Hubert Falco

Hubert Falco
Illustration.
Hubert Falco en 2008.
Fonctions
Maire de Toulon
En fonction depuis le
(19 ans, 4 mois et 21 jours)
Élection
Réélection

Prédécesseur Jean-Marie Le Chevallier
Président de la communauté d'agglomération puis de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée
En fonction depuis le
(18 ans, 7 mois et 27 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Fonction créée
Sénateur

(6 ans, 9 mois et 7 jours)
Circonscription Var
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Élie Brun
Successeur Georges Ginesta

(3 ans et 6 mois)
Circonscription Var
Prédécesseur André Geoffroy
Successeur Élie Brun

(6 ans, 9 mois et 15 jours)
Circonscription Var
Successeur André Geoffroy
Secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement Fillon II
Prédécesseur Jean-Marie Bockel
Successeur Alain Juppé (ministre)
Secrétaire d'État à l'Aménagement
du territoire

(1 an, 3 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement Fillon II
Prédécesseur Christian Estrosi (indirectement)
Successeur Michel Mercier (ministre)
Ministre délégué aux Personnes âgées

(6 mois et 26 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Lui-même (secrétaire d'État)
Successeur Philippe Bas (indirectement)
Secrétaire d'État aux Personnes âgées

(1 an, 9 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin II
Prédécesseur Paulette Guinchard-Kunstler (indirectement)
Successeur Lui-même (ministre délégué)
Président du conseil général du Var

(8 ans, 6 mois et 16 jours)
Élection 27 mars 1994
Prédécesseur Maurice Arreckx
Successeur Horace Lanfranchi
Député

(7 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 27 mars 1994
Circonscription 6e du Var
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur Maurice Janetti
Maire de Pignans

(18 ans et 7 jours)
Élection
Réélection mars 1989
juin 1995
Successeur Jean-Louis Raybaud
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Pignans (Var)
Nationalité Française
Parti politique PR (1985-1997)
UDF (1985-1997)
DL (1997-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Profession Chef d'entreprise

Hubert Falco
Maire de Toulon

Hubert Falco, né le à Pignans (Var), est un homme politique français, membre des Républicains. Maire de Toulon et président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée depuis 2001, il a également exercé les fonctions de sénateur du Var entre 1995 et 2017, de président du conseil général du Var (1994-2002), de maire de Pignans (1983-2001) et diverses fonctions gouvernementales sous les présidences Chirac et Sarkozy.

Biographie et parcours politique

L'ascension (1971-2001)

Hubert Falco tient son nom de son grand-père arrivé dans le Var dans les années 1920 en provenance d'Italie, alors terre d'émigration (voir Diaspora italienne en France). Fils de commerçants, il reprend l'entreprise familiale de transports avant de devenir le directeur général de la fabrique de bouchons Melan-Moutet en 1975[1].

Sa carrière politique débute en 1971, année où il est élu au sein du conseil municipal de Pignans sur une liste de gauche, dans une commune de tradition communiste. Réélu aux élections municipales de 1977 sur une liste « d'entente communale », Hubert Falco prend la tête d'une liste de droite aux municipales de 1983, et est élu maire de Pignans[1] en 1989 et en 1995.

Approché par le chef du Parti républicain François Léotard, député-maire de Fréjus, Falco adhère à l'UDF en 1985[2]. La même année, le Maire de Toulon Maurice Arreckx décide d’engager une campagne électorale afin de ravir à la gauche la présidence du conseil général. Hubert Falco est le candidat victorieux du camp Arreckx dans le canton de Besse-sur-Issole. Le conseil général du Var bascule à droite. Arreckx en devient le président[3].

Hubert Falco est ensuite candidat aux élections législatives de 1988 avec le soutien de Maurice Arreckx, qui préside son comité de soutien[3]. « Votez et faites voter dès le premier tour pour mon ami Hubert Falco ! », déclare Arreckx dans un tract pour les législatives de 1988[3]. Arreckx y qualifie Falco d’« excellent collaborateur »[3]. Falco bénéficie lors de cette campagne de financements des milieux d’affaires locaux, en étant financé par l’homme d’affaires Claude Ott, par la Compagnie des eaux et de l’ozone, par une entreprise propriétaire d’hypermarchés (Sodiluc SA), ainsi que par des acteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP) : Sogea, EBM Scappini, Raphaëloise bâtiment travaux publics[3]. Au second tour, Falco bénéficie d’un accord passé entre Arreckx et la députée FN Yann Piat. En échange du retrait d’un candidat de droite dans la circonscription de Piat, le FN varois retire tous ses candidats qualifiés pour le second tour. Grâce à cette entente, M. Falco fait son entrée à l’Assemblée nationale.

En 1992, Maurice Arreckx fait de d'Hubert Falco son premier vice-président au conseil régional en 1992 et le désigne officieusement comme son dauphin[3].

En 1993, Falco est réélu à l'Assemblée nationale, dont il devient secrétaire jusqu'en 1994.

En 1994, Maurice Arreckx, qui préside le département depuis une décennie, est battu dans son canton. Hubert Falco lui succède à la tête de l’assemblée locale.

En 1995, Hubert Falco est élu au Sénat et siège entre 1996 et 2001 comme juge à la Cour de justice de la République. Falco sera réélu sénateur le .

Maire de Toulon et président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée(2001 à aujourd'hui)

Conforté par son ascension à l'échelle départementale, Hubert Falco tente de reprendre en 2001 la mairie de Toulon à l'ex-frontiste Jean-Marie Le Chevallier. En tête du premier tour, il récolte 68,79 % des voix au second tour face à la liste socialiste menée par Odette Casanova[4]. Falco cède alors la tête du Conseil général du Var à l'un de ses proches, Horace Lanfranchi.

Il engage une forte réduction des charges de la ville de Toulon, endettée à hauteur de 214 millions d'euros, et met en place avec onze communes voisines, pour porter les grands projets, la Communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée[2], créée le et qu'il dirige, cédant la tête du Conseil général du Var à l'un de ses proches, Horace Lanfranchi[5].

Son pouvoir local s'appuie sur la franc-maçonnerie toulonnaise, où toutes les grandes obédiences sont présentes[6]. Lui-même fut membre de la Grande Loge nationale française[6], jusqu'à ce que celle-ci fut éclaboussée par de nombreux scandales qui l'ont contraint à se faire exclure[7],[8]. Elle reste toutefois un pilier de l'économie et de la politique locale, au sein de laquelle il a gardé des relations. Proche de l’importante communauté pieds-noirs de la ville, il rend chaque année hommage « aux martyrs de l'Algérie française »[3].

Il entreprend la réhabilitation du centre ancien, avec le soutien de l'ANRU, autour des places de la Liberté et Louis-Blanc, des dalles de l'Équerre et des Ferrailleurs, la construction d'un nouveau théâtre (le Théâtre Liberté) et la rénovation de l'Opéra ainsi que la constitution d'une zone franche urbaine[9], mais ses opposants lui reprochent le manque de logements sociaux dans ces projets[2]. Il favorise l'embourgeoisement du centre-ville, tandis que les foyers modestes tendent à être rejetés vers les quartiers périphériques[3].

Aux élections municipales de 2008, sa liste l'emporte dès le premier tour avec 65,20 % des voix[4]. C'est également le cas aux élections de 2014, lorsque sa liste réunit 59,27 % des voix, soit le deuxième meilleur score de France pour les villes de plus de 100 000 habitants, derrière Alain Juppé à Bordeaux[10]. Aux élections de 2020, la liste qu'il conduit ayant obtenu 61,39 % des voix[11]. Il est réélu au conseil municipal du [12].

L’administration d'Hubert Falco bénéficie d'un fort soutien dans plusieurs franges de la population — les militaires, les personnes âgées, les pieds-noirs — et peut compter sur le soutien de réseaux d’allégeance clientélistes[3]. Les journalistes Simon Fontvieille et Jean-Baptiste Malet ont consacré une longue enquête à ces réseaux, publiée dans Le Monde diplomatique[3].

Fonctions gouvernementales

Falco est appelé dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin le comme secrétaire d'État, puis ministre délégué aux Personnes âgées, tout en conservant sa mairie, une exception qui lui est accordée par le gouvernement malgré la règle non-écrite de non-cumul ministère-exécutif local.

Comme ministre, Falco doit faire face avec Jean-François Mattei à la Santé, à la canicule de l'été 2003 en France, qui fait plus de 15 000 morts, particulièrement des personnes âgées, épisode qui, dit-il, l'a fortement marqué[13]. Falco quitte le gouvernement après sa réélection au Sénat en .

À la suite du renouvellement de son mandat de maire en 2008, il est nommé secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, auprès du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, au sein du gouvernement François Fillon. À ce poste, il s'emploie au bon déroulement du projet de second tunnel (second tube) sous Toulon dont l'ouverture, initialement prévue pour fin 2011, a été reportée à mi-2013[14]. Il est aussi chargé d'accompagner la restructuration de la carte militaire qui prévoit la suppression de 83 sites militaires à travers la France à partir de 2009[15].

Le , il est nommé secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants dans ce même gouvernement, fonction qu'il conserve jusqu'à la démission du deuxième gouvernement Fillon le .

Responsabilités à l'UMP

Le , Falco annonce son soutien à la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012[16].

En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Depuis , il est Président national du Comité des Maires UMP puis Républicains.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[17].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[18].

En 2017, il est mis en cause dans une affaire de détournement de fonds publics au sein du groupe UMP au Sénat[19].

Détail des mandats et fonctions

Mandats locaux

Mandats parlementaires

Fonctions ministérielles

  • -2004 : secrétaire d'État aux Personnes âgées
  • 2004 : ministre délégué aux Personnes âgées
  • -  : secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire
  • -  : secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants

Autres fonctions

  • Depuis 2016 : président départemental des Républicains
  • 2011 - 2014 : secrétaire du Sénat
  • 2008 - 2016 : président départemental d'honneur de l'UMP Var
  • 2013 - 2014 : vice-président national de l'UMP
  • 2011- 2013 : conseiller politique de l'UMP, membre élu du bureau politique
  • 2007 - 2008 : secrétaire national de l'UMP chargé du tourisme
  • 2006 - 2007 : secrétaire national de l'UMP chargé des élus locaux
  • Depuis 2005 : vice-président du club Dialogue et initiative
  • Depuis 2003 : membre de la commission d'information auprès du site d'exploitation des installations nucléaires du port militaire de Toulon
  • 2002 - 2008 : président départemental de l'UMP Var
  • 1997 - 2000 : secrétaire national de Démocratie libérale
  • Jusqu'en 1997 : membre du bureau politique du PR
  • Secrétaire national chargé de la jeunesse et des sports au Parti républicain

Distinctions et décorations

Notes et références

  1. a et b « Hubert Falco, le terrien du gouvernement », Le Nouvel économiste no 1227, 12 septembre 2003
  2. a b et c « Toulon - Politoscopie Hubert Falco », Le Point no1783, 17 janvier 2007
  3. a b c d e f g h i et j Simon Fontvieille & Jean-Baptiste Malet, « À Toulon, le maire organise son plébiscite », sur Le Monde diplomatique,
  4. a et b http://www.lejdd.fr/elections-municipales-2008/candidats/hubert-falco.html
  5. Toulon : le maire redresse la barre, Le Point, 14 décembre 2001.
  6. a et b Capital.fr, « Toulon : Certains francs-maçons locaux continuent d’avoir maille à partir avec la justice », 9 février 2010, mis à jour le 10 mai 2012
  7. de récente date : l'affaire des arsenaux pillés (voir DCN de Toulon), l'affaire des faux diplômes, des mises en examen pour favoritisme ou gestion de fait. Cependant l'article de l'Express (2002) évoque une démission « il y a une dizaine d'années », ce qui daterait sa démission autour de 1992, soit antérieurement à ces affaires.
  8. « Les réseaux qui comptent à Toulon. Francs-maçons: Le triangle d'influence », L'Express,‎ (lire en ligne).
  9. Muriel Breiman, « La grande mue », L'Express,‎ (lire en ligne).
  10. « résultat des élections municipales 2014 à Toulon », L'Express,‎ (lire en ligne).
  11. « Résultats du premier tour à Toulon », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. Sophie Glotin, « Hubert Falco, réelu maire de Toulon, demande un plan d'aide pour les collectivités locales », sur France Bleu, (consulté le 30 mai 2020).
  13. « Hubert Falco, le retour », Associated Press, 18 mars 2008
  14. Var matin du 30 juillet 2010
  15. Ludovic Vigogne, « Le soldat Falco », L'Express,‎ (lire en ligne).
  16. « UMP : Hubert Falco rallie François Fillon », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  17. Hubert Falco, interviewé par Karine Michel, « Bournazel (LR) : Pourquoi Hubert Falco, ancien ministre de Sarkozy, choisit Alain Juppé », Var Matin,‎ (lire en ligne).
  18. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  19. « 117 sénateurs sont soupçonnés d'avoir détourné 8 millions d'euros », lepoint.fr, 13 octobre 2017.
  20. Légion d’honneur, les promus du Nouvel An 2019
  21. H. Falco reçoit la Croix d'Or de l'Ordre du Mérite Polonais
  22. a et b https://www.quirinale.it/onorificenze/ricerca

Liens externes