Harry Potter (série de films)

Harry Potter
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Titrage inspiré du logo de la série.

Support d'origine Harry Potter
Auteur d'origine J. K. Rowling
Nombre de films 8 (Liste des films)
Premier opus Harry Potter à l’école des sorciers (2001)
Dernier opus Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2 (2011)
Sociétés de production Warner Bros.
Heyday Films
1492 Pictures (3 films)
Patalex IV Productions Limited (1 film)
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La série de films Harry Potter [ˈhæɹi ˈpɒtə][1] est une série américano-britannique fantastique produite par Warner Bros et adaptée des romans éponymes de la romancière J. K. Rowling.

Commencée en 2001, elle s’achève en 2011 avec la sortie du dernier opus, scindé en deux parties. Les rôles principaux, Harry Potter, Ron Weasley et Hermione Granger, sont respectivement joués du début à la fin de la production par les acteurs britanniques Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson. La plupart des autres personnages principaux sont également joués tout au long de la série par les mêmes acteurs, à l'exception notable d'Albus Dumbledore, interprété d'abord par Richard Harris, puis à la suite du décès de ce dernier en 2002 (entre la production du deuxième film et du troisième film), il fut remplacé par Michael Gambon.

La série de films connaît un immense succès commercial et culturel dans le monde, à l'instar des livres dont ils ont été adaptés et des nombreux produits dérivés. Elle rapporte au total plus de 8 milliards de dollars et se hisse, lors de la sortie de son dernier épisode, à la troisième place des franchises les plus rentables de tous les temps.

Univers

Les films sont adaptés des romans Harry Potter de J. K. Rowling. L'histoire du héros éponyme est ancrée dans la société britannique des années 1990. Le jeune orphelin, élevé par son oncle et sa tante moldus, découvre à l'âge de 11 ans qu'il possède des facultés magique et qu'il est inscrit depuis sa naissance à l'école de sorcellerie de Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore.

À l'image des livres, chaque épisode cinématographique (à l'exception des deux derniers) retrace les aventures de Harry Potter sur une année scolaire à Poudlard, en compagnie de ses deux amis Ron Weasley et Hermione Granger. L'intrigue principale de la série mène à la confrontation entre Harry et Lord Voldemort, un mage noir à la recherche de l'immortalité.

Synopsis

Harry Potter à l'école des sorciers (2001)

Façade du n°4 de Privet Drive, construite aux studios Harry Potter.

Harry Potter, jeune orphelin, a été élevé par son oncle et sa tante dans des conditions hostiles. À l'âge de onze ans, un demi-géant nommé Rubeus Hagrid lui apprend qu'il possède des pouvoirs magiques et que ses parents ont été assassinés, des années auparavant, par le mage noir Lord Voldemort. Ce dernier avait également essayé de tuer Harry alors qu'il était un bébé, mais le sort a rebondi. En fréquentant pour la première fois le monde des sorciers, accompagné par Hagrid, Harry découvre qu'il y est très célèbre. Il entame sa première année d'études à l'école de sorcellerie Poudlard, où il apprend à maîtriser la magie aux côtés de ses deux nouveaux amis Ron Weasley et Hermione Granger. Au cours de l'année, le trio se trouve impliqué dans le mystère de la pierre philosophale, gardée au sein de l'école et convoitée par un inconnu qu'ils cherchent à démasquer. L'enquête est menée durant toute l'année jusqu'à la fin où le jeune Harry Potter rencontre Voldemort, forcé et contraint de partager son corps avec celui du Professeur Quirinus Quirell, et parvient à le repousser.

Harry Potter et la Chambre des secrets (2002)

Harry, Ron et Hermione retournent à Poudlard pour leur deuxième année d'études, qui se révèle plus intense que la précédente. Élèves et fantômes sont retrouvés pétrifiés dans les couloirs, preuve que la Chambre des secrets a été ouverte et le monstre qu'elle renfermait depuis cinquante ans a été libéré dans l'école. Harry doit affronter la rumeur qui le dit héritier de Salazar Serpentard (créateur de la Chambre et un des quatre mages ayant fondé Poudlard) et donc responsable de la catastrophe. Il se découvre un talent pour parler le Fourchelang, la langue des serpents, et remonte la piste de la Chambre des secrets grâce à un mystérieux journal intime appartenant à Tom Elvis Jedusor.

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (2004)

Le viaduc de Glenfinnan, aperçu lors de la scène de l'apparition des Détraqueurs dans le Poudlard Express.

Harry et ses amis retournent à l'école pour la troisième année, où ils font la connaissance du nouveau professeur de défense contre les forces du Mal, Remus Lupin. Le monde sorcier est sous le choc de la nouvelle de l'évasion de Sirius Black, condamné pour meurtre. La sécurité de l'école est renforcée par l'arrivée de Détraqueurs, gardiens de la prison d'Azkaban. Harry en apprend plus sur son passé et ses relations avec le prisonnier échappé.

Harry Potter et la Coupe de feu (2005)

Avant la quatrième rentrée scolaire de Harry, la marque des ténèbres, signe de ralliement du mage noir Voldemort, apparaît dans le ciel après qu'une attaque de mangemorts a perturbé la Coupe du monde de quidditch. L'école Poudlard accueille pour sa part un nouveau professeur de défense contre les forces du Mal (Alastor Maugrey, dit « Fol-Œil ») et un évènement légendaire, le tournoi des trois sorciers. Trois écoles de magie européennes envoient leur « champion » participer au tournoi. La coupe de feu désigne Harry comme quatrième candidat aux côtés de Fleur Delacour, Viktor Krum et Cedric Diggory. En tant que quatrième champion, il doit lui aussi affronter des épreuves au péril de sa vie pour remporter le trophée des trois sorciers.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix (2007)

Alors qu'il entame une cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la majorité des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort survenu à la fin de l'année précédente, convaincue par une campagne de désinformation dirigée par le ministre de la Magie, Cornelius Fudge. Celui-ci impose un nouveau professeur de défense contre les Forces du Mal à Poudlard : Dolores Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Donnant aux élèves des cours uniquement théoriques, celle qui se fait nommer Grande Inquisitrice semble s'en prendre particulièrement à Harry, plus perturbé que jamais par ses cauchemars récurrents. Certains élèves de l'école mettent sur pied un groupe secret, l'Armée de Dumbledore, pour mener une rébellion qui fait écho à l'ordre du Phénix, face au ministère de la Magie corrompu et aux mangemorts.

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2009)

Church Street, à Lacock, environnement proche de la maison d'Horace Slughorn dans le film.

Voldemort et ses mangemorts intensifient le climat de terreur qu'ils ont instauré dans le monde sorcier et Moldu. Dumbledore, le directeur de l'école, convainc son vieil ami et collègue Horace Slughorn de revenir enseigner l'art des potions à Poudlard ; mais Harry découvre par la suite que son retour a des motivations plus profondes. Harry entre en possession d'un manuel scolaire aux annotations étranges, qui appartient au « Prince de sang-mêlé ». Dumbledore et Harry se réunissent régulièrement pour travailler en secret à une méthode de destruction définitive de Voldemort. Drago Malefoy, de son côté, semble s'appliquer à mener à bien une mission confiée par le mage noir.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1 (2010)

À la suite d'un événement inattendu, survenu à la fin de leur sixième année à Poudlard, les trois jeunes sorciers prennent la décision d'arrêter leurs études à Poudlard pour se consacrer à la quête qu'on leur a confiée : trouver et détruire les horcruxes, secret de l'immortalité de Voldemort. Ils tentent d'échapper au contrôle que Voldemort et ses partisans exercent sur le monde sorcier en vivant cachés, et affrontent de nombreux obstacles qui ralentissent leur aventure jusqu'à l'affrontement final.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2 (2011)

Après s'être échappés du manoir des Malefoy, Harry, Ron et Hermione se rendent à Gringotts pour récupérer l'un des horcruxes, et prennent la fuite sur le dos d'un dragon gardien, qu'ils libèrent de la banque. Ils regagnent ensuite Poudlard — où la bataille finale contre Voldemort et ses partisans s'organise — afin de rechercher et détruire les derniers horcruxes qui protègent encore le mage noir.

Fiche technique

Film 1 Film 2 Film 3 Film 4 Film 5 Film 6 Film 7 Film 8
Titres
Drapeau de la France France Harry Potter à l'école des sorciers Harry Potter et la Chambre des secrets Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Harry Potter et la Coupe de feu Harry Potter et l'Ordre du Phénix Harry Potter et le Prince de sang-mêlé Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1 Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Harry Potter and the Philosopher's Stone Harry Potter and the Chamber of Secrets Harry Potter and the Prisoner of Azkaban Harry Potter and the Goblet of Fire Harry Potter and the Order of the Phoenix Harry Potter and the Half-Blood Prince Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 1 Harry Potter and the Deathly Hallows - Part 2
Drapeau des États-Unis États-Unis Harry Potter and the Sorcerer's Stone
Équipes
Réalisation Chris Columbus Alfonso Cuarón Mike Newell David Yates
Scénario Steven Kloves Michael Goldenberg Steven Kloves
Musique John Williams Patrick Doyle Nicholas Hooper Alexandre Desplat
Production David Heyman
Mark Radcliffe David Barron
Chris Columbus J. K. Rowling
Décors Stuart Craig
Directeur de la photographie John Seale Roger Pratt Michael Seresin Roger Pratt Sławomir Idziak Bruno Delbonnel Eduardo Serra
Costumes Judianna Makovsky Lindy Hemming Jany Temime
Montage Richard Francis-Bruce Peter Honess Steven Weisberg Mike Audsley Mark Day
Casting Susie Figgis, Janet Hirshenson, Jane Jenkins Karen Lindsay-Stewart Jina Jay Mary Selway, Fiona Weir Fiona Weir
Société de production Warner Bros. Pictures
Société de distribution Warner Bros. France
Dates de sortie
Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Informations complémentaires
Genres Fantastique, action, aventure, familial, dramatique
Durée 152 min 161 min 142 min 157 min 138 min 153 min 146 min 130 min
Budget 125 000 000 $[2] 100 000 000 $[3] 130 000 000 $[4] 150 000 000 $[5] 150 000 000 $[6] 250 000 000 $[7] 125 000 000 $[8] 125 000 000 $[8]
Format Technicolor35 mm2,35:1 CinemaScopeDolby S.R. + Digital S.R.-D. + D.T.S. & S.D.D.S.
Projection 35 mm 35 mm 35 mm + IMAX DMR 70 mm/15perf 35 mm + IMAX DMR 70 mm/15perf 35 mm + Numérique + IMAX DMR 70 mm/15perf 35 mm + Numérique + IMAX DMR 70 mm/15perf 35 mm + Numérique & 3D + Digital IMAX & IMAX 3D
Langue du tournage Anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Début du tournage [9] [9] [9] [9] [9] [9]
Fin du tournage
Classification Drapeau de la France France À partir de 10 ans
Classification Drapeau des États-Unis États-Unis Accompagnement parental souhaitable Déconseillé aux moins de 13 ans non-accompagnés

Distribution principale

Élèves de Poudlard


Adultes

Professeurs de Poudlard

Autres adultes

Production

Genèse

Le producteur David Heyman décide d'adapter les romans Harry Potter en 1997.

Fin 1997, le producteur David Heyman reçoit dans son bureau de Londres une copie du livre Harry Potter à l'école des sorciers, qui deviendrait le premier tome d'une série de romans jeunesse. Il recherche un livre pour enfants à adapter au cinéma sous forme de blockbuster familial[10], et pense d'abord à The Ogre Downstairs  (non-traduit en français) de Diana Wynne Jones[10]. Harry Potter lui est finalement suggéré par son assistante, qui pense que l'histoire d'un garçon dans une école de sorciers est une idée enthousiasmante à exploiter[10],[11]. Heyman, après avoir lu et adoré le manuscrit, l'envoie à Lionel Wigram, son ami d'enfance qui est cadre de Warner Bros à Los Angeles et qui vient d'y être nommé producteur exécutif[12]. Celui-ci est rapidement intéressé par l'histoire et la compare, comme Heyman, aux grands classiques du cinéma de fantasy, comme Le Magicien d'Oz ou Charlie et la Chocolaterie, qu'ils ont eux-même beaucoup aimé lorsqu'ils étaient enfants[12]. Ils doivent cependant convaincre les studios américains, inquiets de l'aspect très anglais de l’école dont il est question dans les romans, mais également du fait que les films de fantasy sont à cette époque passés de mode[12]. Mais le studio donne finalement son accord pour lancer le processus d'adaptation[12].

À cette époque, la principale appréhension de J. K. Rowling est que sa série devienne « américanisée » par Warner Bros. et qu'elle perde sa substance britannique[13].

L'enthousiasme et les arguments d'Heyman conduisent néanmoins Rowling à vendre les droits d'adaptation des quatre premiers tomes de sa série à la société pour la somme d'un million de livres sterling (soit 2 millions de dollars à cette époque)[14]. Les producteurs acquièrent les droits d'adaptation le jour de la sortie du premier tome aux États-Unis[15] (soit en septembre 1998[16]). David Heyman précisera plus tard qu'ils ont en réalité signé à ce moment-là pour l’ensemble de la série[15].

J. K. Rowling conserve un droit de regard sur les adaptations — sans se montrer particulièrement intéressée par l'écriture du scénario[17] — et insiste principalement pour que les acteurs principaux soient Britanniques[18]. Elle confiera plus tard : Évidemment, il y a des choses qui ne fonctionnent pas à l’écran, mais ce qui est crucial, c’est que l’intégrité de l’intrigue et des personnages soit conservée[13].

Scénario

Malgré leur volonté de réaliser des films britanniques, les producteurs décident de se diriger en priorité vers des scénaristes américains[17]. Selon Heyman, cette histoire relevait de l'entertainment pur et dur, et il n'y avait pas tant de scénaristes anglais qui excellaient dans ce domaine[17].

Heyman et Wigram commencent à rechercher un scénariste au début de l’année 1998[12], mais sans succès : le roman Harry Potter à l'école des sorciers devient très populaire au Royaume-Uni, mais n'est pas encore publié aux États-Unis, ce qui fait qu'aucun scénariste n'est intéressé par le projet[12]. En outre, une première critique dans le New Yorker en 1999 estime que les livres Harry Potter ne rencontreront pas de succès en Amérique, du fait qu'ils contiennent beaucoup trop d'argot britannique[19],[18]. Richard Curtis, notamment, est approché par Heyman, mais décline à son tour la proposition[17]. Ce n'est qu'à partir de septembre 1998, lorsque l'édition américaine est publiée, que les producteurs reçoivent de nombreuses propositions, pour l'écriture comme pour la réalisation[12]. Ils hésitent alors entre deux personnes : Steve Kloves (connu notamment pour son travail sur Susie et les Baker Boys et Wonder Boys), et Michael Goldenberg, dont David Heyman a admiré le travail sur le film Contact[20],[21][17]. C'est Steve Kloves qui est finalement retenu[12]. Selon David Heyman, il est le scénariste idéal pour retranscrire l’esprit d’un auteur dans ses scripts[13]. Lors de leur première rencontre en 1999[22], Kloves surprend et rassure J. K. Rowling en lui avouant que son personnage préféré est Hermione Granger[22] — personnage auquel l'auteure s'identifie le plus et qu'elle considère comme l'un des « moins accessibles » pour un homme[22]. Le scénariste précise également qu'il souhaite éviter le manque de subtilité hollywoodien dans sa transcription[13].

Steve Kloves écrit les scénarios de tous les films de la franchise, à l'exception du cinquième — à une période où le scénariste exprime le souhait de faire une pause[20]. L'écriture de ce cinquième épisode, qui comporte une trame plus sombre, plus psychologique, plus politique que les tomes précédents[20], est alors confiée à Michael Goldenberg, qui est resté proche du projet depuis ses débuts[20],[21].

Il faut une décennie pour que paraisse l'intégralité de l'histoire Harry Potter, tant pour les livres (de 1997 à 2007) que pour les films (de 2001 à 2011), et il est particulièrement difficile pour Steve Kloves d'adapter une histoire dont il ne connaît pas la destinée des personnages[13]. Les séries littéraire et cinématographique évoluent donc en étroite collaboration :

« L'essentiel pour moi, c'était qu'ils ne fassent pas faire à mes personnages des choses que je ne voulais pas. J'étais au milieu d'une série de sept livres. […] Je voulais qu'on travaille ensemble sur la même intrigue[18]. »

— J. K. Rowling

Sans dévoiler cette intrigue à venir, J. K. Rowling donne à plusieurs reprises des indications aux scénaristes et à l'équipe afin que des éléments n'entrent pas en contradiction avec ceux des derniers livres qui ne sont pas encore parus[13] (le dernier tome est publié en juillet 2007, alors que le sixième film est en pré-production[23]). Pour Steve Kloves, la façon de travailler sur l'adaptation du dernier tome est donc complètement différente, puisqu'il disposait alors de tous les éléments dont il avait besoin[22]. Mais selon David Heyman, aucune adaptation n'a comporté de changement significatif par rapport aux livres[24], et lorsque des changements ou retraits sont intervenus, c'était systématiquement avec l'accord de Rowling[13].

Choix des réalisateurs

David Heyman contacte le réalisateur anglais Mike Newell lors de la pré-production du premier film (en même tant que le scénariste Richard Curtis[17]), mais Newell décline alors la proposition[17].

En 1998, Steven Spielberg se montre intéressé par le projet, puis s'en détourne.

Le réalisateur Steven Spielberg est le premier réalisateur à se montrer intéressé[25], mais désire adapter Harry Potter avec beaucoup de libertés : influencé par les succès des studios Pixar, son idée initiale est de réunir plusieurs romans Harry Potter pour développer l'univers de sorcellerie en animation[26],[27] (comme il aura le loisir de le faire plus tard avec son film adapté de l'univers de Tintin, qui regroupe les histoires de plusieurs tomes[28]). Après de longs débats sur cette question[12], Alan Horn, alors directeur de la Warner, juge préférable que les films soient tournés avec des acteurs[26],[27]. Spielberg exprime quant à lui son souhait de travailler avec Haley Joel Osment dans le rôle-titre, un jeune acteur dont la prestation l’a impressionné dans Sixième Sens[29]. Cependant, les exigences de Rowling concernant la nationalité du casting principal, et l'impossibilité d'appliquer ses préférences personnelles en matière de réalisation poussent finalement Spielberg à se détourner du projet[29].

David Heyman et J. K. Rowling ont tous les deux une préférence pour le réalisateur Terry Gilliam[25], pour son humour et sa touche de folie, ainsi que pour sa sensibilité et ses précédentes incursions dans les domaines du fantastique[25]. Mais Alan Horn, notamment, hésite à confier le projet à un cinéaste aussi imprévisible[25]. Après avoir étudié de nombreuses autres propositions (dont celles de Jonathan Demme[25], Brad Silberling[25], Alan Parker[25] et Rob Reiner[30]), le choix de la production se porte alors sur le réalisateur américain Chris Columbus, connu dans les années 1990 pour ses comédies et drames familiaux à succès tels que Madame Doubtfire et Maman, j'ai raté l'avion[31]. Il se montre à la fois le plus enthousiaste et passionné, et le plus convainquant en matière de fidélité au roman[12],[13]. En outre, le cinéaste a l'habitude de travailler avec des enfants, ce qui convient parfaitement aux besoins des premiers films[31].

Vers le milieu de la production du deuxième film, Chris Columbus — qui pensait au départ réaliser les sept films prévus — décide finalement de passer la main, usé sur le plan physique et souhaitant profiter davantage de ses enfants[32]. Au total, quatre réalisateurs se succèdent sur la franchise : le Mexicain Alfonso Cuarón remplace Chris Columbus pour le troisième film ; Mike Newell, qui avait précédemment refusé de réaliser le premier film, accepte finalement de réaliser le quatrième, et l'Anglais David Yates réalise quant à lui les quatre derniers épisodes[12].

Alfonso Cuarón et Mike Newell ont chacun été invités à réaliser le film suivant leur adaptation respective, mais ont tous les deux décliné la proposition en raison de fatigue[33]. Selon Alan Horn, chaque réalisateur […] [a] apporté quelque chose de différent à la franchise : le style visuel époustouflant d'Alfonso, l'humour de Mike, basé sur son expérience d'élève dans un pensionnat anglais, et le cran et le réalisme de David, qu'il a su parfaitement incorporer [au monde des sorciers][12].

Distribution des rôles

Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, lors de la première londonienne du dernier film en 2011.

Warner Bros précise au début de la production qu'ils souhaitent conserver les mêmes jeunes acteurs principaux pour l'ensemble des films[34]. En 1999-2000[25], les acteurs choisis pour incarner les élèves de Poudlard sont pour la plupart inconnus, même si quelques uns viennent tout juste de jouer dans quelques productions (David Copperfield pour Daniel Radcliffe en 1999 et Anna et le Roi pour Tom Felton la même année). Le casting des trois acteurs principaux dure presque un an, et n'est finalisé qu'au dernier moment avant le début du tournage[35], lorsque le réalisateur et le producteur obtiennent une alchimie entre les trois enfants[36]. David Heyman et Susie Figgis, directrice de casting, reçoivent des milliers de candidatures, dont celles d'Emma Watson, alors âgée de 9 ans (qui est la première du trio à être choisie[36]), pour incarner Hermione Granger, et Rupert Grint, 11 ans, pour incarner Ron Weasley[37]. Le choix de Daniel Radcliffe, 10 ans, se fait quant à lui plus tardivement. Au printemps 2000, Chris Columbus visionne David Copperfield et le remarque, mais les parents du garçon ne souhaitent pas qu'il participe au film[38],[36]. C'est un peu plus tard, en juin 2000, qu'Heyman et Steve Kloves le rencontrent par hasard lors d'une sortie au théâtre[39]. Heyman n'a dès lors plus que ce garçon en tête pour interpréter le rôle-titre et Chris Columbus et lui finissent par convaincre ses parents de le faire participer au projet[39].

Le réalisateur est convaincu par le potentiel et la courte expérience de Tom Felton, après avoir vu ses auditions, mais hésite entre plusieurs rôles possibles (dont celui de Harry Potter)[40]. Felton est finalement choisi pour interpréter Drago Malefoy, l'ennemi de Harry[40]. Les jeunes acteurs Matthew Lewis et les jumeaux Phelps, après avoir passé des auditions, sont choisis pour interpréter respectivement Neville Londubat et les jumeaux Weasley, tout comme Bonnie Wright pour incarner Ginny Weasley [41],[42]. À ce moment de la production, le choix de Bonnie Wright est fait en toute conscience de l'importance que pourrait avoir son personnage dans la suite de l'histoire, puisque J. K. Rowling aurait informé très tôt l'équipe, et notamment Chris Columbus, du lien sentimental entre Ginny et Harry Potter[43]. Le secret fut conservé tout au long des tournages, les acteurs eux-mêmes n'ayant pas été mis au courant[44]. Evanna Lynch, quant à elle, est choisie pour interpréter Luna Lovegood, à partir du cinquième film.

Le casting des adultes est en revanche riche en vedettes issues de la scène et du cinéma britanniques ou irlandais. Pour interpréter Hagrid, le choix de J. K. Rowling se porte directement sur l'acteur Robbie Coltrane (qui est doublé, pour les scènes en plan large, par Martin Bayfield, un ancien joueur de rugby mesurant un peu plus de 2 m)[45]. L'acteur écossais est l'un des premiers acteurs à être choisis sur la production[46]. Richard Harris, parrain de David Heyman, correspond selon ce dernier au personnage d'Albus Dumbledore par la force qu'il dégage et son étincelle malicieuse dans l’œil[47]. Harris n'est cependant pas enthousiaste à l'idée d'interpréter le directeur de Poudlard, et c'est sa petite-fille qui finit par le convaincre d'accepter le rôle[47]. Alan Rickman accepte d'incarner le professeur Severus Rogue[48], après avoir obtenu une conversation avec J. K. Rowling, qui l’a aidé très tôt à comprendre la complexité de son personnage[49]. Pour le rôle de Minerva McGonagall, professeur de métamorphose et directrice de la maison Gryffondor, Heyman et Chris Columbus n'envisagent personne d'autre que Maggie Smith[48]. Warwick Davis interprète le rôle du professeur d'enchantements Filius Flitwick (puis celui du gobelin Gripsec à partir du septième film, le personnage étant joué par Verne Troyer dans le premier film[50]), tandis que Julie Walters, tout juste nommée aux Oscars pour son rôle dans Billy Elliot, est choisie pour interpréter Mme Weasley[42], la mère de Ron (Rosie O'Donnell avait été pressentie[51]). Richard Griffiths et Fiona Shaw jouent quant à eux l'oncle Vernon et la tante Pétunia[52].

Jason Isaacs interprète Lucius Malefoy, personnage récurrent à partir du deuxième film.

D'autres acteurs récurrents viennent s'ajouter au casting pour les films suivants. Ainsi, dès le deuxième film, Mark Williams interprète le rôle de Mr Weasley[53] et Jason Isaacs celui de Lucius Malefoy, père de Drago. Isaacs convainc rapidement Chris Columbus grâce à sa prestation dans The Patriot en 2000[54]. À partir du troisième film, Michael Gambon reprend le rôle de Dumbledore à la suite du décès de Richard Harris en 2002 ; Gary Oldman campe le rôle de Sirius Black ; Timothy Spall celui de Peter Pettigrow ; David Thewlis celui du professeur Remus Lupin et Emma Thompson celui du professeur Sibylle Trelawney. Ralph Fiennes, dans le rôle de Lord Voldemort, et Brendan Gleeson dans celui d'Alastor Maugrey, arrivent à partir du quatrième film, tandis qu'Helena Bonham Carter dans le rôle de Bellatrix Lestrange, et Imelda Staunton pour celui de Dolores Ombrage, rejoignent le casting principal à partir de l'épisode cinq.

De nombreux autres acteurs, également très populaires au Royaume-Uni, sont choisis pour interpréter des rôles plus secondaires et/ou ne figurant que dans un ou deux épisodes de la série : c'est le cas de John Cleese (Nick Quasi-Sans-Tête), John Hurt (Monsieur Ollivander)[50], Ian Hart (Quirinus Quirrell), Kenneth Branagh(Gilderoy Lockart)[55], Robert Hardy (Cornelius Fudge), Julie Christie (madame Rosmerta), Gemma Jones (Madame Pomfresh)[56], Miriam Margolyes (professeur Chourave)[57], Shirley Henderson (Mimi Geignarde), Miranda Richardson (Rita Skeeter), David Tennant (Barty Croupton Jr), Jim Broadbent (Horace Slughorn), Helen McCrory (Narcissa Malefoy), Bill Nighy (Rufus Scrimgeour), Rhys Ifans (Xenophilius Lovegood), Kelly Macdonald (Helena Serdaigle) et Ciarán Hinds (Abelforth Dumbledore).

Tournage

Deux responsables de l'industrie cinématographique britannique ont demandé que le premier film soit tourné en Grande-Bretagne, offrant leur assistance pour sécuriser les lieux de tournage. Warner Bros a accepté leur proposition et le tournage a commencé le aux studios Leavesden[9].

Selon Roy Button, vice-président directeur général de la Warner, l'étape la plus difficile au démarrage de la production est de monter les studios et les plateaux de tournage[58]. Il songe en premier lieu à réserver l'ensemble des locaux de Pinewood, mais se tourne finalement vers le site de Leavesden (une ancienne usine d'avions désertée), qui est financièrement plus accessible et très spacieux[58]. Le site, au départ considéré peu chic, délabré et déprimant, est entièrement aménagé pour les seuls besoins des films Harry Potter[59]. Une cantine y est construite, de même que des salles de classe pour les plus jeunes acteurs, un enclos extérieur de dressage d'animaux, un terrain de loisirs, des salles de montage et d'effets spéciaux[60]etc. Certains plateaux et décors resteront en place pendant toute la durée de tournage des huit films[33].

Photographie

Six directeurs de la photographie, en charge de l'esthétique de l'éclairage, se succèdent sur la série : John Seale [61], Roger Pratt, Michael Seresin, Sławomir Idziak, Bruno Delbonnel et Eduardo Serra. Selon Bruno Delbonnel, chaque directeur de photographie, au fil des huit films Harry Potter, a dû relever le défi de tourner et d'éclairer les mêmes décors emblématiques de manière différente et unique[62]. Les couleurs vives se sont nettement atténuées au fur et à mesure des films[63],[64].

Pour Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, Bruno Delbonnel et le réalisateur David Yates ont pris la décision de ne pas opter pour le numérique, estimant qu'aucun appareil de cette gamme n'était à la hauteur de l'argentique 35 mm en termes de capacité à capturer la finesse de certains détails et tons précis[65]. Delbonnel a été nommé à l'Oscar de la meilleure photographie en 2010 pour Le Prince de sang-mêlé[66], et a été invité à revenir travailler sur les deux parties de Harry Potter et les Reliques de la Mort. Il a cependant refusé, en craignant de se répéter[67].

Le choix du 35 mm sera appuyé par Eduardo Serra et repris sur Les Reliques de la Mort, en maintenant une approche avec un objectif grand angle mettant en valeur les décors et les environnements[65].

Conception des décors

Pour concevoir les décors, le choix de Lionel Wigram se porte rapidement sur Stuart Craig, chef décorateur triplement oscarisé pour ses décors sur Gandhi, Les Liaisons dangereuses et Le Patient anglais. Wigram a déjà eu l'occasion de travailler avec lui peu de temps avant, et admire son travail, qu'il qualifie de raffiné[24]. Craig, qui est l'un des premiers collaborateurs sur la production[35], travaillera sur tous les épisodes de la franchise, en créant, puis en faisant évoluer, l'architecture de Poudlard, le lieu principal des aventures[69]. Il fait venir son amie ensemblière Stephenie McMillan, avec laquelle il a l'habitude de travailler, et qui s'occupera d'habiller et décorer les plateaux[70].

icône image Image externe
Plan dessiné par J. K. Rowling pour Stuart Craig, sur Poudlard.org (présentée dans l'ouvrage Harry Potter, Le Grand Atlas, La magie au cinéma, 2015, p. 7).

Lors de la pré-production du premier film, J. K. Rowling dessine rapidement, à l'attention de Stuart Craig, une petite carte représentant le château et ses environs, vus du dessus, avec la localisation des différents éléments extérieurs comme la forêt interdite, la cabane de Hagrid, le terrain de quidditch, la gare de Pré-au-lardetc.[71],[72] Ce document servira de base jusqu'au dernier jour de tournage[72].

Intérieur de la cathédrale de Gloucester, visible dans les deux premiers films.

À ce stade de la production, L'équipe hésite encore entre tourner les scènes en décors réels, ou construire tous les décors en studios[69]. Le château d'Alnwick[73] et la cathédrale de Gloucester ont été choisis comme principaux lieux de tournage « réels » pour les premiers films[74], tandis que les promenades dans les couloirs, la cour de métamorphose et certaines salles de classe, ont été filmées dans un premier temps dans la cathédrale de Durham et à Christ Chruch College[75],[76],[77].

« Nous avons fini par construire presque tout l'univers [en studio], mais à l'époque du premier film, c'était impossible de tout créer, aussi bien sur le plan économique que pratique. Alors nous avons cherché des lieux de tournage. Et c'est en les cherchant que nous avons découvert à quoi devait ressembler Poudlard[72]. »

— Stuart Craig

Le chef décorateur imagine le château de Poudlard (décrit dans les livres comme ayant plus de mille ans[78]) comme un mélange architectural entre le Christ Church College d'Oxford, la cathédrale de Durham et celle de Gloucester[46] ; il s'inspire donc principalement de la structure de ces trois monuments anciens pour créer une maquette à grande échelle du château, qu'il souhaite rendre le plus crédible possible[46] ; selon lui, la magie a d'autant plus de force dans un cadre apparemment familier et réel, [que] dans un endroit purement fantaisiste[46]. Par ailleurs, un architecte indique que la cathédrale de Durham a été utilisée comme modèle pour toute une section du château : les tours jumelles carrées de l’école étant presque une réplique exacte de celles de Durham, mais en étant rehaussées de flèches pointues sur ses sommets[79].

Maquette de référence de Poudlard, exposée aux studios Harry Potter.
Vue générale de la maquette conçue par Stuart Craig.
La tour de l'horloge, donnant sur le bâtiment de la Grande salle.

Le fait de devoir mélanger des décors réels avec des décors conçus en studios (les véritables décors pouvant être « décevants », par la présence de petits détails multiples n'entrant pas dans le contexte ou l'époque de l'histoire) présente néanmoins une difficulté majeure pour Craig[80]. Une fois les éléments des deux mondes assemblés, le chef décorateur estime même avoir « échoué », dans un premier temps, à donner au château une véritable silhouette emblématique[80]. Tout au long des huit films de la franchise, il choisit donc de modifier et de styliser l'apparence des éléments qui composent la silhouette de l’école[80]. L'équipe fait également le choix de supprimer progressivement certains décors réels[80].

Parmi les 588 décors construits en studios[9], la Grande salle, où se réunissent tous les élèves, est l'un des premiers à être réalisé[9]. La pièce, recouverte de pavés en pierre de York [81], peut alors accueillir plus de 400 personnes au moment du tournage[9]. Le décor du chemin de Traverse est construit également en studio[82]. Le décor du bureau de Dumbledore, et celui du Terrier des Weasley, ont quant à eux été construits pour les besoins du deuxième film[9], et ont été réutilisés pour les suivants. L'équipe tournera les plans extérieurs de Poudlard en Écosse, à partir du troisième film[83], et la plupart des décors intérieurs seront créés en studios[72].

  • .
Maquette du Terrier présentée au public au département des arts des studios Harry Potter.

Un aquarium géant de 18 m de côtés sur 6 m de profondeur[84] (le plus grand de ce type en Europe) a été creusé à Leavesden pour filmer les scènes sous-marines du Tournoi des Trois Sorciers, dans le quatrième film[9]. L'Atrium du ministère de la Magie, présent dans le cinquième film notamment — et inspiré par l'architecture victorienne de Londres —, est le plus grand décor construit pour la production[9].

Sur la franchise, Stuart Craig et Stephenie McMillan seront nommés quatre fois à l'Oscar des meilleurs décors : pour L'École des sorciers en 2002, La Coupe de feu en 2006, Les Reliques de la Mort, partie 1 en 2011 et Les Reliques de la Mort, partie 2 en 2012.

Contraintes du tournage avec des enfants

Warner Bros précise, au début du contrat, vouloir que les jeunes acteurs choisis pour interpréter les rôles principaux soient les mêmes pour tous les films[34]. Néanmoins, les enfants et adolescents ne tournent que quatre heures trente par jour et doivent, en plus du tournage, suivre trois heures de cours scolaires journaliers avec des professeurs, dans des salles de classes prévues pour eux aux studios de Leavesden[85],[86]. Les enfants doivent également disposer de quinze minutes de pause toutes les heures[86]. De telles contraintes nécessitent généralement des plannings de tournage plus longs[87].

Comme les enfants « grandissaient vite », l'équipe aurait été contrainte, selon Chris Columbus, de « bâcler » certains détails, et notamment les effets spéciaux du premier film, afin de respecter strictement le planning et la date impérative de sortie[34]. Pour contrer ce problème par la suite, Columbus a donc décidé, dès le début de la production du deuxième film, de travailler en priorité sur la conception des scènes clés impliquant des effets, en laissant huit à neuf mois de temps de travail aux équipes artistiques[34]. Les tournages entre les premiers films se sont enchaînés rapidement : celui de La Chambre des secrets a commencé trois jours seulement après la sortie de L'École des sorciers[34].

Costumes

L'Américaine Judianna Makovsky est approchée au début de la production afin de concevoir les costumes, et notamment les robes et uniformes de Poudlard[48].

Haut du costume de Daniel Radcliffe (Harry Potter) conçu par l'équipe de Judianna Makovsky pour le premier film.

« J'ai essayé d'habiller les enfants vraiment comme dans une pension anglaise. Curieusement, J. K. Rowling disait que les enfants n'avaient pas d'uniformes. Donc on a fini par faire des essais avec Daniel [Radcliffe] en vêtements normaux, puis avec une robe de sorcier et un uniforme, et tout le monde était pour l'uniforme, car, graphiquement, c'était bien plus joli[88]. »

— Judianna Makovsky

Costumes d'Emma Watson et de Stanislav Ianevski (Viktor Krum) conçus par Jany Temime pour les scènes du bal de Noël.

Makovsky décide de prendre exemple sur les uniformes traditionnels des grandes écoles britanniques comme Eton, en essayant d'adapter ces modèles au monde sorcier[89]. Elle y ajoute donc des couleurs pour représenter les différentes maisons de l'histoire, et pour les professeurs, conçoit des robes traditionnelles comportant pour chacune un élément surprenant[89]. Certains acteurs comme Maggie Smith et Alan Rickman ont discuté de certains détails vestimentaires avec Makovsky, comme la « touche écossaise » de McGonagall ou « des manches très serrées et beaucoup de boutons » pour Rogue ; détails qui ont été pris en compte dans la conception de leurs costumes[90],[91],[92].

Pour habiller Harry Potter et les autres enfants et adolescents — que ce soit pour le monde moldu ou pour le monde sorcier —, Makovski et Chris Columbus font le choix de vêtements simples et classiques, en souhaitant éviter les baskets, les marques ou les logos identifiables des années 1990 (décennie lors de laquelle se déroule l'histoire), ceci afin de ne pas « vieillir » les films une fois que la mode de ces vêtements serait « passée »[89].

  • .

Le premier film est nommé à l'Oscar des meilleurs costumes en 2002. Judianna Makovsky sera remplacée par l'Anglaise Lindy Hemming (costumière des films James Bond) pour les besoins du deuxième film, et notamment pour concevoir les costumes colorés de Gilderoy Lockhart et les premiers costumes, très aristocratiques, de Lucius Malefoy[56]. La Française Jany Temime rejoint l'équipe à partir du troisième film, et jusqu'à la fin de la série. Elle imaginera notamment les costumes des mangemorts et les robes du bal de Noël.

Musique

Le compositeur John Williams, créateur du thème principal.

Quatre compositeurs se sont succédé depuis la première bande originale de la franchise parue en 2001 : John Williams, créateur du thème principal Hedwig's Theme qui sera repris dans tous les épisodes, a travaillé sur les trois premiers films ; Patrick Doyle a travaillé sur le quatrième ; Nicholas Hooper sur les cinquième et sixième, et Alexandre Desplat sur les deux derniers.

Le chanteur de Pulp, Jarvis Cocker, apparaît au bal de Noël dans le quatrième film avec Jonny Greenwood et Phil Selway de Radiohead pour former le groupe de sorciers populaire des Wyrd Sisters (Bizarr'Sisters). Il interprète les trois titres Do the Hippogriff, This Is the Night et Magic Works[93]. Dans le film Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1, un extrait de Humours of Glendart[94], un air irlandais, est entendu lors du mariage de Bill Weasley et Fleur Delacour au Terrier. Dans le même film, lors d'une danse entre Harry Potter et Hermione Granger, la chanson O Children interprétée par Nick Cave est également réutilisée[95].

La bande originale de Harry Potter à l'école des sorciers et celle de Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban sont nommées à l'Oscar de la meilleure musique de film en 2002 et 2004,.

Accueil

Sorties

L'avant-première de Harry Potter à l'école des sorciers a lieu le à Leicester Square[61], notamment en présence de J. K. Rowling[98]. À partir de cette Première, le trio Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson, qui s'est jusqu'ici très peu montré en public, devient très médiatisé par la presse du monde entier[61]. Le premier week-end de sa sortie, le film obtient deux fois plus d'entrées aux États-Unis que Star Wars, épisode I : La Menace fantôme, précédent film détenant le record[99],[100].

La production souhaite que la sortie de chaque film soit espacée d'un an et demi (comme ce fut le cas du deuxième au sixième film). Le sortie de Harry Potter et le Prince de sang-mêlé est cependant reportée du au .

Accueil critique

Le dernier film de la série, Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2, obtient généralement les meilleures notes des sites spécialisés : 4,3/5 sur le site Allociné (spectateurs), 8,1/10 sur l'IMDb et 96% d'avis positifs sur Rotten Tomatoes. Le Prince de sang-mêlé, La Chambre des secrets et Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1 sont les films ayant été respectivement les moins bien accueillis par ces sites.

Le tableau suivant répertorie les notes obtenues par les différents films :

Film Allociné
(presse)
Allociné
(spectateurs)
IMDb Rotten Tomatoes
Harry Potter à l'école des sorciers 3,7/5[101] 4,1/5[101] 7,6/10 81%[103]
Harry Potter et la Chambre des secrets 3,8/5[104] 3,9/5[104] 7,4/10 83%[106]
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban 3,8/5[107] 4/5[107] 7,9/10 90%[109]
Harry Potter et la Coupe de feu 4/5[110] 4/5[110] 7,7/10 88%[112]
Harry Potter et l'Ordre du Phénix 3,1/5[113] 3,9/5[113] 7,5/10 77%[115]
Harry Potter et le Prince de sang-mêlé 3,7/5[116] 3,6/5[116] 7,6/10 83%[118]
Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1 3,2/5[119] 4,1/5[119] 7,7/10 77%[121]
Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2 3,8/5[122] 4,3/5[122] 8,1/10 96%[124]

J. K. Rowling

J. K. Rowling a déclaré avoir quelquefois regretté d'avoir cédé les droits cinématographiques[125], tout en ayant particulièrement apprécié les décors de Stuart Craig[126], ainsi que l'originalité et l'intuition d'Alfonso Cuarón[127], qui aurait anticipé et introduit dans son film des éléments annonçant les deux derniers tomes[13].

Box-office

La série de films connaît un immense succès commercial et culturel dans le monde, à l'instar des livres d'origine et des nombreux produits dérivés (jeux vidéo, parc d'attraction, accessoires). Elle rapporte au total plus de 8 milliards de dollars[128] et accède, en juin 2013, à la troisième place des franchises les plus rentables de l'histoire du cinéma, après celles de James Bond et de Star Wars[129].

Le troisième film de la série, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, est celui ayant récolté le moins de recettes avec 796 093 802 $, tandis que le dernier volet, Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2, est celui qui en a récolté le plus, avec des profits de 1 341 932 398 $[130], amortissant à lui seul le budget total nécessaire à la production des huit films, qui s'élève à 1 030 000 000 $[8]. Les recettes cumulées de la série à l'échelle mondiale s'élèvent donc à 7 745 216 645 $[130].

Classement et recettes des huit films au box-office
Rang
(PGS-BO)[131]
Titre Réalisateur Année Alt=Image de la Terre Mondial Drapeau de la France France
13 Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2 David Yates 2011 1 341 932 398 $ 67 311 500 $
47 Harry Potter à l'école des sorciers Chris Columbus 2001 978 087 613 $ 48 137 835 $
48 Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1 David Yates 2010 976 920 103 $ 51 104 397 $
57 Harry Potter et l'Ordre du Phénix David Yates 2007 942 044 510 $ 51 829 614 $
59 Harry Potter et le Prince de sang-mêlé David Yates 2009 934 326 396 $ 54 158 946 $
62 Harry Potter et la Coupe de feu Mike Newell 2005 896 346 229 $ 50 780 955 $
68 Harry Potter et la Chambre des secrets Chris Columbus 2002 879 465 594 $ 53 140 768 $
88 Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Alfonso Cuarón 2004 796 093 802 $ 46 969 203 $

Note : les rangs PGS-BO et recettes ont été mis à jour en février 2020.

Distinctions

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Liste non exhaustive des récompenses obtenues pour chacun des films.
Film Année Cérémonie Prix Lauréat(es)
Harry Potter à l'école des sorciers
(2001)
2002 Saturn Awards Meilleurs costumes Judianna Makovsky
BMI Film and TV Awards Meilleure musique de film John Williams
Critics' Choice Movie Awards Meilleur film familial
Costume Designers Guild Awards Meilleurs costumes pour un film de fantasy Judianna Makovsky
Evening Standard British Film Awards Meilleure réalisation artistique Stuart Craig
Las Vegas Film Critics Society Awards Meilleur film familial
Phoenix Film Critics Society Awards Meilleur film familial
Satellite Awards Révélation de l'année Rupert Grint
Young Artist Awards Meilleure actrice Emma Watson
Acteur le plus prometteur Rupert Grint
Harry Potter et la Chambre des secrets
(2002)
2003 BMI Film and TV Awards Meilleure musique de film John Williams
Critics' Choice Movie Awards Meilleure musique de film John Williams
Meilleur film familial
London Film Critics Circle Awards Acteur de l'année dans un second rôle Kenneth Branagh
Phoenix Film Critics Society Awards Meilleure jeune actrice Emma Watson
Meilleur film familial
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
(2004)
2004 Hollywood Film Awards Directeur artistique de l'année Stuart Craig
Phoenix Film Critics Society Awards Meilleur film familial
Teen Choice Awards Meilleur film d'action / dramatique
World Soundtrack Awards Prix du public John Williams
2005 BAFTA Awards Film préféré du public
BMI Film and TV Awards Meilleure musique de film John Williams
Visual Effects Society Awards Meilleurs effets spéciaux Theresa Corrao, Emma Norton, Roger Guyett, Tim Burke
Meilleure animation de personnage
(hippogriffe)
Mike Eames, David Lomax, Felix Balbas, Pablo Grillo
Harry Potter et la Coupe de feu
(2005)
2005 Las Vegas Film Critics Society Awards Meilleur film familial
2006 BAFTA Awards Meilleurs décors Stuart Craig
Motion Picture Sound Editors Awards Meilleurs effets sonores et bruitages Randy Thom, Dennis Leonard, Alex Joseph, Bjorn Ole Schroeder, Daniel Laurie, etc.
Teen Choice Awards Meilleur film dramatique
Harry Potter et l'Ordre du Phénix
(2007)
2007 Las Vegas Film Critics Society Awards Meilleure direction artistique Stuart Craig
National Movie Awards Meilleur film familial
Meilleur acteur Daniel Radcliffe
Meilleure actrice Emma Watson
Teen Choice Awards Meilleur film d'action de l'été
2008 Empire Awards Meilleur réalisateur David Yates
People's Choice Awards Film dramatique de l'année
Visual Effects Society Awards Meilleurs effets spéciaux John Richardson, Steve Hamilton, Ricky Farns, Stephen Hutchinson
Meilleur environnement créé dans un film d'action
(salle des prophéties)
Trina M. Roy, Jolene McCaffrey, David Vickery, Philippe Leprince
Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
(2009)
2009 Phoenix Film Critics Society Awards Meilleur film familial
2010 MTV Movie Awards Meilleur méchant Tom Felton
National Movie Awards Meilleur film familial
Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 1
(2010)
2011 Empire Awards Meilleur film fantastique ou de science-fiction
MTV Movie Awards Meilleur méchant Tom Felton
Teen Choice Awards Meilleur film fantastique ou de science-fiction
Meilleur méchant Tom Felton
Meilleure actrice dans un film fantastique ou de science-fiction Emma Watson
Visual Effects Society Awards Meilleure animation de personnage
(Dobby)
Laurie Brugger, Marine Poirson, Mathieu Vig, Ben Lambert
World Soundtrack Awards Compositeur de l'année Alexandre Desplat
Harry Potter et les Reliques de la Mort, partie 2
(2011)
2011 San Diego Film Critics Society Awards Meilleure musique de film Alexandre Desplat
Meilleure distribution
World Soundtrack Awards Compositeur de l'année Alexandre Desplat
2012 BAFTA Awards Meilleurs effets spéciaux Tim Burke, John Richardson, Greg Butler, David Vickery
Screen Actors Guild Awards Meilleure équipe de cascadeurs David Holmes, Lucy Allen, Mark Archer, Nina Armstrong, Gary Arthurs, etc.
Saturn Awards Meilleur film fantastique
BMI Film and TV Awards Meilleure musique de film Alexandre Desplat
Critics' Choice Movie Awards Meilleur son
Meilleur maquillage Nick Dudman, Amanda Knight
Costume Designers Guild Excellence pour un film fantastique Jany Temime
Empire Awards Meilleur réalisateur David Yates
Meilleur film
Gold Derby Awards Meilleurs maquillages / coiffures Nick Dudman, Amanda Knight, Lisa Tomblin
MTV Movie & TV Awards Meilleur héro Daniel Radcliffe
(Harry Potter)
Meilleur casting
People's Choice Awards Film préféré
Film d'action préféré
Distribution d'ensemble préférée
Adaptation littéraire préférée

Au total, les films Harry Potter ont été nommés douze fois aux Oscars (majoritairement pour leurs décors et effets spéciaux), mais n'en ont remporté aucun[132]. Un journaliste du site Indiewire s'est penché sur ce constat (considéré comme surprenant, autant par l'absence de victoire en dix ans que par l'absence de nominations dans les catégories « principales »[132],[133],[134],[135],[136]) et en a conclu que la série avait été perçue par l'Académie davantage comme une simple adaptation de romans à succès[137]. Elle aurait souffert d'être devenue indissociable de l'œuvre originelle, contrairement à des adaptations comme celle du Seigneur des Anneaux (lauréate de dix-sept Oscars pour trois films[132]) qui ont été perçues comme du véritable cinéma[137] :

« [Les films Harry Potter] ne sont pas tous de bons films, mais ils sont, et seront, importants dans l’histoire et l’industrie du cinéma. En fait, peut-être que ce n’est pas Heyman qui devrait recevoir un Oscar, mais Rowling, pour avoir écrit quelque chose de si populaire et qui a autant de succès une fois adapté sur grand écran[137]. »

— Christopher Campbell (Indiewire)

Autour des films

Versions longues et documentaires

En plus des diverses éditions DVD et Blu-ray des huit films, Warner Bros édite le un coffret ultime en forme de « boîte à flemme » des frères Weasley comportant 31 DVD et Blu-ray[138]. Les disques comprennent notamment les versions longues des deux premiers films (les seuls qui en ont bénéficié), ainsi que 37 heures de suppléments inédits, dont le documentaire en huit parties La conception du monde de Harry Potter[138]. Un second coffret prestige sous la forme d'un livre, avec les mêmes contenus DVD et Blu-ray, est édité le sous le nom La Collection Poudlard[139]. Une troisième édition prestige, sous la forme d'une valise de Poudlard, est éditée le [140].

Studio Tour

Entrée des studios Harry Potter à Leavesden.

The Making of Harry Potter - Studio Tour London est une exposition permanente offrant un aperçu des décors et coulisses des films Harry Potter. Elle est située à l'intérieur des Studios de Leavesden et a ouvert ses portes au public en 2012[141]. Le lieu couvre plus de 14 000 m2 et a coûté 100 millions d’euros au studio Warner Bros[142].

Exposition itinérante

Certains éléments de décors sont déplacés depuis 2009 pour une exposition itinérante dans plusieurs villes d'Europe, et notamment à la Cité du Cinéma de Saint-Denis, du au [143] et à Brussels Expo sur le plateau du Heysel, du au [144].

Parcs d'attractions

Le parc à thème The Wizarding World of Harry Potter, ouvert en 2010, appartient à Universal et propose notamment une visite du village de Pré-au-Lard et du Chemin de Traverse à tailles réelles (tels que matérialisés dans les films), ainsi que des attractions sur le thème de Harry Potter, comme :

La première zone présentée sous ce nom ouvre en 2010 à Universal's Islands of Adventure près d'Orlando, en Floride. Une extension de la zone est inaugurée en 2014 à Universal Studios Florida, le parc voisin. La zone d’Universal's Islands of Adventure est dupliquée au Japon en 2014[148] et un projet similaire était annoncé à Hollywood, en Californie pour 2016[149].

Série dérivée

Cosplay de Norbert Dragonneau, personnage des Animaux fantastiques.

Sur une idée du producteur Lionel Wigram[150], J. K. Rowling développe en 2015 (d'après son propre livre-guide Les Animaux fantastiques) les aventures d'un nouveau héros, Norbert Dragonneau, au sein du même univers étendu que celui de Harry Potter, mais situé soixante-cinq ans plus tôt dans sa chronologie[151]. Wigram souhaitait en effet, après la fin de Harry Potter au cinéma, développer les possibilités qu'offrait le petit livre à travers une série dérivée de films, dont le premier volet est sorti en salles en 2016.

Les créatures et le héro Norbert Dragonneau (interprété par Eddie Redmayne) sont adaptés du petit répertoire que Harry, Ron et Hermione consultent bien plus tard à Poudlard. La nouvelle histoire, les autres personnages (hormis les jeunes Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald qui y sont présents) ainsi que « l'extension » de l'univers magique[152] sont créés et développés pour l'occasion par J. K. Rowling, qui décide pour la première fois de s'occuper elle-même du script et d'écrire pour le cinéma. Le réalisateur David Yates, le scénariste et producteur Steve Kloves, le producteur David Heyman et le chef décorateur Stuart Craig, reprennent leur poste sur cette production.

Produits dérivés

De nombreux produits dérivés sont proposés, tels que des éléments d'uniformes scolaires aux couleurs des maisons de Poudlard (écharpes[153], pulls[154], cravates[155], etc.), des mugs[156] ou des portes-clés[157]. The Noble Collection, spécialiste des répliques d'objets de cinéma, propose notamment des baguettes Harry Potter en résine, ainsi que de nombreux autres objets se référant à l'univers cinématographique de la série[158]. Il existe également de nombreux jeux de toutes formes.

Jeux de société

De nombreux jeux de société classiques et populaires ont été réédités par Hasbro, Mattel ou Parker en ayant pour thème l'univers de Harry Potter. Il existe notamment une version spécifique du Cluedo[159], de l'Uno[160], du Scrabble[161], du Labyrinthe (Les couloirs de Poudlard[162]), un questionnaire de Trivial Pursuit[163], ainsi que divers jeux de cartes[164] ou plateaux d'échecs[165].

En 2013, Gallimard Jeunesse édite un jeu de plateau Harry Potter : Le Jeu, proposant un parcours de type jeu de l'oie à travers les films de la saga, en répondant à des questions ou en relevant des défis[166]. Divers jeux d'adresse pour enfants sont également édités (quidditch[167], parcours de lévitation d'objets[168], etc.).

Jeux vidéo

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Jeu vidéo Harry Potter.

Chaque roman de la série a été adapté en jeu vidéo par Electronic Arts sur diverses plateformes, notamment sur PC (Windows)[169], Game Boy Color[170], Game Boy Advance[171], PlayStation[172], PlayStation 2[173], Xbox[174] et GameCube[175]. Les trois derniers jeux adaptés sont également disponibles sur Wii[176]. Ce sont des jeux d'action-aventure suivant les événements principaux de l'intrigue des romans et dont la sortie coïncide avec celle des films Harry Potter. Ils sont agrémentés de nombreuses phases de plates-formes et d'affrontements[177].

Electronic Arts développe en 2003 une édition spéciale quidditch : Harry Potter : Coupe du monde de quidditch[178]. En 2012 sort Wonderbook: Book of Spells, basé sur l'univers, suivi en 2018 de Harry Potter : Secret à Poudlard, un jeu vidéo de rôle sur android et IOS[179], puis de Harry Potter: Wizards Unite en 2019, co-développé par Warner Bros Games et Niantic. Ce dernier est basé sur le même concept que celui de Pokémon Go[180],[181].

Lego Harry Potter

Une gamme Lego Harry Potter, créée en 2001, regroupe des ensembles de mises en scène des différents films de la franchise[182].

On retrouve deux jeux vidéo mettant en scène cet univers (Lego Harry Potter : Années 1 à 4 et Lego Harry Potter : Années 5 à 7). Ces deux jeux, parus respectivement en 2010[183] et 2011[184] et édités par Warner Bros. Interactive Entertainment, sont disponibles sur plusieurs plateformes.

Notes

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Harry Potter (film series) » (voir la liste des auteurs).
  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Harry Potter » (voir la liste des auteurs).

Références

  1. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API.
  2. (en) « Harry Potter and the Sorcerer's Stone », sur Box Office Mojo (consulté le 2 avril 2020).
  3. (en) « Harry Potter and the Chamber of Secrets », sur Box Office Mojo (consulté le 2 avril 2020).
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  5. (en) « Harry Potter and the Goblet of Fire », sur Box Office Mojo (consulté le 2 avril 2020).
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Annexes

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  • [Revenson, portraits, 2015] Jody Revenson, Harry Potter : La Galerie des portraits : Sorciers, Moldus et autres Cracmols, Huginn & Muninn, (ISBN 2364803004) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Vidéographie

  • (en) « La Conception du monde de Harry Potter [ Creating the World of Harry Potter ] », de Michael Meadows, Warner Bros. Entertainment, 2009 à 2012, Blu-ray : Documentaire en 8 parties autour des films. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes