Isfendiyarides

Hypothétique drapeau des Jandarides d’après la carte catalane de 1375.

Les Isfendiyarides ou Jandarides[1] ou Djandaroghlu[2] appelés en turc : İsfendiyaroğulları[3] ou Candaroğulları[4]. La dynastie règne d’environ 1290 jusqu’en 1461.

La dynastie doit son nom de Jandarides de Şemseddin Demir Yaman Candar[5] (Jandar, Djandar ou Tchandar[1]), qui servait dans l’armée du sultan seldjoukide de Roum Masʿūd II. Yaman Candar a reçu la région d’Eflani dans la province de Karabük à l’ouest de Kastamonu, en remerciement de ses services[6]. La dynastie prend le nom d’Isfendiyarides après le huitième bey nommé İsfendiyar. Comme la plupart des beylicats de cette période, il est absorbé par les Ottomans sous Bayezid Ier et recouvre son autonomie à la suite de la défaite des Ottomans contre Tamerlan en 1402. İsfendiyar le nouveau bey de Kastamonu est démis par le sultan Murad II mais ses successeurs restent à Kastamonu comme vassaux des Ottomans. En 1461, le sultan Mehmed II annexe le beylicat à l’empire. La dynastie ne disparaît pas complètement, les Isfendiyarides se succèdent au poste de gouverneur de la province de Kastamonu, puis à divers postes de l’administration ottomane. La dernière descendante de cette dynastie, Ayshe Sultan, est morte en 1981 à Ankara.

La région contrôlée par cette dynastie, à son apogée, correspond à peu près aux provinces turques actuelles de Kastamonu et de Sinop, ainsi qu’une partie des provinces de Zonguldak, Bartın, Karabük, Samsun, Bolu, Ankara and Çankırı dans la région de la mer Noire. Cette région est aussi connue comme la Paphlagonie citée par Hérodote[7], et ce nom est utilisé pour désigner la même aire géographique pendant la période romaine par exemple par Pline l'Ancien[8].

Le symbole figurant sur les drapeaux des Jandarides peut prêter à confusion car on le connaît couramment sous le nom d’Étoile de David. Au Moyen Âge, ce symbole était aussi utilisé par les musulmans et connu sous le nom de Sceau de Salomon. Ce même symbole figure aussi sur le drapeau des Karamanides.

Histoire

Şemseddin Demir Yaman Candar faisait partie de la garde des sultans seldjoukide de Roum. Il accompagne sultan Mas`ûd II dans ses guerres de 1282 à 1298. En raison de ce soutien Mas`ûd II lui donne la province de Kastamonu bien que celle-ci soit sous le contrôle des Çobanoğulları dont il devient le suzerain (1291)[9].

Şücaeddin Süleyman Paşa

Şücaeddin[10] Süleyman Paşa, fils de Yaman Candar succède à son père en 1309. C’est lui qu’Ibn Battûta rencontre à la fin de l’hiver, en février/mars 1334.

Şücaeddin Süleyman agrandit son domaine, il prend Safranbolu et Sinop, qui dépendaient jusque-là des descendants de Mu`in ad-Dîn Suleyman « Pervane » (Pervâneoğulları). Şücaeddin Süleyman nomme son fils aîné İbrahim comme gouverneur de Sinop (1322) et son cadet `Ali gouverneur de Safranbolu. Şücaeddin Süleyman reste vassal des Ilkhans mongols jusqu’à la mort du dernier d’entre eux Abu Saïd Bahadur en 1335.

Les Jandarides jusqu’en 1391

Şücaeddin Süleyman meurt en 1339. Son fils aîné İbrahim lui succède, mais le cadet, `Ali lui conteste le trône. Finalement İbrahim règne jusqu’en 1345.

Adil cousin d’İbrahim et son père Yakup se disputent la succession. Adil l’emporte sur son père et règne jusqu’en 1361. Celaleddin[11] Kötürüm[12] Beyazıd, le fils d’Adil prend la suite. Il doit combattre à deux reprises contre Kadi Burhaneddin qui règne sur la province de Sivas.

Celaleddin Beyazıd a trois fils :

  • Süleyman dont la fille se marie avec le sultan Murad Ier
  • Mubarizeddin[13] İsfendiyar
  • İskender.

Celaleddin Beyazıd montre sa préférence pour son fils plus jeune fils. Son fils aîné, Süleyman, tue İskender et se réfugie auprès du sultan Murad Ier[14].

Sultan Murat Ier aide Süleyman qui marche vers Kastamonu avec une armée ottomane. Beyazıd perd Kastamonu au profit de son fils Süleyman Paşa qui a le soutien sultan ottoman Murad Ier (1383). Beyazıd se replie sur Sinop et il partage le beylicat avec son fils[14]. Beyazıd meurt en 1385.

Süleyman Paşa garde son indépendance et conserve de bonnes relations avec les Ottomans. Il participe aux campagnes ottomanes en Europe de 1386 et 1389.

Le sultan Bayezid Ier succède à Murad Ier en 1390. Il est décidé à conquérir toute l’Anatolie. Il prend Kastamonu, Süleyman Paşa meurt (1391). La branche des Jandarides, installée à Kastamonu se termine.

İsfendiyar

Mubarizeddin İsfendiyar second fils de Celaleddin Kötürüm Beyazıd succède à son père pour un long règne de 47 ans. Après lui la dynastie change de nom pour devenir celle des Isfendiyarides (İsfendiyaroğulları).

Craignant un conflit avec les Ottomans, İsfendiyar demande l’immunité à Bayezid Ier. Ce dernier lui accorde cette immunité à condition de se reconnaître comme vassal des Ottomans. Après la défaite de Bayezid Ier contre Tamerlan en 1402, İsfendiyar reconnaît l’autorité de Tamerlan. İsfendiyar est confirmé dans le territoire traditionnel des Jandarides : Kastamonu, Kalecik, Tosya, et Çankırı.

C’est un règne paisible. İsfendiyar s’attache au développement des infrastructures publiques et culturelles. Pendant son règne on construit des mosquées, des écoles (medrese), des bibliothèques, des établissements charitables, des ponts, des auberges et des bains publics[14].

Après le retrait de Tamerlan et pendant de l’interrègne ottoman, İsfendiyar se tient proche des quatre frères rivaux ottomans en évitant tout conflit. En 1413, Mehmed Ier Çelebi devient le nouveau sultan ottoman, puis en 1421, Murad II lui succède.

İsfendiyar est le père de cinq fils et d’une fille :

  • Taceddin[15] İbrahim, marié à une des filles du sultan Murad II[14]
  • Kawameddin[16] Kasim marié en 1425 à une sœur de Murad II[17]
  • Hizir
  • Murad
  • Halima mariée au sultan Murad II[17].

Kawameddin Kasim s’autoproclame souverain des régions de Çankırı and Tosya, et déclare l’annexion de ces territoires au sultanat ottoman. İsfendiyar se rebelle contre Murad II. Il est battu et doit se replier à Sinop (1423).

À Sinop il fait agrandir les quais et fait construire des navires de commerce. Il y rassemble des savants et les encourage à travailler librement. Il est l’auteur de nombreux livres en langue turque. Il crée un nouveau monnayage dans les ateliers de Sinop.

Tout en maintenant de bonnes relations avec les Ottomans, İsfendiyar a agrandi la principauté qui connaît alors un âge d’or. Il meurt le et est enterré dans le mausolée des Isfendiyarides, situé dans la cour de la grande mosquée[14].

Les Isfendiyarides

Taceddin İbrahim, le fils aîné d’İsfendiyar, succède à son père. Les relations avec les Ottomans sont paisibles. Il meurt en mai 1443 et est enterré avec son père dans le mausolée familial[14].

Le fils aîné d’İbrahim, Kemaleddin[18] İsmail prend la succession. Il est éduqué et vertueux. Il développe les établissements charitables. Mais son frère cadet, Kızıl[19] Ahmed, lui conteste le trône. Kızıl Ahmed se réfugie auprès des Ottomans et incite les vizirs ottomans à s’emparer des territoires des Isfendiyarides. Après la conquête de Constantinople en 1453, le sultan Mehmed II le Conquérant décide d’unifier l’Anatolie sous son autorité. Mahmud Paşa mène les armées du sultan Mehmed II vers le territoire de l’Empire de Trébizonde. Kızıl Ahmed l’accompagne pour faire le siège de Sinop, İsmail préfère se rendre avec la promesse d’être épargné ainsi que ses enfants (1461). Sinop tombe sous le contrôle ottoman sans effusion de sang. İsmail participe ensuite à la campagne contre Trébizonde[14]. Kızıl Ahmed est nommé gouverneur de Sinop et Kastamonu mais destitué la même année.

Culture et économie

Le beylicat des Jandarides est situé dans une région très importante économiquement. La population de cette région atteignait 420 000 habitants en 1332[20]. Le règne de 170 ans des Jandarides leur a permis de développer l’architecture religieuse et sociale de la région. Ils ont joué aussi un rôle important dans le développement de la langue turque : De nombreux livres sont écrits, aussi bien des poèmes que des ouvrages scientifiques et des traductions de l’arabe et du persan. Un certain nombre de leurs œuvres architecturales demeurent encore actuellement.

Le géographe persan du XIVe siècle al-Omari remarque que Kastamonu est l’une des provinces les plus importantes de cette région et que Sinop est le plus important port de la mer Noire, il permet de maintenir la route commerciale avec les autres ports, les Génois qui ont un entrepôt sur le port, et les provinces de l’intérieur. La province voisine de Sivas est habitée par de nombreux marchands génois qui transportent les marchandises arrivant à Sinop, Samsun et Trébizonde. Les archives vénitiennes mentionnent que les Jandarides avaient d’étroites relations commerciales avec Venise et Gênes. La région possède aussi des ressources naturelles comme du fer et du cuivre.

Dans leurs échanges avec les Génois, les Jandarides utilisent une monnaie de cuivre avec la gravure de deux poissons et de l’inscription Dârü's-saâde-i Sinop (le palais de Sinop).

Monuments

Le château de Kastamonu

À Kastamonu et sa région, les Jandarides laissent des monuments encore visibles[21] :

  • La mosquée de l'Atabey construite en 1273, connue sous le nom de mosquée aux 140 piliers à cause de ses piliers de bois. Le petit minaret en pierre est de la période seldjoukide.
  • La mosquée Ibni Neccar construite en 1353, elle a subi de nombreuses restaurations. Sa porte d'entrée reste un très bel exemple de sculpture sur bois.
  • La mosquée de Mahmud Bey, à 20 km dans le village de Kasaba a été construite en 1388 ar le Jandaride Mahmud. À l'intérieur, les sculptures de bois peint sont remarquables.
  • Le complexe d'Ismail Bey, construit 1451 est composé d'une mosquée, d'un mausolée, de bains, d'une université théologique et d'un hospice. Les sculptures de la façade en pierre du mausolée sont intéressantes.

Le château de Kastamonu a été fondé par les Byzantins. C'est un des plus beaux monuments de la province. Si les fondations son byzantines, les superstructures du château sont de la période des Jandarides[22].

Militaire

Le beylicat des Jandarides avait une cavalerie de 25 000 cavaliers. Cette importante force militaire a contribué aux campagnes des Ottomans en Roumelie et en Anatolie, y compris pendant le siège de Constantinople. La proximité de l’empire byzantin les a conduits à se battre contre lui plutôt que contre les autres beylicats.

Les Jandarides avaient aussi une force navale importante. Sa taille est inconnue mais elle a été utilisée pour l’attaque d’un avant-poste génois à Caffa (Théodosie en Crimée, en Ukraine.

Le Témoignage d’Ibn Battûta

À Kastamonu, Ibn Battûta rencontre Şücaeddin Süleyman Paşa :

« C’est le sultan illustre Soleïman pâdchâh; il est vieux, car son âge dépasse soixante et dix ans ; il a une belle figure, une longue barbe, et son extérieur est majestueux et imposant. »

— Ibn Battûta, op. cit., « Du Sultan de Kasthamoûniyah », p. 159 (.pdf).

Quelques jours plus tard, Ibn Battûta rencontre İbrahim, le fils de Şemseddin Yaman Candar. İbrahim est l’émir de Sinop depuis 1322 :

« Nous partîmes de là pour Sanoûh[23], ville très populeuse et qui réunit la force à la beauté. La mer l’entoure de tous côtés, sauf un seul, qui est celui de l’orient. Elle a en cet endroit une porte, et l’on n’y entre qu’avec la permission de son émir. C’est Ibrâhîm bec, fils du sultan Soleïmân pâdichâh, dont il a été question ci-dessus. »

— Ibn Battûta, op. cit., « Du Sultan de Kasthamoûniyah », p. 161 (.pdf).

La dynastie

Carte des beylicats d’Anatolie formés après la Bataille de Köse Dağ ()
Dates[24] Nom Nom turc Fils de  
1291-1309 Chams al-Dîn Temür Yaman Jandar Şemseddin Demir Yaman Candar   Éponyme de la dynastie.
1309-1339 Chujâ` al-Dîn Sulayman Pacha Şücaeddin Süleyman Paşa Candar Fondateur du beylicat à Kastamonu.
1340-1345 Ibrâhîm İbrahim Süleyman Contesté au début par son frère cadet `Ali.
1345- ? Emir Ya’kûb Yakup Candar  
1345-1361 `Adil Adil Süleyman  
1361-1385 Jalâl al-Dîn Bâyazîd Kötürüm Celaleddin Kötürüm Beyazıd Adil à Sinop seulement après 1383.
1383-1392 Sulayman Pacha Süleyman Paşa Beyazıd à Kastamonu
1392-1439 Mubâriz al-Dîn Isfendiyar Mubarizeddin İsfendiyar Beyazıd  
1439-1443 Tâj al-Dîn Ibrâhîm Taceddin İbrahim İsfendiyar  
1443-1459 Kamâl al-Dîn Ismâ`îl Kemaleddin İsmail İbrahim  
1459-1461 Kamâl al-Dîn Ismâ`îl Kemaleddin İsmail İbrahim à Sinop
Kizil Ahmad Kızıl Ahmed İbrahim à Kastamonu
1461 Annexion au sultanat ottoman.

Voir aussi

Article connexe : Époque des beylicats.

Liens externes

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Isfendiyarids » (voir la liste des auteurs).
  • Yilmaz Öztuna, « Histoire abrégée de la Turquie. Depuis les origines à l’avènement de la République; Les Beyliks anatoliens », Direction générale de la presse et de l’information
  • (en) « Turkish Bey Principalities and Khanates Anatolian Bey Principalities »
  • (en) « Anatolian Turkish Beyliks »
  • (en) « Candaroğulları », sur http://www.kultur.gov.tr/

Bibliographie

  • Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Paris, PUF, coll. « quadrige », , 1040 p. (ISBN 978-2130-54536-1)
  • (en) Clifford Edmund Bosworth, The New Islamic Dynasties : A Chronological and Genealogical Manual, Edinburgh University Press, , 400 p. (ISBN 9780748621378, présentation en ligne)
  • (en) J. H. Mordtmann (dir.), International encyclopaedia of islamic dynasties a continuing series (accès partiel), vol. 4, Anmol Publications PVT. LTD., (ISBN 978-812610403-1, présentation en ligne, lire en ligne), « Isfendiyār oghlu », p. 217-219
  • Ibn Battûta (trad. C. Defremery et B. R. Sanguinetti (1858)), Voyages, De la Mecque aux steppes russes, vol. II, Paris, François Maspero, coll. « La Découverte », , (.pdf) 392 p. (ISBN 2-7071-1303-4, présentation en ligne, lire en ligne)

Notes et références

  1. a et b Janine et Dominique Sourdel, op. cit., « Isfendiyarides ou İsfendiyaroğulları ou encore Jandarides », p. 406,
    (en) C. E. Bosworth, op. cit., « The Jandar Oghulları or Isfandiyar (Isfendiyar) Oghulları », p. 229
  2. op. cit., « Du Sultan de Keredeh », p. 157 (.pdf) note 305
  3. İsfendiyaroğulları forme plurielle turque de İsfendiyaroğlu : fils d’İsfendiyar.
  4. Candaroğulları forme plurielle turque de Candaroğlu : fils de Candar.
  5. Şemseddin en arabe Chams al-Dîn, šams al-dīn, شمس الدين, soleil de la religion.
    Temür/Timur ou Demir en turc signifie fer.
    Yaman signifie en turc fort ; courageux.
    Candar vient du persan jān-dār, جان دار, garde du corps ; porteur d'une épée.
  6. (en) Encyclopædia Britannica 2007 Ultimate Reference Suite, Chicago, Encyclopædia Britannica., , « Candar Dynasty »
  7. Hérodote (trad. Andrée Barguet), L’Enquête, Livres I à IV, vol. I, Gallimard, coll. « folio », 610 p. (ISBN 978-207037651-3), p. 41, 51, 76, 319
  8. Pline l'Ancien (trad. d'Émile Littré), Histoire naturelle, Paris, Dubochet, 1848-1850 (lire en ligne), « Livre VI, II, 1 »
  9. (en) J. H. Mordtmann, op. cit. (lire en ligne), « Isfendiyār oghlu », p. 217
  10. Şücaeddin en arabe : Chujâ` al-Dîn, šujāʿ al-dīn, شجاع الدين, héros de la religion.
  11. Celaleddin en arabe : Jalâl` al-Dîn, jalāl al-dīn, شجاع الدين, splendeur de la religion.
  12. Kötürüm en turc : estropié ; infirme
  13. Mubarizeddin de l’arabe : Mubâriz al-Dîn, مبارز الدين, combattant de la religion
  14. a b c d e f et g (en) « Candaroğulları », sur http://www.kultur.gov.tr/
  15. Taceddin ou Tajeddin en arabe Tâj al-Dîn : tāj al-dīn, تاج الدين, couronne de la religion
  16. Kawameddin en arabe Qawâm al-Dîn : qawām al-dīn, قوام الدين, vigueur de la religion
  17. a et b (en) J. H. Mordtmann, op. cit. (lire en ligne), « Isfendiyār oghlu », p. 218
  18. Kemaleddin en arabe : Kamâl al-Dîn, kamāl al-dīn, كمال الدين, perfection de la religion
  19. Kızıl en turc : rouge.
  20. (en) « Forces of Anatolian Bey Principalities »
  21. (en) « Mosques and Külliye Structures », sur Republic of Turkey Ministry of Culture and Tourism
  22. (en) « Museums and Ancient Cities », sur Republic of Turkey Ministry of Culture and Tourism
  23. Sanoûh actuellement Sinop, un des principaux ports anatoliens de la mer Noire à l’époque, située sur une péninsule reliée à la terre ferme du côté ouest (et non est).
  24. Liste établie d’après :
    • (en) J. H. Mordtmann, op. cit. (lire en ligne), « Isfendiyār oghlu », p. 218
    • (tr) « Kastamonu Tarihi »