Iouri Boudanov

Iouri Boudanov
Biographie
Naissance
Décès
(à 47 ans)
Moscou
Sépulture
Nationalités
Allégeance
Formation
Académie militaires des forces blindées Malinovski (en)
Activité
Militaire
Autres informations
Arme
Russian Tank Troops (en)
Grade militaire
Conflits
Condamné pour
Могила Юрия Буданова.jpg
Vue de la sépulture.

Ancien colonel dans l'armée russe, Iouri Dmitrievitch Boudanov (en russe : Юрий Дмитриевич Буданов), né le , mort assassiné le [1], a été condamné par un tribunal russe pour crimes de guerre en Tchétchénie.

Boudanov est un personnage extrêmement controversé en Russie : malgré sa condamnation, Boudanov jouit encore d'un certain prestige, alors qu'il est haï en Tchétchénie, également par les pro-russes tchétchènes. Lors de son procès, des manifestations de soutien étaient organisées partout en Russie, avec notamment le slogan « Nous sommes tous des Boudanov »[2],[3]. En , un tribunal de province, dans le sud de la Russie, dans l'oblast d'Oulianovsk, a pris en compte une pétition demandant sa libération. Après huit années d'emprisonnement, il a été libéré sur parole le , alors qu'il était condamné pour neuf années.

Biographie

Il est né en 1963 dans l'oblast de Donetsk, en Ukraine, sous domination soviétique.

Lors de la chute de l'URSS, Boudanov servait en Biélorussie, cependant il refusa la citoyenneté biélorusse et fut transféré au district militaire de Sibérie, puis en Tchétchénie, durant la deuxième guerre.

Boudanov ainsi que son régiment (de tank) s'installa près du village de Tangui Tchou en . Le 27 mars 2000, il enleva, puis tua une adolescente, Elza Koungaïeva , de 18 ans, sans motif apparent, raison pour laquelle il sera condamné.

De 2001 à 2003, le tribunal a jugé le colonel Iouri Boudanov sur les charges du 27 mars 2000, le jour de l'enlèvement. Pour sa défense Boudanov argua qu'elle aidait les terroristes tchétchènes, qui avaient tué dix officiers russes quelques jours auparavant. Il a cependant reconnu qu'il l'avait tuée, en l'étranglant, mais a refusé d'admettre qu'il l'avait violée.

Boudanov est abattu le 10 juin 2011 dans le centre-ville de Moscou de 4 coups de feu tirés dans la tête, assassinat revendiqué par l'Émirat du Caucase[4].

Le 7 mai 2013, la Cour municipale de Moscou a reconnu coupable Ioussoup Temirkhanov, un Tchétchène de 43 ans, de l'assassinat de l'ex-colonel Boudanov et l'a condamné à 15 ans de prison à régime sévère. Le 3 août 2018, il est mort « des suites de maladies chroniques », selon le Service fédéral d'application des peines. Dès le lendemain, des dizaines de milliers de personnes ont commencé à affluer dans le village natal de Temirkhanov en Tchétchénie pour lui rendre un dernier hommage[5],[6].

Notes et références

  1. (en) Russian colonel who killed Chechen woman shot dead in Moscow
  2. Laurent Nicolet, « Jugé pour crime de guerre en Tchétchénie, un colonel russe accablé par ses hommes », sur Le Temps, (consulté le 16 février 2019).
  3. (ru) Елена Фанайлова, « Антифашизм – это поступок », sur Радио Свобода,‎ (consulté le 16 février 2019).
  4. (en) « Caucasus Islamists claim Russian colonel's murder », Reuters Africa,
  5. (ru) « Траур по Темирханову завершился в Чечне », sur Кавказский узел,‎ (consulté le 8 août 2018).
  6. (ru) Руслан Исаев, « "Гибель Темерханова показала реальное отношение Чечни к Москве" », sur Кавказ.Реалии,‎ (consulté le 8 août 2018).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes