Inde britannique

Inde britannique

L'expression « Inde britannique » (« British India ») désigne communément la partie du sous-continent indien placée sous la domination britannique de 1757 à 1947. Les historiens distinguent généralement deux périodes :

Dans les textes législatifs de l'époque, l'expression désigne stricto sensu les provinces administrées directement par les Britanniques, ainsi distinguées des États princiers dirigés par un souverain local.

Si la domination Britannique s'étend de 1757 à 1947, date de l'indépendance de l' Inde, les Britanniques étaient présents en certains lieux de l' Inde, à partir de 1600, date de la création de la compagnie Britannique des Indes. Cependant, les Britanniques vont instaurer une présence solide que vers les années 1630, ou par exemple ils vont consolider leurs positions à Madras, et à Bombay. Le Bengale sera l'enjeu d'une longue lutte avec les Français, entre 1685 et 1757.

Les Britanniques étaient en effet en rude concurrence surtout avec les Français, qu'ils vont évincer d' Inde entre 1757 et 1761 aux suites de la guerre de 7 ans. Lors du traité de Paris de 1763, les Britanniques ne vont laisser que 5 comptoirs minuscules aux Français, et s'emparer du reste de l'Inde, en maintenant des états princiers, ou des protectorats, ou des colonies (Madras). Ils vont maintenir les Portugais, avec qui ils sont en bons termes, en de petits territoires, dont Goa, mais très dépendants des territoires gérés par les Britanniques, autour.

La période coloniale représente pour l'Inde un fort déclin économique, en comparaison du reste du monde : d'après les statistiques réalisées par l’historien britannique Angus Maddison, la part de l'Inde dans la richesse mondiale est tombée de 22,6% en 1700 à 3,8% en 1952[1].

Références

  1. « Of Oxford, economics, empire, and freedom », sur www.thehindu.com (consulté le 10 décembre 2017)