Isabelle Adjani

Isabelle Adjani
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Isabelle Adjani en 2012.
Nom de naissance Isabelle Yasmina Adjani
Naissance (62 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Films notables L'Histoire d'Adèle H.
Possession
Mortelle Randonnée
L'Été meurtrier
Subway
Camille Claudel
La Reine Margot
Bon voyage
La Journée de la jupe
Site internet isabelleadjaniblog.com/

Isabelle Adjani est une actrice française née le à Paris.

Elle débute à 14 ans au théâtre, puis entre à 17 ans à la Comédie-Française, le . Elle devient célèbre au milieu des années 1970 grâce à la télévision puis au cinéma et accède rapidement au vedettariat. Elle interprète fréquemment des personnages névrosés, fragiles, mystérieux, perturbés, déments ou psychologiquement instables.

Isabelle Adjani est reconnue pour l'intensité dramatique de ses compositions, la dévotion totale qu'elle accorde à son jeu et l'empathie extrême qu'elle revendique pour chacun de ses personnages[1],[2]. Elle a reçu à cinq reprises le César de la meilleure actrice, un record inégalé, pour Possession, L'Été meurtrier, Camille Claudel, La Reine Margot et La Journée de la jupe. Elle a par ailleurs été nommée deux fois à l'Oscar de la meilleure actrice, pour L'Histoire d'Adèle H. et Camille Claudel.

Biographie

Famille, jeunesse, formation

Isabelle Adjani naît d'un père français d'origine kabyle, Mohammed Chérif Adjani (1923-1983), né à Constantine (Algérie), engagé à l'âge de seize ans dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, fils de Saïd Adjani, originaire d'Iferhounène, établi vers 1920 à Constantine (Algérie)[3] et d'une mère allemande, d'origine bavaroise, Augusta Emma Schweinberger, dite Gusti, morte en février 2007[4],[5],. Dans une interview donnée en 1985, Isabelle Adjani explique pourquoi sa mère avait l'habitude de dire que son mari était d'origine turque : elle avait honte de ses origines algériennes. Elle lui demanda également de changer son prénom Mohammed en Chérif car cela faisait plus « américain »[7].

Elle grandit à Gennevilliers, au nord-ouest de Paris, avec son frère cadet Éric (mort le 25 décembre 2010), qui deviendra photographe, va au lycée Paul-Lapie à Courbevoie et poursuit ses études secondaires à Reims, au lycée Jean-Jaurès. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat, puis joue à seize ans dans Faustine et le bel été avec les jeunes premiers Muriel Catala, Francis Huster, Jacques Spiesser, Jacques Weber et, le temps d'une scène, Isabelle Huppert.

Outre le français, Isabelle Adjani parle couramment allemand, anglais et italien. En allemand, elle a interprété le rôle féminin principal de Nosferatu, fantôme de la nuit. Elle a également joué Driver, Possession, Quartet, Ishtar et Diabolique en langue anglaise. Elle est la première comédienne à recevoir un César de la meilleure actrice pour un rôle non francophone en 1982 (dans Possession). Néanmoins, ses deux nominations aux Oscars ont distingué chacune une interprétation en français.

Isabelle Adjani à l'Institut français de Florence en 1989 lors du festival France Cinéma.

Révélation (1972-1975)

En 1972, Isabelle Adjani joue avec la troupe de Robert Hossein, dans La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca avec Annie Ducaux. La pièce, une coproduction avec la Comédie-Française, est un triomphe et sera reprise plus tard au Théâtre de l'Odéon. En 1973, Annie Ducaux recommande sa partenaire à Jean-Paul Roussillon qui prépare une mise en scène de L'École des femmes de Molière à la Comédie-Française et cherche l'Agnès idéale. Elle prend le rôle dans lequel elle fait sensation aux côtés de Pierre Dux dans le rôle d'Arnolphe (après une version télévisée avec Bernard Blier). Elle tient ensuite le rôle-titre d'Ondine de Jean Giraudoux, mis en scène au Français par Raymond Rouleau. Au cinéma, elle est révélée au grand public en 1974 grâce à son rôle de jeune fille en rébellion contre son père dans La Gifle de Claude Pinoteau, dont le succès la propulse au rang des jeunes actrices françaises les plus en vue.

Isabelle Adjani est ensuite remarquée par le réalisateur François Truffaut. Ce dernier, après avoir vu à la télévision une retransmission de L'École des femmes, depuis la Comédie-Française, et le film La Gifle au cinéma, écrit une lettre à l'actrice pour lui offrir le rôle titre de son prochain film, L'Histoire d'Adèle H. : « Vous êtes une actrice fabuleuse et, à l'exception de Jeanne Moreau, je n'ai jamais senti un désir aussi impérieux de fixer un visage sur la pellicule... »[8]. L'histoire revient sur l'amour passionné et obsessionnel non réciproque d'Adèle Hugo, fille de l'écrivain Victor Hugo, pour un lieutenant britannique. Pierre Dux, l'administrateur général de la Comédie-Française, s'oppose au projet et propose à Isabelle Adjani de la nommer Sociétaire de l'institution afin de la retenir en son sein[9]. Dans un premier temps, l'actrice hésite mais, attirée par le rôle et la perspective de travailler avec François Truffaut, renonce au théâtre et accepte la proposition du réalisateur. Le tournage a lieu sur l'île de Guernesey et dure deux mois. Truffaut s'improvise le Pygmalion d'Adjani, lui donne des leçons de cinéphilies et en tombe amoureux[10]. L'actrice évoque une atmosphère de tournage à la fois concentrée, religieuse, mais également tendue, obsidionale, passionnelle, nerveusement éprouvante. À ce propos, le cinéaste écrit à une amie : « Vous me parlez du plaisir que je dois éprouver à diriger Isabelle, écrit le cinéaste à une amie. C'est tout le contraire d'un plaisir, une souffrance de tous les jours, pour moi, et presque une agonie pour elle. Car son métier est une religion, et notre tournage une épreuve pour tout le monde »[8]. À propos du film, le critique de cinéma Jean-Marc Lalanne écrit dans Le dictionnaire Truffaut : « De façon très romanesque, Truffaut a enlevé Isabelle Adjani, l'a arrachée du théâtre pour l'inventer star de cinéma »[11]. L'Histoire d'Adèle H. connaît un succès critique et commercial lors de sa sortie en 1975 et Isabelle Adjani se voit nommer pour la première fois au César de la meilleure actrice ainsi qu'à l'Oscar. La critique américaine lui promet un avenir de légende et la compare avec Marlène Dietrich, Ingrid Bergman ou encore Greta Garbo[12].

Succès (1976-1986)

L'année suivante, Isabelle Adjani joue sous la direction de Roman Polanski dans Le Locataire. Le réalisateur, également acteur principal du film, est témoin de la dévotion totale qu'accorde l'actrice à son métier : « C'était une travailleuse acharnée qui faisait preuve de grandes facultés de concentration. Elle allait même parfois un peu trop loin, parvenant par exemple à si bien se faire pleurer pendant les répétitions qu'elle n'avait plus de larmes au moment de la prise »[13]. Si l'étrangeté paranoïaque et cauchemardesque du récit séduit aujourd'hui les critiques qui considèrent cette œuvre comme l'une des plus abouties du réalisateur, cette fable sur l'aliénation urbaine et l'anomie, d'une fantaisie noire proche du délire, est mal reçue lors de sa présentation en compétition au 29e Festival de Cannes et ne rencontre pas le succès commercial escompté[13]. La même année, Isabelle Adjani est dirigée pour la première fois par André Téchiné à l'occasion du tournage de Barocco, pour lequel elle donne la réplique à Gérard Depardieu. Le film lui permet d'obtenir une seconde nomination au César de la meilleure actrice et d'acquérir « de l'assurance, une écoute plus profonde, une observation plus attentive de ce qui m'entoure »[14]. En 1977, l'actrice tient le rôle principal de Violette et François de Jacques Rouffio aux côtés de Jacques Dutronc et décline l'offre de Luis Buñuel de jouer dans son film Cet obscur objet du désir en raison des scènes de nu[2]. L'année suivante, Isabelle Adjani fait ses premiers pas à Hollywood avec le film policier Driver de Walter Hill pour lequel elle côtoie Ryan O'Neal. Pour sa performance, l'actrice s'inspire de Carole Lombard, Bette Davis, Barbara Stanwyck, Greta Garbo et Lauren Bacall : « Ce rôle m'a permis de développer une sophistication, une inexpressivité que je n'avais jamais employées jusque-là et que j'avais depuis longtemps envie d'essayer »[12].

En 1979, Isabelle Adjani tourne pour Werner Herzog dans Nosferatu, fantôme de la nuit, l'un des films dont elle est le plus fière[15]. La même année, elle retrouve André Téchiné pour Les Sœurs Brontë dans lequel elle incarne Emily Brontë, l'auteur du classique de la littérature anglaise Les Hauts de Hurlevent. La presse commente alors sa supposée rivalité avec sa partenaire du film, Isabelle Huppert, interprète de Anne Brontë, et qui, à l'instar d'Adjani, a connue une ascension fulgurante dans les années 1970[16]. Selon Téchiné, le tournage des Sœurs Brontë s'avère difficile en raison des relations tendues entre les deux actrices. Isabelle Adjani, quant à elle, explique avoir mal vécu sa mise à l'écart de certains projets, au début des années 1980, à cause du producteur Daniel Toscan du Plantier, directeur de la Gaumont, qui aurait tenté d'imposer Isabelle Huppert, alors sa compagne, comme nouvelle étoile du cinéma français[17]. La même année, Isabelle Adjani donne naissance à son premier enfant, Barnabé Nuytten, né de son union avec le directeur de la photographie Bruno Nuytten, rencontré en 1976 sur le tournage de Barocco.

Après deux ans d'absence, Isabelle Adjani fait son retour au cinéma en 1981 avec la comédie Clara et les Chics Types de Jacques Monnet. La même année, elle reçoit un double Prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes pour Quartet de James Ivory et Possession d’Andrzej Żuławski. Le tournage de ce dernier, dans lequel elle interprète un double rôle sulfureux, halluciné et extrême qui fait d'elle l'incarnation-type de l'héroïne romantique, tumultueuse et exaltée, est pour elle difficile en raison du caractère violent de Zulawski : « Je dois à la mystique d'Andrzej Żuławski de m'avoir révélé des choses que je ne voudrais jamais avoir découvertes… Possession, c'était un film infaisable, et ce que j'ai fait dans ce film était tout aussi infaisable. Pourtant, je l'ai fait et ce qui s'est passé sur ce film m'a coûté tellement cher… Malgré tous les prix, tous les honneurs qui me sont revenus, jamais plus un traumatisme comme celui-là, même pas… en cauchemar ! » Sa performance dans Possession lui permet néanmoins d'obtenir son premier César de la meilleure actrice. Toujours en 1981, Isabelle Adjani apparaît dans L'Année prochaine... si tout va bien, une comédie de Jean-Loup Hubert qu'elle regrette d'avoir tournée, avec également Thierry Lhermitte[18]. À cette époque, le public et la critique lui reproche ses longues absences entre deux films, ce à quoi elle répond : « Cette inactivité professionnelle m'a permis de beaucoup réfléchir. Et j'ai fini par me dire qu'il faudrait penser à ce que, moi j'ai envie de faire plutôt que d'attendre que quelqu'un arrive et me dise : votre désir imaginaire, je l'ai entre les mains. Voilà le script ! Attendre cela c'est idiot »[14].

En 1982, l'actrice donne la réplique à Yves Montand dans la comédie Tout feu, tout flamme de Jean-Paul Rappeneau. La même année, elle joue le rôle d'une femme artiste et féministe pour le film de Carlos Saura, Antonieta. Isabelle Adjani abandonne ensuite, après quelques jours, le tournage de Prénom Carmen que réalise Jean-Luc Godard. À propos du réalisateur, l'actrice, remplacée par Marushka Detmers explique que « pendant ces quelques jours avec lui, je me suis sentie sans protection, vulnérable ». L'année suivante, Isabelle Adjani connaît deux grands succès au cinéma. Le premier, Mortelle Randonnée de Claude Miller, la fait jouer face à Michel Serrault le rôle d'une jeune femme instable qui assassine et dévalise des hommes fortunés. Le second, L'Été meurtrier de Jean Becker, lui permet de remporter son deuxième César de la meilleure actrice. L'actrice commence par refuser le film de Becker en raison des scènes de nu et de certains dialogues qui la gêne[14]. Elle revient néanmoins sur sa décision un an après la première offre lorsqu'elle apprend que le réalisateur s'apprête à proposer le rôle à une autre actrice[2]. Lors de la présentation du film au 36e Festival de Cannes, elle provoque une grève des photographes après avoir annulé sa présence à la séance de photos pour la presse. Durant la montée des marches par l'équipe du film, les appareils et télé-objectifs seront posés au sol et les professionnels tournent le dos à l'actrice[19]. Au sommet du box-office, Isabelle Adjani est alors l'une des actrices les plus aimées et admirées des français[14]. Toujours en 1983, elle fait son retour sur les planches avec la pièce d’August Strindberg, Mademoiselle Julie, jouée à l'automne au Théâtre Édouard VII. Elle abandonne cependant après une cinquantaine de représentation, épuisée par l'expérience : « J'ai eu tort d'avoir voulu que tout soit comme avant, d'avoir voulu retrouver le plaisir innocent de jouer comme lorsque j'étais au Français. C'était de la folie, de la pure folie »[14].

Isabelle Adjani fait son retour au cinéma en 1985 après deux nouvelles années d'absence avec le film policier de Luc Besson, Subway, qui lui permet d'obtenir une cinquième nomination au César de la meilleure actrice. L'année suivante, elle joue sous dans la direction d'Agnès Varda dans T'as de beaux escaliers, tu sais, un court-métrage documentaire réalisé à l'occasion du 50e anniversaire de la Cinémathèque française et présenté hors-compétition lors du 39e Festival de Cannes. À partir de 1986, Isabelle Adjani entretient, pendant près de deux ans, une idylle avec l'acteur américain Warren Beatty. Ce dernier la choisit pour être sa partenaire dans la comédie Ishtar réalisée par Elaine May et avec également Dustin Hoffman. Cette seconde expérience américaine pour l'actrice connaît cependant un lourd échec commercial. À cette époque, elle refuse de nombreux projets, à l'instar de L'Insoutenable Légèreté de l'être de Philip Kaufman ou encore trois films réalisés par Adrian Lyne, 9 semaines 1/2, Proposition indécente et Liaison fatale, le seul qu'elle ait regrettée[20].

Consécration (1987-1994)

En 1987, alors qu'elle doit faire face au traumatisme d'une rumeur qui l'a dit atteinte du Sida et qu'elle doit démentir à la télévision, Isabelle Adjani entreprend la préparation d'un film biographique sur la sculptrice Camille Claudel[9]. Après avoir cherché vain un réalisateur, l'actrice se tourne vers son ancien compagnon, Bruno Nuytten. Ce dernier, considéré comme l'un des meilleurs chefs opérateur français, accepte de mettre en scène le film et d'en écrire le scénario : « Sa raison d'être, c'était l'ombre. À partir de l'ombre, il faisait exister la lumière. Il m'avait dit que jamais il ne passerait à la mise en scène. Je lui ai dit que j'aimerais me servir du corps de Camille Claudel pour pouvoir incarner mon propre désarroi, mon cri. Il m'a entendue »[9]. Lors de sa sortie en salle en 1988, Camille Claudel, avec également Gérard Depardieu dans le rôle du sculpteur Auguste Rodin, est un triomphe critique et public. Il permet à Isabelle Adjani de remporter une seconde nomination à l'Oscar ainsi qu'un troisième César de la meilleure actrice. Lors de la remise de ce dernier, l'actrice fait sensation en lisant un extrait des Versets sataniques de Salman Rushdie, sous le coup d'une fatwa islamique[21]. Isabelle Adjani prévoit ensuite de retrouver Bruno Nuytten pour tourner plusieurs portraits de femmes, notamment un sur Etty Hillesum, une jeune femme juive hollandaise et mystique pendant la Seconde Guerre mondiale, ou encore un autre sur Béatrice Saubin, une française condamnée à mort au début des années 1980 en Malaisie pour possession d'héroïne avant d'être remise en liberté après de longues années de prison[14]. Camille Claudel reste cependant l'unique collaboration réalisateur-actrice entre Burno Nuytten et Adjani :

« Pour moi, c'est le film marquant pour lequel on me connaît et on me reconnaît. Pour lui, c'est le film grâce auquel il a pu exprimer l'amour et l'âme et l'admiration qu'il avait pour moi comme actrice. Mais ça a aussi été un sacrifice qui lui a enlevé sa protection d'ombre et dégoûté de la lumière, l'a éloigné du cinéma. Là, j'ai vraiment vécu, cette fois-ci comme témoin, la destruction de la sensibilité d'un artiste. Et cet homme qui avait été très fort pour moi, à un moment critique de mon existence, de ma carrière, s'est retrouvé désemparé dans la sienne. Il s'est séparé du cinéma...[9] »

Au début des années 1990, Isabelle Adjani se tient en retrait du cinéma et de la vie publique. Elle refuse de nombreux films, parmi lesquels Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau[2], Dick Tracy de Warren Beatty[22] ou Basic Instinct de Paul Verhoeven[23], afin de se consacrer à sa relation avec l'acteur irlandais Daniel Day-Lewis. Elle ne retrouve le chemin des plateaux qu'en 1993, après cinq ans d'absence, pour les besoins du film Toxic Affair. Cette comédie qu'elle regrette d'avoir tournée, et pour laquelle elle touche un cachet de 10 millions de francs, ce qui représente un salaire-record pour le cinéma français, est un lourd échec critique et public. L'actrice a ensuite pour projet de retrouver Jean-Paul Rappeneau pour une comédie intitulée Chic sur le milieu de la mode et dans laquelle elle doit donner la réplique à Catherine Deneuve mais le projet ne voit pas le jour[24].

En 1994, Isabelle Adjani joue dans l'un des films les plus marquants de sa carrière, La Reine Margot de Patrice Chéreau, fresque historique sur le massacre de la Saint-Barthélemy écrite spécialement pour elle. Tourné sur plus de six mois et nécessitant un budget colossal de 120 millions de francs – l’équivalent d’un peu plus de 18 millions d’euros, ce film à grand spectacle, sanglant et porté par l'interprétation d'Adjani dans le rôle-titre, revient sur l'extinction des Valois du trône de France et s'inspire d'un roman-feuilleton d'Alexandre Dumas, consacré au mariage d'Henri de Navarre, futur Henri IV avec Marguerite de France et aux amours supposées de cette dernière avec le marquis de La Môle[25]. Pour Isabelle Adjani, le film est avant tout l'histoire d'une famille incestueuse et déchirée, « qui s’entre-dévore et s’arrache son propre cœur » :

« Ce qui me touchait chez Margot, c’était le mélange entre sa personnalité tyrannique d’âme bien née et sa nature d’amoureuse. La rencontre avec La Môle, huguenot alors qu’elle est catholique, la fracture intérieurement. La politique et l’amour fou se mêlent de façon inextricable. C’est romantique et terrifiant. Patrice cherchait l’extrême mélange des genres. La douceur, l’exaspération, le massacre, l’amour insensé. Dans chaque scène, deux éléments antagonistes sont confrontés. C’était difficile, il nous mettait en état de court-circuit. Il faut toujours être au diapason avec lui. C’est vraiment un chef d’orchestre – et pas de musique de chambre[25]. »

Le film est présenté au 47e Festival de Cannes où il reçoit un accueil critique mitigé, certains lui reprochant son emphase et sa théâtralité. Il devient néanmoins l'un des plus importants succès public d'Isabelle Adjani et rassemble plus de deux millions de spectateurs en salles[25]. Son interprétation de Marguerite de Valois lui permet de remporter son quatrième César de la meilleure actrice. Néanmoins, l'actrice, enceinte de sept mois, ne se rend pas à la soirée de remise des prix et se fait représenter par Alain Delon, président de la cérémonie, qui accepte la récompense en son nom[26],[27].

Culte (1995-2008)

En 1995, sa séparation d'avec Daniel Day-Lewis plonge Isabelle Adjani dans une profonde dépression. Elle accepte alors de jouer au côté de Sharon Stone dans le film Diabolique, remake du film d'Henri-Georges Clouzot, afin que son « esprit se libère de l'épuisement intégral » dans lequel elle se trouve alors. L'actrice est attirée par l'idée de faire un film à la fois hitchcockien et féministe, mais admet quelques années plus tard dans la presse avoir fait ce film « juste pour faire un film » : « Cela ne m'excitait pas du tout, mais j'aimais bien Jeremiah Chechik, qui, malin comme un singe, m'avait présenté le projet sous un angle très féministe. Sauf que, dès le premier jour de tournage, j'ai compris que cette audace créative resterait un fantasme et qu'à l'écran, ce serait plutôt rétro-vintage. Je me suis indifférée, j'ai juste fait mon job[15]. » Sorti en 1996, le film ne rencontre pas les faveurs de la presse et des spectateurs.

L'année suivante, elle préside le jury[28] du 50e Festival de Cannes, qui attribue la Palme d'or ex æquo aux films Le Goût de la cerise d'Abbas Kiarostami et L'Anguille de Shohei Imamura. Toujours en 1997, elle abandonne un projet prévu avec Roman Polanski, une grosse production intitulée The Double, dans laquelle elle aurait dû donner la réplique à John Travolta. Le film ne voit pas le jour à la suite de différends opposant le réalisateur, les producteurs internationaux et Travolta[29]. Isabelle Adjani se retire une nouvelle fois de la vie publique, s'installe en Suisse, à Genève, pour une durée de quatre ans, et entame une psychanalyse. En 1998, elle fait une brève apparition dans son propre rôle dans le film Paparazzi. Elle se montre ensuite intéressée par la proposition de Ridley Scott de jouer dans son film Gladiator, mais le studio s'y oppose[30].

En 1999, l'acteur Robert Hossein, devenu directeur du Théâtre Marigny à Paris, réussit à convaincre Isabelle Adjani de faire son retour au théâtre avec La Dame aux camélias d'après Alexandre Dumas, mise en scène par Alfredo Arias sur une adaptation de René de Ceccatty. Lorsqu'elle commence les répétitions, l'actrice, sans cesse sollicitée pour un entretien, refuse tout contact direct avec la presse : « La seule petite chose que j'aie demandée tout de suite, c'est qu'on me foute la paix, qu'on me laisse travailler tranquille. C'est ça qui m'intéresse: travailler[31]. » Le pièce est jouée pendant quatre mois, et 107 représentations, à guichets fermés. Pour Robert Hossein, « Isabelle est allée jusqu'au bout d'elle-même. Tous les soirs, le miracle a eu lieu. Tous les soirs, le public a été sensible à une actrice totalement authentique, qui me rappelle les grandes comme Sarah Bernhardt[32]. »

À cette époque, Isabelle Adjani est sollicitée par l'acteur-réalisateur Alain Chabat pour jouer Cléopâtre dans son film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. L'actrice refuse d'abandonner la pièce malgré l'insistance du producteur Claude Berri, qui va jusqu'à lui louer un appartement dans le Triangle d'or de Paris dans l'espoir de la convaincre[33]. Elle fait finalement son retour au cinéma en 2002 avec un film écrit spécialement pour elle, La Repentie, mais le succès n'est pas au rendez-vous[14]. La même année, elle interprète la comtesse Ellénore dans Adolphe, adaptation cinématographique du roman de Benjamin Constant qu'elle chérit depuis l'adolescence, et pour lequel elle choisit Benoît Jacquot à la réalisation. En 2003, elle devient une vedette de cinéma hystérique et mythomane, prise dans la débâcle de 1940 dans Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau. En dépit d'un accueil critique relativement favorable, ces deux nouvelles productions n'obtiennent pas le succès escompté. Après une apparition dans le film Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de François Dupeyron, également en 2003, Isabelle Adjani accepte d'incarner la résistante Marie-Madeleine Fourcade dans une fiction adaptée de l'autobiographie de cette dernière, L'Arche de Noé: réseau Alliance. TF1 ne réussit cependant pas à convaincre les ayants-droits et le projet est annulé[34].

Après trois nouvelles années d'absence, Isabelle Adjani fait un retour sur les planches du théâtre Marigny à l'automne 2006, pour incarner le rôle titre de la pièce de Wolfgang Hildesheimer : La Dernière Nuit pour Marie Stuart, reine d'Écosse et de France, décapitée en 1587. Pour Didier Long, le metteur en scène, l'actrice « a besoin d'avoir une maîtrise globale du projet. Mais elle vous entraîne dans une expérience artistique quasi mystique, absolument unique »[33]. Le rôle de Marie Stuart permet à Isabelle Adjani d'interpréter un nouveau rôle tragique :

« Je me suis approchée d'elle, j'ai fait connaissance avec elle, je continue de la découvrir. Un tel personnage peut-il d'ailleurs être appréhendé dans sa totalité - surtout plus de quatre cents ans après sa mort ? Il me semble qu'elle vécut un règne placé sous le signe du malentendu. Comme Marie-Antoinette. Elles furent deux reines violemment incomprises qui furent aussi des amoureuses éperdues ; toutes les deux firent passer le cœur avant la raison. C'est sûrement cela qui me touche : le fait de ne pas être à la place qui vous ressemble le plus. Avoir une fonction et une responsabilité qui finissent par vous broyer quand elles devraient assurer votre épanouissement[35]. »

Après Marie Stuart, plusieurs projets de cinéma sont annoncés. Isabelle Adjani accepte de jouer pour la réalisatrice Maïwenn dans un film avec Alain Delon et dans lequel les deux acteurs doivent tenir leur propre rôle. Delon se retire finalement du projet et le film ne voit pas le jour[36]. Adjani se montre ensuite intéressée par un autre projet de Maïwenn, Le Bal des actrices, une comédie musicale sur des actrices qui doivent, à nouveau, tenir leur propre rôle. Les producteurs du film demandent à l'actrice d'annoncer son nom, bien qu'elle n'ait pas encore lu le scénario ni signé de contrat, afin de financer le film. Adjani accepte mais se retire du projet après avoir lu scénario[36]. Elle doit ensuite retrouver le réalisateur Jean-Loup Hubert pour un thriller, mais préfère abandonner lorsqu'elle apprend que la production envisage un budget serré[36]. Sa participation à New York, I Love You, dans lequel elle doit tourner un court-métrage réalisé par Anthony Minghella, est annulée à cause de la mort du réalisateur. Ses projets avec les réalisatrices Martine Dugowson, d'après une biographie de Marilyn Monroe, Isabelle Mergault, une comédie intitulée Forfait caribou, et Yamina Benguigui, une comédie intitulée Le paradis, c'est complet sur les déboires d'une jeune femme politique prise entre ses racines et son ambition, ne voient pas le jour. En 2008, Isabelle Adjani joue pour la télévision dans une adaptation librement inspirée du Mariage de Figaro de Beaumarchais, intitulée simplement Figaro et réalisée par Jacques Weber, où elle reprend le rôle de la comtesse Almaviva.

Retour (depuis 2009)

Isabelle Adjani lors de la 35e cérémonie des César au cours de laquelle elle remporte son cinquième César de la meilleure actrice pour La Journée de la jupe.

En 2009, Isabelle Adjani fait son retour au cinéma après huit ans d'absence avec La Journée de la jupe. Dans ce film réalisé par Jean-Paul Lilienfeld et produit par Arte, l'actrice incarne Sonia Bergerac, une professeur de banlieue qui perd ses moyens et prend sa classe en otage. Le projet séduit Adjani notamment par « la force du personnage dans une situation qu'on peut qualifier de paroxystique et dans le cadre du traitement d'un sujet brûlant, très touchy et parfaitement non consensuel[18] » et explique apprécier que « le film ne cherche pas à moraliser socialement, civiquement, qu'il ne cherche pas à donner des leçons, ni à apporter des solutions mais juste — si on peut dire ! — à poser toutes les questions, à mettre les spectateurs en face d'une dure réalité[37] ». Le film fait sensation au festival de fiction de La Rochelle où il est présenté hors-compétition et, lors de sa diffusion sur Arte en avant-première, établit un record d'audience avec 2,2 millions de téléspectateurs[38],[39]. Il permet à Isabelle Adjani de remporter son cinquième César de la meilleure actrice pour sa prestation et de battre ainsi son propre record, « Une telle reconnaissance de ses pairs est forcément émouvante, surtout avec un film qui n’était pas destiné à cela. C’est une toute petite entreprise, partie de nulle part, qui est arrivée jusqu’aux honneurs suprêmes. Ma conviction personnelle a participé à cette aventure. C’est rare d’être aussi seule – je veux dire à part l’équipe –, à croire en un projet. Ce César est la récompense du culot et de la conviction[40] ».

Le succès de La Journée de la jupe lui ayant permis de revenir au premier plan de la scène médiatique, Isabelle Adjani souhaite désormais enchaîner les projets[41]. En 2010, elle fait une apparition dans la comédie sociale à succès Mammuth, des réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kervern, et dans lequel elle joue le fantôme du premier amour de Gérard Depardieu. La même année, elle prête sa voix au personnage de Mère Gothel dans le film d'animation Raiponce. En 2011, elle partage l'affiche du premier film réalisé par Frank Henry, De force, avec Éric Cantona. Elle y incarne le commandant Clara Damico, chef de la brigade de répression du banditisme. La même année, elle accepte de faire une apparition dans le téléfilm Aïcha, Job à tout prix par amitié pour la réalisatrice Yamina Benguigui.

En 2012, elle joue un rôle, initialement prévu pour Alain Delon, transformé en personnage féminin, celui d'une femme souffrant d'amnésie post-traumatique, dans la première réalisation de l'acteur Alexandre Astier, David et Madame Hansen. La même année, Isabelle Adjani est annoncée, au côté de Gérard Depardieu, dans la prochaine réalisation du cinéaste américain Abel Ferrara, Welcome to New York, inspiré de l'affaire Dominique Strauss-Kahn. Elle accepte d'interpréter la compagne de ce dernier, la journaliste Anne Sinclair, mais se retire du projet quelques mois plus tard estimant que « dans un contexte qui ne relève que de l'intrusion destructrice dans la sphère privée de ces deux personnalités, le parti pris d'interpréter ce film ne peut plus me correspondre aujourd'hui »[42].

En 2013, Isabelle Adjani participe au film bollywoodien, Ishkq in Paris, aux côtés des stars indiennes Preity Zinta et Arjun Rampal. Le film, qu'elle tourne phonétiquement en langue hindi et définit comme « très kitsch », est pour elle « un fruit exotique, une comédie romantique bollywoodienne mais avec un message décongestionné de la tradition[43] ». La même année, elle annule sa participation à la mini-série Résistance, invoquant « un problème gynécologique qu'il est nécessaire de traiter et qui exige un repos de plusieurs semaines[44] », et est remplacée par Fanny Ardant[45]. En 2014, Isabelle Adjani joue l'un des onze rôles féminins du film choral de l'actrice Audrey Dana intitulé Sous les jupes des filles aux côtés, entre autres, de Laetitia Casta, Vanessa Paradis, Sylvie Testud et Marina Hands. Le film, qu'elle accepte à l'insistance de son agent et ce, malgré ses réticences, afin d'aider la réalisatrice à faire son premier long métrage[46], est un succès au box-office attirant plus de 1 300 000 spectateurs en salle. La presse française s'interroge alors sur ses derniers choix, à l'image de L'Obs qui regrette « cette incroyable faculté de laisser passer les beaux rôles et de se perdre dans des projets hasardeux avec Éric Cantona ou Audrey Dana, des navets de Bollywood, qui révèlent, sans doute, sa détresse »[33]. Adjani admet alors regretter certains choix « évidents » et déclare ne vouloir faire désormais que des projets qui lui tiennent à cœur[22].

Isabelle Adjani à la Berlinale 2010.

Toujours en 2014, Isabelle Adjani fait son retour au théâtre, huit ans après La Dernière Nuit pour Marie Stuart, avec une adaptation de la pièce Kinship créée par Carey Perloff, librement inspirée de Phèdre de Racine et jouée sur la scène du théâtre de Paris. L'histoire suit la relation passionnelle entre « Elle », une femme d'influence rédactrice en chef et « Lui », un jeune reporter, sous les yeux de « L'Amie » de la première et mère possessive du second. Les rôles sont respectivement tenus par Adjani, Niels Schneider et Vittoria Scognamiglio. La pièce connaît une genèse tumultueuse marquée par les remplacements successifs, à trois semaines de la première représentation, du metteur en scène Julien Collet-Vlaneck par la costumière Dominique Borg et de la comédienne Carmen Maura qui devait interpréter « L'Amie »[47]. Kinship est pour Isabelle Adjani l'occasion de jouer pour la première fois de sa carrière dans une pièce contemporaine. L'actrice est séduite par le fait qu'il s'agit d'une « pièce qui soit une création, qui n’ait jamais été jouée. Cette pièce est totalement vierge ; de toute projection, de toute comparaison, de tout souvenir. C‘est à la fois un champ ultra-libre et tellement vaste que c’est périlleux. Ce qui m’a convaincue dans Kinship, ce n’est pas le texte en lui-même – qui a une quotidienneté qui ne fascine pas – mais les intentions qu’il révèle[48]. »

En 2016, Isabelle Adjani tient le rôle-titre du thriller social Carole Matthieu. Dans ce film dont elle est à l'initiative, réalisé par Louis-Julien Petit et adapté du roman Les Visages écrasés de Marin Ledun, l'actrice y joue une femme médecin du travail en désaccord avec le harcèlement moral et l'humiliation pratiqués dans la société qui l'emploie contre ses employés. Isabelle Adjani, également productrice associée, explique lors de la présentation du film au Festival du film francophone d'Angoulême « aimer vivre toute l'histoire d'un film du début à la fin. J'ai toujours plus d'énergie quand je participe. Je préfère participer qu'obéir. Nous, les acteurs, on sait ce qu'il nous faut, on sait là où on excelle. Tout acteur, en mettant une option sur les droits d'un livre et en trouvant une production intéressée, un scénariste convaincu et un metteur en scène passionné, peut faire exister le meilleur rôle de sa vie[49] ». Le film offre à l'actrice, selon la presse, un rôle de femme « passionnée, tourmentée et fragile, comme ceux qu'elle a souvent joués, de L'Histoire d'Adèle H à Camille Claudel. » Adjani explique cependant que, pour elle, « ce n'est pas un objectif en soi dans ma vie de rechercher le tourment chez un personnage, mais en tout cas sa profondeur, sa force, ses luttes, ses faiblesses, toute la complexité. » L'actrice déclare se vouloir « exigeante pour les films et les rôles qu'il lui reste à faire exister » et estime « qu'il ne faut pas oublier de vivre pour savoir jouer, pour offrir des interprétations nourries. Je mets du cinéma dans ma vie, mais ma vie ce n'est pas le cinéma. Sinon je ferais des films les uns après les autres[49]. » Après une première diffusion sur la chaîne Arte où il totalise près d'un million de téléspectateurs, Carole Matthieu sort au cinéma dans quelques salles afin qu'Isabelle Adjani puisse à nouveau, selon son propre souhait, concourir pour le César de la meilleure actrice[50]. Le film ne reçoit cependant aucune nomination.

En 2017, Isabelle Adjani apparaît dans la série Dix pour cent, saison 2 épisode 4, dans lequel elle joue son propre rôle.

Vie privée

Dans les années 1970, elle est deux années durant la compagne d'André Dussollier puis ensuite celle de Francis Huster[51],[52]. Tous trois étaient alors pensionnaires de la Comédie-Française.

À la fin des années 1980, elle entretient une idylle avec Warren Beatty, son partenaire d'Ishtar[53],[54].

Le , pour faire taire une rumeur selon laquelle elle aurait été atteinte du sida ou qu'elle serait même morte, l'actrice se fait interviewer par le journaliste Bruno Masure, au Journal de 20 heures de TF1, pour prouver qu'elle est bien vivante et en bonne santé, lui donnant un baiser sur la joue en quittant le plateau.

En 1996, Isabelle Adjani quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera : « lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter. ».

Elle a deux fils : le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né le et le second de l'acteur anglo-irlandais Daniel Day-Lewis[55], Gabriel-Kane, né le .

De 2002 à 2004, elle est en couple avec Jean-Michel Jarre[56]. Alors que le musicien la trompe avec la comédienne Anne Parillaud, Isabelle Adjani révèle au magazine Paris-Match l'infidélité de son compagnon et médiatise leur rupture[57],[58]. Si elle concède ne pas aimer l'exposition de sa vie privée, elle explique malgré tout avoir trouvé ce seul moyen pour régler ses différends et avoir souhaité parler au nom des femmes victimes du même sort[59],[60].

En novembre 2009, elle met douloureusement fin à une aventure sentimentale de cinq années avec le docteur Stéphane Delajoux et à sa participation au projet de site internet médical de celui-ci.

Le jour de Noël 2010, son frère Éric meurt subitement d'une crise cardiaque à l'âge de cinquante-trois ans. Sa nièce, Zoé Adjani-Vallat, est actrice.

Filmographie

Cinéma

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Doublage

Télévision

Théâtre

Isabelle Adjani a intégré la Comédie-Française en 1972, en tant que pensionnaire, sans être passée par l’obligatoire Conservatoire national d’art dramatique. Elle y est restée près de trois ans.

À la Comédie-Française

Hors Comédie-Française

Modèle

Photographie

Elle campe l'héroïne du roman Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov durant quinze jours au cours du mois de à Moscou et ses environs, avec la collaboration d'une centaine d'acteurs, figurants et de techniciens, sous l'objectif de Jean-Daniel Lorieux. Il s'agirait de la prise de vue la plus chère de l'histoire de la photographie.[réf. nécessaire] Le « shooting » a donné lieu à une exposition itinérante qui a débuté à Paris dans la galerie Ariane Dandois du au pour aboutir à Moscou, via quelques capitales européennes. « La réalisation d'un tel projet est comme une victoire symbolique sur le matérialisme ambiant » a affirmé la comédienne après la séance photos.

Depuis sa jeunesse, elle pose pour de nombreux photographes. Parmi eux, elle noue des collaborations privilégiées avec André Rau, Brigitte Lacombe, Dominique Issermann, François-Marie Banier et Richard Avedon. Elle pose aussi pour André Perlstein, Benoît Barbier, Bettina Rheims, Deborah Turbeville, Ellen Von Unwerth, Frédérique Veysset, Greg Gorman, Guy Bourdin, Henry Clarke, Hervé Guibert, Jean-Marie Périer, June Brunell (Alice Springs), Just Jaeckin, Karl Lagerfeld, Kate Barry, Luc Roux, Marianne Rosenstiehl, Nancy Ellison, Paolo Roversi, Patrick Demarchelier, Patrick Swirc, Riccardo Tinelli, Richard Gianorio, Richard Melloul, Sylvie Lancrenon, Thierry Orban et Youssef Nabil.

Mode, publicité

  • Isabelle Adjani paraît en 1981-1982 dans deux publicités télévisées pour la marque de lessive Woolite et en 1984 dans une publicité pour la marque de savon Lux.
  • Le , elle clôt au Louvre le dernier défilé de Gianfranco Ferré pour Dior habillée d'une robe XVIIIe siècle et d'un masque vénitien. Ce défilé est encore cité comme l'un des plus célèbres de la fin du XXe siècle.
  • Au fil des ans, elle est modèle photographique pour la marque de lingerie française Lejaby (1988), pour la marque américaine de vêtements Gap (1994), pour le catalogue français de vente par correspondance La Redoute (automne-hiver 2004) et pour la maison de joaillerie française Poiray (2012).
  • En 2008, la marque de maroquinerie de luxe française Lancel crée en étroite collaboration avec l'actrice le sac « L'Adjani » qui s'avère un gros succès de vente.
  • Le lundi , elle clôt à l'ambassade de Suisse à Paris le défilé automne-hiver 2012 du couturier franco-suisse Jean-Luc Amsler dans une robe noire.

Discographie

  1. Ohio
  2. Entre autres pas en traître
  3. OK pour plus jamais
  4. D'un taxiphone
  5. C'est rien je m'en vais c'est tout
  6. Le Mal intérieur
  7. Beau oui comme Bowie
  8. Le bonheur c'est malheureux
  9. Je t'aime idiot
  10. Et moi chouchou
  11. Pull marine
  • 1984 : Rupture au miroir de Serge Gainsbourg, en duo avec Jane Birkin, pour l'émission Formule 1 consacrée à cette dernière.
  • 1984 : Love Me or Leave Me, paroles de Gus Kahn et musique de Walter Donaldson, pour l'émission Show Isabelle Adjani.
  • 1985 : Des textes, des voix, livre audio, collectif, éditions des femmes.
  • 1986 : 45 tours Princesse au petit pois (paroles Isabelle Adjani, musique Sébastien Santa-Maria)
  1. Princesse au petit pois
  2. Léon dit

Récompenses et nominations

Récompense Année Film Reçu
César de la meilleure actrice 1976 L'Histoire d'Adèle H.
1977 Barocco
1982 Possession Fait
1984 L'Été meurtrier Fait
1986 Subway
1989 Camille Claudel Fait
1995 La Reine Margot Fait
2010 La Journée de la jupe Fait
Oscar de la meilleure actrice 1976 L'Histoire d'Adèle H.
1990 Camille Claudel
Prix d'interprétation féminine (Festival de Cannes) 1981 Possession Fait
Quartet Fait
Globes de Cristal de la Meilleure Comédienne 2015 Kinship

Ensemble des récompenses reçues

Année Récompense Catégorie Film
1973 Prix du Syndicat de la critique Meilleure comédienne L'École des femmes (pièce)
1974 Prix Suzanne-Bianchetti Jeune comédienne -
1975 David di Donatello Meilleure jeune comédienne étrangère La Gifle
1975 National Board of Review Meilleure actrice L'Histoire d'Adèle H.
New York Film Critics Circle Award
National Society of Films Critics Awards
1976 David di Donatello Meilleure actrice étrangère L'Histoire d'Adèle H.
1976 Festival de Carthagène Meilleure actrice L'Histoire d'Adèle H.
1978 Bambi Meilleure actrice Nosferatu, fantôme de la nuit
1981 Festival de Cannes Prix d'interprétation féminine Possession
Quartet
1982 César Meilleure actrice Possession
1983 Festival Fantasporto Meilleure actrice Possession
1984 César Meilleure actrice L'Été meurtrier
1989 Camille Claudel
Festival de Berlin Camille Claudel
1995 César La Reine Margot
2003 Festival de Cabourg Adolphe
2004 Festival de Montréal Grand prix spécial des Amériques Carrière
2009 Festival de Monte Carlo Meilleure actrice La Journée de la jupe
2010 Prix Lumière Meilleure actrice
Globe de Cristal
Étoile d'or
César

Meilleures entrées

Liste des films avec Isabelle Adjani ayant attiré au moins un million de spectateurs en France

Films Réalisateur Années France (entrées)
1 L'Été meurtrier Jean Becker 1983 5 137 040
2 La Gifle Claude Pinoteau 1974 3 385 541
3 Subway Luc Besson 1985 2 920 588
4 Camille Claudel Bruno Nuytten 1988 2 717 136
5 Tout feu, tout flamme Jean-Paul Rappeneau 1982 2 279 445
6 La Reine Margot Patrice Chéreau 1994 2 002 915
7 Sous les jupes des filles Audrey Dana 2014 1 349 860
8 Driver Walter Hill 1978 1 102 183

Prises de position politiques, déclarations publiques

Isabelle Adjani est familière de prises de position et déclarations qui dépassent son métier d'actrice:

  • En 1988, elle se rend en Algérie, patrie de son père, et participe à un meeting sur le campus de Bouzareah, près d'Alger, à la veille du référendum proposé par le président Chadli Bendjedid, afin de « soutenir la naissance d'une démocratie ».
  • Lors de la présidentielle française de 1988, son nom ayant été utilisé pour la campagne de Jacques Chirac, elle intervient sur TF1 pour dire qu'elle ne soutient personne.
  • En 1999, elle refuse de se rendre à l'Élysée pour la réception du président algérien Abdelaziz Bouteflika. Elle dénonce tant le pouvoir algérien que les terroristes. En 1997, soutenant la manifestation parisienne « pour la paix en Algérie », elle donne une interview retentissante qui lui gagne l'affection du peuple algérien, titrée en une du Figaro « L'Algérie m'empêche de dormir, et vous ? ».
  • En octobre 2007, elle participe à la manifestation, aux côtés de plusieurs personnages connus, contre la mise en place du test ADN pour le regroupement familial.
  • En février 2009, elle affirme que les propos du pape Benoît XVI sur l'inefficacité supposée du préservatif pour lutter contre la propagation du sida devraient être, comme pour tous ceux qui vont dans ce sens, « passibles de crime contre l'Humanité »[64].
  • En juillet 2009, elle participe à l'inauguration du festival panafricain d'Alger.
  • En décembre 2009, Isabelle Adjani devient présidente d'honneur du Club des amis et actionnaires du journal Bakchich[65].
  • En 2015, elle avoue avoir volé dans un hôtel marocain un portrait de femme, car elle se trouvait une ressemblance frappante avec le modèle[66].

Hommages, citations

  • Trois chansons évoquent Isabelle Adjani :
    • Djemila des Lilas de Jean-Luc Lahaye (1986), paroles de Jean-Luc Lahaye et Jean-Claude Collo, musique de Cyril Assous, sur son troisième album Flagrant délit tendresse (Djemila des Lilas / Frêle gazelle des ruelles / Met du bleu sur ses yeux / De la fièvre sur ses lèvres / Et loin de Khomeiny / Elle imite Adjani)
    • Belle comme Isabelle de Midi V (1988), paroles et musique de Jean-Marc Filippi (Car elle était belle / Comme Isabelle / Elle était jolie / Comme Adjani)
    • Cannes de Barbara Carlotti (2006), sur son second album Les Lys brisés (Au bras d'Isabelle Adjani / Tu toises la foule et tu souris).
  • Hervé Guibert, dont elle fut proche, en a fait un personnage prénommé Marine en référence à la chanson Pull marine dans son roman d'autofiction À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie (1990).
  • L'écrivain américain Bret Easton Ellis la fait apparaître dans une scène parisienne de son roman Glamorama (1998) :

    « Soudain, Bertrand est bloqué, d'abord par un garçon qui porte un plateau de hors-d'œuvre, que Bertrand refoule avec rage, puis par une Isabelle Adjani d'une insistance inhabituelle et avec laquelle il se force à converser. »

Documentaires

  • Isabelle Adjani, 2 ou 3 choses qu'on ne sait pas d'elle de Frank Dalmat, scénario et interview Julien Collet Vlaneck, musique Barnabé Nuytten, production Puzzle Media et Isia Films, diffusé le sur Arte.

Notes et références

  1. [Isabelle Adjani] sur l'encyclopédie Larousse, consulté le 23 janvier 2013.
  2. a, b, c et d Fabienne Pascaud, « Isabelle Adjani : “J’aime passionnément ce métier, mais je passe mon temps à y échapper” », sur Télérama, (consulté le 20 novembre 2017).
  3. Dictionnaire étonnant des célébrités, de Jean-Louis Beaucarnot et Frédéric Dumoulin, First éditions, 2015, page 11
  4. « Allemande rencontrée en Bavière qu'épousa à la fin de la Seconde Guerre mondiale Mohammed Adjani, soldat kabyle de l'armée française », Jean de La Guérivière, Amère Méditerranée: Le Maghreb et nous, Seuil, 2004, p. 391.
  5. Isabelle Adjani : « Mon père, Kabyle, s'était engagé dans l'armée française à 16 ans, et c'est en remontant d'Italie jusqu'en Bavière à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'il rencontre et séduit ma mère » (Interview donnée à Télérama).
  6. « Ma mère était bavaroise. Elle se sentait très mal en France, où elle était arrivée sans parler un mot de français. Elle ne supportait pas que son mari soit algérien. Elle disait qu'il était d'origine turque et je le croyais. Entre mes parents, il y avait un racisme conjugal. Ma mère traitait mon père de crouille et mon père lui répondait : sale boche. Il s'appelait Mohammed mais ma mère l'avait obligé à changer de prénom. Sur notre boîte aux lettres, il y avait : Chérif Adjani. Ma mère trouvait que ça faisait américain », « Adjani la vérité, interview Isabelle Adjani », Le Nouvel Observateur, 1985.
  7. a et b Antoine de Baecque, « A la folie... pas du tout. », sur Libération, (consulté le 20 novembre 2017).
  8. a, b, c et d Documentaire, Isabelle Adjani, 2 ou 3 choses qu'on ne sait pas d'elle de Frank Dalmat, Arte, diffusé le 5 mai 2013.
  9. Louis Guichard, « Comment François T. a-t-il transformé Isabelle A. en Adèle H. ? », sur Télérama, (consulté le 20 novembre 2017).
  10. Mathilde Blottière, « Comment Truffaut tombait-il amoureux de ses actrices ? », sur Télérama, (consulté le 20 novembre 2017).
  11. a et b Michel David, Isabelle Adjani : La tentation sublime, Paris, IMAGO, , 220 p. (ISBN 978-2849520703)
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  26. [vidéo] Isabelle Adjani, César 1995 de la Meilleure Actrice dans La Reine Margot sur Vimeo.
  27. Les jurés sont Gong Li, Mira Sorvino, Paul Auster, Tim Burton, Luc Bondy, Patrick Dupond, Mike Leigh, Nanni Moretti et Michael Ondaatje.
  28. Chloé Chambaret, « Objectif cinéma : The double de Roman Polanski - La Guerre des étoiles aux studios de Boulogne », sur Objectif cinéma, (consulté le 16 septembre 2016).
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  51. Sasha Beckermann, « Francis Huster se confie sur son histoire d'amour ratée avec Isabelle Adjani », Closer,‎ (lire en ligne)
  52. Richard Gianorio, « Isabelle Adjani, ses confessions », Le Figaro Madame,‎ (lire en ligne)
  53. Didier Péron, « Isabelle Adjani : "J'ai eu beaucoup de crises de panique dans ma vie d'actrice" », Libération,‎ (lire en ligne)
  54. Une série de photos réalisée en noir et blanc par Dominique Issermann pour Le Figaro Madame du 1er septembre 2016) témoigne de la complicité qui demeure entre l'actrice et son fils [1].
  55. (fr) Jean-Michel Jarre, invité de Tout le monde en parle en 2004, sur Youtube
  56. « Isabelle Adjani: la vengeance d'une femme », Gala,‎ (lire en ligne)
  57. Cécile Morana, « Isabelle Adjani revient sur sa rupture avec Jean-Michel Jarre », Téléstar,‎ (lire en ligne)
  58. Audrey Kucinskas, « Isabelle Adjani: pourquoi elle a révélé l'infidélité de Jean-Michel Jarre », L'Express,‎ (lire en ligne)
  59. « Comment Isabelle Adjani est sortie grandie de sa rupture avec Jean-Michel Jarre ? », Femme Actuelle,‎ (lire en ligne)
  60. Film tourné en Super 8, Ariane n'a été présenté qu'au Premier Festival international du Super 8 à l’Espace Pierre Cardin en décembre 1974. Voir sur sanbartolome.fr.
  61. Casting : recherche figurants pour tourner avec Adjani et Masiero, sur sudouest.fr, consulté le 23 juillet 2016
  62. POST-SOVIET RUSSIA – PART II: БРАТ 2 (BROTHER 2), sur artconnect.com, consulté le 6 octobre 2017
  63. [vidéo], YouTube.fr, « L'hebdo cinéma Isabelle Adjani bonus 1 », consulté le 15 août 2010.
  64. Isabelle Adjani soutient Bakchich, article signé de sa main publié le 10 décembre 2009 sur le site de Bakchich.
  65. Isabelle Adjani: "La tolérance est un mot que l'on oublie trop aujourd'hui", Paris Match, 6 octobre 2015

Pour approfondir

Bibliographie

Préfaces rédigées par Isabelle Adjani

  • Le Drame de la pédophilie : états des lieux, protection des enfants, éditions Albin Michel, 1997.
  • L'Esprit de Cannes. De A à Z, éditions Assouline, 2004.
  • Enquête sur une société qui consomme des enfants, éditions du Souvenir, 2008.

Sur Isabelle Adjani

  • Jean-Luc Douin, Comédiennes aujourd'hui : au micro et sous le regard, Lherminier, 1980.
  • Claire Devarrieux, Les Acteurs au travail, Renens, 5 Continents, Hatier, 1981.
  • Jean-Yves Rogale, Francis Huster : Molière et les autres…, Mengès, 1982.
  • Éric Neuhoff, Un triomphe, Paris, Olivier Orban, 1984, Bernard Pascuito, 2010.
  • Christian Roques-Briscard, La Passion d'Adjani, Lausanne, Favre, 1987.
  • Christian Dureau, Isabelle Adjani : biographie non autorisée, Paris, Justine, 1987.
  • Ça c'est du cinéma ! Le 7e art et la manière, Les Dossiers du Canard, 1987.
  • Gérard Depardieu, Lettres volées, Jean-Claude Lattès, 1988.
  • Meinolf Zurhorst, Isabelle Adjani. Ihre Filme - Ihr Leben. Heyne Film und Fernsehbibliothek, Band 163. München, Heyne, 1992.
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