Guillaume Lallement

Guillaume Lallement
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Guillaume Lallement (1782-1829) est un historien et journaliste français. Bonapartiste, il s'exila en 1815, avant de publier, à partir de 1818, une sélection des discours de l'Assemblée nationale.

Biographie

Guillaume Lallement naît à Metz le [1]. Il s'installe très jeune à Paris, où il remplit les fonctions tantôt de prote, tantôt de correcteur dans l'imprimerie. Il devient ensuite le secrétaire de Félix Lepeletier et le collaborateur de plusieurs littérateurs connus[2].

Bonpartiste sous l'Empire[2], il entre dans la carrière littéraire en publiant plusieurs opuscules poétiques, la plupart en faveur de Bonaparte[3]. Puis il s'affirme comme républicain sous la Restauration[2], donnant des articles au quotidien l'Aristarque (1815)[4],[5].

En 1816, Lallement choisit de s'expatrier en Belgique avec les exilés français. Il publie à Gand le Journal de la Flandre orientale et occidentale, feuille satirique qui connaît un grand succès, mais amène le gouvernement à l'expulser. Il se rend alors vers Aix-la-Chapelle, mais le gouvernement de Berlin lui ordonne de se rendre à Königsberg ou de quitter le royaume de Prusse. Aussi retourne-t-il en Belgique, où il devient bientôt rédacteur en chef de la Gazette de Liège, puis donne des articles au Vrai libéral de Bruxelles. Arrêté deux ans après, il est expulsé vers la France où il poursuit sa carrière journalistique, contribuant particulièrement à des journaux littéraires comme le Feuilleton littéraire (1824), le Diable boiteux ou le Frondeur. Il est également l'auteur d'une Histoire de la Colombie (1826) et l'éditeur d'un Choix de rapports, opinions, discours, prononcés à la tribune nationale depuis 1789, recueillis dans un ordre historique en 22 volumes parue entre 1818 et 1823[4],[3],[5]. Dans le quatorzième volume, consacré à l'an II, il donne un portrait élogieux de Maximilien de Robespierre[2].

Guillaume Lallement décéda à Paris à la fin de 1829[1]. Son fils aîné, Félix, né le , est l'auteur d'un Dictionnaire géographique portatif[4].

Bibliographie

  • Le Secrétaire royal parisien, ou Tableau indicatif de tout ce qui, dans Paris, peut intéresser, etc.; terminé par une Instruction en forme de lettres sur le style épistolaire et sur la manière d'écrire et d'adresser des pétitions, Paris, Alexis Eymery, 1814.
  • De la véritable légitimité des souverains, de l'élévation et de la chute des dynasties en France, Paris, Alexis Eymery, 1815, 72 pages.
  • Les Matinées du Palais-Royal, ou Amours secrètes de Mademoiselle Julie B***, devenue comtesse de l'Empire, racontées par elle-même (également attribué à J.-P.-R. Cuisin), Paris, chez les marchands de nouveautés, 1815, 144 pages.
  • Le Petit roman d'une grande histoire, ou Vingt ans d'une plume, Paris, Alexis Eymery, 1818.
  • Mythologie ou Description des divinités fabuleuses et de leurs attributs, à l'usage des collèges et pensionnats de la Belgique, Gand, G. de Busscher et fils, 1819.
  • Histoire de la Colombie, Paris, Alexis Eymery, 1826.
  • Histoire du retour et du règne de Napoléon en 1815, pendant les Cent-Jours, Paris, Imprimerie A. Moessard, 1832, 502 pages.

Notes et références

  1. a et b Notice d'autorité sur bnf.fr
  2. a, b, c et d Gérard Walter, Robespierre, Paris, Gallimard, (ISBN 2-07-071590-6), p. 636-639
  3. a et b Antoine-Alexandre Barbier, Dictionnaire historique, ou Biographie universelle classique, vol. 3, C. Gosselin, , 3493 p. (lire en ligne), p. 3479.
  4. a, b et c Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle, ancienne et moderne, ouvrage rédigé par une société de gens de lettres, vol. 22, Paris, Madame C. Deslaces, (lire en ligne), p. 636-637
  5. a et b Joseph-Marie Quérard, La France littéraire, vol. 4, Paris, Firmin Didot frères, (lire en ligne), p. 464-465.

Lien externe