Histoire de l'AS Monaco FC

Cette page relate l'histoire du club de l'Association sportive de Monaco football club.

Historique

Premiers pas

L'Association Sportive de Monaco voit le jour le 23 août 1924. Ce club omnisports est le fruit d'une fusion de plusieurs sociétés sportives de la Principauté : Swimming Club, Monaco Sport (ex-Herculis, club de foot emblématique de la Principauté fondé en 1903, rebaptisé en 1923 Monaco Sport), A.S. Beausoleil, Étoile de Monaco et Riviera A.C. Champion de la Ligue du Sud-Est en 1933, l'A.S.M. rejoint les rangs professionnels. Pierre Cazal et les Hongrois Szanilo et Szentimiklosy sont alors recrutés. À l'issue de sa première saison pro, l'A.S.M. doit renoncer à son statut pro en raison de la non-conformité du stade des Moneghetti. Disposant d'un stade aux normes depuis 1939 (le stade Louis II, inauguré le 23 avril 1939) et d'une équipe compétitive qui enlève le titre de champion de la Ligue du Sud-Est en 1948, l'A.S. Monaco rejoint les rangs professionnels (1948).

La section football du club de l'ASM revendique une fondation au 1er août 1919 qui n'est pas confirmée par l'ouvrage de référence concernant l'ASM : N. Siri et J. Siri, Petite encyclopédie de l'AS Monaco, Monaco, EGC, 1999, p. 11 : « Le 23 août 1924, sous le règne de Louis II, un arrêté du gouvernement Princier portant le numéro 8833 signait l'acte de naissance de la société omnisports dénommée Association Sportive de Monaco et issue de la fusion de groupements de la Principauté et de Beausoleil. Parmi eux, l'Herculis, créé en 1903 pour la pratique du football et rebaptisé Monaco Sport en 1923. »

Renouveau du club : 1960-1970

Gloire et galère

Il faut attendre 1960 pour voir l'AS Monaco remporter son premier titre ; la Coupe de France. Monaco bat l'AS Saint-Etienne dans un match historique sur le score de 4-2. Parmi les rangs de Monaco, on retrouve un certain, Michel Hidalgo. Dès la saison suivante, Monaco porte un nouveau maillot qui deviendra emblématique. L'équipe quitte son habit blanc rayé de rouge pour le célèbre maillot à la diagonale que l'on peut encore voir aujourd'hui. Ce maillot, dessiné par la Princesse Grace Kelly, elle-même, porte chance aux Monégasques puisqu'ils remportent pour la première fois le championnat de France, la même année. En 1961, Monaco fait ses premiers pas en coupe d'Europe, mais ne passe pas le premier tour, éliminé par les Glasgow Rangers. Si la saison 1961-62 reste laborieuse, la saison suivante n'en est que plus belle. Henri Biancheri et les siens réalisent le premier doublé coupe Championnat de l'Histoire de Monaco. Monaco bat l'OL deux à zéro en finale de Coupe de France, et le Rocher exulte.

Les années suivantes ne sont pas aussi joyeuses à Monaco. Même si le club princier parvient jusqu'en huitième de finale de la Coupe d'Europe (où il est éliminé par l'Inter Milan), Monaco n'arrive plus au sommet. En 1969, l'ASM est relégué en deuxième division.

Années Onnis : 1970-1980

Après avoir regagné la première division en 1970, Monaco commence des allers-retours entre D1 et D2. Mais cette période est surtout marquée par l'un des plus grands joueurs de tous les temps de l'ASM ; Delio Onnis. L'attaquant argentin débarque en principauté en 1973. Il finira plusieurs saisons meilleur buteur du championnat, mais surtout conduira Monaco au titre de Champion de France en 1978, alors que Monaco n'est qu'un promu. Avec des joueurs tels que Rolland Courbis, Jean-Luc Ettori ou encore Jean Petit, Monaco remporte la Coupe de France en 1980. Mais la joie est éphémère, puisque la même année, Monaco voit son génial attaquant argentin partir vers le FC Tours. Delio Onnis est toujours actuellement le meilleur buteur de l'Histoire de l'AS Monaco avec 223 buts en championnat.

L'Europe infranchissable : 1980-1987

Les années 1980 seront caractéristiques entre une équipe forte sur le plan national et qui fournit et attire de nombreux joueurs à l'équipe de France (Bellone, Amoros, Genghini, Bravo, Leroux, Couriol…) et une équipe inexistante sur la scène européenne et qui ne franchit aucun tour.

Les années Banide verront une victoire en coupe de France en 1980 (3-1 contre Orléans), une stabilité en haut du tableau national (3 places de 4e) et le titre de champion en 1982. Un bilan honorable si on exclut les ratés européens. Une décevante 6e place (derrière Lens et Laval!) en 1983 aura raison de lui…

La saison sera 1983-1984 voit l'arrivée de Lucien Muller à la manœuvre mais restera une année inachevée. En effet, L'ASM qui ne dispute pas de coupe d'Europe échoue à la différence de buts face à Bordeaux pour le titre de champion (54 pts/+29 contre 54 pts/+39) et cède durant les prolongations (0-2) face à Metz en Finale de Coupe de France.

Malgré cette lancée 84-85, la saison démarrera poussivement (10e place à la mi-championnat). Monaco n'existe toujours pas sur la scène continentale (défaite 2-2/0-2 contre CSKA Sofia au 1er tour). Mais coïncidant avec le retour de blessure de Jean-luc Ettori, l'ASM effectuera une remarquable seconde partie de saison (1 seule défaite) pour finir à la 3e place du championnat et enlever la coupe de France en finale contre le PSG (1-0).

Les joueurs de cette époque ont pour nom: Ettori, Amoros, Stojkovic, Simon, Bellone, Genghini, Bravo, Anziani, Puel, Liegeon, Leroux, Tibeuf…

Là encore, cette deuxième partie de saison restera sans suite au cours d'une saison 1985-86 anonyme : 9e place du championnat (19 matches nuls), élimination au 1er tour de la coupe des coupes (contre Université de Craiova 2-0 / 0-3) et en 32e de finale de la Coupe de France contre Le Havre (défaite 1-2). Lucien Muller cèdera alors sa place.

Le Roumain Stefan Kovacs débarque alors sur le rocher avec les 2 Soren Danois Lerby et Busk pour relancer l'équipe durant cette saison 1986-87 sans coupe d'Europe. Là aussi la saison fut moyenne avec une 5e place qui ne qualifiait pas pour la coupe de l'UEFA et une élimination en 1/8e de finale de la coupe de France. Ce sera là sa seule saison puisqu'il sera remplacé par Arsène Wenger. Il en sera de même pour les deux Soren danois..

Années Wenger : 1987-1995

En 1987, Arsène Wenger arrive à la tête du club princier. Il remporte le titre de champion de France avec son équipe dès sa première année. Glenn Hoddle, Luc Sonor, Fofana, Battiston, Vogel, Amoros, Ettori, Dib, Mège, Ferratge, Hateley composent entre autres cette équipe. la seule fausse note sera l'élimination en 16e de finale de la coupe de France contre le voisin niçois (1-1 / 0-2). Cette année-là l'ASM ne joue pas de coupe d'Europe.

L'année suivante (saison 88-89) voit une équipe décimée par les blessures et les suspensions accéder à la 3e place du classement et à la finale de la coupe de France (défaite 3-4 contre L'OM de JP Papin). Cette saison permettra l'éclosion de joueurs comme Emmanuel Petit ou George Weah. Au-delà du résultat en lui-même, Monaco rompt ses mauvaises habitudes européennes et passe les deux premiers tours de la coupe des clubs champions grâce notamment à une probante victoire 6-1 (2-0 en 8 minutes) contre le FC Bruges en 8e de finale, balayant la défaite 0 - 1 du match aller. Monaco vient ainsi d'ouvrir son histoire européenne et prend enfin une dimension internationale. Un match aller moyen perdu au stade Louis II ne permet pas aux Monégasques de passer les quarts de finale contre Galatasaray (0-1 / 1-1).

Les saisons qui suivent seront dans la continuité des deux premières avec une 3e place en championnat (90) puis une 2de (91) qualificatives pour la coupe de l'UEFA ainsi qu'une victoire en coupe de France 91 (but de Passi à la dernière seconde contre l'OM finaliste de la coupe des Champions cette année-là), la dernière à ce jour… Surtout, la scène européenne offre à l'ASM sa première 1/2 finale de Coupe des coupes en 1990 (défaits 2-2 / 0-2 contre la Sampdoria de Gênes) au terme d'un parcours serré (6 matches nuls en 8 rencontres) qui aura néanmoins montré la solidité de cette équipe. Hélas, cette expérience ne permettra pas de franchir l'obstacle Torpedo de Moscou en 8e de finale de la coupe de l'UEFA l'année suivante (1-2 / 1-2).

La saison 91-1992, sera une des saisons les plus complètes de L'AS Monaco. En effet, celle-ci se bat sur tous les tableaux avant que tout ne s'effondre au mois de mai. D'abord une défaite au Stade Louis II contre l'OM (0-3) qui les maintient à la 2de place derrière leurs vainqueurs du soir, ensuite l'écroulement d'une tribune à Bastia lors de la 1/2 finale de coupe de France qui met fin à la finale pour laquelle l'ASM s'était qualifiée au tirs aux buts à Cannes 8 jours plus tôt et enfin une défaite au Stade de la Luz (pour le moins vide) à Lisbonne contre le Werder Brême (0-2)lors d'un match fermé en finale de Coupe des vainqueurs de coupes.

George Weah quitte alors Monaco pour le PSG, et est remplacé par le champion du Monde Allemand, Jürgen Klinsmann. La saison 1992-93 marque le début de la fin du cycle malgré une 3e place d'un championnat faussé par les malversations marseillaises. À la faveur de la disqualification de l'OM et du refus du PSG, L'ASM se retrouve qualifiée pour la ligue des champions.

La saison 1993-94 sera contrastée entre un Monaco qui termine anonymement 9e du championnat (même si Youri Djorkaeff finira co-meilleur buteur) et un Monaco qui se qualifie brillamment pour les 1/2 finales de la ligue des champions, cédant 0-3 contre le Milan AC à San Siro après avoir vaincu l'AEK Athènes, le Steaua Bucarest, le Spartak Moscou et le Galatasaray Istanbul et malgré deux défaites contre le FC Barcelone. À noter que cette saison verra Jean-Luc Ettori mettre un terme à sa carrière après avoir battu le record de matches de D1 disputés.

F. Piveteau venu du Havre prend place dans les buts monégasques et Sonny Anderson sur le front de l'attaque. À la suite d'un mauvais départ lors de la saison 94-95 et une défaite 0-2 contre Nice au Stade Louis II (1er match de Thierry Henry en 1re Division), Arsène Wenger est remercié - il rebondira au club japonais de Nagoya Grampus Eight. Arsène est alors remplacé par le duo Jean-Luc Ettori - Jean Petit. L'ASM se qualifiera alors in extremis pour la coupe de l'UEFA (6e) à la faveur de la double victoire du PSG dans les coupes nationales.

Cette année de transition pour le moins décevante(notamment éliminée par Thouars (National) en 16e de finale de la coupe de France) marque la fin de l'ère Wenger dont on retiendra la régularité au plus haut niveau national et l'accès au haut niveau européen même si, finalement, un seul titre de champion et une seule coupe de France auront été gagnés.

Monaco, puissance européenne : 1995-2004

À l'été 1995, Jean Tigana, fort d'une 2e place avec Lyon, prend les commandes de l'ASM. Il est celui qui mènera l'AS Monaco vers l'excellence en cette fin de millénaire.

Après un départ poussif durant les matches aller et une élimination prématurée en coupe de l'UEFA contre Leeds United (0-3/1-0), les rouges et blancs, quasi invincibles lors des matches retour, terminent à la 3e place du classement 1995-96 et Sonny Anderson termine meilleur buteur du championnat.

Lors de sa seconde année (1996-97), Jean Tigana remporte le titre avec son équipe, avec des joueurs tels que Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit, ou encore Vicenzo Scifo et emmène l'ASM en demi-finales de la coupe de l'UEFA (défaite contre l'Inter de Milan 1-3/1-0) et de la coupe de la Ligue (défaite contre Strasbourg 1-2).

En 1998, Monaco parvient jusqu'en demi-finale de la Ligue des Champions, battue par la Juventus de Zidane après avoir terminé 1re de son groupe et éliminé Manchester United et termine une nouvelle fois sur le podium du championnat (3e) après avoir pourtant viré en tête à la mi-course. Cette année-là, l'ASM compte de nombreux jeunes joueurs talentueux tels que Willy Sagnol, ou son duo d'attaque Henry-Trezeguet.

La première moitié de la saison suivante est décevante, avec notamment une élimination en coupe de l'UEFA contre.. l'OM (2-2 / 0-1). Thierry Henry part alors à la Juventus. En difficulté avec une partie du groupe, Jean Tigana démissionne au début de l'année 1999. Il est alors remplacé par Claude Puel.

On retiendra du passage de Jean Tigana qu'il a permis à l'ASM d'atteindre une nouvelle dimension sur le plan européen (2 demi-finales probantes en 2 ans), en plus de consistance sur le plan national (1 titre et deux 3e places).

Claude Puel permettra à sa formation d'enchaîner les bons résultats durant cette deuxième partie de championnat et d'accéder à une 4e place qualificative pour la coupe de l'UEFA échouant de peu face à la faveur de Lyon dans la course à la ligue des champions. Barthez, Sagnol, Trezeguet, Prso, Marquez, Riise, Contreras, Simone, Christanval, Marcelo Gallardo, Willy Sagnol, Sabri Lamouchi ou Ludovic Giuly composent cette équipe. Monaco remporte son septième titre de champion de France en 2000 et un but en fin de partie contre Nantes au Stade Louis II les prive d'une finale de coupe de France contre Calais pour un doublé qui leur tendait les bras. Le seul point négatif de cette saison fut cette élimination en 1/8e de finale de coupe de l'UEFA contre Majorque (1-4 / 1-0).

À la suite du départ de nombreux joueurs majeurs (notamment Barthez ou Trezeguet) et à la déception des joueurs venus les remplacer (Porato, Nonda), la saison suivante sera sinistre avec une piètre 11e place (1re fois que l'ASM termine dans la seconde partie du tableau depuis sa remontée en D1 en 1977!) et se trouve éliminée au 1er tour de la ligue des champions dans un groupe pourtant à leur portée.

En 2001, Claude Puel qui n'aura convaincu que le temps d'une saison et demie et replongé l'ASM dans l'anonymat européen, quitte logiquement l'ASM, et c'est Didier Deschamps qui le remplace. Le recrutement estival s'avère désastreux malgré la venue de joueur de classe mondiale tels que Bieroff, Raduciu ou Jugovic. Monaco passe de peu à côté de la relégation avec une calamiteuse 15e place dans un championnat à 18 équipes.

Été 2002, exit les stars peu productives et place aux jeunes talents qui sonnent le renouveau avec une 2e place en championnat après une lutte acharnée avec Lyon et une victoire en Coupe de la Ligue 2003. L'ASM glane au passage les titres de meilleure attaque et de meilleur buteur par l'intermédiaire de Nonda.

La saison 2003-2004 est une saison magique pour Monaco. C'est l'année du Périple Rouge et Blanc. Qualifié pour la Ligue des Champions, Monaco s'illustre dès le premier tour en battant le Deportivo La Corogne 8 buts à 3 (dont quatre de Dado Pršo). L'ASM compte alors des joueurs comme Flavio Roma, Jérôme Rothen, Patrice Évra, Hugo Ibarra, mais surtout sa paire offensive magique, l'ailier droit Ludovic Giuly et l'attaquant espagnol prêté par le Real Madrid, Fernando Morientes. En huitième de finale, Monaco élimine le Lokomotiv Moscou, puis tombe face au Real en quart de finale. Le club espagnol est battu, à la suite de deux matchs spectaculaires de Giuly et Morientes. En demi-finale, Monaco élimine encore une grosse écurie, le Chelsea de Claude Makélélé. L'ASM s'écroule en finale face au FC Porto, 3 à 0 après la sortie prématurée de Giuly, blessé à l'aine et obligé de quitter le terrain après vingt minutes de jeu. Fernando Morientes termine tout de même meilleur buteur de la Ligue des Champions. Après avoir monopolisé la 1re place et compté 12 points d'avance sur leur adversaire du soir après une victoire 3-0 contre Lyon, les monégasques ne finissent que 3e du championnat malgré leurs 75 points, payant leurs efforts européens.

Fin d’une belle époque : 2004-2007

Le parcours européen de l'année précédente ne permettra pas au club de rebondir mais de s'enfoncer doucement dans l'anonymat.

En effet, profitant de leur succès, nombres des armes offensives de l'ASM quittent le club: Giuly est parti au FC Barcelone, Fernando Morientes est retourné au Real Madrid, et Jérôme Rothen est transféré à Paris. Arrivent alors pour les remplacer Javier Saviola, Ernesto Chevantón, Maicon ou Kallon. Basée sur une solidité défensive (seulement 5 défaites), Monaco parvient tout de même à la 3e place du championnat loin du vainqueur lyonnais et échoue en demi-finales des 2 coupes nationales. Après un premier tour solide et probant (1re place devant le futur vainqueur Liverpool), l'ASM ne dépasse pas les huitièmes de finales en C1 échouant face au rugueux PSV Eindhoven.

L'année suivante sera des plus décevantes. Monaco, qui n'a décidément pas les moyens ou pas la volonté de rebâtir une grande équipe digne d'une finale européenne, recrute à l'économie bon nombre de joueurs pourtant prometteurs (Kapo, Meriem, Sorlin, Gerard, Maoulida)… Mais l'osmose ne prendra pas et Didier Deschamps est sommé de démissionner après une piteuse place au classement et une élimination prématurée au tour qualificatif de la ligue des Champions. Le mal dont Deschamps et Pastor sont les premiers responsables est tellement profond que l'équipe ne s'en relève pas. Evra puis Adebayor suivront, d'autres recrutés durant l'été n'auront même pas terminé la saison sur le rocher. Sous les commandes de Francesco Guidolin, et malgré l'embauche de stars italiennes telles que Di Vaio ou Vieri, Monaco finit à une 10e place peu reluisante et sombre en 8e de finale de la coupe de l'UEFA face au FC Bâle… La confiance à l'entraîneur italien ne sera pas conduite, celles aux stars non plus d'ailleurs.

Pour rebondir dans la saison 2006-2007 sans Coupe d'Europe, l'ASM confie cette fois les commandes à László Bölöni, qui a effectué un bon travail à Rennes, et se lance dans un nouveau chamboule-tout de l'effectif: départs de Sébastien Squillaci à l'Olympique lyonnais, Andréas Zíkos à l'AEK Athènes, Olivier Kapo à Levante et arrivées de Yaya Touré, Sylvain Monsoreau, Jérémy Ménez, Jan Koller, Jerko Leko, Gonzalo Vargas et Fabian Bolivar. Mais le discours ne passe pas et l'osmose est inexistante. Résultat:10 défaites en 13 matchs! Monaco est alors 19e du championnat. Le verdict tombe le 24 octobre 2006: Bölöni est suspendu de ses fonctions pour être remplacé par son adjoint, Laurent Banide. Celui-ci, après des débuts difficiles, réussit à enchaîner les bons résultats et éloigne le club de la zone de relégation. Monaco terminera à une anonyme 9e place se classant honorifiquement parmi les meilleures équipes des matches retour.

L'enfer : 2007-2011

Les dernières saisons auront dilapidé le peu capitalisé par la finale de la ligue des champions 2004.

Même si une nouvelle fois, l'entraîneur a changé de nom (Laurent Banide non reconduit dans ses fonctions a laissé sa place à Ricardo venu des Girondins de Bordeaux), l'été 2007 aura au moins évité un nouveau chamboulement de l'effectif; le choix étant de bâtir une équipe en exploitant au mieux les forces en présence et en s'appuyant sur les jeunes talents issus du centre de formation. L'histoire du club a quand même montré que les résultats du clubs avaient pris racine dans la stabilité et sous la houlette de brillants techniciens (Leduc, Banide, Wenger, Tigana, Puel) que le club n'aura pas su retenir malgré leurs résultats. Les recrutements opérés ces dernières années se sont souvent avérés décevants contrairement à ceux qui ont permis à l'ASM de briller lors des années passées.

Outre la capacité de l'ASM à produire un jeu et des résultats satisfaisants, l'enjeu est de savoir si cette saison est la première d'une nouvelle ère avec une stabilité et des résultats plus conformes à l'histoire du club ou si celle-ci s'inscrit dans la lignée des 2 précédentes. En effet, les podiums nationaux, les joutes européennes réussies et un jeu d'une haute technicité qui étaient la normalité il y a quelques saisons encore apparaissent dorénavant comme un graal à atteindre.

Après cinq journées, l'ASM se positionne sur la première marche du podium de la L1, un début de saison réussi qui laisse présager un renouveau espéré par tous les supporters rouges et blancs. La saison va s'annoncer une nouvelle fois difficile: 5e fin janvier, Monaco va faire un parcours moins performant ensuite et va finir la saison à la 12e place.

La saison 2011 s'avèrera être fatidique pour le club. Le changement d'entraineur en janvier en raison des mauvais résultats du club n'empêchera pas l'ASM d'être relégué en Ligue 2, le 29 mai 2011, à l'issue de sa défaite 2 à 0 contre l'Olympique lyonnais lors de la 38e journée.

Rachat du club : 2012-…

Après de lourds départs à la suite de la descente du club en division 2, le club mise sur la jeunesse qui a remporté la Gambardella la saison précédente et de quelques joueurs expérimentés espérant retrouver au plus vite la Ligue 1. Malheureusement, le club princier va connaitre des résultats cauchemardesques et se retrouve bon dernier de Ligue 2 prématurément.

Le 23 décembre 2011, Monaco va connaitre un changement de main historique. Dmitry Rybolovlev, 93e homme le plus riche de la planète, s'offre l'ASM pour un montant encore inconnu et promet d'injecter 200 Millions d'euros dans les caisses du club. L'organigramme est alors défini, Rybolovlev devient président du club a 66 pour cent et nomme le Belge Filips Dhondt directeur général, Evgeny Smolentsev directeur sportif, et maintient Marco Simone à son poste d'entraineur de l'équipe première.

Vient alors un large recrutement, 18 Millions d'euros sont dépensés pour un total de 10 arrivées sur le rocher[1] (Dont Nabil Dirar, recruté à prix d'or). Après un démarrage timoré en deuxième partie de saison (deux défaites consécutives contre Bastia et Arles-Avignon), le club emmené par un Ibrahima Touré stratosphérique parvient à enchainer 10 matchs sans défaites qui les propulsent à une inespérée 8e place et peut mathématiquement croire à la montée mais une défaite 1-0 à Clermont enterre tout espoir monégasque.

Néanmoins, le club assure son maintien en Ligue 2 après une victoire sur Istres 3-2. Karlsen prend alors la succession de Smolentsev en tant que directeur sportif.

Notes et références