Hyacinthe Corne

Hyacinthe Corne
Illustration.
Fonctions
Sénateur inamovible
Prédécesseur -
Successeur -
Député du Nord
Prédécesseur -
Successeur -
Député du Nord
Prédécesseur Lui-même
Successeur -
Député du Nord à l'Assemblée nationale constituante
Prédécesseur -
Successeur Lui-même
Député du 9e collège du Nord (Cambrai)
Prédécesseur Alexandre-César-Louis d'Estourmel (Majorité ministérielle)
Successeur Gabriel de Saint-Aignan (Majorité ministérielle)
Biographie
Nom de naissance Hyacinthe, Marie, Augustin Corne
Date de naissance
Lieu de naissance Arras (Pas-de-Calais)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Douai (Nord)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Centre gauche
Entourage Charles Desmoutiers
Profession Président du tribunal civil

Hyacinthe Corne, né le à Arras (Pas-de-Calais) et décédé le à Douai (Nord), est un magistrat et un homme politique français.

Biographie

Fils de François-Michel-Joseph Corne et beau-frère de Charles Desmoutiers, il fit ses études aux Jésuites de Saint-Acheul, son droit à Paris, débuta en 1826 comme conseiller-auditeur à la cour de Douai, et fut nommé président du tribunal civil de Lille en 1830 et peu après président du tribunal civil de Douai.

Le , les électeurs du 9e collège électoral du Nord (Cambrai) l'élurent député. Il prit place dans l'opposition de gauche, et fut successivement réélu, le et le , mais échoua, le 1er août 1846, face à Gabriel de Saint-Aignan. Il prit une part active à la campagne des banquets, fut nommé par le gouvernement provisoire, le , procureur général à Douai, fut élu, le , représentant du Nord à l'Assemblée constituante, et fut appelé, le 17 juin suivant, aux fonctions de procureur-général près la Cour d'appel de Paris.

Après l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, il avait été remplacé dans les fonctions de procureur-général à Paris par Baroche. Le , le département du Nord l'élut à l'Assemblée législative. Opposé au coup d'État du 2 décembre 1851, il fut enfermé au Mont-Valérien, puis, remis en liberté, il renonça momentanément à la vie politique pour se livrer à des travaux littéraires. Il n'essaya de rentrer au parlement qu'aux élections du ; mais il échoua, dans la 8e circonscription du Nord, face au candidat officiel Seydoux.

Le , il fut élu représentant du Nord à l'Assemblée nationale. Il siégea au centre gauche dont il devint président, fit partie de la commission de la réorganisation de la magistrature et de la commission de la presse. Le , l'Assemblée nationale l'élut sénateur inamovible[1],[2].

Publications

  • Essai sur la littérature considérée dans ses rapports avec la constitution politique des différents peuples (1826)
  • De l'éducation publique dans ses rapports avec la famille et avec l'État (1842)
  • Rapport et projet de loi sur les jeunes détenus (1850)
  • Le cardinal Richelieu (1853)
  • Le cardinal Mazarin (1853)
  • Lettres à Adrien (1856)
  • Souvenirs d'un proscrit recueillis par Hyacinthe Corne (1861)
  • Éducation intellectuelle (1873)

Notes et références

Sources