Hazzan

Chant à la synagogue de Vienne.

Le hazzan (hébreu : חַזָּן « superviseur », khazn selon la prononciation judéo-allemande, hassan selon la prononciation judéo-espagnol) est une figure du culte juif.

Il est originellement responsable de la bonne tenue des offices mais son rôle s’élargit vers l’ère des gueonim pour se confondre avec celui de l’officiant de la prière, et devenir l’équivalent du chantre dans la liturgie chrétienne. Il maîtrise par conséquent la cantillation liturgique des textes hébraïques et les arts vocaux, dirigeant la prière chantée de la synagogue[1].

Dans le judaïsme réformé, cette fonction peut être exercée par une femme[2].

Âge d’or de la hazzanout

L’entre-deux-guerres du XXe siècle est souvent appelé l’« âge d’or » de la hazzanout, incluant Zavel Kwartin (1874–1953), Moritz Henle (1850–1925), Joseph "Yossele" Rosenblatt (1882–1933), Gershon Sirota (1874–1943) et Leib Glantz.

Après la seconde guerre se distinguent entre autres Moshe Koussevitzky, David Werdyger, Frank Birnbaum et Abraham Lopes Cardozo (1914–2006). S’y ajoutent des artistes d’opéra ou de chant qui, bien que n’étant pas reconnus officiellement comme hazzanim, en assument le rôle lors des jours redoutables ou en d’autres occasions, tels Jan Peerce. Inversement, des hazzanim reconnus se font particulièrement connaître dans le monde du spectacle, tels Richard Tucker ou Doudou Fischer, et nombre d’artistes tels Sholom Secunda sont issus des salles de prière.

Notes et références

  1. Friedmann 2012
  2. Keith Crim, The Perennial Dictionary of World Religions (originellement Abingdon Dictionary of Living Religions), page 157.

Annexes

Liens externes

Bibliographie

  • (en) Jonathan L. Friedmann, « A Brief History of the Cantor », Jewish Magazine,‎ (lire en ligne).