Hélène Schapiro

Esther Schapiro dite Hélène Schapiro (née Lichtig) (, Pologne-) est une française juive d'origine polonaise, déportée à Auschwitz le , par le Convoi No. 72, puis plus tard à Bergen-Belsen qui survit à la Shoah et devient un témoin.

Biographie

Esther Lichtig est née le [1],[2], à Varsovie en Pologne,[3],[4],[5],[6],[7].

En 1925, Esther Ludwig a 9 ans quand elle arrive avec sa mère et ses 4 frères et sœurs[7]. Son père, Mendel Lichtig, est né le , à Nowy Korczyn, en Pologne. Sa mère, Dora Lichtig (née Groszinger), est née le à Varsovie, en Pologne[1].

Mendel Ludwig est installé à Paris, quelque années avant la venue de sa famille.

À Paris, Esther Ludwig se fait appeler Hélène Ludwig. Elle n'a pas encore 15 ans, quand elle quitte l'école, pour travailler avec son père.

Avec son frère, Charles Ludwig, elle est championne d’Europe de danse de salon dans la catégorie amateur[7].

Seconde Guerre mondiale

En 1942, la sœur aînée d'Esther Ludwig est raflée près de Megève et déportée.

Esther Ludwig, sa sœur Arlette (Alba) et ses parents quittent Paris et s'installent à Donzenac en Corrèze. Ils s'y cachent jusqu’au début de . Ils sont alors arrêtés et amenés au lycée de Brive-la-Gaillarde et ensuite à la caserne de Périgueux, puis transportés au Camp de Drancy[7].

Déportation

Mendel Lichtig (56 ans), Dora Lichtig (65 ans), Alba Lichtig (23 ans) et Esther (Hélène) Lichtig (28 ans) sont déportés dans le même Convoi No. 72, en date du , du Camp de Drancy vers Auschwitz. Leur dernière adresse est à Donzenac, en Corrèze. Alba Lichtig est née le , à Varsovie, en Pologne[1]. Alba avait été arrêtée à Perpignan, les autres à Périgueux[1].

Dès l'arrivée à Birkenau, sa mère, Dora Lichtig, est envoyée à la chambre à gaz. Esther et Alba (Arlette), sont envoyées dans un commando chargé de la construction de routes.

Esther Ludwig attrape la scarlatine mais une détenue lui obtient des médicaments d’un médecin.

En , elle participe à la démolition des crématoires. Elle prend le dernier train qui part d’Auschwitz pour Bergen-Belsen, échappant à la marche de la mort.

À Bergen-Belsen, elle est atteinte du typhus et Alba (Arlette) Ludwig du «flectyphus » (scarlatine et typhus)[7].

Libération

Le , l'armée britannique et l'armée canadienne libèrent Bergen-Belsen. sa sœur Alba (Arlette) meurt peu de temps après.

Atteint de dysenterie, Hélène Ludwig reçoit de l'aide de prisonniers français qui lui procurent du riz et du pain.

Elle est rapatriée à Paris, fin .

Elle retrouve son frère Charles, fait prisonnier de guerre en 1941. Ils sont les seuls survivants de leur famille.

L'Œuvre de secours aux enfants (OSE) s'occupe d'elle. Elle passe plusieurs mois dans la Creuse pour récupérer.

Elle obtient la nationalité française en 1947[7].

Famille

Mariée en 1947, elle perd un premier enfant, puis a un fils en 1948 puis un deuxième en 1954[7]

Mort

Hélène Schapiro est morte le [8]à l'âge de 84 ans.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes