Horloge nucléaire

L'utilisation d'une transition à l'intérieur d'un noyau atomique pourrait être mise à profit pour développer une horloge nucléaire. Celle-ci serait très stable et peu susceptible aux perturbations extérieures. Plusieurs groupes de recherche travaillent sur des horloges nucléaires fondées sur des noyaux d'ions thorium 229 (229Th3+).

Présentation

La première proposition a été lancée en 2003[1] par des physiciens du PTB, en Allemagne.

Les transitions nucléaires impliquent des fréquences plus élevées que celles des transitions électroniques, qui sont utilisées dans les horloges atomiques. Une horloge nucléaire pourrait avoir une stabilité de 10–19 ; de plus, des neutrons — et non des électrons — étant mis en jeu, elle pourrait être moins affectée par des facteurs environnementaux (tels des champs magnétiques et électriques) qu'une horloge atomique[2].

Différentes équipes[3] essayent de déterminer la fréquence exacte des émissions laser nécessaires pour exciter les noyaux de thorium 229[1],[4],[5].

Notes et références

  1. a et b (en) « Nuclear Clock Will Be Accurate Over Billions of Years », sur Science Daily, (consulté le 5 septembre 2013)
  2. « Le temps, c'est de l'argent pour le nouveau lauréat d'une subvention du CER », sur cordis.europa.eu (consulté le 26 mai 2016)
  3. Dont des scientifiques de l'Institut de technologie de Géorgie, de l'université de Nouvelle-Galles du Sud et de l'université du Nevada.
  4. Marie-Neige Cordonnier, « Après les horloges atomiques, bientôt les horloges nucléaires ? », sur Pour la Science, (consulté le 20 juillet 2015)
  5. Gautier Cariou, « Demain, des horloges nucléaires ? », La Recherche, nos 513-514,‎ , p. 32

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe