groupe différencie les musulmans non pas des « chrétiens croyants » mais, en France, des « Français de souche »[6].

Ceci explique que les différentes estimations arrivent à des chiffres parfois très différents selon que l'on définisse comme musulman une personne de foi musulmane ou tout simplement une personne appartenant à cette catégorie « néo-ethnique » quelle que soit sa confession.

Alain Boyer, se fondant sur le recensement de population de 1990, estime le nombre de musulmans potentiels à 4,16 millions[7], mais plusieurs des données qui composent ce chiffre sont de simples estimations.

D'autres estimations avancent un nombre de musulmans compris entre 3,1 et 3,7 millions au recensement de 1999 : ce recensement a en effet été complété par une enquête Familles, qui permet d’en exploiter mieux les données. En 2004, Michèle Tribalat, démographe à l'Institut national d'études démographiques (Ined), estime ainsi le nombre de personnes vivant en France susceptibles, d’après leur pays d’origine ou leur filiation sur trois générations, d’être musulmanes, à 3,65 millions en 1999, dont 2,35 millions d’adultes et 1,2 million d’électeurs potentiels (estimation revue en 2009 et estimée par la démographe à environ 4,5 millions en 2005)[8]. Kamel Kateb, dans le même ouvrage, donne à partir de calculs différents des estimations proches : 3,5 millions de personnes originaires par un de ses ascendants de pays à majorité musulmane[9], et 3,1 millions de personnes appartenant à un ménage dont la personne de référence est originaire d’un pays à majorité musulmane[10]. Les deux auteurs soulignent que ces estimations concernent le nombre de musulmans potentiels, c'est-à-dire dont un ou plusieurs des ascendants directs sont issus d'un pays à majorité musulmane. Parmi ces « musulmans potentiels » sont donc incluses des personnes qui ne se décriraient pas comme musulmanes et qui sont peut-être d'une autre religion, agnostiques ou athées[11].

En 2007, selon deux sondages de l’Ifop et de la Sofrès, 3 % des répondants se déclaraient de religion musulmane[12],[13],[14], soit 1,842 million de musulmans. Le sondage CSA pour Le Monde des religions, publié en janvier 2007, donnait un chiffre de 4 %[15], soit 2,46 millions de musulmans.

En 2009, Michèle Tribalat a estimé le nombre de personnes pouvant être musulmanes en 2005 d’après leur filiation (sur trois générations) à environ 4,5 millions. Plus des deux tiers résident dans les agglomérations urbaines de 200 000 habitants ou plus[16].

En 2011, Pew Research Center estime le nombre de musulmans en France en 2010 à 4,7 millions[17]. Il estime que les musulmans constitueraient 10,3 % de la population française en 2030[18].

Selon l'étude publiée par l'INED et l’INSEE, en octobre 2010, à partir de l’enquête Trajectoires et Origines réalisée en 2008, en France, parmi les 26,65 millions de Français de 18 à 50 ans, il y a 2,1 millions de personnes s'identifiant comme musulmans indépendamment de leur pratique religieuse[19], soit 7,9 % de cette tranche d'âge (dont entre 70 000 et 110 000 convertis)[20],[21]. L'auteur précise que les personnes de « culture musulmane », c’est-à-dire venant d’une famille musulmane mais se déclarant sans religion ne sont pas comprises dans cette estimation, ce qui explique le décalage avec les chiffres fournis par les estimations habituelles. Entre 20 et 30 % des enfants nés en France d'immigrés originaires du Maghreb se déclarent sans religion[22],[23].

En 2012, Michèle Tribalat a estimé, à partir de l’enquête Trajectoires et origines (TeO) réalisée par l'INED et l’INSEE en 2008, à 4 millions le nombre de musulmans déclarés (soit 6,8 % de la population de France métropolitaine) et à 4,8 millions le nombre de personnes dont au moins un parent est musulman, soit respectivement 34 % et 41 % de l’ensemble de la population d’origine étrangère (sur deux générations uniquement). Quant aux naissances, toujours d’après l’enquête Trajectoires et origines, pour les enfants nés en 2006-2008, un peu moins de 20 % d’entre eux auraient au moins un parent musulman[24].

Jean-Paul Gourévitch, spécialiste de l'Afrique et des migrations, considère que l'enquête Trajectoires et Origines (TeO) de 2008 « souffre de faiblesses méthodologiques » car elle ne « porte que sur un panel de 21 000 personnes âgées de 18 à 50 ans, laisse de côté les plus jeunes et les plus vieux ainsi que les personnes non recensés soit plus de la moitié de la population concernée. » De plus l'enquête « est déclarative et ne décompte comme musulmans que ceux qui l'affirment. » et surtout elle se veut « démonstratice d'une thèse » et n'est donc pas objective. Jean-Paul Gourévitch a estimé le nombre de musulmans fin 2011 en France à l'aide de trois méthodes (méthode d'évolution des flux, méthode des origines et méthode du solde migratoire + différentiel de fécondité) qui aboutissent à des chiffres relativement proches. Selon lui « on peut dire que le chiffre de 8 millions de musulmans dans toute la France dont 7,7 en France métropolitaine à la fin 2011 représente une estimation fiable ». Parmi ces 8 millions, il estime à environ 3,6 millions, le nombre de musulmans actifs (chiffre proche de l'Insee-Ined) dont 72 000 à 160 000 musulmans radicaux[25]. En 2017, il estime que la communauté musulmane au sens large du terme compte environ 8,5 millions de personnes (dont 3,5 millions de pratiquants)[26].

En 2017, Pew Research Center estime le nombre de musulmans en France en 2016 à 5,7 millions[27].

En 2017, François Héran, directeur de l'Institut national d'études démographiques de 1999 à 2009, estime que le nombre de personnes ayant une « origine musulmane » représente un huitième de la population totale soit près de 8,4 millions de personnes et que « dès lors qu'on atteint de telles proportions, il devient absurde de soutenir qu'un […] huitième de la population vivant en France, française dans sa grande majorité, ne serait pas intégré. »[28].

Les musulmans sont en moyenne plus jeunes et environ la moitié des musulmans de France ont moins de 24 ans. Selon Justin Vaïsse, à Paris, les musulmans représentent un tiers des jeunes de moins de 24 ans. Les villes françaises où vivent le plus grand nombre de musulmans sont Roubaix, dans la banlieue de Lille (10 à 20 % de la population), Toulouse (10 à 25 % de la population) Marseille (10 à 20 %), Besançon (13 %)[29], Paris (10 à 15 %) et Lyon (8 à 12 %)[30][réf. à confirmer]. Ces jeunes d’ascendance musulmane se déclaraient en 1992, à 30 % sans religion (si les deux parents étaient Algériens), voire à 60 % (si un parent seulement était Algérien)[31].

L'islam est la première religion de la Seine-Saint-Denis[16]. Philippe Galli, nommé préfet de la Seine-Saint-Denis en juin 2013, précise qu'« il y a environ 700 000 musulmans en Seine-Saint-Denis ». Selon l'Insee, le prénom Mohamed est le prénom le plus donné en 2002 dans ce département[32].

Population d'origine maghrébine

Selon une étude de l'Insee publiée en 2012, les personnes d'origine maghrébine sur deux générations uniquement (immigrés et leurs enfants) étaient un peu plus de 3,5 millions en 2008 auxquelles il faut ajouter environ 500 000 Harkis, soit environ 4 millions de personnes et 6,5 % de la population métropolitaine en 2008 (alors de 62,5 millions)[33]. 16 % des nouveau-nés entre 2006 et 2008 en France métropolitaine ont au moins un grand-parent originaire du Maghreb[34].

Selon une étude de l'Institut Montaigne publiée en 2004 et basée sur le recensement de la population 1999 de INSEE, il y a en France, en 2004, environ 5 à 6 millions de personnes d'origine maghrébine, au minimum ; 3,5 millions sont français, dont 500 000 Harkis et leurs descendants. Environ 400 000 enfants seraient nés d’un couple mixte dont un des parents est maghrébin[35],[36].

Selon Michèle Tribalat, plus de 80 % des personnes susceptibles d’êtres musulmanes sont originaires du Maghreb (43,2 % d'Algérie, 27,5 % du Maroc et 11,4 % de Tunisie, anciennes colonies françaises). Les autres sont originaires d’Afrique noire (9,3 %) et de Turquie (8,6 %)[37]. En 2015, Michèle Tribalat, dans une nouvelle estimation des populations d'origine étrangère en 2011[38], estime à au moins 4,6 millions le nombre de personnes d'origine maghrébine sur trois générations en 2011 selon la répartition suivante[39] :

Pays d'origine
(milliers)
Immigrés
(tous âges confondus)
1re génération née en France
(tous âges confondus)
2e génération née en France
(moins de 60 ans uniquement)
Total
Algérie 737 1 170 563 2 470
Maroc 679 698 130 1 507
Tunisie 246 280 129 655
Total Maghreb 1 662 2 148 821 4 631

Note : pour la deuxième génération née en France, seules les personnes âgées de moins de 60 ans sont prises en compte.

Par ailleurs, selon cette même étude de Michèle Tribalat, les personnes d'origine maghrébine sur trois générations représentent 8,7 % de la population française des moins de 60 ans en 2011[38].

Toujours selon Michèle Tribalat, en 2005, près de 7 % des jeunes de moins de 18 ans en métropole sont d'origine maghrébine (au moins un parent). En Île-de-France, la proportion est d'environ 12 %. C'est dans les départements de Seine-Saint-Denis (22 %), du Val-de-Marne (13,2 %) et du Val-d'Oise (13 %) et de Paris (12,1 %) que l'on trouve les plus fortes proportions. Au niveau des grandes villes, 21 % des jeunes de moins de 18 ans à Perpignan sont d'origine maghrébine et près de 40 % dans certains arrondissements de Marseille[40],[41].

2005 (en % des jeunes de moins de 18 ans) Seine-Saint-Denis Val-de-Marne Val-d'Oise Lyon Paris France
Total Maghreb 22,0 % 13,2 % 13,0 % 13,0 % 12,1 % 6,9 %

D'autres estimations fournissent des chiffres plus élevés sans préciser la méthodologie utilisée. Ainsi, selon la revue Les Cahiers de l'Orient, cette population d'origine maghrébine est évaluée à 6 millions d'individus[42].

La population maghrébine en France, majoritairement plus pauvre, a un taux de fécondité plus élevé que le reste de la population française, respectivement 3,3 et 2 enfants par femme[43]. Cependant, on observe que le taux de fécondité des femmes d'origine maghrébine se rapproche de celui des femmes françaises avec le temps[44].

Estimations politiques

Mais le nombre de musulmans en France est un enjeu de plus en plus politique, aussi la classe politique dans son ensemble ne se contente pas de ces chiffres, et préfère donner ses propres estimations. Les hommes politiques et les responsables religieux font ainsi des estimations beaucoup plus hautes, jamais fondées sur des éléments fiables, mais souvent proches d’un symbolique « 10 % de la population »[45] :

  • en 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy estimait ce nombre entre 5 et 6 millions[46] ;
  • ce chiffre est redonné en 2010 par le ministère de l'Intérieur chargé des cultes, qui retient une définition ethnographique de l’islam : est musulman celui né de parents musulmans, ou dont les ancêtres viennent d’un pays majoritairement musulman. En retenant une définition religieuse (les personnes qui déclarent une pratique religieuse musulmane), le nombre de musulmans est alors de 1,6 à 2 millions de personnes[47],[48],[49], soit 7,7 à 9,3 % (définition ethnique) ou 2,5 à 3,1 % (définition religieuse) de la population. Le chiffre, vague, n’a pas varié en sept ans ;
  • Jean-Paul Gourévitch considère que le chiffre « officiel » de 5 millions trop bas et estime le nombre de musulmans à entre 7 et 8 millions de musulmans fin 2011[50] ;
  • en 2006, le Front national évoque le chiffre de huit millions[51] ; cette estimation est reprise par Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, qui estime le nombre de musulmans entre « 5 et 10 millions ». Ni le FN ni le ministère de l'Intérieur ne donnent leurs sources[52].
  • Azouz Begag, homme politique, ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances de 2005 à 2007 dans le gouvernement de Dominique de Villepin, écrivain et chercheur français en économie et sociologie, chargé de recherche du Centre national de la recherche scientifique à l’université Paris-Sorbonne, affirme en 2011 que les musulmans en France étaient de 15 à 20 millions[53]. Toutefois, dans son ouvrage La Faute aux autres (2017), il estime qu'on peut arriver à « 10 millions de personnes qui, de près ou de loin, sont « culturellement » musulmanes. Soit 15 % de la population française »[54].
  • en 2010, le Département d'État des États-Unis et The World Factbook estiment le nombre de musulmans en France entre 5 et 10 % de la population[55],[56].

Le nombre de Français convertis est estimé entre 70 000 et 110 000[23],[57].

Projection

Une étude conduite par le Pew Research Center s'attache à établir l'évolution de la population musulmane dans la démographie mondiale. Pour la France, le Pew Research Center établit un total de 4 704 000 personnes de confessions musulmanes en 2010 (7,5 % de la population totale française), et prévoit une augmentation à 6 860 000, soit 10,3 % de la population française en 2030[58].

2010 2020 2030 2040 2050
Nombre 4 710 000 5 430 000 6 100 000 6 750 000 7 540 000
Pourcentage de la population 7,5 % 8,3 % 9,1 % 9,9 % 10,9 %

Cela fait de la France le premier pays d'Europe occidentale à la fois en nombre et en pourcentage de « musulmans ».

Conversions

En France, selon le ministère de l'Intérieur et des Cultes, il y a[Quand ?] 100 000 personnes converties à l’islam et environ 4 000 conversions tous les ans, chiffre qui a doublé depuis 1986[réf. nécessaire]. Les organisations musulmanes affirment que ce chiffre est de 200 000[59]. Djelloul Seddiki, directeur de l'Institut de Théologie El Ghazali de la Grande mosquée de Paris, avance le chiffre d'un million de convertis en France en 2013[60].

Entre 150 et 200 musulmans se convertiraient au catholicisme par an, dont beaucoup d'enfants issus de mariages mixtes[61]. Le nombre de personnes quittant l'islam, sans adopter le catholicisme, n'est pas comptabilisé.

D’après Stefano Allievi, c’est là un domaine peu exploité en sociologie religieuse car ce sont les « conceptions statiques de la religion »[62] qui sont généralement étudiées. Néanmoins, la conversion musulmane est un sujet exploité par plusieurs chercheurs : Stefano Allievi, Sarah Daynes, Mercedes Garcia-Arenal, du milieu des années 1980 jusqu’à aujourd’hui. Le rôle des convertis semble pouvoir devenir un enjeu important dans la configuration de l’islam européen, et cela à plusieurs titres. D’une part, ils sont des intermédiaires sociaux fondamentaux, car ils produisent une culture islamique européenne. D’autre part, le converti se repositionne par rapport à son environnement social et il exprime son acte en termes de choix[63]. Dans les études sur les convertis musulmans, on trouve un certain nombre de points récurrents. Il existe deux types de conversion, la « conversion rationnelle » et la « conversion relationnelle »[64].

La conversion relationnelle est issue d’un ensemble de liens sociaux qui produisent ou même forcent un processus décisionnel de la pratique musulmane. Cette dernière se perçoit sous deux formes : la conversion appelée aussi réislamisation[65] ou musulman « reborn »[66] et la conversion par mariage[67]. Le converti est un individu d’origine non-musulmane, qui est devenu musulman à l’âge adulte. Beaucoup d’individus découvriraient l’islam à l’adolescence par la lecture du Coran. Ils veulent pouvoir faire la part des choses entre les messages négatifs véhiculés sur l'islam dans les sociétés non musulmanes et l'islam tel qu’il est dans le texte[68]. La conversion par mariage concerne les hommes avant le mariage qui veulent épouser une musulmane et les femmes avant ou après le mariage avec un musulman. En effet, selon l'interprétation majoritaire actuelle du Coran, la femme musulmane ne peut s’unir qu’à un musulman, à l'inverse de l’homme musulman a seulement interdiction d’épouser une femme n'appartenant pas aux gens du Livre, ce qui veut dire concrètement qu'il a tout à fait le droit de se marier avec une juive ou une chrétienne.

La conversion rationnelle concerne les individus issus d’une autre tradition religieuse ; les ouvrages ne mentionnent pas le cas d’anciens agnostiques ou athées. Elle est une conversion individuelle qui naît d’une recherche explicite d’un système de signification et de sens, elle a une origine intellectuelle, et répond à une soif de spiritualité et de mysticisme[69]. D’après différents récits, les convertis viennent à l’islam par la lecture du Coran, ils en font l’examen critique, formulent le désir de prendre le nom arabe choisi au moment de leur conversion comme nom d’état civil et ressentent fortement « l’islamophobie »[70]. Toutefois le changement de nom n'est pas une obligation lors de la conversion à l'islam et très rares sont les cas de changement à l'état civil. La conversion à l'islam étant possible seul, sans témoins (même si la présence de deux témoins est recommandée), il est extrêmement difficile de définir précisément le nombre de convertis.

Identités musulmanes en France

Olivier Roy indique que le fait d'être musulman n'est qu'un élément parmi d'autres de l'identité des immigrants de la première génération. Leur identification avec l'aire d'origine est beaucoup plus forte : ils sont tout d'abord Algériens, Marocains, Tunisiens d'autres s'identifient par leur culture ou leur langue Arabes, Berbères (Kabyles, Chleuhs, Rifains), etc. Ce n'est pas aussi vrai avec la seconde génération, qui bien souvent ne parle même pas la langue des parents. Cette observation, pourtant, n'est généralement pas valable dans le cas de certaines minorités comme les Turcs qui peuvent largement maintenir leurs liens culturels avec leur pays d'origine grâce au développement international des médias de leur pays. Toujours selon Olivier Roy, on assiste progressivement, sous les effets de la mondialisation et de la déculturation, au découplage entre religion et culture traditionnelle, comme cela s'est fait dans le christianisme. Ainsi l'islam qui prend racine en France et en Europe n'est pas un islam « civilisationnel » mais se veut « pure religion ». Selon lui, cette déculturation du religieux est la condition nécessaire à l'émergence d'un islam européen , même si le contenu théologique ne change pas plus que celui du catholicisme au cours des siècles[71].

Dans son livre Une révolution sous nos yeux - Comment l'Islam va transformer la France et l'Europe, Christopher Caldwell estime que malgré la grande diversité des identités musulmanes en Europe, « les conditions sont mûres » pour la fusion de ces diverses identités en une « identité unifiée » ; tout comme l'identité hispanique, qui n'était à l'origine aux États-Unis qu'une catégorie de recensement, est devenue une réalité. Cette identité musulmane, bien que touchant l'Europe, n'en sera pas pour autant pro-européenne[72]. La revue Esprit critique l'ouvrage pour son absence d'enquête sur le terrain[73] mais le journal The Guardian salue pour son regard neuf sur la question en tant qu'analyste non-Européen[74]

Représentation des musulmans de France

Les « Arabes » (à prendre au sens d'Arabe du temps de la présence coloniale de la France en Algérie, donc incluant les Berbères) présents en France, s’ils sont le plus souvent musulmans, peuvent aussi être chrétiens, agnostiques, etc. Parallèlement, des musulmans français peuvent avoir des origines non arabes. Les musulmans non arabes sont souvent Turcs (environ 360 000[75]), Berbères, Iraniens, Kurdes, Maliens, Sénégalais, Indonésiens, Malais, Bosniaques, Albanais, etc.

L'État français ne reconnaît pas légalement les origines ethniques et religieuses (à l'exception du cas particulier des harkis) mais, devant la carence d'interlocuteurs privilégiés, dans les dernières années, les gouvernements successifs ont essayé d'organiser une représentation des musulmans français. Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, a créé en 2002 le Conseil français du culte musulman (CFCM). Cette association a le statut légal d'association à but non lucratif sans particularité spécifique si ce n'est sa reconnaissance particulière par le gouvernement. En 2004, elle était conduite par le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur[n 1].

La première génération de musulmans, aujourd'hui retraités, n'était pas perçue comme immigrante, ni par l'État, ni par les employeurs, ni par les musulmans eux-mêmes. Ces musulmans ont gardé de forts liens avec leurs pays, où leurs familles sont souvent restées vivre. Les chercheurs en sciences sociales considéraient alors l’islam comme un simple fait migratoire, de « transplantation »[76]. Cependant, en 1974, le gouvernement s'est prononcé en faveur du regroupement familial, et les enfants et les femmes ont pu venir vivre en France. Beaucoup d'entre eux ont demandé la nationalité française à cette époque.

Au premier trimestre 2018, le président de la République Emmanuel Macron doit prononcer un grand discours sur la laïcité où il devrait dévoiler une réforme de l'islam en France pour réduire l'influence des pays d'origine sur le CFCM et qui aborder la question de la révision du mode de financement et de formation des imams[77].

La situation est différente pour les générations ultérieures constituées de musulmans nés en France, et donc souvent ressortissants français par le droit du sol ou le droit du sang. La majorité d'entre eux n'ont aujourd'hui qu'une connaissance toute relative de la culture et du pays d'origine de leurs parents ou grands-parents, avec lesquels ils ont conservé peu d'attaches[pas clair][réf. nécessaire]. Ce qui explique, qu'en plus de se savoir Français, certains se ressentent comme immigrants[pas clair], alors même qu'ils ont une connaissance très vague du pays de leurs ancêtres.

Perception des musulmans en France

Selon Jérémy Robine, on assiste depuis plusieurs années à l’émergence, dans le discours politico-médiatique, d’un nouveau groupe de type racial, « les Musulmans ». En effet, selon lui, comme cela s'est passé avec les Juifs, l'expression « les Musulmans » ne désigne plus aujourd'hui un groupe religieux mais une appartenance ethno-culturelle auquel on appartient par la naissance, quelle que soit sa foi[78].

Plusieurs sondages montrent, notamment depuis 2010, une forte dégradation de l'image de l'islam en France[79],[80],[81]. Sur une plus longue période, les réticences des Français non-musulmans vis-à-vis de l'islam sont de plus en plus grandes : en 1989, 33 % des sondés se disaient favorables à la construction des mosquées. En 2012, ils ne sont plus que 18 %. « Pour le voile dans la rue, et sur la même période, les personnes opposées passent de 31 % à 63 % »[80]. On note une baisse de l'indifférence vis-à-vis de l'islam, le « rejet des valeurs occidentales » étant reproché aux musulmans[80].

En 2016, 63 % des Français estiment que « l'influence et la visibilité de l'islam » sont « trop importantes » en France. Deux tiers des Français pensent que les musulmans sont mal intégrés et en donnent pour principale raison « leur refus de s'intégrer à la société »[81],[82]. En 2017, 48 % des Français pensent qu’il existe un affrontement fondamental entre l’islam et les valeurs françaises, seulement 20 % des sondés avancent que l'islam est généralement compatible avec les valeurs françaises[83]. Cette opinion n'est pas propre aux Français, mais se retrouve dans les tous les pays européens où ces sondages ont eu lieu montrant de grandes majorités de la population sceptiques vis-à-vis de l'islam[83].

Une étude Ifop publiée par Le Journal du dimanche en février 2018, 56 % des Français estiment l'islam compatible avec les valeurs de la société française, quand une majorité pensait l'inverse en 2016, même si on note encore une forte polarisation en fonction des sympathies partisanes (63 % des sympathisants LR et 62 % de ceux du FN le jugent « incompatible avec les valeurs de la société française » alors que 73 % de ceux du PS, 60 % de ceux de La France insoumise et 58 % de La République en marche le pensent compatible)[84].

Pratiques religieuses et organisations musulmanes

Article détaillé : Liste de mosquées de France.
Minaret de la Mosquée de Tsingoni, à Mayotte, plus ancienne mosquée en activité de France (XVIe siècle).

Les études montrent une évolution de la pratique religieuse : d'après un sondage CSA-La Vie réalisé en 2006, 49 % des musulmans sondés ne vont jamais à la mosquée, 88 % respectent le jeûne du ramadan ainsi que les prières ou la pratique de la charité. Ils étaient 60 % à déclarer jeûner en 1989[85].

Les principales grandes organisations présentes au sein du Conseil français du culte musulman sont la Grande mosquée de Paris, le Rassemblement des musulmans de France et l’Union des organisations islamiques de France.

Au moins 2100 mosquées sont dénombrées en France[86]. En 1985, il y en avait environ 900 et 5 en 1965[87],[88]. Selon Le Monde, la construction de grandes mosquées s'accélère, avec des projets dans plusieurs grandes villes françaises[89]. Le financement des mosquées en France provient de l'étranger (pays du Golfe) pour moitié, et de dons (pour 20 %) et de financements publics indirects (baux amphytéotiques, loyers symboliques)[90].

La plus ancienne école musulmane française est située sur l’île de La Réunion. Deux collèges musulmans existent, l'un à Aubervilliers (École de la réussite) et l'autre à Décines dans la banlieue de Lyon (collège-lycée Al Kindi). Un lycée musulman a également ouvert en 2003 à Lille, le lycée Averroès[91], qui a d'ailleurs été classé meilleur lycée d'enseignement général et technologique de France en 2013 selon le palmarès du journal Le Parisien[92]. Seuls deux établissements sont sous contrat avec l'État, c’est-à-dire avec des enseignants payés par l’État : le lycée Averroès de Lille, et le lycée Al-Kindi de Décines, en banlieue lyonnaise.

La plus ancienne mosquée française encore en activité est la mosquée de Tsingoni, à Mayotte dont le mihrab est daté de 1538 (la mosquée elle-même remonterait au moins à 1521)[93]. Avant la départementalisation de Mayotte, la plus ancienne mosquée en activité était la Mosquée Noor-e-Islam de Saint-Denis (La Réunion), érigée en 1905, et ayant elle-même succédé à des mosquées algériennes comme la Mosquée Sidi Ghanem de Mila, bâtie en 678 (mais désaffectée depuis plusieurs siècles), plus ancienne mosquée d'Algérie et donc de France jusqu'à l'indépendance en 1962[94]. La plus ancienne mosquée active de France métropolitaine est la Grande mosquée de Paris, bâtie en 1922.

En 2004, à la suite du constat que sur les quelque 1 200 imams du pays, 75 % étaient étrangers et un tiers ne parlaient pas français, des formations devaient être mises en place[95].

Fondation des œuvres de l'islam de France

La Fondation des œuvres de l’islam de France (FOIF) est une fondation reconnue d’utilité publique[96] créée le sous l’impulsion du Premier ministre Dominique de Villepin avec une dotation d’un million d’euros issue d'un don de l’industriel et sénateur de l’Essonne Serge Dassault[97]. Son objectif était de favoriser la transparence du financement de l’islam en France et notamment d’encadrer les liens de dépendance financière entre les mosquées et les pays d’origine[97]. Paralysée par les rivalités et dissensions internes, elle est restée une coquille vide. Après les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, il est proposé de la relancer. Une mission est confiée en juin 2015 à un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, Christian Poncet. Après les attentats de novembre 2015, une mission d'enquête sénatoriale sur l’islam en France propose également de relancer la fondation. Puis à la suite de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, c'est le Premier ministre Manuel Valls qui déclare : « Il y a urgence à aider l’islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l’intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable pacte avec l’islam de France, donnant à la fondation une place centrale. » Elle serait relancée à l'automne 2016 avec des missions élargies dont « la construction et la gestion des lieux de cultes en accord avec les maires des communes concernées », la réception des dons et financements des pays étrangers pour les distribuer vers la formation des imams, les lieux de culte, les établissements éducatifs, le financement de bourses pour les imams et aumôniers ou la réalisation de thèses universitaires. Son budget prévisionnel serait de 5 à 6 millions d’euros, alimenté par des fonds publics et privés[97].

Dix ans plus tard, le manque d'imams formés en France amène toujours les communautés, soit à laisser œuvrer des bénévoles, soit à faire appel à des imams issus des pays maghrébins ou de Turquie[98]. En 2013, les imams sont environ au nombre de 1800, dont un tiers de rémunérés[98].

En août 2016, François Hollande propose le nom de l'ancien sénateur Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation des œuvres de l'islam de France[99]. Cette proposition est critiquée par la sénatrice écologiste de Paris Esther Benbassa qui estime que le choix par le gouvernement d'une personnalité politique « discrédite à l’avance » l'institution et qu'une telle nomination pouvant être perçue comme une « mise sous tutelle » des musulmans[100]. Le maire LR de Tourcoing Gérald Darmanin juge que « le nommer à la tête de cette fondation est une idée pour le moins paternaliste, presque coloniale[101] ». Pour la sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet, « Personne ne songerait à nommer un chrétien à la tête de la fondation pour le judaïsme[100]. »

Débats sur l'intégration

Intégration sociale

En France, les personnes de confession musulmane sont surtout concentrés dans certains quartiers souvent défavorisés, en particulier dans de grandes agglomérations comme Lille, Lyon, Marseille, Paris ou Strasbourg. À titre d’exemple, le département de la Seine-Saint-Denis dans la banlieue parisienne cumule une forte proportion de musulmans (un tiers de la population[réf. nécessaire]) et un fort taux de chômage (30 % dans la commune de La Courneuve).

Dans une conversation privée avec Alain Peyrefitte en 1959, Charles de Gaulle a aussi mis en avant les racines chrétiennes de la France (il s'agissait alors pour lui de démontrer l'impossibilité d'une fusion de la France et de l'Algérie voulue par les partisans de l'Algérie française), et il évoquait les conséquences d'une augmentation de l'islam en France si l'Algérie était intégrée sans restrictions à la métropole : « si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey les Deux Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »,[103]

L'islam est, en 2004 et selon le sociologue Farhad Khosrokhavar, la religion majoritaire en prison, même si aucune statistique officielle n'est disponible sur le sujet[104]. D'autres sociologues font valoir que les départements les plus pauvres de France, comme la Creuse, ont un taux de criminalité bien inférieur à celui de la Seine-Saint-Denis, et y voient donc des raisons davantage culturelles qu'économiques, invoquant un « choc » devant la société bureaucratique et le tissu social existant en Europe, qui les déstabiliserait[réf. nécessaire].

Un sondage Ipsos publié dans Le Monde le 24 janvier 2013 indique que 74 % des Français pensent que l'islam est incompatible avec les valeurs de la société française[105].

Un rapport parlementaire publié en 2014 - qui estime quant à lui que « 60 % de la population carcérale en France, c'est-à-dire 40 000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane » - s'alarme des dangers de radicalisation de plusieurs centaines de détenus[106].

Plusieurs mouvements nationalistes intègrent ce thème dans leur programme. Selon eux, un nombre important d’immigrants d’une culture non européenne risque de déstabiliser la culture française ou d'être déstabilisés par elle. Ils reprochent aussi à l'islam de favoriser le sexisme et l'intolérance religieuse, se posant en chantres de la laïcité face à l'État français qui est accusé de rompre avec ce principe[107]. Une publication du Sénat établissant un lien statistique entre immigration et surdélinquance[108], ils soulèvent la question d'un éventuel danger lié au moins culturellement à l'« islamisme » pour le pays. Lors de l'élection présidentielle de 2002, la « lutte contre l'islamisation de la France » est au cœur du programme du Mouvement national républicain (MNR) ; ces idées sont ensuite reprises à partir de 2011 par l'équipe de la nouvelle dirigeante du Front national, Marine Le Pen. En décembre 2010, Riposte laïque et le Bloc identitaire organisent les « assises de l'islamisation », auxquelles participent des groupes politiques européens d'extrême-droite[107].

Choix électoraux et intégration politique

Article détaillé : Islam dans la politique française.

Selon une enquête Ifop-La Croix de 2008, les musulmans soutiennent majoritairement le Parti socialiste (PS), à 51,8 % contre 26,8 % pour le reste de la population. Les musulmans se sentiraient même selon cette enquête plus proches de l'extrême gauche que de l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[109].

Selon une étude du corps électoral menée par OpinionWay et Fiducial le 6 mai 2012 pour Le Figaro sur 10 000 votants, 93 % des électeurs musulmans pratiquants, qui sont 2 millions selon cet institut, ont voté pour François Hollande au second tour. Au premier tour, 59 % d'entre eux avaient voté pour lui, 23 % pour Jean-Luc Mélenchon, 7 % pour François Bayrou, 4 % pour Nicolas Sarkozy et 2 % pour Marine Le Pen[110].

Une enquête en 2016 montre que 28 % des musulmans et plus de la moitié des 15-25 ans placent la loi religieuse avant la loi de la République et sont critiques de la laïcité. Cette partie de la population est la plus revendicatrice des « marqueurs » musulmans que sont la nourriture halal, le port du voile, la polygamie[111]. 46 % des musulmans seraient en revanche « totalement sécularisés »[112].

Lors de l'élection présidentielle de 2017, d'après un sondage Ifop, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête du premier tour dans l'électorat musulman (37 %), devant Emmanuel Macron (24 %), Benoît Hamon (17 %) et François Fillon (10 %)[113]. La Grande mosquée de Paris et Musulmans de France (ex-UOIF) appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour[114].

Financement du culte

Dans la foulée des attentats commis en France par des islamistes en juillet 2016, le Premier ministre Manuel Valls se dit « favorable » à une interdiction temporaire du financement étranger des mosquées et souhaite que « que les imams soient formés en France et pas ailleurs »[115]. Par ailleurs il déclare dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, que « Si l’islam n’aide pas la République à combattre ceux qui remettent en cause les libertés publiques, il sera de plus en plus dur pour la République de garantir le libre exercice du culte. »[116]. Il propose une refonte de l'organisation de l'islam en France et déclare que « l'État et la puissance publique ont un rôle à jouer pour « aider les musulmans de France » à relever le défi de l'islamisme radical. »[117]. Le président de la République, François Hollande, a réagi à cette proposition, refusant l'hypothèse d'un financement public des mosquées, déclarant « qu'il n’est pas question de toucher à la loi de 1905, et donc au modèle français de laïcité. »[118]. Financer le culte musulman par une taxe ou contribution sur la viande ou les produits halal a été évoqué en 2016 par Anouar Kbibech[119] le président du Conseil français du culte musulman, par l'élue LR Nathalie Kosciusko-Morizet[120] et par l'élu MoDem François Bayrou[121], reprenant d'anciennes propositions de Charles Pasqua[122], puis de Dominique de Villepin[123]. Mais pour l'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler cette solution qui n'a jamais été mise en œuvre n'est ni faisable ni souhaitable car elle contrevient à la loi de séparation des Églises et de l'État[124].

Intégration culturelle

L'intégration des populations musulmanes a connu plusieurs entraves du fait de traditions et modes de pensées liés au culte. En plus des problèmes de compatibilité entre le droit européen et la loi islamique, le port du voile islamique dans les établissements scolaires a été perçu lorsqu'il est devenu phénomène social[n 2] comme entrant en contradiction avec le principe de laïcité de l'école. Une des clés de la réticence à l’égard de l’Islam, selon Philippe d'Iribarne, serait son refus de pratiquer « l’échange des femmes ». L’Islam accepte de « prendre » (épouser une non-musulmane) mais pas de « donner » (interdiction pour une musulmane d’épouser un non-musulman). Les femmes, qui selon Claude Lévi-Strauss, constituent le fondement des alliances entre groupes humains sur des bases égalitaires, deviennent alors le moyen d’assurer la prédominance des uns sur les autres. L'auteur y voit une des clés de la pression sur les filles dans les quartiers sensibles[125].

En 2005, une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po[126] fait apparaître la proportion de musulmans pratiquants revendiquant des positions culturelles traditionalistes. Selon ce sondage, 39 % des musulmans pratiquants condamnent l'homosexualité (contre 21 % de l'ensemble des Français), 43 % approuvent des horaires séparés pour les femmes dans les piscines et 46 % manifestent des sentiments antisémites[n 3] (contre 18 % de l'ensemble des Français). On compare ici les réponses de l'ensemble de la population française avec la fraction musulmane pratiquante. En revanche, 80 % des pratiquants expriment une opinion positive sur la religion chrétienne. Selon ce même sondage, « Alors que seulement 3 % des Français de 18 à 35 ans donnent des réponses qui les classent comme conservateurs, ils sont 40 % parmi ceux issus de cette immigration. »

Selon un sondage réalisé en 2006, 73 % des musulmans se déclarent favorables à la séparation des religions et de l'État, et 91 % se disent favorables à l'égalité hommes-femmes[127].

Selon un sondage réalisé en 2009, 8 % des femmes musulmanes de moins de 35 ans déclarent porter souvent le voile[128].

Selon un sondage réalisé en 2012, 60 % des Français estiment que l'influence et la visibilité des musulmans sont aujourd'hui « trop importantes » en France[129],

En 2016, l'institut Montaigne publie « un islam français est possible » à partir d'un sondage[130] :

  • 80 % des musulmans sont favorables à la nourriture halal dans les cantines scolaires. 70 % des musulmans disent acheter « toujours » de la viande halal, 22 % « parfois » et 6 % « jamais » ;
  • 65 % des musulmans sont favorables au port du hijab (voile), témoignant du respect de la prescription des sourates du Coran 33-59 et 24-31 ;
  • 40 % des moins de 25 ans sont favorables à la burqa ou niqab (voile intégral), alors que dans toutes les classes d’âge confondues, seul 24 % y sont favorables ;
  • 40 % des moins de 30 ans pensent que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, alors que dans toutes les classes d’âge confondues, 20 % rejette la laïcité ;
  • 33 % des moins de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante que la loi de la République ;
  • 33 % des musulmans considèrent que « l'on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail » ;
  • 25 % des musulmans sont favorables à la polygamie.

La population musulmane peut être divisé en trois profils :

  • 46 % sont « sécularisés » en train d’achever leur intégration (près de la moitié des plus de 40 ans, et 1/3 chez les jeunes) ;
  • 25 % sont « islamic pride » (fiers de leur religion)[131] ;
  • 28 % sont « sécessionnistes » en rupture avec les valeurs de la civilisation française. (20 % des plus de 40 ans, et 50 % chez les jeunes).

« Proclamation de l'islam en France » par la Grande Mosquée de Paris

Le 28 mars 2017, l'institut musulman de la Grande Mosquée de Paris publie le texte intégral d'une « Proclamation de l'islam en France », sous l'autorité de son recteur Dalil Boubakeur. Selon le magazine Le Point (qui publie également le texte), l'acte est d'importance historique, en cela qu'il définit précisément un islam en France républicain, moderne et progressiste. Le Point relève notamment le rejet de toute tutelle laïque et de tout intégrisme ; la proclamation dénonce notamment la création de la « Fondation de l'islam en France » par l'état français. Tout en précisant que « tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française », la Grande Mosquée ajoute qu'il est « interdit à tout musulman de déclencher une guerre » et condamne le djihadisme. Reconnaissant l'égalité entre hommes et femmes, elle proscrit les châtiments corporels, la polygamie et prône la compatibilité entre islam et sciences modernes. Elle condamne également les réactions de violence envers les caricatures du prophète, bien qu'elle considère que les musulmans puissent légitimement se sentir blessés ou offensés par celles-ci[132].

Différents courants

Sunnisme et chiisme

La vaste majorité des musulmans de France est sunnite. Les chiites représentent 2 à 3 % des musulmans de France[133]. Le nombre d’alévis était estimé entre 150 et 200 000 en 2012. Un grand nombre ont immigré en France dans les années 1970-1980[134].

Soufisme

À partir des années 1970, on a assisté à un développement très rapide de la présence du soufisme en Europe, et notamment en France. Plusieurs groupes soufis émanant des grandes voies - Shâdhiliyya, Naqshbandiyya, Qâdiriyya, Tijâniyya…- voient alors le jour[135]. Plus récemment, la tariqa Boutchîchiyya, qui se rattache à la voie-mère Qâdiriyya, est parvenue à faire connaitre l'enseignement du Cheikh Hamza al Qâdiri al Boutchichi, par le biais de représentants comme le conférencier Faouzi Skali[136] ou le chanteur Abd al Malik[137].

Toutes ces confréries se prévalent d’un soufisme orthodoxe ou sunnisme spirituel, car les affiliés restent fidèles aux prescriptions de l’islam et sont même parfois versés dans les sciences islamiques[138]. À l’échelle individuelle ou collective, les soufis se disent apolitiques, et se montrent méfiants à l’égard des idéologies[139]. Au-delà d’un apport proprement initiatique, la culture soufie contribue à restaurer la primordialité spirituelle du message islamique, trop souvent étouffée par le juridisme, et à briser les facteurs d’instrumentalisation de la religion[140]. S’il offre une voie spirituelle à certains européens, le soufisme sert plus largement de médiateur entre l’islam et l’Occident[135].

Islamisme

Article détaillé : Islamisme.

Ce terme manquant de précision, d'autres lui sont souvent préférés, comme « islamiste » (qui s'applique à une personne), « mouvement intégriste » ou « mouvement extrémiste » (qui s'applique à un groupe fondamentaliste), ou « mouvement terroriste » (qui s'applique à un groupe utilisant la violence pour parvenir à ses fins). Ces termes ne doivent pas être confondus avec « islamique », qui est synonyme de « musulman » (qualificatif, par exemple dans « foulard islamique »). Le terme « mouvement islamique », parfois utilisé dans les médias, prête à confusion quand il désigne un mouvement politique.

Dans les pays où l'islam est majoritaire, les mouvements islamistes sont surtout à l'œuvre sur le terrain politique. Olivier Roy appelle islamistes « ceux qui voient dans l'islam une idéologie politique, au sens moderne du terme, c'est-à-dire une théorie qui prétend s'appliquer à l'ensemble de la société ». Se basant sur le rapport Al Karoui de septembre 2016 et reprenant la définition de Thierry Tuot selon laquelle l'islamisme est « la revendication publique de comportements sociaux présentés comme des exigences divines et faisant irruption dans le champ public et politique », Élisabeth Schemla observe une « glissade de la majorité des musulmans vers l'islamisme »[141].

Début 2015, selon un état des lieux établi par le ministère de l'Intérieur, le nombre de mosquées et salles de prières aux mains des islamistes en France est passé de 44 à 89 entre 2010 et 2014[142].

Musulmans dans l'armée française

En 1990, le rapport que le colonel Yves Biville, chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (Cespat) remet à Jean-Pierre Chevènement affirme que les jeunes Français d’origine maghrébine (JFOM), dont la religion n'est alors selon eux pas suffisamment prise en compte, qu'ils « commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission » par rapport aux autres militaires[143]. Depuis le début des années 1990, l'armée française distribue des rations halal aux soldats musulmans[144],[145].

L'aumônerie musulmane est créée par l'arrêté interministériel du , deux ans après la création du Conseil français du culte musulman[146]. En 2017, on compte 45 aumôniers musulmans pour 186 catholiques, 53 protestants, 27 israélites, et 1 orthodoxe[146].

Selon une enquête menée par Christophe Bertossi, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), et Catherine Wihtol de Wenden, les effectifs de l’armée française comptaient entre 10 et 20 % de soldats musulmans en 2005, pour la plupart d'origine maghrébine. Selon les témoignages recueillis, alors que l'armée entend leur offrir une « seconde chance », les militaires issus de l'immigration[pas clair] sont souvent assimilés à un groupe à part. Selon les auteurs, ils sont « ethnicisés, mis à distance par leurs homologues et leur encadrement immédiat, ils sont victimes de discriminations sociales, ethniques, religieuses ou sexuelle »[147].

Le journaliste de Libération Jean-Dominique Merchet révèle en 2009 sur son blog que plusieurs soldats musulmans ont refusé de combattre d'autres Musulmans en Afghanistan[148],[149].

Notes et références

Notes

  1. Rappelons qu'un premier Conseil consultatif des musulmans de France (CCMF) a été créé en septembre 1993 et qu'une charte du culte musulman en France a été rendue publique le 10/12/1994, sous Charles Pasqua, au moment où était annoncée officiellement la constitution, par la Mosquée de Paris, du Conseil représentatif des musulmans de France, nouvelle appellation donnée au CCMF.
  2. Des photos de classes de lycées prises après 1962 montrent parfois une jeune fille portant le voile, sans visiblement que cela pose problème ; ces photos ne permettent cependant pas de savoir si le voile était conservé en salle de classe
  3. ou antisionistes, la différence n'étant pas toujours soulignée

Références

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  8. Michèle Tribalat, « Le nombre de musulmans en France : qu’en sait-on ? », L’islam en France, p. 29.
  9. Kamel Kateb, op. cit., p. 41.
  10. Kateb, op. cit., p. 42-43.
  11. Justin Vaïsse et Jonathan Laurence, Intégrer l'Islam, Odile Jacob, (ISBN 9782738119001), p. 26.
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  54. « Si on ajoute aux nombre de Maghrébins, le nombre des mariages mixtes, plus celui des convertis et celui des autres populations : Turcs (près d’un million), Sénégalais, Maliens, Comoriens, Béninois, Mauritaniens, Égyptiens, Burkinabés, Ivoiriens, Camerounais, Ethiopiens, Tchadiens, Somaliens, Pakistanais, Mauriciens, Indiens, Bosniaques… en prenant soin d’inclure leurs enfants… on peut arriver à 10 millions de personnes qui, de près ou de loin, sont « culturellement » musulmanes. Soit 15 % de la population française.», Azouz Begag, La Faute aux autres, L'esprit du printemps, 2017, p. 175-176.
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  74. (en) David Goodhart, Do we nedd more people in Europe ?, The Guardian, 17 mai 2009 : « Even if you disagree with his premises, Caldwell is worth persevering with because he is a bracing, clear-eyed analyst of European pieties […] He can see Europe from the outside and has a genuinely pan-European view of the immigration issue, something rarely encountered in domestic commentary. ».
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Annexes

Bibliographie sélective

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages

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  • Bernard Godard et Sylvie Taussig, Les Musulmans en France. Courants, institutions, communautés : un état des lieux, Robert Laffont, Paris, 2007, 454 p. (ISBN 978-2221104736)
  • Jonathan Laurence et Justin Vaïsse, Intégrer l'islam: la France et ses musulmans, enjeux et réussites, Odile Jacob, 2007.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Vincent Geisser et Aziz Zemouri, Marianne et Allah. Les politiques français face à la question musulmane, La Découverte, Paris, 2007, 280 p. (ISBN 978-2707149619)
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Revues

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  • Setta, E. Le Suisse converti à l’islam : émergence d’un nouvel acteur social no 46: Social Compass, p. 337-346, 1999.
  • « Le point sur… L'islam en France », dossier Sciences humaines no 217, p. 20-25, juillet 2010.

Articles connexes

Documentaire

Liens externes

  • Actualité des musulmans en France
  • « Infos sur l'islam en France »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
  • L’Islam en France sous l’Ancien Régime et la Révolution: attraction et répulsion
  • (en) Muslims in Europe: Country guide
  • (en) Arno Tausch (2006, with Bischof, Christian; Kastrun, Tomaz; and Mueller, Karl), ‘Why Europe has to offer a better deal towards its Muslim communities. A quantitative analysis of open international data’.Entelequia e-Books, University of Cadiz/Malaga (Spain), CAEI (Buenos Aires)
  • (en) Arno Tausch (2007) “The "Muslim Factor" and the Future of "Integration Policy" in Europe” University of Connecticut, Ideas/Repec
  • (en) Arno Tausch (2007), ‘Muslim population shares and global development patterns 1990 - 2003 in 134 countries’ University of Connecticut, Ideas/Repec
  • Le débat sur le burqa en France Radio France internationale en anglais
  • « Convention Citoyenne des Musulmans de France pour le vivre‐ensemble »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), CFCM, juin 2014.