Hippolyte d'Este

Hippolyte d'Este
Image illustrative de l’article Hippolyte d'Este
Biographie
Naissance
Ferrare (Duché de Ferrare)
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Décès
Rome (États pontificaux)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Paul III
Titre cardinalice Cardinal-diacre de S. Maria in Aquiro
Cardinal-diacre de S. Maria in Via Lata
Cardinal-diacre de S. Maria in Aquiro
Cardinal-diacre de S. Maria Nuova
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Fonctions épiscopales Archevêque de Milan
Archevêque de Novara
Archevêque de Lyon
Archevêque d'Auch
Archevêque d'Arles

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Armoiries Este 1471.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Hippolyte II d'Este, dit aussi le « cardinal de Ferrare », né le à Ferrare et mort le à Rome, est un cardinal italien, issu de la maison d'Este, et neveu d'Hippolyte Ier d'Este, lui aussi cardinal[1].

Biographie

Hippolyte d'Este est le fils d'Alphonse Ier d'Este, duc de Ferrare, et de Lucrèce Borgia.

En 1519, il hérite de son oncle homonyme du siège archiépiscopal de Milan. Il fait ses débuts en France en 1536, appelé par François Ier, en raison de ses liens étroits avec la dynastie des Valois (son frère Hercule, duc de Ferrare, ayant épousé la fille de Louis XII, Renée de France).

Il est créé cardinal in pectore par Paul III le 20 décembre 1538 (révélé le 4 mars 1539) et devient ensuite :

Il est également pourvu de nombreuses abbayes en commende :

Hippolyte d'Este meurt à Rome le 2 décembre 1572[4] après une brève maladie, fatigué par les intrigues nouées autour de lui et par ses obligations politiques[réf. nécessaire]. Sa dépouille a été ensuite transférée dans l'église Santa Maria Maggiore de Tivoli.

Mécénat

Hippolyte d'Este emploie l'architecte bolonais Sebastiano Serlio à l'Abbaye de Chaalis dont il a été nommé abbé commendataire par François Ier, et en 1541, il commande au Primatice, la réalisation de peintures pour les murs de la chapelle. Ces fresques, achevées en 1544, ont longtemps été attribuées par erreur à Nicolò dell'Abbate.

En 1550, Hippolyte d'Este, devenu gouverneur de Tivoli, fait construire la Villa d'Este par Pirro Ligorio. Grand protecteur des arts, il est le mécène des musiciens Adrien Willaert et Palestrina. Il emploie également Sebastiano Serlio à son palais de Fontainebleau (l'hôtel du Grand Ferrare). En Gascogne il fait appel à l'architecte Jean de Beaujeu pour dessiner et entreprendre l'édification de la façade de la cathédrale d'Auch. Il a auparavant achevé le voûtement du déambulatoire de la cathédrale.

Héraldique

Son sceau est constitué d'un Aigle blanc[5].

Représentation dans l'art

Hippolyte d'Este est représenté costumé d'une belle livrée de couleur et coiffé d'un turban, avec François Ier et Charles d’Angoulême, à la « turquerie » du château de Blois le 16 mars 1541, dans le tableau Un Turc conservé à la Bibliothèque nationale centrale de Florence)[6].

Notes et références

  1. [PDF] Vincenzo Pacifici, Ippolito II d'Este cardinale di Ferrara, Tivoli, 1920; rééd. Tivoli, 1984.
  2. Françoise Bagnéris, La Cathédrale d'Auch et son quartier de chanoines, Nouvelles éditions latines, 1986, page ??[précision nécessaire].
  3. « Lyon (Latin (or Roman) Archdiocese) [Catholic-Hierarchy] », sur www.catholic-hierarchy.org (consulté le 1er juillet 2019)
  4. Dictionnaire de biographie française, t. 13, col. 76-78
  5. Ch. Rostaing, « Blasons des Evêques de Maurienne », Travaux de la Société d'histoire et d'archéologie de la province de Maurienne, t. 12,‎ , p. 107 (lire en ligne).
  6. Dossier de presse de l'exposition L’Italie à la cour de France - Primatice, maître de Fontainebleau, 1504 -1570, Paris, musée du Louvre, 25 septembre 2004 - 3 janvier 2005).

Annexes

Bibliographie

  • Ambroise Angley (18xx-18xx, historien et prêtre), Histoire du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne, impr. de J.-B. Héritier, , 500 p. (lire en ligne), « LXXIII (V). Hipolythe d'Est, Cardinal », p. 297-305.
  • Sabine Frommel, « Hippolyte d'Este à Chaalis. Architecture projetée, architecture peinte », dans Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, 2008, no 87, pp. 143-172 (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes