Houilles

Houilles
L'hôtel de ville de Houilles.
L'hôtel de ville de Houilles.
Blason de Houilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Houilles
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Alexandre Joly
2014-2020
Code postal 78800
Code commune 78311
Démographie
Gentilé Ovillois
Population
municipale
32 481 hab. (2014)
Densité 7 332 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 34″ nord, 2° 11′ 21″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 57 m
Superficie 4,43 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-houilles.fr

Houilles est une commune du département des Yvelines dans la région Île-de-France en France, située à 7 km au nord-ouest de Paris (porte Maillot) et à 8 km environ à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Elle est ainsi, pour ses habitants, proche d'espaces verts, tels que la forêt de Saint-Germain-en-Laye, et de zones d'activités économiques importantes, notamment Paris, et La Défense, avec le bénéfice d'infrastructures de transports vers ces territoires. Elle est voisine des départements des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise. Elle benéficie également d'un centre-ville appréciable et d'un des marchés franciliens les plus actifs. Ses habitants sont appelés depuis 1943 les Ovillois.

Géographie

Localisation

Position de Houilles en région parisienne.

La commune, presque totalement urbanisée, se trouve à peu près au centre de la presqu'île du Pecq, l'une des boucles de la Seine en aval des Hauts-de-Seine et de Paris. La boucle de Seine suivante, toujours en aval, correspond au territoire couvert, notamment, par la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

Houilles s'étend sur 441 hectares et est limitrophe de Sartrouville au nord-ouest, de Bezons à l'est, de Carrières-sur-Seine au sud-ouest. Bezons est en Val-d'Oise.

Par le pont de Bezons, Houilles est à proximité du département des Hauts-de-Seine, notamment de Colombes, Nanterre, et du quartier d'affaires de La Défense. Elle se situe à sept kilomètres de l'ouest de Paris.

Communes limitrophes de Houilles
Sartrouville
Houilles Bezons
Carrières-sur-Seine

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 443 hectares. La commune se trouve au centre de l'ancien pagus appelé plaine de Houilles à une altitude moyenne de 34 mètres. son altitude varie de 27 à 57mètres[1]. La partie la plus haute est un petit monticule vers le nord. Le sol est argilo-calcaire vers le sud et sablonneux vers le nord.

Hydrographie

Aucun cours d'eau ne traverse le territoire de la commune. La Seine passe à environ 1 800 mètres du centre-ville mais sur les territoires des communes voisines de Bezons et Carrières-sur-Seine. Jusqu'au début du XXe siècle les habitants creusaient des puits, parfois seulement jusqu'à 3 mètres mais aussi jusqu'à 18−20 mètres, mais l'eau n'était pas potable[2]

Voies de communication et transports

Vue sur une partie de la gare : cette partie correspond au bâtiment le plus ancien, et à la modeste station ferroviaire construite au XIXe siècle

Voies routières

La commune est desservie par la route départementale D308 qui relie Paris à Poissy, traversant la partie nord de la commune, et par la route départementale D311 qui relie Houilles à Saint-Germain-en-Laye, longeant le territoire de la commune au sud. Le cœur du village est préservé de la circulation passant sur ces deux axes. En outre, des axes de communication d’importance nationale se trouvent à proximité de la commune, en particulier l’A14, et l’A86 qui permet de rejoindre l’A13 au sud et l’A15 au nord.

Voies ferroviaires

La gare de Houilles - Carrières-sur-Seine est le point de jonction de la ligne SNCF venant de la gare de Paris-Saint-Lazare, qui permet de rejoindre Paris en 10 minutes par des trains directs, et de celle du RER venant de la Défense (accessible en 6 minutes). Cette gare sert notamment de gare de correspondance pour les usagers du bassin mantois (Mantes-la-Jolie). C'est l'une des gares les plus fréquentées de l'ouest parisien, avec plus de 24 000 voyageurs par jour. À ces lignes ferrées (SNCF, RER) s’ajoutent des liaisons bus vers Bezons (et le tramway T2), Montesson, etc.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La ville de Houilles est caractérisée par un degré d'urbanisation élevée, laissant peu de places à de nouvelles constructions[3].

Le bâti le plus ancien comprend des constructions qui remontent à la première moitié du XIXe siècle, sur des tracés de rue plus anciens quelquefois. Il est localisé autour de la mairie, du marché couvert et de l’église, et est qualifié de village, étant issu du village rural initial. Ce sont des rues étroites et des maisons de ville alignées, souvent avec un seul étage, des combles, et une cour intérieure. La rue de Metz et la rue de Strasbourg correspondraient en partie à un chemin de ronde antérieur. Le centre-ville, qui concentre une partie significative des commerces de la ville s'étend dans ce bâti ancien et se prolonge par la rue Gambetta et l’avenue Charles-de Gaulle, vers la gare. Ce centre-ville dispose d'espaces libres non bâtis, dont notamment le vaste parc public Charles de Gaulle, ainsi que des parkings pour permettre un stationnement et une déambulation à pied dans les rues commerçantes et le marché[3].

Les deux tiers de la superficie de la commune correspondent à des constructions pavillonnaires avec jardin, datant pour les plus anciennes de la fin du XIXe siècle et, plus souvent, du XXe siècle, avec un renouvellement des constructions, par démolition-reconstruction, par agrandissement, ou par fractionnement de terrains à l'initiative des propriétaires. Ce sont pour partie des maisons en meulière, notamment pour les maisons du début du xxe siècle, jusqu'à l'entre-deux-guerres[3].

On retrouve des maisons de ville alignées sur quelques axes dont les deux axes routiers majeurs, la D308 et la D311. Quelques immeubles collectifs sont disséminés, les plus visibles étant au nord du parc Charles de Gaulle, à proximité du centre-ville. Ils sont issus de la première zone d’aménagement concerté et ont été inaugurés dans les années 1980 : immeubles Pharaon en 1982, Genêts en 1982, Hildebrandt en 1984 , Georges Brassens en 1984, Hoche-Marceau en 1984, et Michelet en 1986 et 1987[3].

Quartiers

La ville de Houilles se subdivise en sept quartiers : Belles-vues, Blanches, Centre-ville, Main de fer, Pierrats, Réveil-Matin et Tonkin.

Risques naturels et technologiques

Une partie réduite du territoire communal est concerné par un risque de mouvements de terrains[4]. Ceci concerne une zone entre Houilles et Carrières-sur-Seine[5], et s'explique par les anciennes carrières d'extraction de pierres.

Houilles n'est pas considéré comme inondable, par sa position au milieu de la boucle de la Seine, à la différence des communes avoisinantes. Lors de la crue de la Seine de 1910, une zone de terrain le long du chemin de fer, vers Bezons, dans le quartier du Tonkin, a été toutefois inondé. Lors des inondations plus récentes de juin 2016, des voies sur berges ont été coupées à Bezons ou Carrières sur Seine, mais pas sur la commune de Houilles.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Houlliæ[7], Hullium[8] et Holles[7] en 1205[8]. Aux XVe et XVIe siècles, on trouve Houlliës puis plus tard Houille qui devient Houilles[2].

Albert Dauzat et Charles Rostaing hésitent sur l'étymologie du toponyme Houilles qu'ils qualifient d'obscure, tout en proposant l'ancien français holle « hauteur »[9], compatible avec la nature des formes anciennes. En revanche, l'interprétation par l'ancien français oaille « brebis »[10] (autrement üeiles au pluriel en 1176), d'où le français ecclésiastique ouailles, est contredite par la nature des formes anciennes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Houilles.

Des origines rurales

Le site de la commune est habité depuis longtemps puisque des traces d'habitat mérovingien ont été trouvées dans le quartier du Tonkin. Les soubassements de l'église catholique Saint-Nicolas remontent au XIIe siècle, période probable de la création de la paroisse[11] (la structure de l'église a été profondément remaniée au XIXe siècle). Le cartulaire de Notre-Dame de Paris mentionne, au début du XIIIe siècle, la paroisse d'Ecclesia Holles. Au XIVe siècle, Houilles est entourée de murailles avec quatre portes fortifiées et surmontées d'une tourelle [12]. Le tracé actuel des rues de Metz et de Strasbourg correspond à l'ancien chemin de ronde.

Carte de Cassini

Les villes importantes à proximité sont Saint-Germain en Laye et Argenteuil. Argenteuil est dans la même boucle de Seine, ce qui facilite les communications. Le château de Saint-Germain en Laye est une résidence royale. Le pont du Pecq est construit dès 1627, alors qu’il faut prendre un bac à Bezons pour se rendre à Paris, impraticable plusieurs mois par an. La plaine d’Houilles (ou plaine d’Ouilles dans les lettres de madame de Sévigné) sert de terrain de chasse et de lieu de passage en revue des troupes pour les souverains. Le village a une population réduite et une activité agricole.

Transformation du village rural en une ville

La construction d’un pont (en bois) à Bezons sous le Premier Empire puis l'arrivée du chemin de fer en 1841 métamorphose le village. Sous la Troisième République, le village de campagne est progressivement englobé dans la banlieue parisienne. Un tissu d'habitat pavillonnaire se développe, l'habitat rural existant précédemment se raréfie. Houilles voit sa population croître régulièrement. En 1886, les premiers égouts sont construits et les premiers groupes scolaires le sont à partir de 1910. En 1904, le contrôle de la municipalité de la commune échappe aux familles d'agriculteurs et passe aux nouveaux arrivants[13].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'usine aéronautique Hispano-Suiza, installée dans des carrières, est réquisitionnée par la Kriegsmarine allemande de 1940 à 1944 (Torpedo Arsenal West), pour y fabriquer des torpilles mais aussi des V2. Elle est devenue aujourd'hui, une base de la Marine nationale (centre « Commandant Millé » du nom de Georges Millé, commandant du Protée (Q155), mort en 1943).

À partir des années 1955, des projets de rénovation de l'habitat et d'aménagement sont régulièrement lancés, avec l'introduction dans le tissu urbain pavillonnaire d'immeubles de quatre à huit étages. L'emprise de cet habitat sur le territoire de la commune reste toutefois limité, le type d'urbanisme recourant à des constructions bétonnées, fortement en rupture avec l'existant, étant remis en cause au milieu des années 1980[14]. Les projets d'aménagements actuels privilégient davantage des immeubles de standing, de hauteur limitée, s'intégrant davantage dans le tissu urbain.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Depuis la fin des trente glorieuses, le contrôle de la mairie de Houilles qui était détenue par la gauche et le parti communiste depuis 1977 change en 1989, et passe à une liste de droite dirigée par Alain Mahiet, sous étiquette RPR. Cette évolution s'explique sans doute par les transformations économiques, sociologiques et démographiques de la commune[15]. Ceci ne dure qu'un mandat et en 1995, un certain statu quo s'opère et ce sont les listes d'Alexandre Joly, classé sans étiquette ou conservateur qui l'emportent, dans le cadre d'une triangulaire. Il est réélu depuis à chaque élection municipale[16],[17].

Liste des maires

Dans toute la France, à partir du 14 décembre 1789, les conseils municipaux sont élus pour deux ans et renouvelés par moitié. Le maire est élu pour deux ans. De 1795 à 1800, les fonctions de maire et d'adjoints sont abolies. Dès l'an VIII (février 1800), les fonctions de maire et d'adjoints sont rétablies mais ils sont nommés par les préfets et non plus élus. À partir du 21 mars 1831, les maires et adjoints sont nommés pour cinq ans alors que les conseillers municipaux sont élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Le suffrage universel remplace le suffrage censitaire en février 1848. C'est le 5 avril 1884 que la loi est une dernière fois modifiée. Dès lors, le maire et les adjoints sont élus. À Houilles, le premier registre des délibérations du conseil municipal date de 1791.

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Alexandre Joly DVD Conseiller départemental du canton de Houilles
1989 1995 Alain Mahiet RPR Enseignant
1977 1989 Eugène Seleskovitch[19] PCF  
1971 1977 Marie-Louise Gisèle Bernadou PS  
1959 1971 Albert Taglang SE  
1953 1959 Lucien Waterlot SFIO Médecin
1949 1953 Paul Brejeat    
1947 1949 Henri Laurent Varlet    
1945 1947 Paul Bréjeat    
1944 1945 Guillaume Détraves[20] SFIO Restauré dans ses fonctions en novembre 1944
1941 1944 Louis Labataille    
1930 1941 Guillaume Détraves[21] SFIO Révoqué par le Régime de Vichy
         
1895  ? Deborde    
1893 1895 Nanin    
1889 1893 Jean-Baptiste Sénéchal    
1885 1889 Antoine Ladregarde    
1880 1885 Jean-Baptiste Legras    
1878 1880 Paul Louis Arthur Domère    
1876 1878 Jean-Louis Mancel    
1871 1875 Louis Benjamin Dumont    
Septembre 1870 1871 Jean-Charles Robert   Maire pendant la guerre de 1870
1851 1871 Jean-Baptiste Louis Sénéchal    
1849 1851 Jean-Louis Gillet    
1839 1848 Marie Etienne Louis Hanriot    
1831 1839 Augustin Louis Marie Gillet    
1825 1831 Louis Evrard    
1812 1825 Juillet    
An 8 1812 Louis Gervais Gillet    
An 4 An 8 Jean-François Laignel    
An 2 An 4 Gaillourdet   Maire du Conseil Général Révolutionnaire
1792 An 2 Jean-Pierre Bessin    
1789 1792 Louis François Ballagny    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs en 2009[22].

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[23],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 32 481 habitants, en augmentation de 4,71 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 651 1 290 1 144 1 227 1 265 1 191 1 156 1 230 1 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 203 1 275 1 433 1 256 1 407 1 737 1 961 2 331 2 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 824 4 946 7 092 10 274 15 153 19 078 19 799 20 610 22 974
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
26 370 29 338 30 345 29 537 29 650 29 634 30 835 31 952 32 481
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 24,8 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Houilles en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,8 
75 à 89 ans
8,0 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
19,6 
45 à 59 ans
19,9 
24,8 
30 à 44 ans
23,2 
19,4 
15 à 29 ans
18,8 
20,9 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement

Les établissements scolaires de Houilles sont rattachés à l’académie de Versailles, et à la zone C. La ville possède huit écoles maternelles publiques , dénommées Danielle Casanova, Francis Julliand, Jean Piaget (à côté de la mairie), Lucien Waterlot, Léon Frapie, Pauline Kergomard, Salvador Allendé et Victor Schoëlcher, réparties dans la ville, réduisant d'autant les distances. De même pour les six écoles élémentaires publiques dénommées Félix Toussaint, Jules Guesde, Guillaume et Jean Detraves, Maurice Velter, Paul Brejeat, Reveil matin (dans le quartier du même nom), et Ferdinand Buisson. Il faut y adjoindre une école élémentaire privée, Sainte-Thérèse[28].

Il y a deux collèges publics, Collège Guy de Maupassant et Collège Lamartine. Et l'établissement Sainte-Thérèse comprend aussi un collège[28]. Dans la filière générale, deux lycées sont très proches de la commune, le lycée Pierres Vives de Carrières-sur-Seine, et le lycée Evariste Gallois de Sartrouville.

Manifestations culturelles et festivités

Conservatoire de musique

Un nouveau conservatoire de musique a été inaugurée en 2014 et est situé rue Gambetta, à proximité du marché et de l'hôtel de ville.

Biennale de la jeune création

Tous les deux ans, la ville organise la Biennale de la jeune création, permettant ainsi à de jeunes créateurs issus d'horizons diverses d'exposer leurs œuvres (art vidéo, peinture, sculpture, etc.) et de rencontrer le public. Elle se tient à La Graineterie, le nouveau « pôle culturel » consacré à l'art contemporain[29].

Animations en cours d'année

La municipalité encourage ou organise directement des manifestations au caractère familial telles que des séances de cinéma en plein air dans le parc Charles-de-Gaulle derrière l'hôtel de ville, ou encore un carnaval des enfants, et, durant la période estivale, des animations Houilles Plages toujours dans le parc Charles-de-Gaulle. Elle soutient également les animations sur l'espace public lors de la Fête des voisins. La braderie de Houilles et la corrida de Houilles sont également l'occasion d'animations.

Santé

Selon différentes enquêtes, la commune de Houilles dispose d'une bonne couverture sanitaire, avec, par exemple selon Que Choisir, un accès satisfaisant, voire surabondant, aux médecins généralistes ou à des spécialistes tels que les gynécologues, les ophtalmologues ou les pédiatres[30]. Neuf pharmacies existent sur le territoire communal, avec un système de pharmacies de garde, de même qu'un système de médecins de garde et qu'un centre communal d'action sociale[31].

Des centres hospitaliers existent dans les communes proches, notamment le centre hospitalier intercommunal de Poissy - Saint-Germain-en-Laye, le centre hospitalier des courses de Maisons-Laffitte et l'hôpital Louis-Mourier à Colombes. Des cliniques privées complètent ce dispositif à Houilles, Sartrouville et Bezons.

Sports

La commune permet une pratique de nombreux sports grâce à l'activité d'associations sportives, dont l'Avant-Garde (gymnastique aux agrès, gymnastique rythmique, danse, gymnastique volontaire, step), le Gant d'Or (boxe, karaté, escrime, judo, gym. et musculation), le SOH ou Sports Olympiques de Houilles (athlétisme, basket, cyclotourisme, expression corporelle, danses à thèmes, foot, gymnastique d'entretien, hand-ball, haltérophilie, ski, tennis de table, tir à l'arc, triathlon, volley), le ROH HC ou Rugby Olympique Club de Houilles-Carrières-sur-Seine.

Rugby à XV

Le Rugby Olympique Club de Houilles-Carrières-sur-Seine (ROC HC), évolue en Championnat Fédéral 3 pour les saisons 2013/2014-2014/2015-2015/2016 et a, par le passé, joué en Fédérale 2. Il fait partie du Comité Île-de-France.

Handball

L'entente Houilles-Le Vésinet-Carrières-sur-Seine Handball (SOH-USV-CHB) est un club, fondé en 1963, regroupant trois villes des Yvelines. L’équipe masculine évolue selon les années entre l’Excellence régionale et la Prénationale. Le club comprend en 2013 plus de 250 licenciés, et 13 équipes dont 9 équipes de jeunes et 2 équipes féminines (seniors et moins de 15 ans).  L’école de handball  est ouverte pour les enfants à partir de 6 ans[32].

Natation

Le Club Nautique de Houilles-Carrières-sur-Seine (CNHC)  a fêté ses quarante ans. Il dispose depuis quelques années d’une nouvelle piscine intercommunale implantée au 40 Rue du Président Kennedy, à Houilles, et  compte plusieurs nageurs  sélectionnés en équipe de France, en nage avec palmes[33],[34].

Boxe, arts martiaux, escrime

Le Gant d’Or de Houilles est initialement un club de boxe (d’où son nom), créé en 1942. Les autres activités se sont greffées au fil des décennies, dont la section judo en 1955 et l’escrime en 1979. Le président d’honneur est un ancien membre du club et aussi un médaillé olympique en judo en 1972, Jean-Claude Brondani. Le club compte en 2013 1 200 licenciés, toutes sections confondues, et obtient régulièrement dans l’une ou l’autre de ces sections des titres de champions de France[35],[36].

Manifestations sportives

La Corrida pédestre internationale de Houilles, course de fond sur 10 km, a lieu tous les ans entre Noël et le jour de l'an. La course se déroule le dernier dimanche de l'année.

Le prologue de la 71e édition de la course cycliste professionnelle Paris-Nice a eu lieu le dimanche 3 mars 2013 à Houilles[37].

La ville accueillera le départ de la dernière étape du Tour de France 2018 le 29 juillet[38].

Cultes

Les fidèles catholiques se retrouvent pour les offices religieux à l'église Saint-Nicolas, place de l'Église, ou à la chapelle Béthanie, 26 rue Blaise Pascal. L'église Notre-Dame du Réveil-Matin est proche de la limite communale bien qu'étant sur Carrières-sur-Seine, 1 bis rue de Buzenval. La paroisse fait partie du diocèse de Versailles.

Un temple construit en 1935 accueille les fidèles protestants au 47 rue Camille Pelletan.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 39 580 €, ce qui plaçait Houilles au 2 711e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[39].

Ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne départementale (40 650 €)[39].

Emploi

Le taux de chômage, en 2014, pour la commune s'élève à 9,2 %, un chiffre inférieur à la moyenne nationale (10,4 %)[40].

Répartition des emplois par domaine d'activité
Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Houilles (la somme ne fait pas 100%) 0,1 % 2,1 % 19,4 % 18,9 % 17,8 % 8,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[41]

Entreprises et commerces

Le marché couvert.
  • Parmi les entreprises peut être citée la société Dubernard (matériel et service incendie) depuis 1934.
  • L'ancienne usine aéronautique d'Hispano-Suiza est devenu l'actuel Centre Commandant Millé de la Marine Nationale. L'ancienne champignonnière Gatti, dans les anciennes carrières en face du Centre Commandant Millé a disparu et sur l'emplacement du terrain a été construite nouvelle piscine intercommunale, ouverte en milieu d'année 2014, puis fermée suite à un problème technique en novembre de la même année et rouverte en 2015[42],[43].
  • La braderie de Houilles a lieu chaque premier dimanche d'octobre. aujourd'hui, bien que les mesures de sécurité limitent son extension, c'est une des premières du genre en France par la taille, derrière celle de Lille bien sûr, et faisant concurrence à celle de Rennes et d'Amiens[44],[45], remarquable avec près de 2 000 exposants sur 10 km.
  • Le marché ovillois (mercredi et samedi matin), avec plus de 160 commerçants sur 5 000 m2, est l'un des plus appréciés d'Île-de-France[46].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Nicolas.
Graineterie : cour intérieure.
  • Église Saint-Nicolas du XIXe siècle. Cette église est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[47].
  • Zone pavillonnaire du centre-ville dans lequel on remarque la maison de campagne de Victor Schœlcher où il s'éteignit le . Cette maison, acquise par la Ville de Houilles en décembre 2011, est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[48]. La rue d'Argenteuil, dans laquelle elle est située, fut renommée avenue Schœlcher en hommage à son illustre résident.

Équipements culturels

Houilles ne comporte pas de salle de cinémas, ni de ciné-club. Il faut se rendre dans les communes voisines, par exemple à Sartrouville ou à Bezons, ou encore via le RER A à La Défense. La ville comporte un Auditorium qui est aussi le Conservatoire de musique, en face de l’hôtel de ville, et un ensemble de salles de concert : la salle Cassin, le Triplex, l'Espace Ostermeyer. Ce sont des salles de taille modeste, avec une programmation sur l'année de spectacles musicaux variés et d'humoristes.

Un espace culturel municipal « la Graineterie » a été ouvert en septembre 2009, pour des expositions et des conférences. En 2011, la commune acquiert par préemption la maison où est décédé Victor Schœlcher (26 avenue Schœlcher) afin d'en faire un musée[49].

Personnalités liées à la commune

Plaque avenue Schœlcher.

Personnages fictifs liés à la commune

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules au dextrochère ganté d'argent mouvant du canton senestre de la pointe, tenant un faucon d'or chaperonné et longé de sable, à la bordure d'or chargée de huit champignons de sable.
Commentaires : La ville s'est dotée d'un blason en 1943. Créé par Renée Louis, celui-ci reflète l'histoire de la cité. Le motif principal est une main gantée sur laquelle se tient un faucon de chasse. La bordure est ornée de champignons et un mur de fortification couronne l'ensemble.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris l'abbé, 1755
  • Louis Jouan, Histoire de Houilles. Des origines à la fin du XVIIe siècle, t. III, .

Articles connexes

* Liste des communes des Yvelines

Liens externes

  • Site de la mairie

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Lucien Gareau, ouvrier d’usine, habitait à Houilles (Yvelines) avec sa femme Léopoldine et leur fille Renée, âgée de seize ans en 1943. Cette année-là, ils sauvèrent deux réfugiés juifs en les recueillant chez eux. David Bielinski, un tailleur, et son fils Henri, un adolescent de quinze ans. Ils veillèrent sur eux jusqu'à la Libération. Henri Bielinski garda le contact pendant de longues années avec Renée Gareau, la fille de ses sauveteurs.

Références

  1. « Répertoire géographique des communes », sur le site de l’Institut national de l'information géographique et forestière.
  2. a et b Monographie communale de Houilles aux archives départementales des Yvelines
  3. a, b, c et d « Plan local d’urbanisme. Rapport de présentation », sur le site de la ville de Houilles
  4. Dossier Départemental sur les Risques Majeurs, (lire en ligne)
  5. « Commune de Houilles. Informations sur les risques naturels et technologiques. Cartographie », sur le site yvelines.gouv.fr
  6. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  7. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Formations dialectales et françaises, librairie Droz, Genève, 1998, p. 879, n° 21623.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 356b
  9. Stéphane Gendron, « Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 230, Editions Errance, ISBN 2877722619 »
  10. Jouan 1970, p. 32.
  11. Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t. 2, Féchoz et Letouzey (Paris), 1883-1893 (lire en ligne), p. 30-36
  12. Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, « Les municipalités et l’évolution politique et sociales des communes de la banlieue, milieu XIXe siècle XXe siècle », dans Un siècle de banlieue parisienne, éditions L’Harmattan, , p. 195
  13. Patrick Desavie, « L'électorat écologiste fera la décision », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. Philippe Subra, « Île-de-France : la fin de la banlieue rouge », Hérodote, vol. 2, no 113,‎ , p. 14-27 (DOI 10.3917/her.113.0014, lire en ligne)
  15. Christian Carrère, « Le cadre de vie au centre de la triangulaire », L’Humanité,‎ (lire en ligne)
  16. N. P., « Un maire « sans parti pris » », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  17. Archives municipales de Houilles
  18. Courte biographie d'Eugène Seleskovitch
  19. Biographie de Guillaume Détraves.
  20. Plaque commémorative de l'Ecole Guillaume et Jean Destrave de Houilles
  21. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Évolution et structure de la population à Houilles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  26. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  27. a et b « Yvelines (78), Houilles, écoles »
  28. Présentation sur le site de la ville.
  29. « Carte interactive de la fracture sanitaire. Habitez-vous dans un désert médical ? », sur Que Choisir
  30. « Vie quotidienne : solidarité, santé », sur le site de la ville de Houilles
  31. « Entente SO Houilles-US Le Vésinet-Carrières HB », Handball en Pifo ( Paris Ile-de-France Ouest de Handball ), no 900,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  32. « Le Club nautique fête ses 25 ans », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  33. « Houilles. Le Club nautique a ses champions », 78 actu,‎ (lire en ligne)
  34. « Gant d’Or de Houilles, section judo (Yvelines). 70 ans d’histoire… », L’Esprit du judo,‎ (lire en ligne)
  35. « Le Gant d’Or de Houilles », sur escrime-goh.fr
  36. « Le Premier maillot jaune pour Damien Gaudin », France Télévisions,‎ (lire en ligne)
  37. « Accueil - Tour de France », sur www.letour.fr (consulté le 17 octobre 2017)
  38. a et b « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  39. « Comparateur de territoires−Commune d’Houilles (78311) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 16 septembre 2017)
  40. Données démographiques d'après l'INSEE citées par son site officiel
  41. « La nouvelle piscine en construction »,
  42. « Vers une réouverture de la piscine de Houilles à l'automne », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  43. « Houilles, deuxième braderie de France », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  44. « Houilles. La braderie est-elle vraiment la deuxième de France ? », Actu78,‎ (lire en ligne)
  45. « Houilles. Un air de province », L’Express,‎ (lire en ligne)
  46. Base Mérimée : église paroissiale.
  47. Base Mérimée : maison.
  48. Ovillois no 153 - Septembre 2011, page 5
  49. Jean Pruvost mois=février, « Au nom des lieux. Houilles », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  50. (en) Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Fiche individuelle », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 12 mars 2017)
  51. Paul-François Paoli, « Bob Maloubier : mort d'un espion français », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  52. « Houilles : l'agent secret Bob Maloubier est décédé », Le Parisien,‎ (lire en ligne)