Himawari 8 et 9

Himawari 8
Données générales
Organisation Agence météorologique du Japon
Domaine Satellite météorologique
Statut développement
Lancement 7 octobre 2014 et 2016
Lanceur H-IIA
Identifiant COSPAR 2014-060A
Caractéristiques techniques
Masse au lancement ~3,5 tonnes
Orbite
Orbite Orbite géostationnaire
Principaux instruments
AHI Caméra à 16 canaux.
Bolide de la mer de Béring du 18 décembre 2018, vu depuis le satellite Himawari 8.

Himawari 8 et 9[N 1] sont des satellites météorologiques développés pour couvrir les besoins de l'Agence météorologique du Japon (JMA). Himawari 8 a été lancé le 7 octobre 2014 et Himawari 9 a été lancé en 2016 et ils se placent en orbite géostationnaire en occupant la longitude 140°. Derniers développements de la série des satellites géostationnaires japonais Himawari ils prennent la suite des satellites MTSat avec des performances nettement améliorées. Himawari 9, suite a son test réussi, a été mis en veille jusqu'en 2022, date à laquelle il prendra le relai d'Himawari 8.

Contexte

L'Agence météorologique du Japon (JMA) utilise depuis 1977 pour ses besoins des satellites météorologiques placés en orbite géostationnaire au niveau de la latitude 140° est qui lui fournissent des images des régions orientales de l'Asie et du Pacifique occidental. La série des Himawari 1 à 5 mise en œuvre par l'organisation entre 1977 et 2003 a été remplacée par les deux MTSat lancés en 2005 et 2006. Ces derniers arrivant en fin de vie en 2015, l'organisation japonaise a passé commande en juillet 2009 de deux nouveaux satellites, baptisés Himawari-8 et 9, auprès du constructeur de satellites Mitsubishi. Le premier de ces satellites a été lancé le 7 octobre 2014 et le second doit l’a été en 2016[1].

Caractéristiques techniques

Les deux satellites Himawari utilisent une plate-forme MELCO DS-2000 stabilisée 3 axes. Chaque satellite a une masse de 3,5 tonnes, dont 2,2 tonnes d'ergols, et ses dimensions hors tout une fois ses appendices déployés sont de 5,2 m (axe X) x 8,0 m (axe Y) x 5,3 m (axe Z). Les panneaux solaires produisent 2,6 kW. Chaque satellite est de plus conçu pour une durée de vie en activité de 8 ans pour la charge utile et 15 ans pour la plateforme. Les télécommunications sont assurées en bande Ku, en UHF et en bande Ka (débit de 66 mégabits/s[1].

Charge utile

La charge utile principale est la caméra AHI (Advanced Himawari Imager) utilisant 16 canaux allant de la lumière visible (>=435 nm) jusqu'à l'infrarouge (⇐13,3 microns). Les satellites Himawari sont plus performants que la génération précédente des MTSat dans plusieurs domaines[1] :

  • les 16 canaux se distribuent en 3 canaux en lumière visible permettant de restituer des photos en couleur (1 seul canal et image en noir et blanc pour les MTSat), 3 canaux en proche infrarouge (aucun sur les MTSat) et 10 canaux dans l'infrarouge moyen (3 sur les MTSat).
  • Le satellite restitue une image complète de la planète toutes les 10 minutes (30 minutes pour les MTSat)
  • La résolution est de 0,5 à 1 km en lumière visible et 2 km en infrarouge (contre respectivement 1 et 4 km)

Chaque satellite emporte également un instrument destiné à mesurer le rayonnement subi. SEDA (Space Environment Data Acquisition Monitor) quantifie les protons d'une énergie comprise entre 15 et 100 MeV et les électrons entre 0,2 MeV et 5 MeV. Contrairement à la génération précédente, ces satellites n'emportent aucun équipement destiné au contrôle de la circulation aérienne[1].

Notes et références

Notes

  1. En japonais ひまわり8号 et ひまわり9号, Himawari hachi-gō et Himawari kyū-gō, littéralement Tournesol 8 et Tournesol 9.

Références

  1. a b c et d (en) « Himawari-8 and -9 Meteorological Missions », EO Portal (ESA) (consulté le 5 octobre 2014)

Sources

Voir aussi

Articles connexes