Hervé Bourges

Hervé Bourges
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Hervé Bourges lors des fêtes du 80e anniversaire de l'ESJ, à Lille, en 2004.
Naissance (85 ans)
Rennes, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau de l'Algérie Algérienne
Pays de résidence France
Profession
Autres activités
Formation

Hervé Bourges, né le à Rennes, est un journaliste et dirigeant de l'audiovisuel franco-algérien[1].

Il est le directeur de l'École supérieure de journalisme de Lille en 1976. Il dirige ensuite Radio France internationale puis il est nommé à la tête de TF1 avant de devenir P-DG de Radio Monte-Carlo. Le 19 décembre 1990, Hervé Bourges est nommé à la tête d'Antenne 2 et de FR3. C'est sous sa présidence que furent rebaptisés les deux chaînes publiques sous les appellations de France 2 et France 3 le 7 septembre 1992 formant ainsi le groupe France Télévisions.

Ses qualités politiques et diplomatiques le font nommer ambassadeur de France auprès de l'Unesco en 1993. Deux ans plus tard, désigné le par François Mitterrand, il dirige le CSA, imposant une certaine morale qui lui vaudra parfois d'être raillé par la profession. En 2001, Hervé Bourges devient président de l'Union internationale de la presse francophone.

Biographie

Benjamin d'une famille de onze enfants, fils d'un ingénieur au Gaz de France, il est élevé à Rennes puis à Reims où il est placé chez les jésuites[2],[3]. Sorti premier de l'école de journalisme de Lille en 1956, il refuse un poste au Figaro, préférant une place à l'hebdomadaire Témoignage chrétien qui militait contre la guerre d'Algérie[2]. Il se rallie à la cause de l'indépendance algérienne sans entrer dans le Réseau Jeanson. En janvier 1958, il est appelé à Metz pour servir sous les drapeaux puis affecté au sein d'une unité d'hélicoptères en Algérie[4]. On lui confie l'organisation d'un théâtre aux armées et l'encadrement de jeunes d'Aïn Arnat, ville à proximité du camp[5]. À son retour en 1960, il entre dans le cabinet d'Edmond Michelet, qui lui confie tous les dossiers de justice des prisonniers algériens. Hervé Bourges se lie avec les cinq dirigeants du FLN gardés à résidence au château de Turquant. Quand Michel Debré obtient le départ d'Edmond Michelet en août 1961, Hervé Bourges retourne au journalisme en Algérie pour Témoignage chrétien[6].

Il devient conseiller de Ben Bella dans l'Algérie indépendante. Ce dernier le charge en 1963 d'une mission secrète de réconciliation auprès du chef rebelle Hocine Aït Ahmed caché à l'époque dans les montagnes de Kabylie. Après le renversement de Ben Bella en 1965 par Houari Boumédiène, lorsque le ministre de l'information Bachir Boumaza, dans le cabinet duquel il travaille, s'enfuit en Tunisie, Hervé Bourges est arrêté en octobre 1966 et interrogé « sans ménagement » par la sécurité militaire algérienne. Il est très vite relâché suite aux interventions de monseigneur Duval, d'Edmond Michelet, de Bernard Stasi, de Jacques Chirac et d'Abdelaziz Bouteflika[4],[7].

En 1970, il dirige l'école de journalisme de Yaoundé (Cameroun).

En 1976, il est nommé directeur de l'École supérieure de journalisme de Lille, à la suite de Robert Hennart. Il dirige ensuite Radio France internationale puis il est nommé à la tête de TF1 avant de devenir P-DG de Radio Monte-Carlo. Le 19 décembre 1990, Hervé Bourges est nommé à la tête d'Antenne 2 et de FR3 à la place de Philippe Guilhaume. C'est sous sa présidence que furent rebaptisés les deux chaînes publiques sous les appellations de France 2 et France 3 le 7 septembre 1992 formant ainsi le groupe France Télévisions.

Ses qualités politiques et diplomatiques le font nommer ambassadeur de France auprès de l'Unesco en 1993. Deux ans plus tard, désigné le par François Mitterrand, il dirige le CSA, imposant une certaine morale qui lui vaudra parfois d'être raillé par la profession. En 2001, Hervé Bourges devient président de l'Union internationale de la presse francophone.

Il a écrit des ouvrages autobiographiques dont De mémoire d'éléphant, sur l'Algérie, pays qui lui tient à cœur. Il participe à un documentaire sur ce pays Algérie : naissance d'une nation (1956-1962) en 2003. Il publie à nouveau une rétrospective sur ses années télé Sur la télé : mes 4 vérités en 2005. En 2012, il est l'auteur du film documentaire en deux parties L'Algérie à l'épreuve du pouvoir réalisé par Jérôme Sesquin.

En 2012, France Télévisions lui a consacré un documentaire, Hervé Bourges, les braises et la lumière, de Jérôme Sesquin, produit par Flach Film Production. Ce film a été diffusé dans le cadre de la collection Empreintes de France 5.

Études

Carrière

Il a beaucoup été brocardé par les Guignols de l'info avec sa caricature moraliste du paysage audiovisuel français. Il est l'auteur de la phrase : « J'aime pas que vous parliez de « cabanis ». ».

Distinction

Il est officier de la Légion d'honneur depuis le . Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le [9].

Récompenses

Le club audiovisuel de Paris a attribué le « Laurier du meilleur Documentaire » au film L'Algérie à l'épreuve du pouvoir, dans le cadre des Lauriers de la radio et de la télévision 2013[10].

Publications

Notes et références

  1. Alors que les médias étrangers sont bannis : Bouteflika autorise l’implantation de la web-TV d’Hervé Bourges, Algérie-Focus.
  2. a et b Revel Renaud, « Sa Majesté très cathodique Hervé Bourges », sur lexpress.fr,
  3. « Hervé Bourges : «   C’est par le combat anticolonialiste que je suis devenu l’homme que je suis   » », sur humanite.fr,
  4. a et b J'ai trop peu de temps à vivre pour perdre ce peu .Abécédaire personnel.Hervé Bourges et François Roche, Edition Le Passeur le 24/03/2016 à Paris (ISBN 9782368904176)
  5. Porteurs de valises et d’espoir
  6. L'Algérie naissance d'une nation, documentaire France 2
  7. Christophe Boisbouvier, « Hervé Bourges: «Boumédiène et l'armée se méfiaient de moi» », sur rfi.fr,
  8. Journal officiel de la République algérienne, 9 août 1963, p. 790.
  9. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion.
  10. [1].

Liens externes