Horacio Arruda

Horacio Arruda
Fonctions
Directeur national de la santé publique ()
Ministère de la Santé et des Services sociaux
depuis le
Professeur adjoint
Université de Montréal
-
Biographie
Naissance
Nationalité

Horacio Arruda, né en 1960 à Sainte-Thérèse, est un médecin et administrateur québécois. Spécialiste en santé communautaire, il est depuis 2012 directeur national de santé publique[1] et sous-ministre adjoint à la Direction générale de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.

Biographie

Né en 1960 à Sainte-Thérèse[2] de parents originaires des Açores (Portugal) qui ont immigré au Québec à la fin des années 1950, Horacio Arruda a obtenu le doctorat de médecine de l'Université de Sherbrooke en 1983[3]. Il a étudié en infectiologie et épidémiologie[4]. En 1988, il obtient un certificat en santé communautaire et médecine préventive, également à l'Université de Sherbrooke[5].

Pendant ses premières années de pratique, le Dr Arruda travaille à la Cité de la santé de Laval. De 1998 à 2012, il est professeur adjoint de clinique au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal[6]. Il est directeur de la protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services sociaux de 2000 à 2012[2]. En mai 2012, il est nommé à la tête de la Direction de la santé publique[1]. Alors qu'il travaille pour ce ministère, il s'implique dans la gestion de la crise du SRAS en 2003, de la crise du H1N1 en 2009 puis dans les mesures de santé publique lors de l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic en 2013[4].

Horacio Arruda est l'époux de Nicole Mercier, qui pratique la médecine familiale[4]. Le couple a trois enfants[3].

Covid-19

Il devient connu du public dans le contexte de lutte contre la pandémie de Covid-19 au Québec. Dans le cadre des conférences de presse quotidiennes du premier ministre François Legault, de la ministre de la Santé Danielle McCann et de lui-même, il tient un rôle de première ligne, ce qui lui vaut une grande attention médiatique. Son visage se retrouve alors reproduit dans une série de mèmes, de vidéos en ligne et de produits de consommation (teeshirts, miches de pain, etc.) qui lui rendent généralement hommage de manière humoristique[7].

Le , il a été rapporté qu'il avait engagé une stratège politique, France Amyot[8].

Le , Arruda tourne un vidéoclip avec Rod le Stod qui souhaite amasser des fonds pour le Refuge des jeunes de Montréal. Diffusée sur les réseaux sociaux, elle soulève des critiques pour le ton léger de la vidéo[9], ainsi que pour certaines de ses paroles[10]. Il s'excuse de sa participation à cette danse le lendemain lors du point de presse quotidien[11].

Les médias révèlent le qu'Arruda, alors directeur national de santé publique du Québec, s'est absenté du 26 février au 8 mars pour un voyage au Maroc, où il a participé à un congrès et pris une semaine de vacances. L'opposition péquiste s'interroge sur sa désinvolture, le premier cas de Covid-19 ayant été identifié au Québec le , et sur la prise au sérieux de la crise sanitaire par le gouvernement qui a autorisé ce voyage[12].

Le , Horacio Arruda dépose une plainte à la Sûreté du Québec quatre jours après la diffusion sur les réseaux sociaux de son adresse personnelle et de son numéro de téléphone[13]. Un homme originaire de Drummondville, qui n'est pas celui qui avait été initialement identifié comme la source de la fuite, est arrêté le , pour avoir diffusé ces informations, en plus d'avoir proféré des menaces contre Arruda[14].

Alors qu'il se prévalait d'une importante popularité au début de la pandémie, le personnage public aurait vu son image s'éroder légèrement par la suite[réf. nécessaire]. En , le commentateur politique Michel David affirme qu'Arruda « n’est sans doute plus la coqueluche des premiers jours de la pandémie », mais qu'« il demeure néanmoins un personnage attachant, manifestement désireux de bien faire et dont l’exubérance semble plaire aux Québécois »[15].

Notes et références

  1. a et b :lang="fr" lang="fr">, « Horacio Arruda nommé directeur national de santé publique | La Presse », sur La Presse, (consulté le 14 janvier 2021)
  2. a et b « Qui est Horacio Arruda, le directeur national de la santé publique? », sur www.msn.com, (consulté le 20 mars 2020)
  3. a et b Mylène Moisan, « Horacio Arruda: l’homme de la situation », sur https://www.lesoleil.com, Le Soleil, (consulté le 20 mars 2020)
  4. a b et c Denis Lessard et Ariane Lacoursière, « Horacio Arruda, fonctionnaire de choc », sur https://www.lapresse.ca, La Presse, (consulté le 20 mars 2020)
  5. « Nomination de Horacio Arruda – Note biographique - Secrétariat aux emplois supérieurs », sur www.emplois-superieurs.gouv.qc.ca (consulté le 20 mars 2020)
  6. Alexandre Duval, « Horacio Arruda, un baromètre en temps de crise | Coronavirus », sur Radio-Canada.ca, (consulté le 20 mars 2020)
  7. Emma Jacobs, « This Quebec Health Official Has Become A Sensation With His Coronavirus Tips », NPR, (consulté le 27 avril 2020)
  8. Guillaume Bourgault-Côté, « Une stratège politique pour le Dr Arruda », Le Devoir, (consulté le 13 mai 2020)
  9. Jonathan Tremblay, « [VIDÉO] Le rap d’Horacio Arruda dérange », sur Le Journal de Montréal, (consulté le 13 mai 2020)
  10. Stéphane Blais, « Le Refuge des jeunes se dissocie de la danse de Rod le Stod car c’est inapproprié car il n’avait pas l’accord de leur part et d’Horacio Arruda », sur Le Devoir, (consulté le 13 mai 2020)
  11. Jean-Michel Clermont-Goulet, « Horacio Arruda s'excuse après la controverse entourant sa danse dans le vidéoclip de rap », sur Narcity, (consulté le 13 mai 2020)
  12. Jocelyne Richer, « Le Dr Arruda s’est absenté 12 jours au Maroc au début de la crise », sur Le Devoir, (consulté le 19 juin 2020)
  13. Henri Oullette-Vézina, « Arruda porte plainte contre un internaute après la publication de son adresse », sur La Presse, (consulté le 17 août 2020)
  14. Erika Aubin, « Un Drummondvillois arrêté pour avoir menacé Horacio Arruda », sur Le Journal de Montréal, (consulté le 17 août 2020)
  15. Michel David, « Arruda dans la fosse aux lions », sur Le Devoir, (consulté le 3 décembre 2020)

Articles connexes