Guerres de Yougoslavie

Guerres de Yougoslavie
Description de l'image Collage Yugoslav wars.jpg.
Informations générales
Date 31 mars 1991 – 12 novembre 2001
(10 ans, 7 mois et 12 jours)
Lieu Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, Macédoine
Albanie (marginalement)[1]
Casus belli Chute du communisme ; déclarations d'indépendance de la Slovénie, de la Croatie de la Bosnie-Herzégovine et du Kosovo
Issue Victoire des pays indépendants, défaite de la Serbie
Belligérants
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Drapeau de la Croatie Croatie
Flag of the Croatian Republic of Herzeg-Bosnia.svg République croate d'Herceg-Bosna
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau de l'Albanie Albanie[2]
Drapeau du Kosovo Kosovo
Flag of NATO.svg OTAN
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie République fédérative socialiste de Yougoslavie
puis Drapeau de la République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie
Drapeau de la République serbe de Bosnie République serbe de Bosnie
Drapeau de la République serbe de Krajina République serbe de Krajina
Flag of the Republic of Western Bosnia (1995).svg République de Bosnie occidentale

Les guerres de Yougoslavie sont une série de conflits violents dans les territoires de l'ancienne République fédérative socialiste de Yougoslavie entre 1991 et 2001. Deux séries de guerres se succèdent, affectant les six républiques de la défunte République fédérale socialiste de Yougoslavie. On parle aussi de « guerre d’ex-Yougoslavie », ou plus rarement de « troisième guerre balkanique ».

Ces conflits opposèrent différents groupes ethniques ou nations de l’ex-Yougoslavie. Leurs causes sont religieuses[3], politiques, économiques, culturelles et ethniques.

Les guerres de Yougoslavie furent les plus meurtrières en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. On estime que leur bilan humain s'élève à 150 000 morts dont deux tiers de civils, s'accompagnant de 4 millions de personnes déplacées[4]. Beaucoup des principaux personnages clés impliqués furent ou sont poursuivis pour crimes de guerre.

Conflits à l’Ouest

Carte de la Yougoslavie pendant la guerre
Animation montrant la dislocation de la Yougoslavie

Les guerres en Slovénie et en Croatie furent menées au départ afin de conserver l’unité yougoslave, mais elles prirent rapidement un caractère nationaliste. Les visions des nationalistes serbes s’opposant à celles du nationalisme croate personnifiées respectivement par le président Slobodan Milošević en Serbie et le président Franjo Tuđman en Croatie. Le conflit serbo-croate se compliqua en Bosnie-Herzégovine en raison de l’intervention de la population et l’Armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine, ce qui transforma le conflit en une guerre tripartite qui fut de loin la plus meurtrière des guerres de Yougoslavie. Le gouvernement fédéral de Yougoslavie s'est aussi plaint auprès de l'ONU de la présence de multiples mercenaires étrangers venus combattre auprès des forces militaires ou paramilitaires bosniaques et croates[5].

La guerre de dix jours prit fin lorsque l'Armée populaire yougoslave se rendit à la Slovénie en 1991. La guerre en Bosnie prit fin avec la négociation des accords de Dayton, finalement signés à Paris le 14 décembre 1995, à la suite de l’intervention de l’OTAN et de l’armée croate contre les forces de la République serbe de Bosnie en 1995.

Conflits à l’Est et au Sud

Au Kosovo, en Macédoine et au sud de la Serbie, les conflits ont pour cause première les tensions ethniques et politiques entre gouvernements serbe et macédonien d'une part et les albanais d'autre part.

Le conflit armé au Kosovo se mue en guerre en 1999 quand les conflits en Macédoine et au sud de la Serbie se transforment en action armée entre les forces de sécurité de l’État et l'Armée nationale albanaise. La guerre au Kosovo prend fin par une intervention de l’OTAN contre les forces serbes (de nouveaux conflits éclatent cependant en 2004). Le conflit en Serbie et en Macédoine prend fin par des accords de paix entre l'Armée nationale albanaise et les gouvernements serbes et macédoniens, mais la situation reste fragile.

Galerie

Notes et références

  1. http://articles.latimes.com/1999/apr/14/news/mn-27375
  2. https://www.independent.co.uk/news/war-in-the-balkans-serbs-enter-albania-and-burn-village-1087030.html
  3. Thierry Mudry Guerre de religions dans les Balkans éditions Ellipses 2005 (ISBN 2729814043), Dos du livre
  4. Bernard Bruneteau, Le siècle des génocides, Armand Colin 2004, p. 191
  5. Lettre datée du 10 février 1994 adressée au président de la cinquantième session de la Commission des droits de l'homme par la Mission permanente de la République fédérative de Yougoslavie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

Bibliographie

  • Jean-Arnaud Dérens et Catherine Samary, Les conflits yougoslaves de A à Z, Éditions de l'Atelier, (ISBN 2-7082-3532-X).
  • (en) Richard Holbrooke, To End a War, Modern Library, , 410 p. (ISBN 978-0-3757-5360-2).
  • Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard, , 480 p., broché [détail de l’édition] (ISBN 2213605599 et 978-2213605593).
  • (en) Stipe Mesić (trad. Milena Benini), The Demise of Yugoslavia: A Political Memoir, Budapest, Central European University Press, [détail de l’édition] (ISBN 963-9241-71-7).
  • (en) Laura Silber et Allan Little, The Death of Yougoslavia, Londres, Penguin Books Ltd, , 400 p. (ISBN 978-0-1402-6168-4).

Annexes

Articles connexes

Liens externes