Hakeem Olajuwon

Hakeem Olajuwon
Image illustrative de l’article Hakeem Olajuwon
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Nigeria Nigeria
Naissance (57 ans)
Lagos, Nigeria
Taille 2,13 m (7 0)
Poids 115.6 kg (254 lb)
Surnom The Dream
Situation en club
Club actuel Retraité
Numéro 34 , 15
Poste Pivot
Carrière universitaire ou amateur
1981-1984 Cougars de Houston
Draft de la NBA
Année 1984
Position 1er
Franchise Rockets de Houston
Carrière professionnelle *
SaisonClubMoy. pts
1984-1985
1985-1986
1986-1987
1987-1988
1988-1989
1989-1990
1990-1991
1991-1992
1992-1993
1993-1994
1994-1995
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Rockets de Houston
Raptors de Toronto
20,6
23,5
23,4
22,8
24,8
24,3
21,2
21,6
26,1
27,3
27,8
26,9
23,2
16,4
18,9
10,3
11,9
07,1
Sélection en équipe nationale **
1996Drapeau : États-Unis États-Unis
Basketball Hall of Fame 2008
FIBA Hall of Fame 2016
* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.

Hakeem Olajuwon (né Akeem Abdul Olajuwon le à Lagos au Nigeria) est un ancien joueur de basket-ball américain ayant évolué dans le club NBA des Rockets de Houston avant de terminer sa carrière aux Raptors de Toronto.

Olajuwon est l'un des meilleurs pivots de l'histoire de la ligue, aux côtés de George Mikan, Bill Russell, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, Patrick Ewing, Dikembe Mutombo, David Robinson et Shaquille O'Neal. Sa dextérité et ses performances sur le terrain lui ont valu le surnom de Hakeem The Dream. Il avait une très bonne mobilité pour son poste de pivot et ses 2,13 mètres.

Il est notamment réputé pour ses qualités de défenseur. Avec 3 830 contres réalisés en 1 238 matches, soit une moyenne de 3,09 contres par match, Hakeem Olajuwon est le meilleur contreur de l'histoire de la NBA. En outre, il est le huitième meilleur intercepteur avec 2 162 réalisations, l'un des quatre joueurs à avoir inscrit un quadruple-double, et le joueur ayant inscrit le plus de five-by-five  avec 6 réalisations. Il est considéré comme un des meilleurs sportifs africains de l'histoire et finit sa carrière avec deux titres de champion NBA en 1994 et 1995 avec les Rockets de Houston.

Biographie

Jeunesse et formation

Hakeem Olajuwon[1] est le troisième des huit enfants d'Alhaji Salaam Olude et d'Alhaja Abike Olajuwon[2], il grandit au Nigeria, où il s'essaie tout d'abord au football, comme gardien de but[3]. Il rejoint les États-Unis et l'université de Houston[4], où il évolue aux côtés de Clyde Drexler. Il réalise l'exploit de percer en université en n'ayant commencé le basket qu'à l'âge de 17 ans tout en développant un jeu très complet et plus varié que la plupart des intérieurs de son époque : « Lorsque je suis arrivé à l’université et que je ne savais pas à quoi ressemblait un pivot. Je disais que j’étais arrière. Je ne voulais absolument pas avoir une position[5]. ». L'équipe manque de remporter le titre universitaire en 1983 et 1984 après une défaite 54-52 face aux Hoyas de Georgetown de Patrick Ewing.

Carrière

Il est sélectionné en première position de la draft 1984 par les Rockets de Houston[6],[7], deux places avant Michael Jordan. Il se convertit à la religion musulmane quelques années plus tard, en 1991, et ajoute un « H » à son prénom[8]. Il pratique alors la religion, et observe même le ramadan durant la saison régulière[9], bien que cela le diminue physiquement durant cette période, mais il est toujours le meilleur pivot en NBA.

Sa première saison avec 20,6 points et 11,9 rebonds de moyenne lui vaut de finir second au vote du meilleur rookie de l'année derrière Michael Jordan. Il est d'ailleurs le seul joueur avec Jordan à recevoir des votes. Le succès des Rockets est immédiat, associé à Ralph Sampson pour former les « tours jumelles » (Twin Towers, surnom qui sera plus tard attribué à David Robinson et Tim Duncan). Grâce à leurs « tours jumelles », les Rockets atteignent les finales 1986, après avoir notamment éliminé les Lakers de Los Angeles de Magic Johnson en finale de conférence Ouest. Dans cette série Olajuwon va tourner à plus de 30 points et de 11 rebonds de moyenne. Malheureusement, ils perdent la finale face aux Celtics de Boston de Larry Bird. En 1987, c'est la fin des Twin Towers, après le transfert de Sampson aux Warriors de Golden State.

À la suite du transfert de Sampson, les Rockets s'enfoncent progressivement dans le ventre mou de la ligue, même si Olajuwon brille toujours individuellement en étant saison après saison l'un des meilleurs marqueurs, contreurs et rebondeurs de la Ligue. Le , contre Golden State, il manque de peu le quadruple-double avec 29 points, 18 rebonds, 11 contres et 9 passes[10]. Il y parvient le contre les Bucks de Milwaukee, en réalisant le troisième quadruple-double de l'histoire de la NBA avec 18 points, 16 rebonds, 10 passes décisives et 11 contres[11]. Cette même année, il est également le meilleur rebondeur et le meilleur contreur de la ligue, devenant l'un des seuls joueurs de l'histoire de la NBA à accomplir cette performance. Jusqu'en 1992, les Rockets ne passeront pas le 1er tour des playoffs malgré les très bonnes performances de Olajuwon.

Il faudra attendre la saison 1992-1993 et l'arrivée au poste d'entraîneur de Rudy Tomjanovich pour revoir les Rockets passer le premier tour des playoffs. Malheureusement, ils se feront éliminer au deuxième tour par les Supersonics de Seattle de Gary Payton. Sur l'ensemble des playoffs, Olajuwon aura tourné à 25,9 points, 14 rebonds et à 4,9 contres en moyenne.

Olajuwon réalise une très bonne saison 1994 ce qui lui permet de remporter les titres de meilleur défenseur et de meilleur joueur de la ligue (MVP), exploit uniquement réalisé dans l'histoire par Michael Jordan en 1988. Olajuwon brille par son aptitude au contre (il devient ensuite le meilleur contreur de l'histoire de la ligue, devant Kareem Abdul-Jabbar qui a été handicapé par le fait d'avoir passé ses premières années dans la ligue alors que les contres n'étaient pas comptabilisés). Sa dextérité offensive le place parmi les meilleurs marqueurs de la ligue, grâce notamment à son Dream Shake, une feinte sous les panneaux pour créer son tir afin d'éviter les contres des défenseurs adverses.

Les Rockets de Houston ont retiré son maillot au no 34.

Il remporte le titre NBA en 1994 par 4 à 3 face aux Knicks de New York[12], prenant sa revanche sur son grand rival Patrick Ewing qu'il étouffe littéralement durant la série. Menés 3 à 2 par les Knicks, Olajuwon bloque le tir à trois points de John Starks à la dernière seconde du match 6 qui aurait pu donner la victoire à New-York, avant de remporter le titre lors d'un septième match décisif. En 1995 face à un jeune pivot dominant en devenir, Shaquille O'Neal[13], les Rockets réussissent le back to back profitant de la première retraite de Jordan. Dans cette série, il inscrit trente points ou plus lors de chacune des rencontres disputées devenant au passage le cinquième joueur de l'histoire de la NBA à réaliser une telle performance. Il est à chaque fois nommé meilleur joueur des finales devenant après Jordan le deuxième joueur de l'histoire à remporter cette distinction deux années consécutives. Il est le principal acteur des deux titres NBA des Rockets de Houston[14].

Sur le déclin et diminué par les blessures à partir de la saison 1997–98 (où pour la première fois de sa carrière il marque moins de 20 points par match), Olajuwon est finalement transféré durant l'intersaison 2001 aux Raptors de Toronto contre un second choix de Draft de la NBA. Il y joue une saison avant de prendre sa retraite en 2002[15].

Il reste très certainement le meilleur joueur à avoir évolué aux Rockets de Houston, avec douze participations au NBA All-Star Game.

Olajuwon s’est toujours considéré comme un arrière dans un corps de pivot. Contrairement au pivot type de son époque, il aime jouer face au panier, partir en dribble ou shooter à 4 ou 5 mètres et prend même près de 150 tirs à trois points en carrière[5]. Il juge que le small ball[16] qui domine le jeu dans les années 2015, avec notamment les sacres de Warriors de Golden State, ne réduit pas aux performances des arrières comme Stephen Curry et Klay Thompson : « Le small ball a transformé des arrières traditionnels en star, mais dans mon esprit, la chose la plus importante, c’est que le small ball a libéré les intérieurs de leurs tâches habituelles. Ils ne sont plus confinés dans la raquette (...) Le small ball ne va pas éliminer les intérieurs, mais il va faire disparaître nos vieilles idées sur les postes de jeu (...) Regardez des gars comme Draymond Green et LaMarcus Aldridge lors des derniers playoffs. Je trouve ça effrayant la manière avec laquelle ils peuvent jouer simultanément comme des arrières et des intérieurs[5]. »

Prix et distinctions

Vie privée

Le , il épouse Dalia Asafi, le couple donne naissance à deux filles Rahmah et Aisha Olajuwon.

Il a également une fille Abisola Olajuwon, née de son union avec sa compagne Lita Spencer, alors qu'il était étudiant[20] et à qui il avait promis le mariage[21]. À la suite d'un procès, Hakeem a été condamné à verser une pension alimentaire mensuelle de 1500$ à Lita Spencer pour assurer l'éducation de leur fille. Abi Olajuwon est devenue une joueuse de basket-ball ayant joué en WNBA[22].

Bien que sa base d'opérations soit toujours Houston, Olajuwon passe la plupart de l'année, vit avec sa femme et ses enfants à Amman, en Jordanie[23]. Mais au cours de ses séjours d'été annuel au Texas, la porte de la salle du gymnase est généralement ouverte à ceux qui sont disposés à apprendre comme Kobe Bryant, Yao Ming, Emeka Okafor, Hasheem Thabeet, Dwight Howard, LeBron James ou encore Amar'e Stoudemire qui ont récemment eu droit aux cours du "Dream".

Palmarès

Records en match

Type de statistique Saison régulière Playoffs
Record Adversaire Date Record Adversaire Date
Points 52 Nuggets de Denver 49 @ Supersonics de Seattle
Paniers marqués 24 Nuggets de Denver 20 @ Jazz de l'Utah
Paniers tentés 40 Nuggets de Denver 34 Suns de Phoenix
Paniers à 3 points réussis 1 25 fois 1 4 fois
Paniers à 3 points tentés 2 9 fois 2 Trail Blazers de Portland
Lancers francs réussis 17 Jazz de l'Utah 18 Clippers de Los Angeles
Lancers francs tentés 20 Magic d'Orlando 20 3 fois
Rebonds offensifs 15 @ Knicks de New York 11 @ Supersonics de Seattle
Rebonds défensifs 22 @ Pistons de Detroit 19 @ Mavericks de Dallas
Rebonds totaux 25 5 fois 26 @ Mavericks de Dallas
Passes décisives 12 @ Warriors de Golden State 10 Suns de Phoenix
Interceptions 8 3 fois 6 Nuggets de Denver
Contres 12 Supersonics de Seattle

Jazz de l'Utah

10 @ Lakers de Los Angeles
Balles perdues 11 Nuggets de Denver 8 @ Knicks de New York
Minutes jouées 53 Supersonics de Seattle 53 @ Supersonics de Seattle

Double-double : 875 (dont 100 en playoffs)

Triple-double : 15 (dont 1 en playoffs)

Quadruple-double : 1

Palmarès universitaire

Palmarès en sélection

Palmarès en NBA

Distinctions personnelles

Notes et références

  1. (en) « Hakeem Olajuwon | Biography, Stats, & Facts », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 22 janvier 2020)
  2. (en-US) « Hakeem Olajuwon | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 22 janvier 2020)
  3. (en-US) « Who is Hakeem Olajuwon? Everything You Need to Know », sur www.thefamouspeople.com (consulté le 22 janvier 2020)
  4. (en-US) « Legends profile: Hakeem Olajuwon », sur NBA.com (consulté le 22 janvier 2020)
  5. a b et c Fabrice Auclert, « Hakeem Olajuwon : « Le small ball va éliminer nos vieilles idées sur les postes de jeu » », basketusa.com, (consulté le 23 septembre 2017)
  6. (en-US) Richard Hoffer, « H as in hot », sur Vault (consulté le 22 janvier 2020)
  7. (en-US) Alexander Klein, « Hakeem Olajuwon (1963-- ) • », sur Black Past, (consulté le 22 janvier 2020)
  8. « NBA - Hakeem Olajuwon en 10 anecdotes », sur Parlons Basket, (consulté le 22 janvier 2020)
  9. (en-US) « Hakeem Olajuwon A Ramadan Interview », sur www.beliefnet.com (consulté le 22 janvier 2020)
  10. Arnaud Gelb, « Le quadruple double, le plus impressionnant des exploits individuels », sur Basket USA, (consulté le 5 mars 2016)
  11. (en) HOU/MIL Box Score (1990-03-29)
  12. (en-US) Harvey Araton, « ON PRO BASKETBALL; Feet of Dancer, Touch of Surgeon, and a Shot, Too », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 22 janvier 2020)
  13. (en-US) « PRO BASKETBALL; O'Neal-Olajuwon: Eat Heartily », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 22 janvier 2020)
  14. (en-US) John Reimold, « Hakeem Olajuwon Remembered: The Best Center of All Time », sur Bleacher Report (consulté le 22 janvier 2020)
  15. (en-US) « Hakeem Olajuwon - Biography and Facts », sur FAMOUS AFRICAN AMERICANS (consulté le 22 janvier 2020)
  16. (en-US) « Why Small Ball Won't Kill the Big Man | By Hakeem Olajuwon », sur The Players' Tribune (consulté le 22 janvier 2020)
  17. (en) « NCAA College Basketball Final Four Most Outstanding Player Winners », sur Basketball-Reference.com (consulté le 22 janvier 2020)
  18. (en) « FIBA.basketball », sur FIBA.basketball (consulté le 22 janvier 2020)
  19. (en) « The Naismith Memorial Basketball Hall of Fame :: Hakeem Olajuwon », sur www.hoophall.com (consulté le 22 janvier 2020)
  20. (en-US) « Akeem 'the Dream' Olajuwon Is Nothing but a Nightmare to His College Basketball Foes », sur PEOPLE.com (consulté le 22 janvier 2020)
  21. (en-US) Deseret News, « OLAJUWON SUED FOR BREACH OF PROMISE », sur Deseret News, (consulté le 22 janvier 2020)
  22. (en-US) « Abi Olajuwon Named EMU Women's Basketball Assistant Coach », sur Eastern Michigan University Athletics (consulté le 22 janvier 2020)
  23. (en-US) Kate Murphy, « A Slam-Dunk in Houston Real Estate », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 22 janvier 2020)
  24. (en) Cheryl Coward, « Australian basketball legend and former WNBA star Michele Timms inducted into FIBA Hall of Fame », hoopfeed.com, (consulté le 15 septembre 2016)

Articles connexes

Liens externes