IVe siècle av. J.-C.

Millénaires :

IIe millénaire av. J.‑C. • Ier millénaire av. J.‑C. • Ier millénaire


Siècles :
Ve siècle av. J.-C. • IVe siècle av. J.-C. • IIIe siècle av. J.-C.


Décennies :

-390-380-370-360-350
-340-330-320-310-300


Années :

-300-299-398-397-396
-395-394-393-392-391

-390-389-388-387-386
-385-384-383-382-381

-380-379-378-377-376
-375-374-373-372-371

-370-369-368-367-366
-365-364-363-362-361

-360-359-358-357-356
-355-354-353-352-351

-350-349-348-347-346
-345-344-343-342-341

-340-339-338-337-336
-335-334-333-332-331

-330-329-328-327-326
-325-324-323-322-321

-320-319-318-317-316
-315-314-313-312-311

-310-309-308-307-306
-305-304-303-302-301

Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains


Le IVe siècle av. J.-C. commence le 1er janvier -400 et finit le 31 décembre -301.

Évènements

Afrique

Asie

Proche-Orient

  • 400-200 av. J.-C. : apogée de la ville de Saba, l’actuelle Marib, dans l’Hadramaout (Yémen)[12].
  • 331-323 av. J.-C. : fondation de multiples villes portant le nom d'Alexandrie par Alexandre le Grand.
  • 305 av. J.-C. : en Perse, les Séleucides succèdent aux Achéménides[3]. Après sa conquête par Alexandre le Grand, les provinces de l'ancien empire perse s'hellénisent progressivement, de nombreux Grecs s'y installent et leur culture influence profondément les domaines économique, social, philosophique mais également religieux. La communauté juive devient minoritaire en Palestine, d'autant plus que de nombreux juifs partent s'installer dans les nombreuses cités de l'empire, depuis la mer Noire jusqu'à la mer Égée, mais surtout dans la nouvelle capitale d'Alexandrie. Ces migrations prennent une telle importance qu’on les désigna sous le nom collectif de diaspora (en grec, « dispersion »).

Europe

Pilier cultuel en grès de Pfalzfeld (Rhénanie), découvert en 1608, daté entre 450 et 350 av. J.-C.[13].
  • 425-260 av. J.-C. : civilisation celtique de La Tène B[14]. Extension des Celtes, qui s’installent en Gaule cisalpine en passant par les cols des Alpes et prennent Rome en 390 av. J.-C.[15] : Lingons, Cénomans à Brescia, Vérone et Crémone, Boïens à Bologne, Sénons, arrivés les derniers, vers 350 av. J.-C.. Ils se heurtent à l’est aux Vénètes qui occupent la Vénétie et le nord de l’Illyrie[16]. Une partie des Boïens s’établissent en Bohême[17]. Les Celtes occupent au IVe siècle le nord-ouest de la Hongrie, le sud-ouest de la Slovaquie et une partie de la Transylvanie[13]. Les Celtes de Bohême-Moravie occupent la haute Silésie et la Petite Pologne de Cracovie à la fin du siècle[18] (les sources romaines du Ier siècle av. J.-C. mentionnent le peuple celte des Cotini, en Slovaquie, spécialisé dans le travail du fer).
    • Les Viereckschanzen  (enclos carrés) sont des sanctuaires quadrangulaires, délimités par un ou plusieurs fossés ou une levée de terre, utilisés par les Celtes entre le IVe et le Ier siècle av. J.-C. du centre de la France jusqu’en Bohême et en Moravie. Les aménagements intérieurs, complexes, semblent n’obéir à aucune règle. Seuls les plus petits (environ 60 m de long) contiennent des vestiges de construction dans leur aire centrale réservée aux cérémonies. Des puits cultuels y sont parfois creusés[13].
  • 403-371 av. J.-C. : hégémonie de Sparte sur la Grèce classique[19]. Après la guerre du Péloponnèse, si Athènes connaît une relative stabilité, de nombreuses cités grecques se déchirent entre les citoyens riches, partisans de l’oligarchie et les pauvres, qui réclament l’abolition des dettes et le partage des terres. Du fait de la misère ou des guerres civiles, le nombre de mercenaires grecs se multiplie. Ces hommes, facilement enrôlés par quiconque a de l’argent (Jason de Phères, les Phocidiens, Philippe II de Macédoine, etc.) et sinon constitués en bandes errantes vivant de pillage, constituent un important facteur d’instabilité politique.
Urne à « visage », vers 500-150 av. J.-C., musée de Grudziądz, Pologne.
  • Vers 400 av. J.-C. : la culture poméranienne  se diffuse à partir de la Silésie, dans la région de Poznań en Grande Pologne et dans la région de Cracovie en Petite Pologne. Issue sans doute de la précédente (600 av. J.-C.), mais influencée par les Celtes et les Illyriens, elle est caractérisée par urnes funéraires à « visages » ou à « petites maisons », qui évoquent les Étrusques[22].
  • Vers 400 av. J.-C.-0 : âge du fer celtique en Scandinavie[23]. Forte influence de la civilisation celtique, surtout au Danemark. Cette influence est visible dans l’habillement (port de braies), l’onomastique, l’art et la religion. Les Scandinaves acquièrent la technologie du fer et extraient le minerai (limonite) de leurs marais (myrmalm, en suédois). Importance croissante du bateau dans tous les domaines. Le climat s’est refroidit depuis l’âge du bronze. La population est moins dense et s’appauvrit. Il n’est pas exclu qu’elle migre vers le sud. Les jardins entourant les maisons sont cernés d’une clôture. La culture du seigle et de l’avoine se répand. Des sépultures collectives (skibsaetninger) surmontées de pierres levées dessinant une coque de bateaux et pouvant contenir quelque 100 cadavres, sont utilisées à l’âge du fer.
  • Vers 375-210av. J.-C. : inhumation de l’homme de Tollund, cadavre conservé dans la tourbe au Danemark. L’homme a été garrotté[24]. Ses doigts intacts suggèrent l’absence de travail manuel, donc un homme de haut rang.
  • 371-362 av. J.-C. : hégémonie de Thèbes sur la Grèce classique. Domination Athénienne en Égée (371-357 av. J.-C.)[19].
  • Vers 359-336 av. J.-C. : expansion du royaume de Macédoine sous le règne de Philippe II[3]. Conquête de la Thessalie, de la Thrace, hégémonie sur les cités grecques.
  • 355-338 av. J.-C. : troisième et quatrième guerres sacrées : affrontement entre Athènes et Philippe II de Macédoine[19].
  • 338 av. J.-C. : Rome annexe le Latium à l’issue de la guerre latine, première étape de la conquête de l’Italie avec les trois guerres samnites de 343 à 290 av. J.-C.[25]. Au IVe siècle, une nouvelle culture adaptée aux transformations de la société, est mise en place à Rome. Elle se nourrit du monde grec classique par le relais de Tarente et de Syracuse et est définie comme « koinè ». On assiste à la reprise de grandes réalisations urbanistiques, à la construction d’édifices sacrés ou publics et d’infrastructures urbaines. Les monuments commémoratifs individuels des grands généraux ou de membres de la classe dirigeante se multiplient. Les peintres et les sculpteurs représentent les narrations des Res Gestæ et les figures symboliques du statut de magistrat. Cette culture de « koiné » entre en crise dès le IIIe siècle, mais est exportée cependant dans les provinces et perdure jusqu’à l’empire.

Personnages significatifs

Chronologies thématiques

Notes et références

  1. a b et c Jean-Claude Margueron, Le Proche-Orient et l'Égypte antiques, Hachette Éducation Technique, (ISBN 9782011400963, présentation en ligne)
  2. Nicolas Grimal, Histoire de l’Égypte ancienne, Fayard, (ISBN 9782213640013, présentation en ligne)
  3. a b c et d Florence Braunstein, Jean-François Pépin, 1 kilo de culture générale, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130632627, présentation en ligne)
  4. Salah Guemriche, Alger la Blanche: biographies d'une ville, EDI8, (ISBN 9782262040390, présentation en ligne)
  5. Mohamed Bergaoui, Monastir, fragments d'histoire, M. Bergaoui, (présentation en ligne)
  6. Catherine Coquery-Vidrovitch, Histoire des villes d'Afrique Noire : Des origines à la colonisation, Albin Michel, (ISBN 9782226296009, présentation en ligne)
  7. Walter Raunig, Steffen Wenig, Afrikas Horn, Otto Harrassowitz Verlag,
  8. Jean Doresse, Histoire de l'Éthiopie, Presses universitaires de France, (présentation en ligne)
  9. Pierre Drapeaud, Chine : Chronologie simplifiée. Des origines à 1949, L'Harmattan, (ISBN 9782343114507, présentation en ligne)
  10. a et b Louis Frédéric, Le Nouveau Dictionnaire de la civilisation indienne, Groupe Robert Laffont, (ISBN 9782221217740, présentation en ligne)
  11. Radhey Shyam Chaurasia, History of ancient India : earliest times to 1000 A.D., Atlantic Publishers & Dist, (ISBN 9788126900275, présentation en ligne)
  12. Jean Jolly, L'Afrique et son environnement européen et asiatique, Éditions L'Harmattan (ISBN 9782296574762, présentation en ligne)
  13. a b et c Christiane Éluère, L'Europe des Celtes, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Histoire » (no 158), (présentation en ligne)
  14. Reinhard Bernbeck, Randall H. McGuire, Ideologies in Archaeology, University of Arizona Press, (ISBN 9780816526734, présentation en ligne)
  15. Jean-Paul Demoule, Les dix millénaires oubliés qui ont fait l'Histoire, Fayard, (ISBN 9782213679235, présentation en ligne)
  16. Henri Hubert, Les Celtes, Albin Michel, (ISBN 9782226234346, présentation en ligne)
  17. John T. Koch, Celtic culture : a historical encyclopedia, vol. 1, ABC-CLIO, (ISBN 9781851094400, présentation en ligne)
  18. Ogam : tradition celtique, Volume 13, Numéros 73 à 78, Ogam, (présentation en ligne)
  19. a b et c Pierre Brulé, Raymond Descat, Le monde grec aux temps classiques. Le IVe siècle, vol. 2, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130737513, présentation en ligne)
  20. Barry Cunliffe, Britain Begins, Oxford University Press, (ISBN 9780199679454, présentation en ligne)
  21. Henri Hubert, op. cit, p. 69.
  22. Georges Castellan, Histoire des peuples d'Europe centrale, Fayard, (ISBN 9782213639109, présentation en ligne)
  23. Régis Boyer, L'art viking, Renaissance du Livre, (ISBN 9782804605568, présentation en ligne)
  24. Jean-Claude Lescure, Un jour, une question : 50 questions autour de l'histoire, edi8, (ISBN 9782754081436, présentation en ligne)
  25. Michel Kaplan, Le monde romain, Éditions Bréal, (ISBN 9782853948098, présentation en ligne)