Gurgy

Gurgy
Gurgy
Bief de l'Yonne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Auxerre-2
Intercommunalité Communauté de l’Auxerrois
Maire
Mandat
Aurélie Berger
2014-2020
Code postal 89250
Code commune 89198
Démographie
Gentilé Gurgyssois / Gurgyçois
Population
municipale
1 728 hab. (2016 en augmentation de 2,13 % par rapport à 2011)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 01″ nord, 3° 33′ 40″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 144 m
Superficie 13,12 km2
Localisation

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Gurgy est une commune française située dans le département de l'Yonne en Bourgogne, région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de l'agglomération d'Auxerre et est une commune membre de la Communauté de l’Auxerrois.

Géographie

Situation

Située à 10 km au nord d'Auxerre vers le centre du département de l'Yonne, la commune de Gurgy s'étend en rive droite de la rivière Yonne[1].

Vers le nord-ouest, Joigny est à 21 km, Sens à 55 km et Paris à 168 km. Troyes est à 73 km au nord-est[2].

Communes limitrophes

Description

Le nord de la commune est occupé par de nombreuses pièces d'eau qui couvrent quelque 185 ha[1], créées par l'extraction de sable.

Immédiatement au nord de ces pièces d'eau, 96,20 ha de la commune sont occupés par une partie de l'ancien camp militaire de Chemilly (qui couvre un total de 202 ha)[3]. La commune de Gurgy s'est montrée intéressée pour le rachat du terrain[4], mais le dépolluage du site (dont le sous-sol est potentiellement dangereux avec des engins explosifs peut-être encore enterrés) est à la charge de l'acheteur et a été estimé à plus de 8 M d'euros[3],[n 1].

Hydrographie

L'Yonne (coulant vers la gauche) et la dérivation de Gurgy (en face).
Seuil d'écluse sur la dérivation de Gurgy

Méandreuse dans cette section de son parcours, la rivière Yonne borde l'ouest de la commune sur 12,2 km de longueur, avec 10 km partagés avec Appoigny et 2,2 km avec Chichery.

La dérivation de Gurgy, canal de 5 km de long, permet aux bateaux d'éviter 9,2 km de méandres ; elle commence en périphérie nord de Gurgy et coule en ligne droite sur 4,9 km avant de rejoindre l'Yonne immédiatement après sa sortie du territoire de Gurgy, sur le territoire de Chemilly.

Le ru de Sinotte traverse le bourg, en provenance de Venoy, et conflue avec l'Yonne dans Gurgy même. Une dérivation de ce ru contourne le bourg par le nord et se jette dans le canal. Le ru du Cul de la Bonde, en provenance de Seignelay, devient le Grand Ru à son passage au château Barreau sur Chemilly et se jette dans l'Yonne[1].

Voies de communication et transports

Routes

L'autoroute A6 traverse le sud de la commune, avec l'entrée-sortie no 19 (« Auxerre-nord ») à 6 km au sud-ouest (partagée entre Monéteau et Appoigny).

La D 606 (Melun, Sens et Joigny au nord, Avallon au sud-est) passe sur Appoigny à 375 m à l'ouest de la limite de commune de Gurgy[2].

Rail

Gurgy se trouve sur le chemin de la ligne ferroviaire de Laroche-Migennes à Cosne et a sa propre gare : la gare de Monéteau - Gurgy. Jusque vers les années 2000 les petites gares avoisinantes (vers le nord, la gare de Chemilly - Appoigny à 5 km, la gare de Bonnard à 9,5 km, la gare de Cheny à 13,5 km) fonctionnaient encore mais ont été fermées depuis. Au-delà se trouvent la gare de Laroche-Migennes à 15 km au nord, et la gare d'Auxerre-Saint-Gervais à 9,1 km au sud. La gare de Laroche-Migennes est sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles[2].

Voies aériennes

Les aéroports les plus proches sont :

Histoire

Néolithique

Les Noisats

Le lieu-dit « Les Noisats » ou « Les Noissats »[5] sur Gurgy a révélé une des plus importantes nécropoles du Néolithique français[6], la seconde par sa taille (état des connaissances en 2007). Située à presque un kilomètre en rive droite du cours actuel de l’Yonne, elle a été utilisée à partir de environ 5 000 ans av. J.-C. jusque vers 4 200 ans av. J.-C. (Néolithique moyen). Quatre saisons de fouilles de 2004[7] à 2007 ont mis au jour 126 sépultures ; quelques autres sépultures n'ont pas été explorées dans cette série de fouilles[8].

Plusieurs types de sépultures y ont vraisemblablement coexisté[9]. On y trouve entre autres une dizaine de tombes dites en alcôve (ou à niche, ou à banquette), des structures surprenantes pour le Néolithique moyen : d'abord parce que le substrat de sable et graviers est fort peu adapté à ce genre de tombe[n 2] ; ensuite parce que ce type de tombe avait jusqu'alors été associé à la culture du Rubané et donc au Néolithique ancien ; mais les tombes à alcôve du Néolithique ancien contiennent des dépôts mobiliers au fond de leurs puits d'accès, alors que les fonds de puits d'accès des tombes à alcôve des Noisats ne présentent pas de dépôts mobiliers. Aux Noisats, comme au site de l’Étang David sur Chichery, un deuxième corps a pu être déposé au fond des puits d'accès[10].
On y trouve aussi des tombes à coffre orientées aussi bien sud-ouest/nord-est que nord/sud[11]. Et encore des sépultures en fosse étroite couverte, sans aménagements interne[12], que l'on retrouve également aux sites de l’Étang Garnier (Chichery) et de Macherin (Monéteau) ; mais celles des Noisats sont les plus étroites : les corps s'y trouvent en hyperflexion ; les membres inférieurs, la colonne vertébrale et la tête sont contraints ; et le squelette peut toucher les bords de la fosse en une demi-douzaine d'endroits différents. Les tombes en fosse étroite sont parmi les plus superficielles[10].

Le tout couvre environ 600 m2, avec une haute densité de structures. Les couches archéologiques de la culture de Cerny (Néolithique ancien, deuxième moitié du Ve millénaire av. J.-C.), de celle du Chasséen (entre environ 4350 et 3650 av. J.-C.) et à fortiori de celle du Villeneuve-Saint-Germain (entre environ 5100 à 4700 av. J.-C.) sont entièrement recouvertes par cette nécropole[8].

Le Nouzeau

Un autre gisement avec sépultures néolithiques, au lieu-dit « le Nouzeau »[13], comprend également une enceinte avec restes osseux humains[8]. Cette enceinte, double, est accolée à un double méandre de l'Yonne et a probablement été quelque peu rabotée, ou diminuée par érosion due à la rivière après le Néolithique. Elle a été fouillée de façon exhaustive en 2004 dans le cadre de fouilles préventives, qui ont révélé 23 restes osseux humains dans l'enceinte no 2, situés principalement à proximité immédiate de deux sépultures. Ces vestiges sont attribués à la culture de Cerny. Mais l'industrie lithique de l’enceinte no 1 fait de cette dernière une entité distincte et dissociée de l’enceinte no 2[14].

La Ferme de Néron

Des repérages photographiques aériens ont identifié une autre enceinte néolithique, elle aussi double, entourant des sépultures à « la Ferme de Néron », proche du Nouzeau[13],[14].

Civilisation de Hallstatt

Aménagée à partir du XIe siècle av. J.-C. (époque de la civilisation de Hallstatt), une nécropole a été découverte en 1979 au lieu-dit la Picardie[13] lors d'extraction dans une gravière. Elle a été en usage du VIe siècle av. J.-C. jusqu'à l'ère chrétienne, avec neuf tombes à incinération datant du début de cette période - un mode d'inhumation venant d'Italie du nord et généralement réservé à l'aristocratie. Des fouilles de sauvetage de quelques mois ont révélé des cistes (vases de bronze ou de tôle) à cordons importés d'Italie, et des fibules incrustées d'or ou d'argent dont certaines, de très petite taille et munies de faux ressorts, sont exceptionnelles. Les bijoux sont quasiment réservés aux tombes féminines. La similitude notable entre ces bijoux et ceux de la Dame de Vix suggère une identité de rang social, de fonction ou de situation familiale. La tombe la plus ancienne et équipée de son mobilier est également celle d'une femme[15]. Des bijoux et une épée en fer, datant du IIe siècle, ont également été trouvés[16].

Économie

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1802 Joseph Anne Georges
(de) L'Enfernat
   
1983 1989 Jean Granziol    
         
2001 2008 Jean-Michel Delagneau Les Verts Conseiller général (1998-2011)
mars 2008 En cours Aurélie Berger[17] LR
puis Agir, la droite constructive[18]
Suppléante du Sénateur Henri de Raincourt
Conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[20].

En 2016, la commune comptait 1 728 habitants[Note 1], en augmentation de 2,13 % par rapport à 2011 (Yonne : -0,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5078088227909259619701 0071 070
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0721 0731 041597594560584562508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
480487456758446440472488494
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5435567831 1981 4531 6481 6491 6501 651
2013 2016 - - - - - - -
1 7461 728-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Le camp militaire de Chemilly-sur-Yonne a d'abord été un Établissement de Réserves Générales de munitions, puis en 1979 l'Établissement du Matériel de Chemilly-sur-Yonne (ERGMU - ETAMAT). Le , il est devenu un détachement du 8e RMAT (Régiment du MATériel). Il a été dissout le 6 juin 2003. Voir Les 220 hectares du Camp de Chemilly-sur-Yonne convoités.
  2. Les tombes à alcôve sont faites d'un puits d’accès ovoïde ou circulaire prolongé en contrebas par une cavité latérale (l'« alcôve ») qui contient le corps enterré. Ici, malgré le substrat de sables et graviers, rien n'indique que la cavité latérale ou même seulement son plafond ont été renforcés. Selon l’hypothèse retenue, les alcôves des Noisats ont été oblitérées par une fermeture rigide et leurs puits remblayés immédiatement. Ici, ces alcôves se trouvent aussi bien à l’est, à l’ouest ou au sud du puits d’accès. Les puits d’accès mesurent environ 1,50 m de long et une largeur presque égale, pour des profondeurs variables pouvant atteindre 1 m. L’alcôve est plus ou moins réniforme, et sa longueur est à peu près égale à celle du puits d’accès, pour une largeur d'environ 0,50 m[10].

Notes sur la démographie

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a b et c « Gurgy, carte interactive » sur Géoportail. Couches « cartes IGN classiques » et « Limites administratives » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  2. a b et c « Gurgy », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
  3. a et b « Les 220 hectares du camp de Chemilly-sur-Yonne convoités », auxerretv.com,‎ (lire en ligne, consulté le 2 avril 2017).
  4. Catherine Jouret, « Yonne : l'ancien camp militaire de Chemilly intéresse la commune de Gurgy », france3-regions.francetvinfo.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 octobre 2019).
  5. « Les Noissats sur Gurgy, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  6. [Chambon et al. 2013] Philippe Chambon, Sandrine Bonnardin, Anne Augereau, Stéphane Rottier, Katia Meunier et Jean-gabriel Pariat, « Évolution, coexistence et confrontation de pratiques funéraires entre 4 700 et 4 000 av. J.-C. sur un microterritoire dans la vallée de l’Yonne », dans J. Jaubert, N. Fourment et P. Depaepe, Transitions, ruptures et continuité en Préhistoire, p. 213-227, vol. 1 : Évolution des techniques - Comportements funéraires - Néolithique ancien (actes du XXVIIe congrès préhistorique de France, Bordeaux-Les Eyzies, 31 mai-5 juin 2010), , sur academia.edu (lire en ligne), p. 214.
  7. Stéphane Rottier, P. Chambon et C. Thevenet, « Découverte de plus d'une centaine de sépultures du Néolithique moyen à Gurgy, les Noisats (Yonne) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, vol. 102, no 3,‎ , p. 641-645 (lire en ligne [sur academia.edu], consulté le 27 octobre 2019).
  8. a b et c Chambon et al. 2013, p. 215.
  9. Chambon et al. 2013, p. 213.
  10. a b et c Chambon et al. 2013, p. 219.
  11. Chambon et al. 2013, p. 218, dont la légende de la figure 3.
  12. Chambon et al. 2013, p. 220.
  13. a b et c « Le Nouzeau sur Gurgy, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  14. a et b Chambon et al. 2013, p. 216.
  15. Jean-Pierre Fontaine, « Une proche de la Dame de Vix ? », Yonnemag, supplément loisirs de l'Yonne républicaine, no 1872,‎ .
  16. Bataille 1992, p. 22.
  17. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  18. « Lancement d'Agir dans l'Yonne La Droite constructive », sur auxerretv.com, (consulté le 2 octobre 2019).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Nécropole de Gurgy : " La Picardie " »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  24. Lire la fiche de la pomme sur Fruitiers.net.

Annexe

Articles connexes

Bibliographie

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)
  • Frédéric de Berthier de Grandry, La famille de Lenfernat, CGY XIII,

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site officiel de la Communauté de l'Auxerrois