Hôtel de Broglie

Hôtel de Broglie
P1020482 Paris VII Rue Saint-Dominique n°35 hotel de Broglie.JPG

L'hôtel de Broglie en 2011.

Présentation
Destination initiale
Résidence des Ducs de Broglie
Destination actuelle
Architecte
Construction
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Arrondissement
Commune
Adresse
Coordonnées
48° 51′ 33″ N, 2° 19′ 07″ E
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L’hôtel de Broglie est un hôtel particulier situé dans le 7e arrondissement de Paris, 35 rue Saint-Dominique. Il couvre une surface de 7 158 m2.

Le bâtiment

Description

Le principal corps de logis comporte onze travées, un étage, un attique et un toit-terrasse dissimulé par une balustrade. Pour assurer l'étanchéité de celui-ci, Le Boursier utilisa le ciment du chevalier d'Estienne, encore insuffisamment au point puisque des craquelures se produisirent dès le premier hiver qui contraignirent le chevalier à refaire la chape à ses frais.

Histoire

L'hôtel de Broglie est construit sur l'emplacement d'un hôtel réalisé en 1704 pour le comte de Langonnay et remanié en 1711 par Germain Boffrand. L'hôtel actuel est bâti en 1752 pour les ducs de Broglie par Pierre Mouret. Cet hôtel a lui-même été remanié, ou peut-être même reconstruit, après 1782 par Jean-Baptiste Louis Élisabeth Le Boursier pour le maréchal de Broglie[1].

L'hôtel de Broglie a été, sous l'Empire, la résidence de Charles-Louis Huguet de Sémonville. Il le loue à Charles-François Lebrun, duc de Plaisance, à partir de 1815 puis le vend à la duchesse de Montebello, veuve du maréchal Lannes en 1826[2].

Des transformations remarquables sont effectuées au milieu du XIXe siècle par Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph d'Haussonville et son épouse née Louise de Broglie. Il est restauré vers 1970 par Jacques Robine.

L’hôtel particulier est ensuite occupé par des cabinets ministériels : secrétaire d'État chargé de la Prospective et du Développement de l'économie numérique en 2007, ministre de la Ville, Ministre des Droits des femmes et Observatoire de la laïcité en 2012, secrétaire d’État chargé du Numérique en 2017.

Évoquée dès 2012[3], la mise en vente par l'État de l'hôtel est effective en 2013 pour une cession prévue en 2016[4]. Il est acquis par l’Assemblée nationale[5] pour la somme de 63 millions d'euros[6]. Il s'agit pour l'institution parlementaire d'arrêter de louer des bureaux au 3 rue Aristide-Briand en installant des bureaux de députés dans l'hôtel de Broglie[7]. Fin 2017, cette acquisition est remise en cause par un questeur de la nouvelle majorité[8] avant que le bureau de l'Assemblée nationale ne confirme ses projets[9].

Dans les travaux prévus en 2018, l'Assemblée nationale se donne pour objectif une rénovation thermique écologique exemplaire[10].

Notes et références

  1. Le projet de Le Boursier fut déposé devant la chambre des Bâtiments le . Un jeu des plans, profils et élévations se trouve aux Archives nationales (N III Seine 90) avec le journal de la construction
  2. Yvan Christ, Le Faubourg Saint-Germain, Paris, Henri Veyrier, , p. 309
  3. David Bensoussan, « Matignon veut vendre quatre joyaux immobiliers de l'État », sur www.challenges.fr
  4. http://www.economie.gouv.fr/cessions/bureaux-33
  5. « Réunion du jeudi 18 février 2016 », assemblee-nationale.fr, (consulté le 24 octobre 2017)
  6. Jean-Baptiste Daoulas, « Privilèges des parlementaires: dis-moi où tu habites... », lexpress.fr, (consulté le 24 octobre 2017)
  7. Sophie Huet, « Les habits neufs de l'Assemblée et du Sénat », Le Figaro, samedi 17 / dimanche 18 juin 2017, page 19.
  8. Charlotte Belaich, « A Paris, un hôtel particulier fait débat entre députés LREM », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. Manon Rescan, « L’Assemblée nationale renonce à se séparer de l’hôtel de Broglie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. Jannick Alimi, « L'Assemblée nationale fait sa révolution verte », leparisien.fr, 724 octobre 2017 (consulté le 24 octobre 2017)

Lien externe