Haguenau

Haguenau
Haguenau
De haut en bas, de gauche à droite :
Tour des Pêcheurs - Halle aux houblons -
Musée historique - Église Saint-Georges -
Maison de la Chancellerie.
Blason de Haguenau
Blason
Haguenau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
(sous-préfecture)
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Haguenau
(siège)
Maire
Mandat
Claude Sturni (DVD)
2020-2026
Code postal 67500
Code commune 67180
Démographie
Gentilé Haguenovien(ne)s
Population
municipale
34 504 hab. (2017 en augmentation de 0,28 % par rapport à 2012)
Densité 189 hab./km2
Population
aire urbaine
65 236 hab. (2017[1])
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 02″ nord, 7° 47′ 19″ est
Altitude 159 m
Min. 115 m
Max. 203 m
Superficie 182,59 km2
Élections
Départementales Canton de Haguenau
(bureau centralisateur)
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-haguenau.fr

Haguenau ((ʔ)agəno Écouter), prononcé Hawenau en dialecte alsacien (peut changer selon le dialecte utilisé ; des Strasbourg et plus au sud on prononce Höjönöj), est une commune française du département du Bas-Rhin. Sous-préfecture de département, elle fait partie de la région administrative Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

C’est la deuxième ville du Bas-Rhin et la quatrième d'Alsace avec une population d'environ 35 000 habitants tandis que son unité urbaine en compte 120 000[2]. La commune de Haguenau a la particularité d’avoir une très vaste superficie (18 259 hectares, soit la plus vaste d’Alsace). Ce territoire comprend notamment une importante forêt[3], qui marque une réelle coupure au sein de la plaine d'Alsace. La ville est située dans une vaste clairière au sud de ce massif forestier.

Le nom d'origine « Hagenau » est la description du paysage qu'on trouve encore entre Soufflenheim et Haguenau : en effet, un 'Haag' en allemand est un petit bois ; une 'Aue' est un paysage de prés proche d'une rivière.

Haguenau a eu plusieurs distinctions pour ses initiatives :

Géographie

Le Gros chêne et la chapelle, dans la Forêt sainte.

Localisation

Haguenau est située à 140 m d'altitude à vingt-huit kilomètres au nord de Strasbourg. Elle fait partie du pays d'Alsace du Nord.

Géologie et relief

Avec 18 259 hectares, elle possède le territoire le plus vaste d'Alsace. Il comprend la vaste forêt de Haguenau, forêt de 13 800 hectares intégrée dans un massif forestier de 20 000 hectares[3]. Elle marque une réelle césure entre le sud et l'extrême nord de la plaine d'Alsace. De ce fait, la partie alsacienne située au nord de cette forêt est nommée l’Outre-Forêt par les Alsaciens. La forêt de Haguenau joue un rôle important, car elle assure en revanche la transition entre les Vosges du Nord et le Petit Ried. C'est une zone de passage pour la faune.

Haguenau est située dans une clairière au sud de cette forêt.

Hydrographie et les eaux souterraines

La commune est baignée par la Moder.

Masse d'eau souterraine[10] : Pliocène de Haguenau et nappe d’Alsace[11].

La ville dispose de 2 stations d'épuration de la ville[12].

Communes limitrophes

Avec 25 communes limitrophes, Haguenau fait partie des communes les plus entourées de France en nombre de communes limitrophes.

Climat

Le climat de Haguenau est dit tempéré chaud. Des précipitations importantes sont enregistrées toute l'année à Haguenau, y compris lors des mois les plus secs. La classification de Köppen-Geiger est de type Cfb. Haguenau affiche 10.0 °C de température en moyenne sur toute l'année. Chaque année, les précipitations sont en moyenne de 658 mm.

Tableau climatique de Haguenau
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,8 −1 1,4 4,6 8,3 11,7 13,4 13 10,1 6,2 2,2 −0,4 5,6
Température moyenne (°C) 0,8 2,3 5,9 9,7 13,7 17 19 18,5 15,4 10,4 5,2 2,1 10
Température maximale moyenne (°C) 3,5 5,7 10,4 14,8 19,1 22,4 24,6 24 20,8 14,7 8,3 4,7 14,4
Précipitations (mm) 42 41 40 49 69 77 63 71 57 47 54 48 658


La durée du jour varie entre 16 heures et 10 minutes (au solstice d'été [13]) et 8 heures et 15 minutes (au solstice d'hiver [14]). Au sens astronomique du terme, il n'y a pas de nuit noire pendant 2 semaines environ, pendant le mois de juin, le Soleil ne descendant pas en dessous de 18° sous l'horizon, il y règne alors un crépuscule astronomique.

Toponymie

Hagenau ou Haguenau : Au désigne un paysage de prés près d'une rivière qui est cultivé, qui n'est pas une « prairie humide » et qui est rarement inondé par l'extension de la rivière (voir La Wantzenau#Toponymie pour plus d'explications sur le suffixe -au). Haag désigne dans les dialectes franciques et alémaniques un bois comme celui près de Haguenau, même mot que l'allemand standard Hag qui peut avoir ce sens régionalement.

À noter que l'orthographe initiale était Hagenau (orthographe toujours actuelle en allemand), la lettre U ayant été intercalée pour éviter la prononciation « ajenau » en français avec [ʒ] en place du [g] étymologique.

Histoire

Mithra Mider accompagné d'un taureau (IIIe siècle) trouvé dans la forêt de Haguenau, Musée archéologique de Strasbourg.

Antiquité

Il n'y a pas eu de présence romaine sur le site de Haguenau qui était à l'époque une vaste forêt. Une ville, chef-lieu des Celtes de la tribu des Triboques. était installée à Brumath appelé Brocomagus. Des camps romains sont installés en - 15 pour sécuriser le Rhin en Alsace du Nord à Strasbourg appelé Argentoratum, Drusenheim (Castellum Drusi), Seltz ou Saletio, voir l'Histoire de Seltz, et Lauterbourg (Concordia)[15]. Au IIe siècle après J.-C., le panthéon traditionnel romain est remis en cause par les cultes à mystères séduisant légionnaires, artisans et esclaves. C'est à ce contexte que renvoie la découverte d'une sculpture bas relief du dieu Mithra a été retrouvée dans la forêt près de Haguenau, avec l'inscription suivante : "Deo Medru Matutina Cobnerta que l'on peut traduire par : "au dieu Mithra Matutina Cobnerta". (La lettre R du mot Medru est renfermée dans le D). Le dieu coiffé d'un bonnet de forme particulière, tient dans la main gauche une pique, sa main droite repose entre les cornes d'un taureau qui se trouve à côté de lui alors que d'habitude Mithra est représenté au moment où il tire le taureau[16],[17]. S'agit-il de Mars, dieu romain de la guerre, qu'on voit rarement avec un taureau, de Mithra, culte oriental ou Medru, un dieu celte local ou tout simplement d'un syncrétisme religieux mélangeant les trois, les spécialistes sont divisés sur la question.

Moyen Âge

Haguenau au temps des Hohenstaufen

Comparution de Richard Cœur de Lion devant l'empereur Henri VI à Haguenau en 1193, vitrail de Léo Schnug, au Musée historique de Haguenau.
Stèle rappelant l'emplacement de la Burg (château) des Hohenstaufen (jardin de la maison de retraite).

Le château fut fondé vers 1115 par Frédéric II de Souabe, dit Frédéric le Borgne sur une île de la Moder pour protéger les possessions de son suzerain, l'empereur Henri V du Saint-Empire. Selon la légende, il aurait découvert le lieu au milieu de la forêt en chassant. Il autorise alors son vassal à fonder une ville sur la rive droite de la Moder qui porte le nom de "Hagenau". Une église est construite à partir de 1143, l'église Saint-Georges de Haguenau.

Le 28e groupe géographique, basé à Haguenau, a reconstitué en 2015 en 3 D le château comme il l'était au temps des Hohenstaufen. [vidéo] Ville de Haguenau, Modélisation 3D du Château Impérial de Haguenau sur YouTube

En 1164, son fils Frédéric Ier de Hohenstaufen, dit Frédéric Barberousse, empereur du Saint-Empire romain germanique, rédigea la charte de la ville de « Hagenau »[18], qui octroyait à la cité qui s'était développée autour du château des droits et des privilèges[18], et fit du château une des résidences impériales de la dynastie des Hohenstaufen[19] (il existe aujourd’hui encore une place portant son nom et une stèle marque l'emplacement de la résidence).

En 1189, il part de Haguenau pour la Troisième croisade non sans avoir auparavant fondé un hospice confié à l'ordre des prémontrés pour accueillir les pèlerins à l'église Saint-Nicolas de Haguenau. Il se noie en passant à gué une rivière d'Asie Mineure. Ses successeurs Henri VI du Saint-Empire et Frédéric II (empereur des Romains) firent de nombreux séjours dans le château. Selon l'historien allemand Ernst Kantorowicz, « Frédéric II aimait à séjourner en Alsace et sur le Rhin, à Worms et à Spire […] Mais de tous les palais allemands, Frédéric II préféra celui de Haguenau, où les vastes forêts convenaient sans doute à sa passion de la chasse et la riche collection d'écrits d'antiques à sa soif de savoir[20]. ». Ville d’Empire, elle profite du grand interrègne (1250-1273) pour obtenir de l'empereur de plus en plus de droits[21]. Elle devient, en 1354, la capitale d'une ligue urbaine réunissant les dix villes impériales d'Alsace : la Décapole [22],[23].

En 1193, Richard Cœur-de-Lion fut jugé devant le tribunal impérial présidé par Henri VI du Saint-Empire[24] (qui fait 13 séjours à Haguenau[25]) pour avoir abandonné le combat de la Troisième croisade. Le roi anglais fut libéré contre une rançon de 24 millions de deniers d’argent (l’équivalent d’un 36 tonnes rempli d’argent). Après la disparition de la dynastie des Hohenstaufen, la résidence fut délaissée.

Tour des Chevaliers à Haguenau de la deuxième enceinte (1230).

Durant le grand interrègne (1250-1273), les bourgeois de la ville obtiennent de nombreux droits. Petit à petit, ils se gouvernent eux-mêmes et obtiennent la moitié de la propriété de la forêt. C'est l'origine du statut juridique de la forêt actuelle : l'indivision.

En 1268[26],[27],[28], deux cloches sont installées à l'église Saint-Georges de Haguenau, il s'agit des deux plus anciennes cloches "datées et signées" d'Europe qui sont toujours en activité.

Haguenau au temps des Habsbourg

Rodolphe Ier de Habsbourg à partir de 1273 veut récupérer les biens impériaux de l'ancienne famille des Hohenstaufen qui suscitent la convoitises des seigneurs et de l'évêque de Strasbourg. L'empereur Rodolphe fait de la ville la capitale du grand-bailliage regroupant 45 villages et 10 villes impériales. Il fait plusieurs séjours à Haguenau de 1273 à 1283[29].

Le grand-bailli (Landvogt) est le représentant de l'empereur : il perçoit l'impôt et lève l'armée tout en assurant la protection des territoires[30]. L'administration se loge dans un ensemble de bâtiments à côté de l'ancienne résidence impériale. Seule subsiste la chapelle impériale où les Staufen mettaient en sûreté les insignes impériaux et les grandes reliques lorsqu'ils résidaient au château.

La capitale de la Décapole

En 1354, son rang de chef-lieu fait d'elle la capitale d'une ligue urbaine appelée la Décapole (Saint-Empire) qui réunit les dix villes impériales d'Alsace. Cette association avait pour but de défendre les droits des villes face aux grands seigneurs à qui l'empereur, toujours en manque d'argent, était obligé de mettre les villes en gage.

Haguenau est une ville de 5 000 habitants et fait 81 ha. En 1328, le prévôt impérial Ottelin Truttmann donne à la ville une maison sur la place d'Armes pour y soigner les malades ; ce sera le lieu du futur hôpital de la ville[31]. La ville construit une deuxième muraille achevée en 1330. C'est une ville importante comme le montrent l'organisation des deux foires annuelles, l'une au printemps, l'autre à l'automne d'une durée de quinze jours et le fait que depuis le XIIIe siècle, elle bat sa propre monnaie. La ville est gouvernée par douze échevins issus des familles de marchands et de nobles qui se cooptent. Une bourgeoisie des métiers émerge et demande de pouvoir participer à la gestion de la ville. Louis de Bavière accorde, en 1332, la mise en place officielle de 24 représentants élus par les corps de métiers de la ville sont mis en place. L'empereur Wenceslas décide, en 1379, que les échevins seront élus par l'ensemble du Conseil. Haguenau est dirigé par un conseil composé de 36 membres, 12 échevins et 24 bourgeois qui élisent chaque année 4 stettmeister qui dirigent la ville pendant un trimestre[32].

L'Ancienne Douane de Haguenau (1518).
Grenier de l'Hôpital, rue de la Filature à Haguenau.

La cité-État est prospère : elle perçoit les taxes des paysans dont les terres appartiennent aux propriétaires, aux bourgeois, à l'église Saint-Georges, à l'hôpital bourgeois ou aux monastères des environs. De vastes greniers sont construits pour entreposer les récoltes, comme le grenier de l'Hôpital, rue de la Filature ou celle de la paroisse Saint-Georges.La gestion de la forêt est une source importante de revenus. C'est un moyen d'engraisser les 2 000 à 8 000 porcs achetés à bas-prix et revendus le double du prix. En 1350, une douane est construite pour percevoir les taxes sur les marchandises vendues ou transitant par la ville[33].

Il y a la première mention, en 1420, dans les archives municipales d'une crèche sur les murs extérieurs de l'église Saint-Georges de Haguenau [34].

En 1518, une salle de la Douane est construite à côté de la Moder au rez-de-chaussée on entrepose le vin et au premier étage les tissus. Elle prélève les taxes des produits de passage et sert de lieu d'application des règlements des corporations de métiers et de bourse des produits de l'Alsace du Nord[35].

Temps modernes

Diebold Lauber, l'atelier de manuscrits les plus diffusés en Europe et les débuts de l'imprimerie à Haguenau

W. von Eschenbach, Parzival, atelier de copistes de Diebold Lauber, Universitätsbibliothek Heidelberg.
Léo Schnug, L'Atelier de Diebold Lauber, dessin (aquarelle) pour la mosaïque à l'entrée du Musée historique de Haguenau.

Haguenau avait un atelier de copie de manuscrit au fonctionnement très efficace. Diebold Lauber développe cet atelier à Haguenau de 1420 à 1467. Il s'appuie sur un atelier comprenant 4 copistes et 5 illustrateurs. C'est un des copistes les plus diffusés au XVe siècle : on conserve 56 manuscrits de lui dans les bibliothèques européennes [36]. Il diffuse des récits de chevalerie, comme le « Tristan » de Gottfried von Straßburg et le « Parzival » de Wolfram von Eschenbach, des romans, comme La Guerre de Troie de Konrad von Würzburg, des œuvres religieuses, comme la Bible en langue allemande en cinq tomes (1441-1449), des vies de saints et des encyclopédies. Depuis 2013, l'université de Leipzig, avec le soutien de l'Union européenne, a lancé un projet de numérisation des ouvrages de Diebold Lauber, le « Diebold Lauber digital », détenus dans les bibliothèques européennes[37]. À l'entrée du Musée historique de Haguenau, une céramique murale extérieure de Charles Bastian, créée à partir du carton de Leo Schnug, rappelle le souvenir de l'imprimeur Diebold Lauber. Une rue porte le nom de Diebold Lauber dans le quartier du Château Fiat.

Diebold Lauber n'a pas vu émerger l'imprimerie qui rend obsolète la copie de manuscrits, son atelier disparaît avec cette invention qui se diffuse dans toute la vallée du Rhin. Deux imprimeurs s'imposent à Haguenau. Heinrich Gran (1489-1527) et Thomas Anshelm (1470-1523).

Heinrich Gran, bourgeois de Haguenau en 1489, est actif de 1489 à 1527. Il introduit l'imprimerie à Haguenau et travaille pour les imprimeurs-libraires de Strasbourg (Johann I Knobloch), de Cologne (Franz Birckmann), d'Augsbourg (John Rynmann) et de Spire (Konrad Hist). Wilhelm Seltz dirige par la suite son imprimerie[38]. On lui doit l'impression de 213 ouvrages de 1501 à 1527, des ouvrages surtout théologiques.

Johannes Reuchlin, De accentibus, et orthographia, linguae Hebraicae, imprimé par l'atelier  de Thomas Anshelm, Haguenau, 1518.

Thomas Ansehlm, imprimeur à Pforzheim et Tübingen, était l'imprimeur du réformateur protestant Philippe Mélanchthon. Il s'installe en 1516 à Haguenau et travaille avec l'imprimeur Hans Albrecht et des graveurs comme Hans Baldung Grien et J.F. Schaeufelin. II imprime 114 ouvrages dans son atelier d'imprimerie de Haguenau de 1516 à 1522[39],[40].

Johann Setzer prend la succession de l'atelier (216 ouvrages de 1523 à 1534) et imprime des ouvrages des réformateurs protestants que sont Luther, Johan Brentius (connu également sous les noms de Jean Brentz ou Johannes Brenz) et Philippe Mélanchthon.

Entre 1550 et 1560, l'imprimerie disparaît à Haguenau, probablement en raison de la concurrence de Strasbourg ou de la fin des contrats d'édition avec les imprimeurs libraires d'autres villes[41].

Les réalisations de l'Œuvre Saint-Georges : une transition entre l'art gothique et la Renaissance

Le retable du Jugement dernier de Veit Wagner (église Saint-Georges).
Tête du Christ de Lux Kotter (Musée historique).
Diebold Martin, La Nativité (retable église Saint-Georges).

Pendant une quarantaine d'années (1490 à 1529), Haguenau connaît une période artistique flamboyante avec des artistes qui vont faire de nombreuses réalisations, encore visibles à l'église Saint-Georges de Haguenau ou au Musée historique de Haguenau. Ces artistes haguenoviens vont avoir une influence jusqu'à Strasbourg et Colmar.

L'Œuvre Saint-Georges est riche en raison des donations des Hohenstaufen, des testaments de personnes sans descendance, des rentes des immeubles, des redevances des terres et de la dîme. La gestion des biens est confiée pendant deux cents ans (1354 à 1535) à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem relevant de la commanderie de Dorlisheim, d'où le nom de la rue des Johannites[42].

L'Œuvre Saint-Georges est chargée d'assurer le financement et l'agrandissement de l'église Saint-Georges de Haguenau. À partir de 1490, elle commande pour l'église des sculptures et des meubles liturgiques aux artisans de la ville pour les chapelles Saint-Jacques (1496) et Saint-Jean-Baptiste (1517-1519). Elle fait appel au sculpteur Lux Kotter pour ériger le calvaire du cimetière Saint-Georges (1477 détruit à la Révolution) et à Veit Wagner (1420-1517) pour réaliser le buffet d'orgue en 1492, la chaire de l'église (un saint Georges tuant un dragon) et le retable du Jugement dernier (les peintures sont de Diebold Martin, auteur des fresques de la chapelle des Annonciades[43]). Ces deux artistes travailleront ensuite pour la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg Veit Wagner sculpte Le Mont des Oliviers (cathédrale de Strasbourg) du transept Nord (1498) et réalise la chaire avec Hans Hammer et Nicolas de Haguenau de la cathédrale de Strasbourg (1485). À Colmar, Nicolas de Haguenau réalise la partie centrale des sculptures du retable d'Issenheim (en 1500-1505), dont les peintures des volets et des panneaux centraux sont de Matthias Grünewald.

L'architecte Fritz Hammer construit la sacristie de l'église, la custode du chœur (1523) et le grenier de la paroisse Saint-Georges, visible au 10, rue du Grenier (1527-1529, restauré en 1683, à la suite d'un incendie)[44].

À la même période, entre 1513 et 1520, Le peintre Hans Baldung Grien réalise, à Strasbourg ou à Fribourg, un retable pour l'église du couvent de franciscains à Haguenau ou à l'église du prieuré de guillelmites à Marienthal. Ce retable est au Musée historique de Francfort[45].

La Réforme protestante

Ouvrage du réformateur Michel Servet sur « les Erreurs de la Trinité », imprimé à Haguenau en 1531.

De 1530 à 1550, la communauté protestante gagne en importance à Haguenau. Soutenu par le chef de l'Église protestante strasbourgeoise Martin Bucer, le prédicateur Wolfgang Capiton ou Capito (une rue et le foyer protestant portent son nom), originaire de Haguenau, introduit la Réforme protestante à Haguenau en 1525 où il prêche à l'église Saint-Georges à la demande de quelques bourgeois. Jean Calvin et Michel Servet séjournent à Haguenau en 1530-1532, Servet y fait imprimer son traité de la Trinité qui lui vaudra une condamnation à mort à Genève à la demande Calvin. En , en raison de la peste qui sévit à Spire, la ville de Haguenau est choisie pour un Colloque religieux d'Haguenau destiné à mettre en place un dialogue entre les catholiques et les protestants qui échoue sur les questions de dogme lié à l'eucharistie et à la confession. Parmi les participants, on trouve Pierre de Ronsard, âgé de 16 ans, qui aurait appris l'allemand à l'occasion de son séjour dans la ville[46].

En 1565, un prédicateur Jacques Andréa prêche au couvent des Franciscains vide[47], une paroisse protestante est officiellement créée. Les magistrats de la ville protestants favorisent la diffusion de la réforme luthérienne à Haguenau de 1566 à 1585.

Le musicien Joachim Böddecker, originaire de Goslar, s'occupe de la musique liturgique à Haguenau. Son fils Philipp Friedrich Böddecker, futur maître de chapelle de la cathédrale de Strasbourg (1648-1652) de culte luthérien et rival de Samuel Capricornus, naît en 1607 et vit dans la ville jusqu'en 1618 où sa famille s'installe à Stuttgart[48].

Pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648), la ville subit le siège et les pillages des troupes protestantes de Ernst von Mansfeld de 1621 à 1622 qui mettent un coup d'arrêt à l'influence protestante à Haguenau. La ville est aussi assiégée par les troupes catholiques du chef militaire et évêque de Strasbourg, l'archiduc Léopold V de Habsbourg. En 1624, les pasteurs et les maîtres d'école protestants ne sont plus payés[49].

Le trésor de Preuschdorf, conservé au Musée historique, révélateur de la crise du XVIIe siècle

Pièce de monnaie de Haguenau trouvée dans le trésor de Preuschdorf (Musée historique de Haguenau)

Le Musée historique de Haguenau[50] a inauguré, en , une salle sur le XVIIe siècle où trône le trésor de Preuschdorf découvert en . Ce trésor enterré dans un pot de terre cuite en 1610 est composé de 7 270 monnaies d'alliage d'argent et de cuivre. 80 % des monnaies ont été identifiées, elle proviennent de 64 autorités monétaires situées dans la région de Haguenau, c'est-à-dire de Strasbourg, le Palatinat du Rhin et du Hanau, ainsi que Saint-Empire, la plus éloignée provient de Wschowa en Pologne. Le plus grand nombre de pièces datables provient des années 1560-1589. La plus ancienne serait de 1610, date de l'enfouissement du trésor. L'Alsace, région commerçante n'avait donc pas assez de monnaie et recourait aux monnaies d'autres villes. Haguenau frappait sa propre monnaie sous la forme d'une rose entourée d'un cercle de points. Le cœur de la rose est quadrillé. On trouve également une monnaie de Haguenau avec une rose dans un écusson. 36 fausses monnaies ont été identifiées composées de cuivre ou du laiton recouvert d'argent. Le trésor révèle le mauvais état de l'économie alsacienne marqué par la faillite de nombreuses banques. Les monnaies étrangères de mauvaise qualité ou de monnaies refondues avec un poids moins important que la valeur signalée envahissent les campagnes et les villes[51].

Les jésuites et la contre-réforme catholique

Depuis 1567, les jésuites de Molsheim viennent prêcher régulièrement à Haguenau. En 1604, ils administrent l'église Saint-Georges de Haguenau. Ils réinstaurent les processions de la Fête-Dieu en 1606 et le pèlerinage à la basilique Notre-Dame de Marienthal à 5 km de la ville. Ils prennent en charge l'instruction des enfants de la bourgeoisie et fondent un collège Jésuite à l'emplacement de la Burg (actuelle maison de retraite du centre-ville) en 1730. Par leurs méthodes, ils arrêtent la progression du luthéranisme à Haguenau. Sous Louis XV, les jésuites sont suspectés de n'être fidèle qu'au pape, à la suite de la suppression de la Compagnie de Jésus en 1763, les biens des jésuites sont inventoriés et en 1766, le collège jésuite de Haguenau est dissous et les bâtiments servent de caserne de cavalerie[52].

Ville impériale ou ville royale ?

Porte de Wissembourg datant de 1574 ayant survécu aux nombreux sièges et destructions des XVIIe et XVIIe siècles.

Assiégée par les troupes impériales en 1636, la ville est ravitaillée par le régiment de Rambures et les troupes du cardinal de La Valette et le siège fut levé[53]
Haguenau perd, selon l'interprétation qui est faite par les Français du très ambigu Traité de Münster, son statut de ville impériale en 1648. Or, avec les villes de la Décapole, Haguenau ne l'entend pas de cette oreille, dans la mesure où ce traité garantit également aux villes leur immédiateté d'Empire. Haguenau veut résister et rester une ville impériale indépendante. Dans le contexte de la Guerre de Hollande (1672-1678), un nouveau traité en 1676 donne définitivement la souveraineté au roi de France.

Pour empêcher les Impériaux de prendre l'Alsace, les troupes françaises mènent une politique de la terre brûlée appliquée dans toute la vallée du Rhin, comme le montre le ravage du Palatinat avec l'incendie de nombreuses villes, comme Heidelberg ou Landau. Louis XIV donne l'ordre de brûler Haguenau en 1677. La ville est brûlée une première fois, le 10 février 1677, par les soldats du maréchal de François de Créquy, puis une deux fois, le , par les troupes du général Montclar, il ne reste qu'une trentaine de maisons et quelques églises. La population réduite à quelques centaines de personnes est chassée avec interdiction de revenir. La population n'est autorisée à revenir dans la ville qu'en .

Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), architecte militaire de Louis XIV, décide de faire protéger l'Alsace du Nord des Impériaux en construisant deux forts, Landau et Fort-Louis. En 1687, la Burg (le château impérial) de Haguenau est détruite et les pierres servent à construire Fort-Louis[54]. Des places secondaires complètent le dispositif de Vauban comme le château de Lichtenberg (Alsace) et Haguenau[55]. Les murailles de la ville sont donc réparées et des demi-lunes sont construites. Un chemin couvert est aménagé. Pourtant, malgré les fortifications, les Impériaux s'emparent de la ville en 1705, mais un an après les Français reprennent la ville[56]. Jusqu'en 1715, Haguenau ne connaît que la guerre.

Les transformations de la ville au XVIIIe siècle

En 2019, le Musée historique de Haguenau a inauguré la nouvelle salle consacrée à l'histoire architecturale, industrielle, sociale et politique de la ville au XVIIIe siècle.

L'Hôtel de ville : de la chancellerie à l'hôtel du prêteur royal[57]
Ancienne chancellerie devenue le Musée alsacien de Haguenau.

Le Conseil de 36 membres s'occupe de fournir du travail aux artisans et de surveiller leur travail, de crédit et de banque, et de battre monnaie. Les activités nécessitent de recruter des employés administratifs et de construire une nouvelle chancellerie municipale qui se trouvait, dans une rue de traverse entre la rue Georges-Clemenceau et la rue du Bouc, elle fut transférée dans l'immeuble "Au loup". Malgré cela, on se retrouva à l'étroit, si bien que le Magistrat décida d'acquérir la maison voisine du "Panthier" dite "zum Bracken" afin, de pouvoir agrandir dans cette direction. Le corps du bâtiment daterait de 1330-1340. Au milieu du XVe siècle, l'Hôtel de ville dut subir un premier agrandissement par l'incorporation de la maison voisine[58].

La ville avait atteint l'apogée de sa prospérité, lorsque le Magistrat décida de transformer l'ensemble immobilier de fond en comble entre 1540 et 1544,et de décorer la façade dans le style de la Renaissance : de nouveaux travaux sont menés en 1641 et seraient dus à Frédéric Hammer tailleur de pierre ; les différents éléments d'architecture conservés au Musée historique proviendraient de l'hôtel de ville (porte datée de 1541, colonne galbée datée 1541[59], fenêtres avec médaillons à l'antique, autoportrait de Hammer de 1542 et marches de l'escalier ornées de motifs de ferrures postérieurs à 1560)[60].

L'hôtel de ville garda le nom "zum Engel" jusqu'à la fin du XVIe siècle faisant allusion aux démêlés religieux de cette époque, selon la chronique des franciscains. C'est là qu'on délibéra pendant 400 ans de la destinée de la ville, avec parfois des débats tumultueux. À l'occasion de mariages de notables ou d'autres festivités, on y organisait des bals, pour lesquels il fallait solliciter une autorisation spéciale.

Ancien hôtel du prêteur royal devenu Hôtel de ville jusqu'en 1955

Lors de l'incendie de la ville en 1677, l'intérieur de l'hôtel de ville brûla entièrement. Entre 1677 et 1681, on le remit en état et on l'utilisa à nouveau. Mais bientôt on décela de tels dégâts, qu'on pensait au milieu du XVIIIe siècle, à une nouvelle construction. Finalement, la vénérable construction, ne fut démolie pour vétusté qu'en 1784 avec pour consignes de conserver les éléments d'architecture les plus intéressants, alors que l'aile droite fit conservée et passa entre les mains privées. Cet immeuble était au début réuni avec la chancellerie, puis passa plus tard entre des mains privées et fut racheté à la fin du XVIIe siècle par la ville pour des usages communaux et comme logement pour "Unterwachtmeister". En 1791 la maison fut vendue aux enchères et acquise par le "Stadtprokurator". En 1802, l'hôtel de ville s'installe dans l'ancien hôtel du prêteur royal[61] construit par Jean Philippe Antoine de Cointoux (1741 à 1775) sans doute dans le troisième quart du XVIIIe siècle[62].

En 1955, l'hôtel de ville s'installe à la place du palais de justice de la place Charles-de-Gaulle et le tribunal s'installe dans l'hôtel de ville[63] avant son déménagement dans l'éco-quartier Thurot en 2015[64].

L'hôtel du Commandant de la Place
Hôtel du Commandant de la Place de Haguenau.

L’hôtel du Commandant de la Place, situé au 11, rue Georges-Clemenceau, fut construit en 1700. Il se compose à l’origine, d’un long bâtiment, dont la façade sur jardin s’interrompt d’un avant-corps central à fronton triangulaire enrichi de baies en anse de panier à mascarons. Ce balcon, situé dans la quinzième travée de la façade sur jardin, en est l’un des derniers vestiges. Il porte encore sa ferronnerie d’origine et ses consoles en forme de personnages simiesques accroupis [65].

Rénové au style rocaille (rococo) au début du XIXe siècle, il appartient à Xavier Hallez. En 1815, après la bataille de Waterloo, des conférences réunissant le duc de Wellington, le roi de Prusse et le prince de Hohenzollern sont organisées pour décider du sort de la France. Il fut transformé en hôtel accueillant des voyageurs, connu sous le nom d'hôtel de l’Europe au début du XXe siècle, où il était fréquenté par la bonne société haguenovienne, civile ou militaire[66].

L'épopée de la faïence Hannong à Haguenau

Charles-François Hannong, un Hollandais installé à Strasbourg, obtient l'autorisation d'ouvrir une manufacture de faïence à Haguenau en 1724 en raison de la présence d'argile et de forêt, exploités depuis le Moyen Âge par le village de Soufflenheim. Dix-huit personnes travaillent dans la manufacture spécialisée dans l'exportation de faïences blanches à décor bleu. En 1732, son fils cadet Balthazar dirige la manufacture de Haguenau avant de la revendre quelques années plus tard à son frère aîné Paul-Antoine Hannong en 1737. Il introduit la polychromie sur les faïences. Il trouve le secret de la fabrication de la porcelaine de Saxe, mais la Manufacture nationale de Sèvres ayant obtenu le monopole, il "délocalise" la production à Frankenthal en Rhénanie-Palatinat. Il laisse la direction de la manufacture de Haguenau à son peintre Adam-Frédéric de Loewenfinck (1714-1754) qui multiplie les décors floraux sur les faïences de Haguenau. La troisième génération, Joseph-Adam Hannong prend la direction de la manufacture de Haguenau en 1762. Il se place sous la protection du cardinal archevêque de Strasbourg, le prince Louis-Constantin de Rohan (1697-1779) et se fait prêter de l'argent pour trouver de nouveaux modèles qui sont coûteux à la fabrication. En 1775, les décors perdent en qualité. À la mort de son protecteur, il doit rembourser ses dettes, ce qui le conduit à la faillite en 1782[67].

De ce passé industriel de la faïence, il reste de nombreuses pièces qui sont exposées au Musée historique de Haguenau.


Le canal de décharge de la Moder

En 1751, le canal de décharge de la Moder est construit pour empêcher les nombreuses inondations de la rivière qui passait alors au centre la ville (jusqu'en 1949). À l'emplacement de la Douane, deux inscriptions rappellent les inondations de 1544 et 1734[68].

Deux hôpitaux pour Haguenau au XVIIIe siècle
Hôpital bourgeois et militaire, actuelle médiathèque (1788).

L'hôpital bourgeois de Haguenau ou Hôpital civil de Haguenau, actuelle résidence Saint-Martin, qui existe depuis 1328, est reconstruit en 1757 par l'architecte municipal Georges Joseph Barth (dont l'hôtel particulier est situé au no 59, Grand'rue) s'inspirant des plans de Joseph Massol, architecte de l'Hôtel de Klinglin, actuelle préfecture de Strasbourg. Une chapelle, la chapelle Saint-Martin, est intégrée au centre de l'édifice en 1759 par l'architecte Jean-Baptiste Chassain[69].

L'Hôpital militaire et bourgeois de Haguenau, actuelle médiathèque, est construit entre 1783 et 1788 à la demande d'Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, l'intendant d'Alsace. Ce bâtiment de style de Louis XVI a été réalisé par l'architecte Charpentier, directeur adjoint des Ponts et Chaussées d'Alsace et Jean-Baptiste Pertois, maître d'œuvre[70] ; la ville a financé sa construction. Il comporte des motifs néo-classiques composés de triglyphes (frises), de guirlandes et de pommes de pin sur le portail central. Les bâtiments de trois étages sont construits en grès, briques, pierres avec des briques de remplissage, avec un toit à longs pans, et croupe, recouvert d'ardoise et de tuile.

Deux prestigieux hôtels particuliers
Hôtel du Bailli Hoffmann (1770).

La culture de la garance pour réaliser la couleur rouge est pratiquée depuis le XVe siècle, mais elle connaît une expansion importante au XVIIIe siècle. Les Hoffmann développe la culture et l'industrie de la garance, ce qui leur permet de s'enrichir. Le bailli François Joseph Ignace Hoffmann (1730-1793) introduit les fours hollandais pour la transformation de la garance et construit 120 fours dans la région, à Brumath, Geiselbronn, Molsheim, Reichshoffen, Schweighouse-sur-Moder, Wasselonne, produisant 6 000 quintaux de teinture rouge par an. En 1770, le bailli Hoffmann se fait construire un hôtel particulier, l'Hôtel du bailli Hoffmann, aux no 55-57, Grand'rue. En 1779, la société Hoffmann est en déclin[71] en raison de la multiplication des investissements, du nombre d'emprunts et d'un mode de vie trop luxueux[72].

L'Hôtel Barth, situé au no 59, Grand'rue, a été construit en 1760.

Révolution française et Empire

Tête du Christ victime de l'iconoclasme révolutionnaire.

Guerre et Terreur à Haguenau

En 1789, Haguenau compte environ 4 600 habitants[73]. L'Armée de Condé, constituant une Armée des émigrés contre-révolutionnaires, commandée par Louis V Joseph de Bourbon-Condé occupe la ville en . Après la Bataille de Berstheim du et la Bataille de Wœrth-Frœschwiller (1793), Haguenau est reprise le par les troupes françaises. Lors de la première bataille, 250 militaires de l'armée de Condé décédés du choléra sont enterrés dans cinq fosses communes au cimetière juif de Haguenau[75].

L'aumônier ayant accompagné les troupes émigrées est exécuté à Strasbourg et un habitant ayant mis la cocarde blanche est dénoncé et est guillotiné à Strasbourg. Les biens de l'Église (églises, monastères, fermes, terres) sont vendus comme biens nationaux. Deux prisons sont créées dans les monastères des cordeliers et des augustins pour les suspects (familles des émigrés, soldats déserteurs, prêtres réfractaires, paysans refusant de livrer leurs récoltes à l'armée). Pendant la Terreur, les autels et la chaire de l'église Saint-Nicolas sont brûlés par les révolutionnaires. Les cloches, à l'exception de deux, ont été fondues. La fête de la déesse Raison est célébrée dans l'église Saint-Georges. Par la suite, les églises Saint-Georges et Saint-Nicolas sont transformées en temples de l'Être Suprême. En , les émigrés sont amnistiés. En 1801, grâce au Concordat, les églises sont rouvertes[76]. Un collège est installé dans les bâtiments du monastère des Annonciades (1804).

En 1810, le bâtiment principal de la sous-préfecture de Haguenau est construit. Il comporte toujours l'aigle impérial au-dessus de l'entrée[77]. L'hôpital bourgeois, actuelle résidence Saint-Martin, sert d'hôpital militaire à partir de 1812 jusqu'en 1940. 

Les conférences de paix de Haguenau (1815)

Le après l'abdication de Napoléon Ier, une délégation française est envoyée à Haguenau auprès des dirigeants de la coalition. Elle est composée de Gilbert du Motier de La Fayette, Laforest, ami de Talleyrand et ancien ambassadeur de Berlin, le comte Pontecoulant, membre de la chambre des Pairs, le général Sebastiani, Voyer d'Argenson, député de Colmar et Benjamin Constant, le secrétaire de la délégation. Ces négociations de paix sont appelées "les conférences de Haguenau".

François Ier (empereur d'Autriche) est hébergé à la Maison Weinum (la sous-préfecture), Frédéric-Guillaume III, roi de Prusse habite à la maison de Xavier Hallez (Hôtel du commandant de la place), Alexandre Ier (empereur de Russie) loge à la maison Lauer (place du Manège), le roi de Saxe Frédéric-Auguste Ier de Saxe loge au presbytère Saint-Georges et Frédéric Ier de Wurtemberg (roi) dans la Grand'rue. la délégation française annonce l'abdication de l'empereur, la fin de la guerre et demande de négocier la paix. Le représentant anglais n'étant pas là, la délégation ne peut aboutir car les coalisés refusent de négocier séparément[78].

Époque contemporaine

costumes traditionnels au Musée alsacien

Le Musée alsacien de Haguenau, créé en 1972, situé aux premier et deuxième étages de l'office du tourisme (l'ancienne chancellerie), au 1, place Joseph Thierry, retrace la vie quotidienne de Haguenau et de sa région aux XVIIIe siècle et XIXe siècle. On peut y voir de l'artisanat métallurgique (plaques, poêles de cheminées et serrurerie), de la poterie de Soufflenheim et de Betschdorf, des peintures souvent religieuses sous verre, les costumes traditionnels des hommes ou des jeunes filles catholiques et protestantes (habits, coiffes, rubans), l'habitat et le mobilier alsacien[79].

Haguenau sous la monarchie parlementaire (1815-1848)

Fontaine en l'honneur de Charles X, place d'Armes (1825).

Haguenau compte 7 000 personnes. La ville vit de la culture de la garance et du tabac, de la fabrication de l'amidon[80]. Mais en 1830-1840, la culture de la garance est en déclin, le houblon prend le relais. C'est le brasseur François-Ignace Derendinger (son nom est francisé en Rendinger) qui prend l'initiative de planter du houblon en 1802. À la suite d'une pénurie de houblon, il part en Bohême et achète 800 pousses de houblon qu'il plante autour de Haguenau. En 1837, 56 hectares sont plantés avec du houblon, on atteindra même 436 hectares[81]. Cette culture devient emblématique de la culture de la région de Haguenau en 1860 jusqu'en 1950[82]. Au XIXe siècle, la région de Haguenau emploie massivement de la main-d'œuvre étrangère à la région pour aider les cultivateurs dans leur travail (plus de 7 000 saisonniers), notamment des Bavarois et des Lorrains germanophones[83].

En novembre 1820, on assiste à la création officielle des sapeurs-pompiers de Haguenau, la fonction était remplie du Moyen Âge jusqu'au XVIIIe siècle par des corporations. Cette tradition perdure puisque les sapeurs-pompiers volontaires se recrutent dans les métiers du bâtiment.

La synagogue de Haguenau est construite no 3, rue du Grand-Rabbin-Bloch par l'architecte Léopold entre 1819 et 1821, en effet la communauté juive est très nombreuse dans la ville (autour de 700 personnes) et les deux autres lieux (une synagogue et un logement loué) sont trop petits[84].

Théâtre à l'italienne de C. Morin (1846).

En 1822, l'hôpital militaire (actuelle médiathèque) est transformé en prison de femmes[85].

En 1823, le tribunal de Wissembourg est transféré à Haguenau[86].

En 1825, la ville édifie la fontaine aux Dauphins[87] sur la place d'Armes en l'honneur de Charles X : le buste du roi était en haut de la colonne cannelée en grès rose. Avec la Révolution des Trois Glorieuses, le buste est enlevé et est remplacé par un panier de fleurs et de fruits sculpté. Quatre dauphins ornent les différentes parties de la fontaine[88].

Le maire Henri Guntz améliore l'administration municipale en créant une caisse d'épargne, une compagnie de pompiers et une garde nationale. La municipalité tente, en 1836, de centraliser l'enseignement en créant une école de garçons et une école de filles au détriment d'une organisation par paroisses, c'est un échec[89].

Sur le plan culturel, une société philharmonique est subventionnée par la Ville (1827)[90], puis une école de musique est créée en 1831 et en 1839 une bibliothèque voit le jour. Une salle de spectacles est envisagée : entre 1842 et 1846, l'architecte Charles Morin, architecte de la ville de Haguenau de 1838 à 1842, construit le Théâtre municipal de Haguenau. Il s'agit d'un théâtre à l'italienne de grès rose situé au no 2 de la place du maire Guntz. La structure métallique, témoin de la Révolution industrielle, est utilisée pour la première fois à Haguenau[91]. Cet architecte va, par la suite, restaurer le Grand Séminaire de Strasbourg[92] et édifier la basilique Notre-Dame de Marienthal de Haguenau. Haguenau compte alors 10 000 habitants.

Haguenau sous le Second empire (1852-1870)

Église paroissiale protestante (1860).

Sous la direction du maire Dominique Maurice Chompré (1853-1866), ancien colonel, la ville connaît de nombreux aménagements. Les rues de Haguenau sont dotées d'égouts, recouvertes de pavées et disposent d'un éclairage au gaz (1865). Le maire favorise la mise en place d'une gare dès 1855[93]. En 1860, une église protestante est construite pour la communauté luthérienne de 226 personnes.

Un magasin à tabac est construit en 1866, puis un an plus tard, en 1867, une halle aux houblons est construite sous la direction de l'architecte municipal Guntz[94]. En effet, la ville cherche à devenir le marché international du houblon : la halle permet d'abriter la récolte des intempéries et sert de lieu de stockage pendant les trois mois d'automne[95]. La halle et encadrée d'un bâtiment à droite servant de télégraphe et à gauche d'une aile servant au syndicat des planteurs[96].

Depuis 1837, la municipalité demandait le déclassement de l'enceinte pour donner plus d'espace à la ville et permettre une meilleure circulation. La demande est acceptée en 1867 : les murailles sont détruites (les rues du Marché-aux-Grains et du Maréchal-Foch).

La municipalité a le souci de l'instruction des jeunes filles. Entre 1865 et 1867, une école primaire de filles Saint-Nicolas et une école maternelle, rue des Roses, sont construites par l'architecte Eugène Petiti[97]. Le maire demande aux sœurs de Ribeauvillé d'ouvrir un pensionnat de jeunes filles, c'est la naissance de l'école Sainte-Philomène.

Dans le domaine culturel et des loisirs, l'école de musique fermée en 1849 ouvre à nouveau en 1863. Le chant choral a beaucoup de succès à Haguenau : "Une enquête de 1868 révélait que 12 000 habitants de Haguenau animaient plusieurs chorales paroissiales (il doit s'agir de la paroisse protestante et des paroisses catholiques Saint-Georges et Saint-Nicolas), trois sociétés de musique, dont une société philharmonique et une société de chorale mixte"[98]. Parmi ces sociétés de musique, il y a la fanfare des sapeurs-pompiers créée en 1830 et la société philharmonique (1827). Parmi ces chorales, on trouve la chorale de 1857 qui existe encore de nos jours.

"Hagenau" sous le Reichsland (1871-1918)

À la suite de la bataille de Frœschwiller-Wœrth (1870), la ville sert d'hôpital pour les blessés allemands et français du champ de bataille, les habitants doivent aussi héberger les soldats de l'armée prussienne. La salle de la Douane sert d'hôpital pour les militaires blessés où officie le célèbre chirurgien Charles-Emmanuel Sédillot, inventeur de l'anesthésie au chloroforme au lieu de l'éther diéthylique. 301 militaires blessés originaires de métropole et de l'empire colonial (Algérie : Constantine, Mostaganem, Sétif) sont enterrés dans une fosse commune au cimetière Saint-Georges. Parmi les soldats tués lors de cette bataille, on trouve Antoine Heyer, originaire de Haguenau. 15 autres Haguenoviens seront tués lors de la guerre de 1870,.

Le 7 août 1870, les troupes prussiennes entrent à Haguenau qui n'est pas défendue. La nouvelle administration allemande d'Alsace dirigée par le gouverneur militaire le comte Friedrich Alexander von Bismarck-Bohlen et le commissaire civil, Friedrich von Kühlwetter y installe son siège provisoire du 14 août 1870 jusqu’au 28 septembre 1870 pendant le siège de Strasbourg[101].

À la suite de la défaite de la guerre franco-allemande de 1870, l'Alsace a le statut de territoire impérial Alsace-Lorraine ou Reichsland Elsaß-Lothringen. Les Alsaciens doivent soit rester, soit opter pour la France et quitter l'Alsace ; à Haguenau, c'est le cas de l'architecte Georges Morin, constructeur du théâtre, qui opte pour la France et devient architecte diocésain de Fréjus et de Digne, puis architecte du département de la Gironde[102]. Le maire Joseph Thierry (1866-1870), jugé trop francophile est expulsé. Un de ses fils Joseph Thierry deviendra plusieurs fois ministre entre 1913 et 1917. Certains juifs haguenoviens marchands de houblon et francophiles, décident de quitter l'Alsace, comme la famille Eisenmann (le fils Louis Eisenmann, né à Haguenau, deviendra un historien spécialiste de l'Autriche-Hongrie), Abraham Ephraïm, Isidore Gougenheim[103]

Entré au conseil municipal en septembre 1860 puis adjoint en 1865 sous le mandat du maire Joseph Thierry, Xavier Nessel est nommé premier magistrat par décret impérial, poste qu'il occupe de 1870 à 1902.

Les principaux aménagements urbains
École Saint-Georges (1880).
École Saint-Georges (1880).

Deux écoles primaires sont construites, l'école Saint-Nicolas en style néo-classique (1875) et l'école Saint-Georges par l'architecte Jean Stoll en style néo-roman (1880). En 1878, un établissement de rééducation pour les jeunes en difficultés est créé, la « d'kolonie », il s'agit de l'actuel bâtiment des Missions africaines[104].

Les autorités allemandes font de Haguenau une importante ville de garnison. Deux vastes casernes sont construites à proximité du centre-ville. En 1895, une église protestante de garnison est érigée pour accueillir les soldats.

Halle aux Houblons (1867-1881).

En 1881,le maire Xavier Nessel fait agrandir la Halle aux houblons par l'architecte Charles Stoll qui rajoute quatre travées et un avant-corps car le marché hebdomadaire se tenant à l'extérieur, les paysans réclament l'accès au lieu. Les deux ailes servent alors de tribunal jusqu'en 1910 pour celle de droite et d'école de musique pour celle de gauche[105]. La date de 1881 est indiquée sur le portail métallique à l'arrière. Le bâtiment étant insuffisant, un deuxième bâtiment est construit en 1908, il s'agit de la salle des corporations. Le commerce du houblon s'étaut considérablement étendu en basse-Alsace, ses cultures atteignant 4 689 hectares[106] ; Haguenau rivalisait avec les grandes villes allemandes, en attestent les nombreuses voies ferrées encore visibles qui desservaient la gare de Haguenau. En 1909, la culture du houblon commence à décliner[96].

En 1886, l'alimentation en eau de Haguenau est améliorée et un château d'eau de style néo-Renaissance, situé place Schuman, est construit par Jean Stoll, dont il ne reste que les deux lions. Le Musée historique conserve une maquette du château d'eau. En 1892, une nouvelle gare est construite. La gare et le château d'eau seront détruits en 1944 par les SS pour ralentir la progression des troupes alliées.

En 1893-189, le premier étage de la salle de la Douane est restauré par l'architecte Charles Stoll. Les murs et les plafonds sont décorés par Auguste Spinner et Paul Martignon.

Les empereurs allemands feront trois visites de Haguenau, Guillaume Ier en et et Guillaume II en [107] où il se rendra en visite chez le maire Xavier Nessel rue de la mare aux canards, pour y voir sa célèbre collection d'objets préhistorique et de l'époque romaine.

Un lycée pour la ville
Gymnasium (1900), collège Foch.

Un « Humanistische Gymnasium de Hagenau » est créé, le , pour 43 élèves. Entre 1875 et 1896, 151 lycéens sont devenus bacheliers. Certains de ces élèves feront une brillante carrière, comme l'architecte Paul Bonatz (bachelier en 1896), qui réalise le lycée Louis-Pasteur de Strasbourg, quelques bâtiments de l'Hôpital civil de Strasbourg, la Gare centrale de Stuttgart, le Kunstmuseum de Bâle et l'opéra d'Ankara ou le musicologue européen Emile Schneider, spécialiste de musique de la Renaissance, professeur aux universités de Barcelone, Cologne et Amsterdam ou Johannes Stroux (bachelier en 1903), professeur de philologie et recteur de l'université de Berlin-Est, fils du professeur de mathématiques du lycée de Haguenau, Heinrich Stroux. Les lycéens étaient dans les mêmes locaux que le collège. En 1900, un nouveau bâtiment de briques orange, est construit à côté du couvent des Annonciades qui sert de collège[108].

La Poste impériale
La Poste de L. Bettcher (1902).

En 1901-1902, une nouvelle Poste est construite par l'architecte Ludwig Bettcher, architecte responsable des bâtiments postaux en Alsace-Lorraine, construit la Poste de Haguenau dans un style néo-Renaissance pour un coût de 27 500 marks. 67 employés travaillent à la Poste de Haguenau. L’ancienne Poste (la Caisse d’épargne à côté de la halle aux Houblons) ne suffisant plus pour le trafic postal : 35 800 cartes et lettres en 1880 à 1 455 000 cartes et lettres, sans compter les 18 000 télégraphes en 1900. Le télégraphe est arrivé en 1879. La Poste est décorée de grès rose des Vosges à ses angles et à chaque ouverture. Une tête de femme (symbole de Germania ?) ayant pour coiffe la Burg (le château de Haguenau) entourée de végétaux. Sur le côté, on remarque un oriel doté d’un toit en bulbe. Le balcon est décoré de végétaux et d’une tête de jeune fille avec une grande chevelure. Au-dessus, il y avait un immense aigle impérial  enlevé en 1919. L’immense tour télégraphique (le câble) et téléphonique située à l’arrière a été démantelée en 1960. Ludwig Bettcher est également l’architecte superviseur des Postes de l'hôtel des Postes de Metz[109], Mulhouse, Ribeauvillé, Saverne[110], Thionville, Wissembourg[111] et de l'hôtel des postes dans la Neustadt (Strasbourg).

Le musée et la bibliothèque
Musée historique des architectes Kuder et Müller.
La Cour de l'empereur, dessin de L. Schnug, céramique de C. Bastian et statue de F. de Barberousse d'A. Schültz.

Entre 1900-1905, le maire Xavier Nessel décide de construire le musée historique. Cet édifice de styles néo-gothique et néo-Renaissance construit par le cabinet d'architectes strasbourgeois Kuder et Müller est destiné à conserver les résultats des fouilles (le musée), ainsi que les ouvrages et les archives municipales (la bibliothèque).

Le sculpteur Charles Albert Schultz a également réalisé les deux statues du cadran solaire sur la façade de la Douane et le peintre Auguste Spinner a décoré les murs et le plafond de la salle de réception du premier étage de la Douane. De 1908 à 1910, un palais de justice (actuelle mairie, Place Charles- de-Gaulle) est construit en style néo-baroque par l'architecte strasbourgeois Wendel. Il remplace le tribunal communal qui siégeait dans l'aile droite de la halle aux Houblons.

La Révolution industrielle à Haguenau

Première voiture achetée, en 1900, par J. Grusenmeyer et vendue au maire X. Nessel (Musée historique).

Cette période est également importante pour la Révolution industrielle. André Grusenmeyer, mécanicien, répare les machines agricoles : il invente la batteuse (éjecte la paille non broyée) qu'il perfectionne (séparation du grain, de la paille et des saletés) entre 1878 et 1889 donnant naissance à la moissonneuse batteuse. Il invente la charrue-buteur et des scies. N'arrivant pas à transformer ses inventions en entreprise viable, il s'endette et quitte Uhlwiller pour Haguenau. Il vend ses inventions à l'entreprise de machines agricoles Kuhn de Saverne. Son fils aîné, Joseph Grusenmeyer, invente une scie de deux mètres de haut dans son atelier du 22 boulevard De Lattre-de-Tassigny. Il achète la première voiture en 1900 à l'usine Benz à Mannheim qu'il revend au maire X. Nessel que l'on peut voir au Musée historique. Il perfectionne les machines agricoles en leur mettant des bandes de protection amovible leur permettant de rouler sur la route (1926).

La Première Guerre mondiale à Haguenau

Monument aux morts du sculpteur E. Preiser à Haguenau.
L'écrivain Alfred Döblin, médecin militaire à Haguenau de 1917 à 1918.

Les Haguenoviens sont mobilisés dans l'armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. On trouve parmi eux les quatre frères de la famille Aveline. Aloïs sert comme matelot dans la flotte de guerre de Wilhelmshaven, Joseph dans un régiment d'artillerie chargé de protéger le port militaire de la même ville. Louis est mobilisé dans l'artillerie de la 5e armée du Kronprinz. Il est gravement blessé d'une balle à proximité du cœur lors des combats de l'Argonne lors de la bataille de Champagne. Quant à Charles, il sert dans une unité allemande en Lorraine[115].

L'écrivain Alfred Döblin, auteur de Berlin Alexanderplatz (roman) (1929), est médecin militaire dans deux hôpitaux militaires de Haguenau de 1917 à 1918[116], ces hôpitaux militaires sont situés à côté de l'aérodrome au Lazaret militaire, actuelle résidence des Platanes en direction de Kaltenhouse et au lazaret de réserve installé dans la Maison des Sourdes et Muettes de Marienthal. Proche des fronts de Lorraine et de Haute-Alsace, la ville comptait huit hôpitaux militaires, dont le Carmel de Marienthal et un bâtiment des Missions africaines a ainsi servi d'hôpital militaire[117]. C'est pendant la guerre qu'il termine d'écrire une partie de son roman Wallenstein, publié en 1920.

L'aérodrome de Haguenau, à vocation initialement militaire, est construit par des prisonniers de guerre russes, entre et , sur une centaine d'hectares entre Haguenau, Kaltenhouse et Marienthal pour protéger les usines pétrolières de Merkwiller-Pechelbronn de raids de bombardements. L'aérodrome est composé de dix hangars et de deux pistes en herbe de 1 000 mètres. En 1918, une école de pilotage « Arthur-Sasse » destinée à une centaine d'élèves est créée sur le site. De juin à , l'aviation britannique bombarde l'aérodrome de Haguenau et la ville de Haguenau (le ) causant ainsi la mort de quatre enfants[118],[119].

424 Haguenoviens sont morts pendant la Première Guerre mondiale. Neuf sont morts sous l'uniforme français[120]. Pendant la guerre de 14-18, 92 soldats français (blessés et décédés dans les hôpitaux militaires allemands de Haguenau ou décédés de la grippe espagnole en 1918-1919), 595 militaires étrangers (472 Roumains, 122 Russes et 1 Britannique), 188 soldats allemands décédés, des suites de leurs blessures à l'hôpital, ont été enterrés dans la nécropole militaire de Haguenau.

Haguenau durant la période française des années 1920 et 1930

Le retour à la France

Le 9 novembre 1918, un soviet de soldats mutins prend le pouvoir à Haguenau, comme dans d'autres villes alsaciennes. Alfred Döblin, médecin militaire à Haguenau, en fera le récit dans le premier livre Bourgeois et soldats de sa tétralogie [123]. Ce mouvement éphémère né à la suite de la vacance du pouvoir entre la disparition de l'administration allemande et avant l'arrivée de l'administration française, disparaît le . Le maire Louis Müller organise une garde civique destinée à éviter le pillage des casernes allemandes[124]. Le , la ville accueille l'entrée des troupes françaises commandées par le général Augustin Gérard : celui-ci met en avant le général Duport, commandant du 6e corps, originaire de Haguenau[125]. Une rue de Haguenau porte le nom du général Gérard en souvenir de cet événement.

Le , Raymond Poincaré, président de la République, visite Haguenau à cette occasion un album de photos de la ville lui est offert[126]. Le , Georges Clemenceau, Président du Conseil (Premier ministre) et ministre de la Guerre de 1917 à 1920, visite Haguenau avant d'aller à Wœrth et à Wissembourg. Une rue porte le nom de G. Clemenceau en souvenir de son passage[127].

Le « Rodin alsacien » Alfred Marzolff et l'embellissement de la ville
A. Marzolff, sculpteur peint par E. Schneider.

En 1918, à la demande de la municipalité, Alfred Marzolff, sculpteur considéré comme « le Rodin alsacien », réalise deux bustes du maire Xavier Nessel (décédé en 1918) et de l'archiviste et abbé Charles Hanauer (1828-1908). Les deux bustes décorent le Musée historique. Le buste en marbre de Xavier Nessel est installé dans le sous-sol à l'entrée de la salle d'archéologie. Le bas-relief de l'abbé Charles Hanauer est accroché dans la bibliothèque. En 1919, Alfred Marzolff propose comme monument aux morts La Marseillaise composé de deux soldats de 1792 brandissant un drapeau français. L'œuvre ne faisant pas l'unanimité parmi le conseil municipal, elle sera installée, en 1922, sur la place Broglie à Strasbourg[128].

En 1928, la municipalité décide de construire des bains municipaux, actuel centre social et culturel Robert-Schuman, sur la place Robert-Schuman. En effet il n'existe aucune douche pour les écoliers et les 3 000 militaires des casernes de la ville. Elle fait appel à l'architecte Gustave Oberthür qui s'inspire des Bains municipaux de Strasbourg pour réaliser les Bains de Haguenau. Gustave Oberthür a également réalisé le Magasin Moderne, appelé Magmod racheté par la suite par les Galeries Lafayette, situé derrière la fontaine de l'église Saint-Georges de Haguenau dans la Grand'rue. Alfred Marzolff est chargé de réaliser les décorations, les deux angelots sur le toit, les décors de l'entrée principales avec les pilastres et les rosettes, ainsi que les six corbeilles de fruits, les mêmes que celles qu'il a sculptées devant sa maison de Rountzenheim, dont il ne reste que deux exemplaires à l'entrée gauche du bâtiment[129].

En 1929, l’École de perfectionnement artisanal et commercial, actuel bâtiment du collège Foch, est construite par l'architecte de la ville Adolphe Dollmeyer pour accueillir les 500 élèves du premier établissement professionnel d'Alsace-Moselle créé en 1919. Alfred Marzolff est sollicité en 1931 pour construire les statues du Bûcheron et de la Cueilleuse de houblon, allégories de l'artisanat et du commerce, devant l'établissement sur la place Robert-Schuman. Ses statues ressemblent à celles qu'il avait édifiées pour le pont des Quatre-Hommes ou pont Kennedy de Strasbourg. Il puise le thème des travailleurs et du style de sculpture en s'inspirant de Constantin Meunier et Auguste Rodin[130].

En 1951, la municipalité achète le lion à sa veuve datant des années 1920 ou 1930 et qui était dans sa propriété de Rountzenheim[131].

En 2017, la Neustadt (Strasbourg) a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce sont dix œuvres d'Alfred Marzolff qui sont intégrés dans le périmètre ; à Haguenau, les œuvres du sculpteurs sont au nombre de cinq.

L'atelier de vitraux Bohl et Schneller
Vitraux de T. Bohl à l'Espace Saint-Martin.

Théophile Bohl installe, après la Grande guerre, son atelier de verre, rue de la Ferme Falk à Haguenau[132]. Il réalise des vitraux pour vingtaine d'églises et de chapelles d'Alsace et de Moselle.

À Haguenau, cet atelier réalisera les vitraux aux Bains municipaux (1927, conservés dans les réserves du musée historique)[133], de la chapelle Saint-Martin de l'hôpital civil (1924)[134], de la chapelle des Annonciades (1948)[135] en face du musée historique et les vitraux de saint Arbogast, saint François-Xavier, saint Pierre Claver et saint Louis de Gonzague de la chapelle des Missions africaines (1937)[136].

Dans la région de Haguenau, il réalise les vitraux dans des dizaines d'églises, comme les médaillons de la nef de l'église Saint-Jean-Baptiste à Saessolsheim (1924)[137], les vitraux de l'église Saint Jean-Baptiste de Hochfelden, de l'église Saint-Ulrich de Wittersheim, l'église Saint-Georges de Schnersheim, l'église Sainte-Barbe de Westhouse-Marmoutier et la chapelle Saint-Gall de Thal-Marmoutier[138]. Dans le Haut-Rhin, on lui doit de nombreux vitraux à l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Durlinsdorf, l'église Saint-Léger Manspach, les chapelles de la Litten à Aspach et de Mariabrunn. En Moselle, l'atelier verrier réalise de nombreux vitraux, comme l’archange saint Michel et sainte Catherine à Hellimer[132], deux œils-de-bœuf à Lengelsheim[139]. Théophile Bohl décède en 1942. Le maître-verrier Tristan Rulhmann en assure la gérance juste après la guerre.

Les transformations économiques et l'installation de nouvelles institutions
Ancienne Banque de France devenue Musée du Bagage.

Dans les années 1920, la culture du houblon est en recul, la halle aux Houblons est utilisée uniquement pour les marchés hebdomadaires.

En 1922, la Banque de France s'installe dans une vaste maison individuelle datant de 1840 au 5, rue Saint-Georges. En 2015, le Musée du bagage s'installe dans les locaux de l'ancienne Banque de France.

En 1930, la gendarmerie s'installe route de Marienthal sur un terrain de l'ancienne maison de redressement de jeunes[140].

De 1933 à 1940, la Maison Centrale de Haguenau accueille une prisonnière accusée de parricide Violette Nozière qui sera condamnée à mort, la peine sera transformée en travaux forcés. Le , face à l'avancée allemande, Violette Nozière est transférée à la maison d'arrêt de Rennes en Bretagne.

En 1936, un Kiosque à musique est construit en face de la gare dans le parc. La Mandolinata, orchestre de mandoline et de guitares créé en 1920[141], donne des concerts avec la chorale de 1857 et la Musique municipale de Haguenau.

Haguenau et l'empire colonial français

François Ignace Rendinger (1837-1904), fils de François-Ignace Derendinger, est général de division. Il est né à Haguenau dans la maison située en face de la sous-préfecture, au no 3, rue des Sœurs. Une plaque commémorative rappelle sa carrière militaire. Il sert en Cochinchine de 1867 à 1868. En 1870, il est officier d'état-major à l'Armée du Rhin (1870). Il est officier de Génie à Orléanville en Algérie de 1871 à 1875. Il est nommé gouverneur d'Alger de 1895 à 1898.

En 1927, la Société des missions africaines de Lyon fait du centre de rééducation un séminaire Saint-Arbogast, actuel Collège des Missions africaines, pour former les missionnaires de l'Afrique.

Haguenau pendant les années sombres (1940-1945)

Le totalitarisme nazi s'applique à Haguenau. La Gestapo s'installe au 24 rue de l'Aqueduc pour pourchasser les résistants et francophiles. La politique antisémite nazie est mise en œuvre : sur les 564 juifs de Haguenau, 120 sont déportés[143]. Les jeunes sont mobilisés de force, dès 1942, dans l'armée allemande ; on les appelle les Malgré-nous. 266 Haguenoviens ne reviendront pas des fronts russe et normand, et des camps de détention en URSS[144]. Un monument dédié aux Malgré-Nous détenus et décédés au camp de prisonniers de Tambov en URSS, le Camp 188 a été inauguré au cimetière Saint-Nicolas[145]. L'aérodrome de Haguenau est utilisé par la Luftwaffe pour protéger les villes allemandes des raids nocturnes de bombardement des Alliés.

Des actes de résistance sont organisés, comme la filière d'évasion de prisonniers de guerre évadés et de réfractaires. Cette filière connue sous le nom de « Tante Jeanne » était dirigée par le docteur Flesch et Caroline Muller. Les membres du réseau ont été arrêtés en et mis en détention au camp de Schirmeck[146].

En , les Allemands de la 256e division d'infanterie minent le parc près de la gare, détruisent la gare, l'usine à gaz, la station d'électricité, le château d'eau de la place Robert-Schuman, les ponts ferroviaires et routiers. Les soldats américains du 314e régiment d'infanterie de la 79e division de la 7e armée mènent l'offensive : quelques combats ont lieu au niveau du château Walk[147] à l'entrée de Haguenau. La ville est évacuée sans résistance le , le lendemain, les Américains s'emparent de Haguenau. Une vidéo illustrée de trois témoignages de Haguenoviens et d'images d'archives rappellent les combats de la libération de la ville : [vidéo] Ville de Haguenau, Il y a 75 ans, la Libération de Haguenau sur YouTube

Une équipe cinématographique accompagne la VIIe armée américaine et filme la libération de Haguenau : on y voit le bombardement de la Porte de Wissembourg, des combats le long du canal de décharge de la Moder, des images de la destruction de la gare, fuite de la population et l'entrée des troupes d'infanterie accompagnées de jeeps et de chars. [vidéo] Ville de Haguenau, 7Oème anniversaire de la Libération de Haguenau sur YouTube

Le , Hitler lance l'opération Nordwind. Des combats ont lieu à Haguenau, du 22 au , 5 membres des Forces françaises de l'intérieur de Haguenau sont tués, un sixième sera tué le (la stèle commémorative est au cimetière Saint-Nicolas). Le 506e régiment d'infanterie parachutiste de la 101e division aéroportée défend la ville le en établissant une ligne de défense sur la Moder. Le 1945, l'unité est remplacée par la 16e division d'infanterie. De janvier à , les Allemands bombardent Haguenau et les Américains ripostent. 7 000 civils se terrent dans la ville. Les clochers des églises Saint-Georges et Saint-Nicolas sont détruits. L'opération Undertone menée par la 1re armée française et la 7e armée américaine est une vaste offensive pour sécuriser la rive occidentale du Rhin. C'est dans ce contexte militaire que le [149], les Américains reprennent la totalité de la ville[150].

Un monument du sculpteur Albert Schultz rappelle l'endroit où les troupes américaines ont franchi le canal de décharge de la Moder. Pendant les combats, le sergent Morris E. Crain, sergent à la compagnie E du 141e régiment d'infanterie de la 36e division d'infanterie, est tué le à Haguenau. Il recevra à titre posthume pour ses actions héroïques dans les combats de Haguenau la plus haute décoration de l'armée américaine, la Medal of Honor. L'épisode 8 de la série Band of Brothers de Tom Hanks et Steven Spielberg, sorti en 2002 en France, traite des combats à Haguenau.

Pour les 75 ans de la libération de Haguenau, la Haguenovienne Germaine Kandel raconte ses souvenirs des deux libérations de Haguenau. Son témoignage est illustré d’images d’archives de l’armée américaine. [vidéo] Ville de Haguenau, La Libération de Haguenau par celles et ceux qui l'ont vécue. sur YouTube 480 maisons sont détruites dans les combats et 2 000 logements sont inutilisables. 353 soldats français et étrangers sont enterrés au cimetière Saint-Georges.

À la Libération, le camp de Haguenau est spécialisé dans l’internement de femmes soupçonnées de collaboration (voir collaboration féminine).

L'histoire récente de Haguenau

La Ville a tourné, en 2017, une vidéo aérienne montrant Haguenau et ses environs : [vidéo] Ville de Haguenau, Haguenau, vue du ciel sur YouTube

Le recouvrement de la Moder, rivière à l'origine de la fondation de la ville
Emplacement où coulait la Moder après la Tour des Pêcheurs.
L'ancien moulin.

Le maire Désiré Brumbt souhaite recouvrir la Moder de la gare jusqu'à l'ancienne Douane en raison des mauvaises odeurs provenant de l'usine de papier de Schweighouse-sur-Moder et des égouts qui se déversent directement dans la Moder rendant l'air putride en plein centre de Haguenau et à proximité de l'hôpital. De plus, le passage sur la Moder était limité à trois ponts rendant la circulation difficile au centre-ville. Mais Paris refuse de financer le projet (80 % l’État, 20 % la ville), si la rivière n'est pas totalement couverte jusqu'à la Tour des Pêcheurs (Haguenau)[152].

De la fin 1948 à , la Moder est progressivement recouverte de la gare jusqu'à la Tour des Pêcheurs (Haguenau). De cette présence de la rivière au cœur de la ville, il ne reste que le nom de la rue (rue de la Moder), le moulin[153] du cour de la Décapole et le nom du parking et de l'école (la Vieille-Île)[154].

Deux dynasties de maîtres verriers haguenoviens, les Ruhlmann et les Werlé
Vitraux du Musée historique restaurés par le maître-verrier T. Ruhlmann.

Tristan Ruhlmann (1923-1982) est un célèbre maître verrier. Arrivé en 1946 à Haguenau, il commence sa carrière à l'atelier Bohl qu'il gère. Il ouvre son propre atelier en 1948, 3, rue de la redoute dans la villa de l'aumônier protestant Heindorf (l'actuelle clinique du sommeil) jusqu'en 1964, date à laquelle il s'installe à Schweighouse-sur-Moder jusqu'en 1972.

À Haguenau, il réalise par la technique des verrières à réseaux de plomb peintes en grisaille le vitrail de la mairie de Haguenau (1955) et la chapelle de la clinique Saint-François (1966). Il utilise la technique en dalle de verre serties de ciment pour les vitraux de la chapelle de la Maison Saint-Gérard (1961, chapelle détruite en 2017, les vitraux ont été récupérés par les rédemptoristes[155]), la chapelle de l’Institution Sainte-Philomène (1961) et l'église Saint Joseph (1967, 100 m2 de dalles de verre)[156].

À l'étranger, Tristan Ruhlmann a fait les vitraux de la nouvelle cathédrale Saint-Michel de Coventry en Angleterre. De nombreux musées ont acquis ses vitraux comme le Musée d'art moderne de la ville de Paris, Bâle, Karlsruhe, Munich, Stockholm, Birmingham, Toronto, Chicago et New York.. Après deux années à Haguenau de 1972 à 1974, Tristan Ruhlmann part en Sarre et doit arrêter ses activités artistiques pour des raisons de santé.

H. Werlé, maître-verrier à Haguenau, restaurateur de la rosace de la cathédrale

Son fils Thierry Tristan Ruhlmann (1950-2018), poursuit la tradition paternelle en créant son entreprise en 1973. Récompensé par de nombreux prix pour ses vitraux, il est installé à une quinzaine de kilomètres de Haguenau à Alteckendorf. Il a restauré des vitraux de nombreuses églises à Strasbourg, comme l'église Saint-Thomas de Strasbourg et l'église protestante Saint-Pierre-le-Jeune de Strasbourg et ceux du Musée historique de Haguenau et de l'église Saint-Joseph de Haguenau[157].

Ernest Werlé (1912-1998), formé à l'école supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, crée son entreprise en 1949 situé 9, boulevard Hanauer et utilise la technique de la dalle de verre pour le vitrail, comme à Offendorf ou à Gambsheim ou la technique du verre teinté serti dans le plomb, comme le montrent les vitraux de l'église Saint-Jean de Strasbourg. On lui doit la réalisation des vitraux d'une centaine d'églises[158].

Hubert Werlé, son fils cadet né en 1946 à Haguenau, reprend l'entreprise familiale en 1980. Il réalise notamment les vitraux des églises de Reipertswiller, de Saverne et de Wissembourg ou de l'hôpital de Haguenau. On lui confie la restauration de vitraux prestigieux, comme la rosace, des figures de saints ou celle du pape Urbain V de la cathédrale de Strasbourg de 1983 à 2003[158],[159].

Hubert Werlé prend sa retraite en 2018, c'est la fin de près de 100 ans de travail du vitrail à Haguenau (T. Ruhlmann ayant pris la succession de l'atelier Bohl).

Deux visites présidentielles

Le Président de la République Charles de Gaulle (1958-1969) fait une tournée des villes d'Alsace et prononce un discours à Haguenau, le , devant l'actuelle mairie. Pour rappeler le souvenir de cette visite, la place porte le nom de Charles de Gaulle[160]. Le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981) fait un déplacement officiel dans la ville, le , débloquant des fonds pour le contournement routier de la ville, la rénovation du Musée historique et la construction du centre hospitalier[161].

Le pôle administratif et politique d'Alsace du Nord

La ville devient un pôle tertiaire important en Alsace du Nord dans le domaine de la santé, des secours, de l'enseignement et de la culture. En 1983, le centre hospitalier de Haguenau est inauguré. Il est composé d'un service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) et de six pôles médicaux : un pôle neuro-cardio-vasculaire, un pôle Gériatrie et des Soins palliatifs, un pôle Pédiatrie-Gynécologie-Obstétrique, un pôle Chirurgie, un pôle Réanimation, Néphrologie et Hémodialyse, un pôle laboratoire et radiologie. Le centre hospitalier a une capacité de 712 lits et a 236 personnels de santé[162]. Dans le domaine des secours, Haguenau est le siège du groupement d'Alsace du Nord des sapeurs-pompiers du Service départemental d'incendie et de secours[163]. L'unité de sapeurs-pompiers de Haguenau comprend 25 sapeurs-pompiers professionnels et 90 sapeurs-pompiers volontaires. L'unité dispose de véhicules spécifiques comme un groupe d'intervention de feux de forêts, un groupe de dépollution et un groupe d'assistance respiratoire[164].

En 1996, un Institut universitaire de technologie (IUT) est créé à Haguenau dans une aile de l'ancienne maison centrale de femmes. Plus de 2 000 étudiants ont été diplômés dans les 3 filières de génie électrique et informatique industrielle, dans les métiers du multimédia et de l'internet multimédia et en logistique industrielle. En 2001, la Médiathèque de Haguenau, auparavant installée au musée historique, déménage dans le bâtiment de l'ancienne maison centrale de femmes. C'est la plus grande médiathèque d'Alsace du Nord[165].

Haguenau possède un tribunal d'instance et un tribunal du conseil des prud'hommes (France) depuis 1955. Installé dans l'écoquartier Thurot depuis 2015, le palais de justice comprend huit magistrats, un juge de proximité et 36 fonctionnaires[166].

La communauté d'agglomération de Haguenau née en 2017.

L'agglomération de Haguenau accroît progressivement son influence politique. En 2002, la communauté de communes de la région de Haguenau apparaît : elle regroupe 14 communes en 2012[167]. Dans le cadre de la nouvelle organisation territoriale, la loi NOTRe, Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, qui donne naissance à la communauté d'agglomération de Haguenau (). Les communautés de communes de Bischwiller et environs, de la région de Brumath, de la région de Haguenau et du Val de Moder ont fusionné en une seule structure administrative. La communauté d'agglomération de Haguenau qui regroupe 95 000 habitants et 36 communes[168] a de nombreux domaines de compétences depuis le [169] :

  • le programme local de l'habitat
  • le développement économique (26 zones d'activités, 8 500 entreprises, 44 000 emplois)
  • l'équipement du territoire : la gestion et la construction de complexes sportifs, de structures périscolaires (150 places à créer), les écoles intercommunales, les cantines scolaires (11 sites) et les aires d'accueil pour la communauté des gens du voyages
  • la collecte et le traitement des déchets
  • la gestion de la voirie
  • les transports : le projet de réhabiliter la voie ferrée de Beinheim pour relier Haguenau à Karlsruhe par les gares d'Oberhoffen et de Soufflenheim ; doter les gares de parkings ; contournement de Mertzwiller et le soutien au GCO[170].
  • la protection de l'environnement
  • la prévention des inondations et la lutte contre l'incendie
  • la fourrière des animaux et des voitures
Le lieu de tournage de trois films, d'un téléfilm et de deux séries

En 1967, le film La Motocyclette de Jack Cardiff est tourné en partie à Haguenau. Il sera dans la sélection officielle Festival de Cannes 1968. En 1960, la Maison Centrale de Haguenau est fermée et transformée en centre de pénitentiaire de réadaptation pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques. Le film la Fille de l'air de Maroun Bagdadi avec Béatrice Dalle, sorti en 1992, est tourné à la Maison centrale de Haguenau. En 2009, le film Le jour de la Comète (sorti en 2015) est tourné à Haguenau[171]. Les lieux sont transformés pour rappeler l'année 1986, date du passage de la comète 1P/Halley.

Un téléfilm Famille et turbulences" d'Éric Duret diffusé en 2014 sur France 3 a été tourné à Haguenau.

Un épisode de la série de Frères d'armes ou Band of Brothers a été tourné à Haguenau, de même qu'une Affaire française sur l'Affaire Grégory par le réalisateur Christophe Lamotte pour TF1. Une partie de la série a été tournée à l'ancien tribunal en juillet 2020[172].

Héraldique

Les armes de Haguenau ont été établies d'après les sceaux de l'ancienne ville impériale qui fut fondée au XIIe siècle autour du château de Frédéric de Hohenstaufen.


Blason de Haguenau

Les armes de Haguenau se blasonnent ainsi :
« D'azur à la quintefeuille d'argent boutonnée de gueules. »[173].


Blason de Haguenau sous le 1er Empire

Les armes de Haguenau sous le 1er Empire se blasonnaient ainsi :
«  D'azur à la quintefeuille en abîme d'argent, boutonnée de gueules ; franc quartier des villes de seconde classe[174].

Jumelages

Place la mairie à Landau

Drapeau de l'Allemagne Landau (Allemagne) depuis le . Le charte de jumelage a été signée entre le maire de Haguenau Frédéric North et le maire (Oberbürgermeister) de Landau in der Pfalz Aloïs Kraemer. La signature avait été précédée une année auparavant, le , à Landau d'un serment de jumelage. En 2013, Haguenau et Landau ont fêté les 50 ans du jumelage[175].

Il y a de nombreux points communs entre les deux villes partenaires. Landau est une ville de 40 000 habitants, c'était une cité impériale appartenant à la Décapole et qui de 1648 à 1815, était également française. Ravagée comme Haguenau durant la guerre de Trente Ans, elle a longtemps été une ville de garnison et une place forte du royaume de France. Comme Haguenau, elle est au centre d'une vaste région agricole au sud du Palatinat rhénan et a procédé à la reconversion de ses casernes en bâtiments administratifs, commerciaux et en habitations.

Pour concrétiser ce jumelage dans le paysage urbain, un rond-point situé au nord de la porte de Wissembourg porte le nom de rond-point du Landau.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

De tradition démocrate-chrétienne, Haguenau apporte en moyenne 60 à 70 % des voix à la droite et au centre. La gauche, peu présente sur le plan local, atteint 30 % des voix lors des présidentielles. Le FN, devenu RN, obtient des scores autour de 20 % pour des scrutins locaux jusqu'à 39 % pour des scrutins nationaux. Le taux d'abstention aux élections locales ou nationales est systématiquement supérieur de deux à huit points à la moyenne nationale.

Élections municipales

Urne électorale de 1848 (Musée historique)

En 2008, Claude Sturni (DVD, divers droite) est élu maire au deuxième tour avec 38,28 % des voix contre Hugues Heinrich (UMP) avec 29,21 % des voix et Denis Garcia (DVD) avec 23,21% des voix[176]. En 2014, Claude Sturni est réélu maire (DVD) avec une liste sans étiquette au premier tour avec 54,72 % des voix contre Jean-Claude Altherr (FN) devenu Rassemblement national avec 20,67 % des voix et Luc Lehner (Parti républicain, radical et radical-socialiste) avec 16,94 % des voix[177]. Le taux d'abstention a atteint 47,28 %, soit huit points au-dessus du taux national qui s'élevait à 38,72 %.

En 2020, Claude Sturni (DVD, divers droite) est réélu maire avec une liste sans étiquette au premier tour avec 65,7 % des voix contre Armand Marx (liste divers gauche et écologiste) avec 22,3 % des voix et Patrick Muller du Rassemblement national avec 12 % des voix[178]. Le taux d'abstention a atteint les 70,61 %[179], soit 16 points au-dessus du taux national qui s'élevait à 54 %. Le fort taux d'abstention s'explique en raison de la Pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en France et des mesures nationales de confinement prises les 12 et 14 mars 2020.

Élections départementales

Appelées auparavant les élections cantonales, celles-ci ont vu la victoire, en 2008, de Jean-Paul Wirth, pour un quatrième mandat, appartenant à l'UMP, avec 60 % des voix contre Leilla Witzmann Parti socialiste (France) avec 24 % des voix et Jean-Claude Altherr (FN) avec 14 % des voix. Le taux d'abstention atteignait les 35 %, ce qui correspondait à la moyenne nationale[180]. En 2015, le binôme Isabelle Dollinger et André Erbs de l'Union de la Droite remportait les élections au deuxième tour avec 66 % des voix contre 33 % au binôme Bernard Kocher et Nadia Lemoine (FN). Le taux d'abstention atteignait les 55 %, cinq point au-dessus de la moyenne nationale[181].

Élections régionales

En 2010, aux élections du Conseil régional d'Alsace, la liste de la majorité alsacienne de Philippe Richert obtient au deuxième tour, 53,58 % des voix, la liste d'alliance du Parti socialiste (France) et d'Europe Écologie Les Verts Alsace de Jacques Bigot (homme politique) obtient 32,95 % des voix et FN de Patrick Binder recueille 13,47 % des voix. Le taux de participation était de 48,47 % des voix, soit trois points en dessous de la moyenne nationale[182].

En 2015, aux élections destinées à élire les conseillers régionaux de la nouvelle région Grand Est, la liste Les Républicains dirigée par Philippe Richert obtient à Haguenau, au deuxième tour, 59,32 % des voix contre 31,92 % à la liste du FN de Florian Philippot et 8,76 % pour la liste du Parti socialiste (France) de Jean-Pierre Masseret. Le taux de participation du deuxième tour est de 56,28% pour Haguenau[183], soit deux points en dessous de la moyenne nationale. Au premier tour, la liste régionaliste Unser Land de Jean-Georges Trouillet arrive en troisième position avec 12,67 % des voix devant la liste du PS à 8,17%[184].

Élections législatives

Le maire Claude Sturni est élu député en 2012 sous l'étiquette DVD avec 68,17 % des voix au second tour contre Nicole Thomas, maire de Bischwiller qui se présente sous l'étiquette de l'UMP ; cette dernière n'obtient que 31,83% des voix[185]. En 2017, en raison du non-cumul des mandats, Claude Sturni ne se représente pas et soutient Etienne Wolf, maire de Brumath, qui se présente sous l'étiquette Les Républicains ; il est battu par le Haguenovien, néophyte en politique, Vincent Thiébaut (En Marche!) par 51,81 % des voix contre 48,19 %[186]. Le taux d'abstention au deuxième tour a été de 62,68 % dans la circonscription, soit cinq points au-dessus du taux d'abstention national qui s'élevait à 57,36 %.

Élections présidentielles

En 2007, lors de l'élection présidentielle qui a vu la victoire de Nicolas Sarkozy, celui-ci a obtenu 69,31 % des voix à Haguenau tandis que son adversaire Ségolène Royal obtenait 30,69 % des voix[187]. À l'élection présidentielle de 2012 qui a vu la victoire de François Hollande, au deuxième tour, Nicolas Sarkozy obtient à Haguenau 66,55 % des voix et François Hollande 33,45 % des voix[188].

Les résultats du 2e tour de l'élection présidentielle de 2017 donnent à Haguenau : Emmanuel Macron (En Marche!) qui est en tête du scrutin, crédité de 61,13 % des suffrages. En deuxième position, Marine Le Pen (FN) obtient quant à elle 38,87 % des voix. Parmi les votants, 7,5 % ont glissé un bulletin blanc dans l'urne, tandis que l'on décompte 2,56 % de votes nuls[189]. Le taux d’abstention a été de 27,58 % à Haguenau, soit deux points au-dessus de l'abstention électorale en France de 25,44 %.

Élections européennes

En 2009, aux élections européennes, Joseph Daul, liste d'alliance des Centristes et de l'Union pour un mouvement populaire obtient 36,44 % des voix, Europe Écologie Les Verts de Sandrine Bélier arrive en deuxième position avec 15,07 % des voix, la liste du Parti socialiste (France) de Catherine Trautmann obtient 12,77 % des voix et en quatrième position, on trouve la liste du Centre et du Mouvement démocrate (France) de Jean-François Kahn avec 10,27 % des voix. Le Front national (parti français) de Bruno Gollnisch arrive en cinquième position avec 8,98 % des voix. Le taux d'abstention est de 62,96 % des voix[190], soit plus de trois points au-dessus de l'abstention nationale qui se monte à 59,37 %.

En 2014, les élections européennes donnent les résultats suivants : la liste conduite par Nadine Morano de l'Union pour un mouvement populaire obtient la première place à Haguenau avec 28,55 % suivie, en deuxième position, par la liste Rassemblement bleu Marine de Florian Philippot du Front national (parti français) à 25,26 % et en troisième position, la liste de Nathalie Griesbeck, alliance de l'Union des démocrates et indépendants et du Mouvement démocrate (France) de 11,81 % des voix. La liste d'Édouard Martin (syndicaliste) du Parti socialiste (France) arrive en quatrième position avec 10,83 % des voix[191]. Le taux d'abstention à Haguenau a atteint 62,18 % des voix, soit cinq points supérieurs à l'abstention en France qui atteint 56,5%.

Aux élections européennes de 2019, la liste Renaissance soutenue par La République en marche, le MoDem de Nathalie Loiseau arrive en première position avec 24,44 %. Prenez le pouvoir, liste soutenue par le Rassemblement national de Jordan Bardella atteint 23,80 %. Europe Écologie d’Europe Écologie Les Verts de Yannick Jadot arrive en troisième position avec 12,80 % des voix. L’Union de la droite et du centre soutenue par Les Républicains de François-Xavier Bellamy obtient 11,96 % des voix. Les autres partis ne dépassent pas 5 % des voix. Une des listes se revendiquant explicitement du Mouvement des Gilets jaunes, l’Alliance Jaune de Francis Lalanne comportant deux Haguenoviennes[192] ne dépasse pas 0,52% des voix. Malgré une participation en hausse de 10 points par rapport à 2014, le taux d’abstention à Haguenau atteint 52,87 % des voix, soit cinq points au-dessus de la moyenne nationale qui atteint 48,70 %[193].

Liste des maires

J. Hell, député de Haguenau aux États généraux puis à l'Assemblée nationale
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1714 1717 Frédéric Antoine Niedheimer   Echevin
1717 1727 Gustave Léopold de Wimpfen    
1727 1732 Théodore de Vorstadt    
1732 1735 Armand Charles de Vorstadt    
1788 1789 de Colomé    
1789 1792 François Joseph Antoine Hell   Député du tiers état aux Etats généraux et de la Constituante 1789-1791
1789 1791 Ignace Redé gauche Marchand
1791 1792 Moevus droite Capitaine de hussards de Conflans à la retraite
1792 1792 Schwendt droite Conseiller
1792 1792 Euloge Schneider jacobin Prêtre
1792 1793 André Weinum droite Médecin à l'hôpital civil
1793 1794 Sigrist jacobin  
1795 1797 André Weinum droite Médecin à l'hôpital civil
1797 1798 Vanderschuren    
1798 1799 Reichard    
1799 1800 Teetz    
1800 1808 François-Xavier Nebel   Banquier et négociant
1808 1811 Schwendt    
1811 1820 Antoine Félix Weinum   Sous-préfet de Strasbourg
1820 1830 Nicolas Thurot   Colonel
1830 1842 Henri-Ignace Guntz   Notaire
1842 1848 Prosper de Baudel de Vaudrécourt   Propriétaire et conseiller général 1855 - 1863
1848 1853 Charles Hild   Propriétaire et conseiller général 1848 - 1855
1853 1866 Dominique Maurice Chompré   Colonel ; Conseiller général 1863 - 1866
1866 1870 Joseph Thierry   Boulanger

(démission)
Xavier Nessel Protestataire Conseiller général du canton de Haguenau (1878 → 1896)
Député du Reichstag (1877 → 1878)
Charles Seyller   Fonctionnaire des Ponts-et-Chaussées
Jean-Baptiste Zilliox    
Louis Muller    
Georges Weiss UPR Avocat
Désiré Brumbt[194]   Journaliste aux DNA
Ernest Strasser Mouvement républicain populaire  
Frédéric North Mouvement républicain populaire, puis UDR Professeur de lycée et élu au Conseiller général du canton de Haguenau (1970 → 1976)
André Traband CD puis
UDF-CDS
Inspecteur de l'Enseignement technique retraité
Sénateur du Bas-Rhin (1992)
Conseiller général du canton de Haguenau (1976 → 1988)

(décès)
Alphonse Heinrich   Professeur de lettres, proviseur au LEGTI Couffignal de Strasbourg et Haguenau
[195] Pierre Strasser DVD Docteur en droit, professeur en droit du traavil à l'université de Strasbourg, directeur de l'Institut du travail de Haguenau
En cours Claude Sturni[196] DVD Industriel
Député de la 9e circonscription du Bas-Rhin (2012 → 2017)
Conseiller régional d'Alsace (2010 → 2012)
Président de la CA de Haguenau (2017 → )

Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008[197].

Pour aider les habitants à faire des économies d'énergie, la ville a donné des aides pour isoler des logements et modifie progressivement l'éclairage public (les lampes boules et les lampes à vapeur de mercure sont remplacées) et les équipe de lampes de réducteur d'énergie. Les illuminations de Noël sont formées de leds[198]. La part de l'énergie renouvelable de la Ville de Haguenau représente 47 % de la consommation totale contre 10 % au niveau national.

En plus du réseau de bus Ritmo, Haguenau possède 40 km de pistes ou de bandes cyclables réparties sur 10 itinéraires. La voie de Liasion Sud qui sera achevée en 2021 sera longée d'une piste cyclable de 5,5 km. Cinq vélos abris fermés et sécurisés ont été installés (Médiathèque, Vieille Île, Pêcheurs, Cloutiers, Thurot) et 500 arceaux sont installés dans toute la ville. Des vélos Ritmo peuvent être loués pour la journée ou le week-end. En 2017, ce sont 12 600 jours de location de vélos Ritmo qui ont été réalisés[199].

Des parkings de covoiturage sont proposés au niveau de la gare (devant et derrière la gare), sur la route de Strasbourg (le parc Bellevue), le parking de la zone commerciale de Taubenhof et à Schweighouse-sur-Moder (sur le parking Sonoco)[200].

Des bornes électriques sont placées dans les parkings de la ville pour les voitures électriques.

Haguenau possède 95 hectares d'espaces verts et 13 parcs urbains. Plus de 5 000 arbres sont recensés sur la commune. Pour la pollinisation des plantes, le système de l'Hôtel à insectes a été adopté : 20 hôtels à insectes ont été installés dans les écoles et les parcs publics, ainsi que des ruches existent à quatre endroits de la ville. Les Abeilles produisent 2 tonnes de miel par an[201]. De plus, la ville gère dans les 210 km2 de la Forêt de Haguenau, deux sites Natura 2000.

Garnison

Haguenau est une importante ville de garnison depuis la période du « Reichsland ». Les autorités allemandes construisent plusieurs casernes en bordure du centre-ville et aménagent un terrain de manœuvres dans la forêt à proximité d'Oberhoffen-sur-Moder.

Les unités du camp militaire d'Oberhoffen-sur-Moder

Les travaux du camp militaire d'Oberhoffen-sur-Moder débutent en 1872. Ce vaste terrain d'entrainement, comportant aussi des baraquements, est utilisé par l'armée allemande puis par l'armée française jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, le camp est entièrement détruit. C'est finalement dans la première moitié des années 1970 que le quartier Estienne est construit au sein du camp militaire.

Le 54e régiment de transmissions (54e RT) est créé à Haguenau le . D'abord caserné au quartier Thurot (situé au centre-ville), il s'installe au quartier Estienne en 2004. Le 2e régiment de hussards (2e RH) arrive à Haguenau en 2009, [vidéo] Recrutement armée de Terre, Clip du 2e régiment de hussards sur YouTube En 2010, le 28e groupe géographique (28e GG) s'installe à son tour au quartier Estienne.

La garnison de Haguenau comprend également la 39e antenne médicale et une antenne du groupement de soutien de la base de Défense (GSBdD) de Strasbourg-Haguenau.

Autres unités militaires ayant tenu garnison à Haguenau

Unités allemandes pendant la période du Reichsland (1871-1918)

  • Dragoner Kaserne Hagenau (carte postale de 1900).
    31e brigade d'artillerie (31. Feldartillerie-Brigade) (1899-1918)[203] ;
  • 3e batterie du 31e régiment d'artillerie (Feldartillerie Regiment Nr. 31), 1882 devenu en 1902, le 1er régiment d'artillerie de Basse-Alsace n°31 (1. Unter-Elsässisches Feldartillerie-Regiment Nr. 31) (1881-1918)[204] ;
  • 67e régiment d’artillerie[205], le 2e Régiment d'artillerie de Basse-Alsace n°67 (2 Unter-Elsässisches Feldartillerie-Regiment Nr. 67 (1899-1918)[206] au quartier Thurot ;
  • 60e régiment d'infanterie de Brandebourg (1872) ;
  • 2e bataillon du 1er régiment d'infanterie du Rhin n°25 (1872-1876) ;
  • 2e bataillon du 129e régiment d'armée territoriale (129e Landwehr) (1878) ;
  • 137e régiment d'infanterie (Infanterie Regiment Nr. 137), 1887 devenu en 1902, le 2e Régiment d'infanterie de Basse-Alsace n°137 (2. Unter-Elsässisches Infanterie-Regiment Nr.137) (1887 à 1918)[207] à Oberhoffen-sur-Moder ;
  • 9e bataillon de chasseurs (Lauenburgisches Jäger-Bataillon Nr. 9) (1876-1882)[208] ;
  • 11e Bataillon de chasseurs de Hesse (Kurhessisches Jäger-Bataillon Nr. 11) (1882-1887) ;
  • 15e régiment de dragons du Schleswig-Holstein de Ratzebourg (le 3. Schlesische Dragoner-Regiment 15) (1871 ; 1914-1918)[209],[210];

Unités françaises dans l'Entre-deux-guerres

Unités françaises pendant "la Drôle de Guerre" (1939-1940)

Unités françaises après 1945

Reconversion des anciennes casernes

Lycée professionnel André-Siegfried et école de musique (reconversion de l'ancienne caserne d'infanterie du quartier Aimé).

La caserne Dahlmann (ancienne caserne des dragons) a été reconvertie en maison de retraite en 1960.

Le quartier Aimé (ancienne caserne d'infanterie) est construite en 1876 puis agrandie en 1887. Située à l'emplacement de l'ancien couvent des Dominicains, elle comptait une vingtaine de bâtiments. Après le départ des militaires, certains bâtiments ont été détruits et d'autres rénovés. Le site accueille aujourd'hui le commissariat de Police, la maison de la musique, le lycée André-Siegfried et le centre aquatique Nautiland (), l'un des premiers centres aquatiques de France[216],[217].

Le quartier Rondony ou quartier Thurot (ancienne caserne d'artillerie) est construite au sud du centre-ville en 1892. Laissé à l'abandon après le départ du 54e régiment de transmissions vers le quartier Estienne en 2004, la ville a entrepris sa transformation en écoquartier[218]. Les travaux ont débuté en 2013, six bâtiments, dont le mess des officiers, au style caractéristique de l'architecture militaire prussienne de la fin du XIXe siècle ont été préservés[219]. Le nouveau palais de justice de Haguenau, ouvert le , est le premier occupant de l'écoquartier. Il occupe un ancien bâtiment de commandement entièrement rénové et agrandi[220]. En 2017, Pôle Emploi, le Centre d'Information et d'orientation (CIO), la Mission locale et l'Institut de Formation en Soins Infirmiers se sont installés sur le site, ainsi que la Résidence Junior Alter et Toit (habitations pour jeunes travailleurs) et un parc à l'arrière des bâtiments[221]. Pour les années 2018-2019, un parking silo, des bureaux (bâtiments 002 et 005), une résidence de personnes âgées, une centaine de logements et une école primaire voient le jour[222].

Économie

Image satellite de l'Alsace avec les principales aires urbaines dont Haguenau.

De nombreuses entreprises (4 500) sont installés sur le territoire de la communauté de communes de la région de Haguenau, notamment sur ses zones d'activités et commerciales, offrant plus de 27 500 emplois[223].

On trouve trois zones d'activités :

  • La zone d'activités de la route de Soufflenheim est au nord-est de la ville. Elle regroupe 1 300 emplois sur 17 hectares. L'entreprise la plus importante est SEW-Usocome (1 260 emplois) présente depuis 1961.
  • La zone d'activité de l'aérodrome est située au sud-est de la ville sur 128 ha. Elle regroupe 3 100 emplois. 
  • Le label "Vitrine Industrie du Futur" a été attribué aux entreprises Schaeffler (2018), Sew-Usocome (2019) et Siemens (2019).

Il existe deux grandes zones commerciales :

  • Une zone commerciale, créée en 1981, est située à l'est au Taubenhof, route du Rhin (550 emplois sur 25 hectares) avec l'hypermarché Cora (grande distribution). L'Arboiseau, extension de Taubenhof aménagée, en 2018, sur 14 hectares[225], regroupe une dizaine d'enseignes consacrée essentiellement à l'aménagement de la maison[226].
  • Une zone commerciale est située à l'ouest sur la commune voisine Schweighouse-sur-Moder avec l'hypermarché Auchan[227].

Budget et fiscalité 2017

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[228] :

  • total des produits de fonctionnement : 29 524 000 , soit 835  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 27 619 000 , soit 781  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 8 908 000 , soit 252  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 9 894 000 , soit 280  par habitant ;
  • endettement : 37 554 000 , soit 1 062  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,54 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,08 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 49,43 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 759 [229].

Population et société

En 2019, la ville de Haguenau comprend 34 460 habitants, selon l'étude de l'INSEE du , en baisse par rapport à 2016[230].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[231],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 34 504 habitants[Note 2], en augmentation de 0,28 % par rapport à 2012 (Bas-Rhin : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 4267 0947 3959 0029 6979 69410 34911 19611 351
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
11 41711 07111 42711 38811 78612 68813 46914 75217 039
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 96818 73718 86815 80317 67119 51422 52317 33719 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
20 45722 94425 14726 62927 67532 24234 89134 61934 460
2017 - - - - - - - -
34 504--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[232] puis Insee à partir de 2006[233].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements d'enseignements[234] :

Douze écoles maternelles

  • École maternelle Bellevue
  • École maternelle Bildstoeckel
  • École maternelle Françoise-Dolto
  • École maternelle Les Pins
  • École maternelle Marxenhouse
  • École maternelle Metzgerhof
  • École maternelle Moder
  • École maternelle Saint-Joseph
  • École maternelle Saint-Nicolas
  • École maternelle Schloessel
  • École maternelle bilingue A.B.C.M. Zweisprachigkeit
  • Institution Sainte-Philomène

Neuf écoles élémentaires

  • École élémentaire Saint-Nicolas
  • École élémentaire des Roses
  • École élémentaire Saint-Georges
  • École élémentaire de la Vieille-Île[235]
  • Groupe scolaire de la Musau
  • Groupe scolaire Marienthal
  • École Harthouse
  • École élémentaire bilingue ABCM-Zweisprachigkeit
  • Institution Sainte-Philomène

Quatre collèges, dont deux privés

  • Collège Foch, rue du Tournoi.
  • Collège Kléber, rue de Kléber.
  • Collège des Missions Africaines (privé), rue des Missions-Africaines.
  • Institution Sainte-Philomène (privé), boulevard Hanauer.

Quatre lycées, dont un privé

  • Lycée Heinrich-Nessel : LEGT Alphonse-Heinrich et lycée CFA Xavier-Nessel, route de Strasbourg.
  • Lycée Robert-Schuman (LEGT), cf. Lycée Robert-Schuman (homonymie) Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, quai des Pêcheurs.
  • Lycée André-Siegfried (lycée professionnel, à côté de l'École de musique).
  • Institution Sainte-Philomène (lycée privé, boulevard Hanauer).

Enseignement supérieur

Santé

Haguenau possède de nombreux professionnels de santé (médecins généralistes et spécialistes) et dix pharmacies. Elle compte trois établissements de santé[236] : le centre hospitalier de Haguenau situé au sud de la ville et deux cliniques privées, la clinique Saint-François et la clinique Sainte-Odile du groupe Capio.

À une trentaine de kilomètres, se trouvent les Hôpitaux de Strasbourg, l'Hôpital civil, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg et le Nouvel Hôpital civil.

Cultes

Il existe également trois Églises évangéliques à Haguenau : l'Église évangélique de Pentecôte (route de Strasbourg), l'Église évangélique du Centre biblique (Boulevard de l'Europe) et l'Église néo-apostolique (rue de la Musau).

  • Le culte musulman[240] se déroule à la mosquée El Fath dans la zone artisanale de l'aérodrome de Haguenau, l'ancienne mosquée à côté de l'église Saint-Nicolas étant trop petite. Pour la communauté musulmane turque, les cérémonies religieuses ont lieu à la mosquée Ulu Camii (rue du Foulon).
  • Le culte israélite a lieu à la Grande synagogue de la Paix de Strasbourg, la Synagogue de Haguenau est utilisée parfois pour des concerts et non pour les cérémonies religieuses car la communauté n'est pas assez nombreuse.

Personnalités liées à la commune

Personnalités décédées classées par période historique, par thème (agriculture, armée, artiste) et par date de naissance.

Moyen Âge

Renaissance

L’atelier de Diebold Lauber, mosaïque d’après Léo Schnug, à l’entrée du musée historique.

Époque moderne et contemporaine

Agriculture
  • François-Ignace Derendinger (1775-1847), restaurateur, cultivateur et brasseur à Haguenau qui fut en 1805 l'introducteur de la culture du houblon dans le département du Bas-Rhin
  • André Grusenmeyer (1840-1905), inventeur de la machine à battre le blé, du manège et de la charrue buteuse, décédé à Haguenau.
  • Joseph Grusenmeyer (1867-1949), fils d'André Grusenmeyer, inventeur (scie de 2 mètres de haut, bande de protection amovible sur les roues des tracteurs), maître mécanicien à Haguenau.
Armée
  • Théodore Melchior Marchant (1750- ?), général des armées de la République, né à Haguenau.
  • Nicolas Thurot (1773-1835), général sous le 1er Empire, officier du 6e et du 8e Hussards, du 14e Dragons et du 12e Cuirassiers, puis maire de Haguenau.
  • Philippe Christophe Hallez (1778-1842), militaire et homme politique français du XIXe siècle, né à Haguenau.
  • Frédéric Corréard (1789-1869), général, ancien dragon de la garde impériale, il combat à la bataille d'Essling, puis à Wagram, participe à la campagne d'Espagne en 1813, à Waterloo, puis participe à la conquête de Constantine en 1830. Il se retire à Haguenau où il décède.
  • Pierre Georges Duport (1864-1939), né à Haguenau, commandant le 9e RI en 1914, chef d'état général de l'armée, entre à Haguenau à la tête des troupes françaises le , membre du Conseil supérieur de la Guerre (1924) et inspecteur général de l'infanterie. Il assure l'intérim comme Haut-commissaire en Syrie (novembre-) et est commandant en chef de l'Armée du Levant[242].
  • Morris E. Crain  (1924-1945), soldat-héros de l'armée des États-Unis, tué à Haguenau, le .
Aviation
  • Paul Senge (1890-1913)[243], pionnier de l'aviation, voir Aérodrome de Haguenau.
  • André Launay (1892-1934), pilote de la première liaison aérienne Paris-Prague et pilote expérimenté 8 000 heures de vol. Il pilote l'avion expérimental Dewoitine D.332 Émeraude qui remporte le record de vitesse Paris-Saïgon en 1933. À son voyage retour, après une escale à Marignane et à Lyon, l'avion comprenant 10 personnes s'écrase à Corbigny (Nièvre), le . Ayant habité Haguenau après son mariage à Strasbourg, André Launay est enterré au cimetière Saint-Georges.
  • Charles Macé (1898–1919) est un as de l'aviation français de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il remporte douze victoires aériennes homologuées, dont huit sur des ballons d'observation et quatre sur des chasseurs ennemis. Il se tue dans un accident d'avion le à Haguenau.
  • Pierre Claude (1910-1939), aviateur français abattu près de Wintzenbach et inhumé, le , à Haguenau.
Artistes
  • Alfred Marzolff (1867-1936), sculpteur des bustes de Xavier Nessel et de l'abbé Charles Hanauer, du Bûcheron et de la Cueilleuse de houblon de la place Schuman et du Lion aux aguets devant la gare à Haguenau.
  • Théophile Bohl (1868-1942), maître-verrier de plusieurs chapelles de Haguenau et de la région.
  • Hans Gsell (1884-1915), élève de Heinrich von Zügel, dessinateur et sculpteur animalier de 1909 à 1914. Le Musée historique de Haguenau lui consacre une exposition en 1930-1931.
  • Roger Corbeau (1908-1995), photographe de plateau du cinéma français de 1930 à 1970, né à Haguenau.
  • Erik Izraelewicz, rédacteur en chef du Monde, la salle de la presse de la médiathèque porte son nom.
    Ernest Huber (1910-2006), illustrateur et graveur, né à Haguenau.
  • Ernest Werlé (1912-1998), maître-verrier à Haguenau, né à Haguenau, restaure ou crée de nombreux vitraux dans une centaine d'églises.
  • Tristan Ruhlmann (1923-1982), maître-verrier, travaille et ouvre un atelier à Haguenau de 1946 à 1974, réalise plusieurs vitraux pour les églises de Haguenau et de sa région.
  • Thierry Tristan Ruhlmann (1950-2018), maître-verrier, restaurateur des vitraux du Musée historique de Haguenau et de l'église Saint-Joseph de Haguenau.
Écrivains et journalistes
Historiens
Musiciens
Divers
  • Paul Bonatz (1877-1956)[246], architecte, fréquente le Gymnasium (lycée) de Haguenau.
  • Alexander Schwartz (1908-2000), est un footballeur et entraîneur roumain, naturalisé français. Installé à Haguenau au milieu des années 70, il est entraîneur du RC Strasbourg en , qu'il mène au succès en menant le Racing à la première place du groupe B et en remportant le championnat de D2 en finale face à l'AS Monaco. il termine sa carrière comme entraîneur aux Sports réunis Haguenau, le club amateur local, pour lequel il mène en Division 3, en 1978-1979. Il décède à Haguenau en 2000.
  • Richard Gehenn (1916-1962), géologue. Sa collection est conservée à la faculté de chimie et sciences de la terre à l'Université de Heidelberg.
  • Georges Klein (1921-2001), spécialiste des arts populaires, habitait Haguenau à la fin de sa vie.
  • Roland Schweitzer (1925-2018), architecte et urbaniste de centres de vacances et d'auberges de jeunesse, architecte de la ZAC de Tolbiac située à Paris Rive Gauche, né en 1925 dans les Vosges, a vécu à Haguenau[247].
Médecine
  • Charles-Emmanuel Sédillot (1804-1883), médecin militaire et un chirurgien français, directeur de l'École de médecine militaire de Strasbourg jusqu'à sa retraite en 1869, précurseur de l'asepsie opératoire et promoteur de l'anesthésie au chloroforme et l'invention, en 1878, du mot «microbe». Il est médecin à Haguenau pour soigner les blessés évacués de la Bataille de Frœschwiller-Wœrth en 1870. Il refuse l'offre prussienne de conserver sa chaire de la faculté de médecine.
  • Edmond Weill (1858-1924), professeur de pédiatrie à Lyon, né à Haguenau. Il quitte la ville en 1870 après l'annexion allemande. Il est spécialisé dans les maladies infantiles. Il a établi le diagnostic de la pneumonie chez l'enfant connu soue le nom de "triangle Weill".
  • Alfred Döblin (1878-1957), médecin militaire à l'hôpital militaire des Platanes (détruit en 1944) de Haguenau et à la Maison des Sourdes et Muettes de Marienthal (Bas-Rhin) de 1917 à 1918.
Politique
  • Joseph Thierry ministre des finances 1917
    Florent Saglio (1777-1841), député du Bas-Rhin (1819-1824 et 1827-1841) et industriel.
  • Nicolas Thurot (1773-1835), ancien général sous le 1er Empire et la Restauration, maire de Haguenau de 1820 à 1830.
  • Auguste-Joseph-Donat de Blondeau (1791-1868), né à Haguenau, député du Doubs, en 1831 à 1836 sous la monarchie de Juillet.
  • Joseph Lejoindre (1798-1858), né à Haguenau, député du Bas-Rhin de 1834 à 1836, siégeant au centre gauche.
  • Charles Lejoindre (1805-1877), né à Haguenau, frère de Joseph Lejoindre, député de la Moselle de 1868 à 1870 dans la majorité soutenant le Second Empire.
  • Xavier Nessel (1834-1918), archéologue, maire de Haguenau, député au Reichstag et numismate.
  • Joseph Thierry (1857-1918), fils du maire de Haguenau Joseph Thierry, ministre des Travaux publics et des Finances, sous-secrétaire d'État au Ravitaillement (1913-1918), né à Haguenau[248]
  • Johann Norbert Hinsberg (1875-ap. 1918), maire de Sarrebourg, député du Landtag Alsace-Lorraine de 1911 à 1918, né à Haguenau.
  • Michel Walter (1884-1947), député autonomiste alsacien sous la Troisième République.
  • Karl Gengler  (1886-1974), politicien, député au Landtag  du Wurtemberg.
  • Jean-Paul Wirth (1920-2020), professeur de SVT au collège Foch de Haguenau, conseiller général Union pour un mouvement populaire du canton de Haguenau (1988-2015) et vice-président du conseil général du Bas-Rhin (1994-2015). Il a été conseiller municipal de Haguenau (1983-2001) et conseiller régional de la région Alsace (ancienne région administrative) (1988-1992).
  • Ferdinand Moschenross (1929-2008), né à Haguenau, autonomiste alsacien.
  • Gérard Traband (1948-2014), historien et géographe de formation, il est adjoint à la Culture à la mairie de Haguenau (1989-2001), puis adjoint à l'Urbanisme (2001-2008). À cette fonction, il a créé le Relais culturel, la Maison de la Musique, la médiathèque et le Festival de musique "L'humour des notes". Il a été conseiller régional de 1998 à 2010 où il a été vice-président chargé de la Culture.
Résistants ou opposants au nazisme
  • Camille Ernst (1900-1983), préfet, résistant et déporté, reconnu comme "Juste parmi les nations" par Yad Vashem, naissance et études au lycée de Haguenau. Une plaque commémorative a été inaugurée à l'entrée de la rue du Grand Rabbin Bloch qui mène à la synagogue[249].
  • Werner Barkholt  (1902-1942), ecclésiastique catholique, opposant au nazisme.
  • Alfred Klein (1916-1944), résistant au nazisme, né à Haguenau et assassiné par la Gestapo, le .
  • Pierre Seel (1923-2005), seule personnalité homosexuelle française à avoir témoigné à visage découvert de sa déportation durant la Seconde Guerre mondiale pour cause d'homosexualité.

Personnalités liées à la ville de Haguenau

Personnalités vivantes, nées ou habitant à Haguenau, classées par thème et par ordre alphabétique.

Culture
Politique
Sport
  • Sébastien Loeb, pilote de rallye et de rallye-raid, 9 titres mondiaux.
    Can Akkuzu, né en 1997 à Haguenau, champion de France de tennis de table en 2019.
  • Lise Bonnet, née en 1998, habitant à Haguenau depuis l'âge de 6 mois, pratique le Handi-karaté. Elle est championne du monde I-Karaté en Kata équipe lors de la coupe du monde 2019 et médaille d’Or en Kata et Kumite à l'Open International 2019[252].
  • Véronique Diebolt, née en 1979 à Haguenau, championne d'Europe vétéran en 2013, 2014, 2015 et 2019, ainsi que championne du monde vétéran de judo en 2014 à Abu Dhabi et en 2019 à Marrakech[253].
  • Albert Gemmrich, né en 1955 à Haguenau, footballeur français champion de France 1979 avec le RC Strasbourg.
  • Anne Kuhm, gymnaste, participante aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
  • Sébastien Loeb, né en 1974 à Haguenau, nonuple champion du monde de rallyes automobiles WRC. À noter que son 7e et 9e titre consécutif ont été obtenus le et le dans les rues de Haguenau où se déroulait l'arrivée du Rallye d'Alsace. Un espace sportif, inauguré en 2015 au n°8 rue du Tournoi, porte son nom.
  • Léo Westermann, basketteur français (il joue depuis le début de la saison 2014-2015 au Limoges CSP et médaillé d'argent au Championnat d'Europe de basket-ball masculin des 20 ans et moins en 2009.

Médias

Presse

  • DNA pages locales Haguenau-Wissembourg ;
  • L'ami hebdo ;
  • Journal municipal : Hag infos Mag[254] ;
  • Journal de la communauté d'agglomération de Haguenau : M'Hag[255] ;
  • Revue historique de la Société d'histoire et d'archéologie de Haguenau : Études haguenoviennes[256] ;
  • Journal satirique : Tonic Magazine[257] ;
  • Journal de petites annonces et d'informations locales : Maxi Flash (siège local d'Alsace du Nord à Haguenau)[258].

Radios

La ville accueille une radio numérique HITPLUS radio.

Des radios alsaciennes sont présentes :

Voies de communications et transports

Voies routières

La commune est desservie :

Transports en commun

Gare et réseau ferré

Ter en gare de Haguenau

Le réseau ferré de Haguenau est créé en 1855, la voie ferrée coupe l'aqueduc qui alimente Haguenau en eau potable.

La gare, construite en 1892, est détruite en 1944 lorsque l'armée allemande évacue une partie de la ville. Une gare est reconstruite rapidement en 1964. Une nouvelle gare par le cabinet d'architecture l'atelier Schall plus fonctionnelle, plus claire et plus grande doit être construite en 2020[260].

Haguenau est desservie par des trains express régionaux (TER) à destination et en provenance de :

  • Strasbourg, un train toutes les 15 minutes environ
  • Niederbronn, toutes les heures en heures creuses et toutes les 15 minutes en heure de pointe environ
  • Wissembourg, toutes les 45 minutes environ. Tous ces trains circulent à des horaires réguliers.
  • Un bus TER dessert Bitche en 1 heure 10 minutes sept fois par jour.


Depuis 2018, un projet de réouverture de la voie ferrée Haguenau-Rastatt, soutenu par la communauté d'agglomération de Haguenau et l'Eurodistrict Pamina. La voie ferrée, fermée en plusieurs étapes entre 1939 et 1991, existe toujours ainsi que l'ancien pont de chemin de fer à Beinheim. Son ouverture permettrait aux travailleurs transfrontaliers et aux touristes français et allemands de rejoindre Haguenau, Rastatt et Karlsruhe sans utiliser leur voiture et sans passer par les gares de Strasbourg et de Wissembourg[261].

Ritmo, le réseau de bus

Bus GX 127 L Haguenau RITMO

Depuis le , les communes de Haguenau et de Schweighouse-sur-Moder sont desservies par le réseau Ritmo par le biais :

Le réseau a atteint 1,6 million de voyages en 2016[263]. Une vingtaine de bus circulent sur le réseau, en majorité des Heuliez GX 127 L[264]. En période de pointe, des bus possédant une troisième porte circule sur le réseau. Ailleurs, le réseau TER Alsace dessert la gare de Haguenau, avec des trains à destination de Niederbronn-les-Bains, Wissembourg et Strasbourg-Ville, et qui offre en outre une intermodalité avec les autocars du Réseau 67, qui assurent une desserte du département du Bas-Rhin. La gestion du réseau par la communauté d'agglomération de Haguenau augmentera probablement le nombre de communes desservies dans les années à venir.

Transports aériens

Deux aéroports existent à proximité, à 35 minutes l'Aéroport de Strasbourg-Entzheim et en 40 min, en Allemagne, l'Aéroport de Karlsruhe-Baden-Baden appelé également Baden-Airpark.

Culture locale et patrimoine

Les foires et marchés

  • Les quatre foires annuelles (un mardi) : la foire de la Chandeleur, la foire de mai (mi-mai), la foire de la Saint Michel (début octobre) et la foire de la Saint Martin (première semaine de novembre).
  • Les marchés, le mardi et le vendredi à la Halle aux Houblons.
  • Les salons (immobilier, mariage, gastronomie) ou les expositions à la salle du 1er étage de l'Ancienne douane, l'Espace Saint-Martin, la Halle aux houblons, la salle des Corporations et à la Médiathèque de Haguenau.

La musique

  • La voix ou un instrument "dans tous ses états" , série de concerts autour de la voix ou d'un instrument de musique (l'accordéon en 2015, la voix en 2016, guitares et mandolines en 2017) un week-end fin mars ou début avril.
  • Le Festival « l’Humour des Notes » (première ou deuxième quinzaine de mai) : http://www.humour-des-notes.com/
  • La Fête de la musique, le .
  • La Fête nationale les 13 et  : défilé, concerts, feu d'artifice et bal des pompiers.
  • Le Festival du Houblon ou des Folklores du Monde, créé en 1960, se déroule du 20 au . http://www.festivalduhoublon.eu/fr/
  • Les concerts instrumentaux ou vocaux à l'église protestante, à l'église Saint-Georges, à l'église Saint-Nicolas, à l'église Saint-Joseph, à la basilique de Marienthal et au théâtre.
  • Le Millenium : scène fixe de 84 m2 pour un public de 300 personnes pour les musiques actuelles. https://www.sortirahaguenau.fr/le-millenium/

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Les festivités de la fin de l'année

Le théâtre

  • 150 associations sportives et culturelles [270].

Activités sportives

  • L'Espace sportif Sébastien Loeb (handball, basket, badminton, volley, tennis de table et mur d'escalade).
  • La Maison des Sports (basket, handball, athlétisme, karaté, judo, aïkido, boxe).
  • Le Hall du Manège (football, athlétisme en salle, roller)[271].
  • Le Petit Manège (polyvalent, tir à l'arc).
  • la salle polyvalente de Marienthal (basket, tennis de table, goshindo, danse).
  • Le foyer Club du Langensand-Église St Joseph (dojo, musculation).
  • Les piscines couverte (Nautiland) et de plein air.
  • Le « Bowl d'Hag », un skatepark d’intérieur de 900 m2, le seul skatepark indoor de l'Est de la France.

Une vidéo de la Ville de Haguenau montre le bâtiment et les infrastructures de 900 m2 pour le roller, le skateboard, les BMX et les trottinettes. Des cours et des locations de matériel (casque, skate et roller) sont proposés : [vidéo] Ville de Haguenau, Le Bowl d'Hag sur YouTube

Lieux et monuments

Près de deux-cents bâtiments sont recensés sur la base Mérimée[272] :

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  • Hôtel Fleckenstein[276],[277], l'une des demeures les plus anciennes de Haguenau, avec une tourelle d'escalier qui date de 1544 ;
  • La maison Zuckmantel[278] avec son oriel de 1565 ;
  • L'hôtel du préteur royal[279] (représentation du roi dans la ville), datant du XVIIIe siècle ;

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  • L'hôtel du Bailli Hoffmann[280] et hôtel Barth, XVIIIe siècle[281] ;

, XVIIIe siècle. Ce monument se trouve au no 11, rue Georges-Clemenceau[65] ;

  • L'hôpital Saint-Martin dit hôpital bourgeois[284] ;
  • L'ancienne prison ou hôpital militaire dit aussi Raspelhus, aujourd'hui médiathèque et une partie de l'I.U.T. ;
  • L'emplacement de l'ancien château impérial ou « Pfalz », puis hôpital militaire, aujourd'hui la maison de retraite Saint-Joseph. Des fouilles effectuées en 2005, ont permis de découvrir l’organisation et l’évolution du château impérial à partir de 1150 ainsi que la ville médiévale séparée du château par la Moder. Un dépotoir de potiers datant de la fin du XVIIe siècle a été découvert[285] ;
  • La fontaine aux Abeilles[286],[287], provenant de l'abbaye de Neubourg. XVIIIe siècle, restaurée en 1991[288] ;
  • Le monument aux morts d'Edouard Preiser[289], sculpteur du monument aux morts de Weitbruch. Le projet de monument aux morts d'Alfred Marzolff est le monument de la Marseillaise situé dans les jardins de l'Hôtel de ville de Strasbourg ;
  • Le monument aux morts érigé pour les soldats français blessés en 1870 à Froeschwiller et morts à Haguenau[290] ;
  • Le monument aux morts pour l'association des anciens combattants allemands de Haguenau, érigé en 1886 et exécuté par Ch. Steffan[291] ;
  • L'hôtel de ville ;


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Patrimoine culturel

Musées

  • Le Musée historique, 9, rue du Maréchal-Foch, présente l'histoire de Haguenau du néolithique à la Seconde Guerre mondiale[292].
  • Le Musée alsacien, 1, place Joseph Thierry, conserve des costumes traditionnels, collection de peintures religieuses des XVIIIe et XIXe siècles, du mobilier et des poêles alsaciens. Copie de l’horloge à astrolabe réalisée en 1581 pour Ulm par le Suisse Isaac Habrecht[293].
  • Le Musée du Bagage, 5, rue Saint-Georges, présente 600 malles et valises du XVIIIe siècle aux années 1960.

Bâtiments publics

  • Le théâtre municipal (théâtre à l'italienne) de 420 places.
  • La halle aux Houblons, lieu des marchés bihebdomadaires (mardi et vendredi de 7 h 30 à 12 h) et de manifestations.
  • La Médiathèque de Haguenau, 24, rue Traband et la bibliothèque des Pins, 44, rue des Carrières.

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Édifices religieux

  • La chapelle du château Walk, rue du Député Hallez [304].
  • La chapelle du couvent des Annonciades, rue Foch [305].
  • La chapelle de l'Immaculée-Conception, Missions africaines, rue des Missions Africaines [306].
  • La chapelle Saint-Arbogast, route de Schwabwiller [307] au Gros-Chêne[308],[309] et sa cloche de 1826[310].
  • La chapelle des Confessions à Marienthal, place de la Basilique [311] située dans la basilique de Marienthal.
  • La chapelle du Cimetière, puis Chapelle du Parking, chemin des Pélerins [312],[313]. Face à la basilique, un grand parking a été réalisé là où se tenait autrefois un cimetière. Au fond du parking, se trouve une petite chapelle qui fut construite en 1865 dans le cimetière. Dédiée au Christ, au Sacré-Cœur d’après les sculptures en grès rose qui accompagne la grande statue du Christ dite "Ecce Homo".
  • La chapelle Saint-François à la clinique, boulevard De Lattre.
  • La chapelle de l'Hôtel Fleckenstein, impasse Fleckenstein.
  • La chapelle de l'hôpital civil ou Espace Saint-Martin, actuel lieu d'expositions temporaires, place d'Armes.
  • La chapelle centre médico-pédagogique, D1340.
  • La chapelle Saint-Gérard du couvent des rédemptoristes, route de Wintherhouse, détruite en .
  • La synagogue rue du Grand Rabbin Bloch, construite en 1820 témoigne de l'importance de la communauté juive parmi les plus anciennes d'Alsace[314], saccagée durant l'Occupation, endommagée par un bombardement à la Libération, restaurée en 1959[315], [316],[317] et le cimetière Israélite fondé au XIIe siècle[318].
  • L'Église évangélique Agapé, rue de la Ferme Falk.
  • L'Église évangélique pentecôtiste, route de Strasbourg.
  • L'Église évangélique, boulevard de l'Europe.
  • L'Église néo-apostolique, rue de la Musau.
  • La Salle du Royaume des témoins de Jéhovah, rue Joffre.
  • La mosquée El Fath dans la zone artisanale de l'aérodrome de Haguenau.
  • La mosquée Ulu Camii, rue du Foulon.

Voir aussi

Bibliographie

  • André-Marcel Burg (abbé), Haguenau, Éditions municipales de France, 1968, 52 p.
  • Études haguenoviennes n°38, "Haguenau, la Grande Guerre 1914-1918", Société d'histoire et d'archéologie de Haguenau, , 141 p.
  • Jean-Paul Grasser et André Wagner, Haguenau : De la ville verte à la ville fleurie (Mémoire de vies), Carré blanc, 1999, 123 p.
  • Jean-Paul Grasser et Gérard Traband, Haguenau 1115-2015, Société d’Histoire et d’Archéologie de Haguenau, 2014, 200 p.
  • Joseph Guerber (abbé), Haguenau au XVIe siècle, Impr. de L.-F. Leroux, Strasbourg, 1861.
  • Victor Guerber (abbé), Histoire politique et religieuse de Haguenau, Impr. de A. Sutter, Rixheim, 1876, tome 1, p. 581 et tome 2, p. 507.
  • Auguste Hanauer, Le protestantisme à Haguenau, F. Staat, 1905, 358 p. (texte intégral en ligne)
  • Michel Hérold et Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Corpus vitrearum, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Recensement des vitraux anciens de la France, Volume V, Haguenau, pages 167 à 168, Paris, CNRS Editions Inventaire général, , 328 p. (ISBN 2-271-05154-1)
  • Eugène Keith, Haguenau, A. Sutton, 2002, 128 p. (ISBN 9782842538286)
  • Patrick Knobloch, Haguenau : les contrats de mariages du grand bailliage de Haguenau de 1656 à 1762, Familles d'Alsace du Nord-généalogie, 2010, 110 p.
  • Roger Lehni, Haguenau : art et architecture, Strasbourg, Editions Valblor, 4e trimestre 1988, 191 p. (ISBN 978-2-907793-00-1)
    Cahiers de l'inventaire n° 16, Ministère de la Culture et de la Communication. Inventaire Général des Monuments et Richesses Artistiques de la France. Région Alsace
  • Maryvonne Leonhard, "Haguenau. Balades à travers les siècles. Du Moyen Âge à nos jours", Société d'histoire et d'archéologie de Haguenau, , 43 p.
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. 2, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 362 p. (ISSN 1253-6008)
    N°56/57/58/59 2011. Tome 2 : G à O : plans 1682, 1686, 1702 (Archives Historiques de l'Armée), p. 191
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Haguenau, p. 600
  • Jean Schweitzer, La Toponymie alsacienne, (lire en ligne)Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Haguenau pp. 153 à 163.
  • André Wagner, Haguenau, Ed. Cayelles, 2004, 191 p. (ISBN 9782950960078)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

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  2. Unité urbaine 2010 : Haguenau (67501) sur insee.fr
  3. a et b La forêt de Haguenau sur le site de l'ONF
  4. Les Echos, « La forêt de Haguenau va être labellisée « forêt d'exception » », sur Les Echos, Les Echos, (consulté le 4 janvier 2020)
  5. Direction de la communication, « Haguenau, "ville active et sportive" », Haguenau Infos Mag,‎ , p. 5 (ISSN 1278-0200)
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  8. Direction de la communication, « Le festival du Houblon doublement primé », Haguenau infos Mag,‎ , p. 17 (ISSN 1278-0200, lire en ligne)
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  11. Pliocène de Haguenau et nappe d’Alsace
  12. La nouvelle station d’épuration : un équipement évolutif, adapté aux besoins futurs
  13. https://www.timeanddate.com/sun/@6441131?month=6&year=2019
  14. https://www.timeanddate.com/sun/@6441131?month=12&year=2019
  15. « L'Alsace romaine », sur .encyclopedie.bseditions.fr (consulté le 5 juillet 2017)
  16. L'Alsace illustrée: ou recherches sur l'Alsace pendant la domination des…Par Johann Daniel Schoepflin
  17. Codex inscriptionum Romanarum Rheni
  18. a et b Aristide Matthieu Guilbert, Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque province…, Furne, 1848, p. 41,42
  19. Peter Koblank: Die verschwundene Königspfalz von Haguenau. Auf den Spuren einer staufischen Wasserburg im Elsass. Consulté le 13 décembre 2013.
  20. Ernst Kantorowicz (trad. de l'anglais), L'empereur Frédéric II, Paris, Quarto Gallimard (1er volume), , 642 p. (ISBN 2-07-075858-3), p. 75
  21. Revue numismatique, Société d'Édition les Belles Lettres, 1868, p. 468
  22. Comité des travaux historiques et scientifiques de France, Bulletin philologique et historique, 1969, p. 341
  23. Jean-Charles Édouard, Organisation et dynamique urbaines du nord du Massif central, 2001, p. 478
  24. Une Histoire de l'Alsace, de Jean-Paul GRASSER; voir page 20. www.editions-gissero.eu
  25. Victor Guerber, Histoire politique et religieuse de Haguenau, Rixheim, Imprimerie de A. Sutter, , 507 p., p. 301
  26. Notice no PM67000115, base Palissy, ministère français de la Culture 2 cloches église paroissiale Saint-Georges
  27. Notice no IM67002135, base Palissy, ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Georges : cloche (2)
  28. Notice no IM67002134, base Palissy, ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Georges : cloche (1)
  29. Victor Guerber, Histoire politique et religieuse de Haguenau, Rixheim, Imp. de A. Sutter, , 581 (tome 1) p., p. 119-120
  30. Bernard Vogler, Jean-Paul Grasser et Gérard Traband, La Décapole. Dix villes d'Alsace alliées pour leurs libertés (Haguenau), Strasbourg, La Nuée Bleue, , 399 p. (ISBN 978-2-7165-0728-8), p. 45-47
  31. « Centre hospitalier de Haguenau Notre histoire hier et aujourd'hui », sur ch-haguenau (consulté le 22 juin 2017)
  32. Bernard Vogler, Jean-Paul-Grasser et Gérard Traband, La Décapole (Haguenau), Strasbourg, La Nuée bleue, , 398 p. (ISBN 978-2-7615-0728-8), p. 45-49
  33. Bernard Vogler, Jean-Paul Grasser et Gérard Traband, La Décapole (Haguenau), Strasbourg, La Nuée bleue, , 398 p. (ISBN 978-2-7165-0728-8), p. 50-53
  34. « 1420 », sur Office des sports et des loisirs de la Ville de Haguenau, (consulté le 15 décembre 2018)
  35. Panneaux explicatifs de la Ville de Haguenau pour les 500 ans de la Douane (1518-2018).
  36. B. Vgler, Jean-Paul Grasser et Gérard Traband, La Décapole, Strasbourg, édition La Nuée Bleue, , 399 p. (ISBN 978-2-7165-0728-8), p. 53-54
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  222. Établissements d'enseignements
  223. Mosaïque sur le mur de l’école
  224. Professionnels et établissements de santé
  225. Culte catholique : Paroisse ST-Nicolas ST-Joseph
  226. Paroisse St Georges
  227. Paroisse protestante
  228. Culte musulman
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  253. Notice no IM67001705, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue couvent de recluses, de repenties, puis d'annonciades célestes, actuellement collège
  254. Notice no PM67001022, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune église Saint-Nicolas
  255. Notice no PM67000597, base Palissy, ministère français de la Culture orgue de tribune : buffet d'orgue ; garde-corps de tribune (balustrade)
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  259. Porte de Wissembourg
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  268. « Ancien Hôtel du Commandant-de-la-Place », notice no PA00084731, base Mérimée, ministère français de la Culture
  269. « hôtel du Commandant de la Place, puis hôtel de voyageurs dit Hôtel de l'Europe », notice no IA00061960, base Mérimée, ministère français de la Culture
  270. L’ancien Hôpital Saint-Martin, dit Hôpital Bourgeois
  271. Inrap rapport d'activité 2006 page 76
  272. « Fontaine aux Abeilles », notice no PA00084727, base Mérimée, ministère français de la Culture
  273. « fontaine aux Abeilles », notice no IA00062013, base Mérimée, ministère français de la Culture
  274. Prie et Travaille…(la fontaine aux abeilles)
  275. « Monument aux morts boulevard Nessel », notice no IA00061996, base Mérimée, ministère français de la Culture
  276. « Monument aux morts de la Guerre de 1870 », notice no IA00061894, base Mérimée, ministère français de la Culture
  277. « Monument aux morts de la Guerre de 1870 », notice no IA00061895, base Mérimée, ministère français de la Culture
  278. Horloges astronomiques
  279. La Chancellerie dite, musée alsacien de Haguenau et son horloge
  280. L'église Saint Georges
  281. Intérieur de l'église Saint Georges
  282. Église Saint-Nicolas, les vitraux
  283. Le Saint-Sépulcre de l'église Saint-Nicolas
  284. L'Église Saint-Nicolas, l'intérieur
  285. « Eglise paroissiale Sainte-Marguerite, Saint-Wendelin », notice no IA00062017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  286. « Eglise luthérienne dite Petit Temple, puis foyer paroissial Capito », notice no IA00061913, base Mérimée, ministère français de la Culture
  287. L'Église de Garnison
  288. Foyer Capito
  289. « Prieuré de Carmélites du Sacré-Coeur dit Carmel », notice no IA00062023, base Mérimée, ministère français de la Culture
  290. La chapelle du château Walck
  291. L’architecture du couvent des annonciades célestes de Haguenau
  292. « Colonie pénitentiaire dite Colonie, puis Missions Africaines », notice no IA00061923, base Mérimée, ministère français de la Culture
  293. « Chapelle Saint-Arbogast », notice no IA00062041, base Mérimée, ministère français de la Culture
  294. Saint-Arbogast à Gros-Chêne (1/2), la stèle
  295. Saint-Arbogast à Gros Chêne (2/2)
  296. Notice no IM67002336, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la chapelle Saint-Arbogast
  297. Chapelle Saint Joseph de Marienthal dite "chapelle des confessions"
  298. « Chapelle du Cimetière, puis Chapelle du Parking », notice no IA00062024, base Mérimée, ministère français de la Culture
  299. La chapelle du parking de Marienthal
  300. Haguenau est l'une des communautés juives les plus anciennes d'Alsace
  301. Notice no IA00061914, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  302. Notice no PA00084740, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue : inscription par arrêté du 29 août 1984
  303. Directeur de la publication : Roger Lehni, conservateur régional de l’inventaire général en Alsace, Haguenau, Art et architecture, Strasbourg, Editions Valblor, , 192 p. (ISBN 2-907793-00-4)
    Cahiers de l’inventaire 16. Ouvrage publié avec le concours du Relais culturel de la région de haguenau. Page 93 Synagogue ; page 147 Cimetière juif
  304. Notice no IA00061902, base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière (Cimetière Israélite)