Guerre de 2020 au Haut-Karabagh

Seconde guerre du Haut-Karabagh
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Situation le .
Informations générales
Date Depuis le
(22 jours)
Lieu Arménie, Haut-Karabagh et Azerbaïdjan
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Arménie Arménie
Drapeau du Haut-Karabagh Haut-Karabagh
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée nationale syrienne
Drapeau de la Turquie Turquie
Commandants
Drapeau de l'Arménie Nikol Pachinian (Commandant-en-chef)
Drapeau de l'Arménie Armen Sarkissian
Drapeau : Haut-Karabagh Arayik Haroutiounian
Drapeau de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev (Commandant-en-chef)
Drapeau de l'Azerbaïdjan Mehriban Aliyeva
Drapeau de l'Azerbaïdjan Ali Asadov
Drapeau de l'Azerbaïdjan Zakir Hasanov
Drapeau de la Turquie Recep Tayyip Erdoğan
Drapeau de la Turquie Fuat Oktay
Forces en présence
Drapeau de l'Arménie Drapeau du Haut-Karabagh
Inconnues
Drapeau de l'Azerbaïdjan
Inconnues

Flag of Syria 2011, observed.svg
2 050 hommes[1]
Pertes
Drapeau du Haut-Karabagh
729 morts au moins[4]

Drapeau de l'Arménie
Inconnues
Drapeau de l'Azerbaïdjan
Inconnues[5]

Flag of Syria 2011, observed.svg
143 morts au moins[1]
Civils :
Drapeau de l'Arménie 36 morts au moins[2]
Drapeau de l'Azerbaïdjan 60 morts au moins[2]
75 000 déplacés[3]

Conflit frontalier au Haut-Karabagh

La guerre de 2020 au Haut-Karabagh aussi appelée seconde guerre du Haut-Karabagh est un épisode du conflit armé opposant l'Arménie et l'Azerbaïdjan pour le contrôle du Haut-Karabagh — aussi appelé Artsakh —, un État non reconnu par la communauté internationale depuis son indépendance unilatérale de l'Azerbaïdjan en 1991.

Après plusieurs mois de montée des tensions ponctuées d'escarmouches le long de la frontière, des combats éclatent le , provoquant la mobilisation générale et l'instauration de la loi martiale dans ces pays.

Après 13 jours de combat, le 10 octobre, une médiation russe permet aux deux parties de s'entendre sur un cessez-le-feu et une reprise des négociations. Les hostilités reprennent cependant peu après. Le 18 octobre, grâce à une médiation du groupe de Minsk, un second essai pour une mise en place du cessez-le-feu est lancé, sans succès.

Contexte

Le conflit au Haut-Karabagh découle de la période de tutelle de l'URSS sur l'Arménie et l'Azerbaïdjan. En 1921, l'armée soviétique envahit le Caucase et réunit les républiques au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie, annexée à l'Union soviétique. Les Bolcheviks créent ensuite un comité de sept membres, le Bureau du Caucase (le Kavburo), qui, sous la supervision de Staline, alors commissaire du Peuple pour les nationalités, doit appliquer dans la région le découpage ethnique de type soviétique, avec des républiques et des régions autonomes[6]. Ce comité vote par quatre voix à trois en faveur d'une annexion du Karabagh à la République socialiste soviétique d'Arménie. Toutefois, des protestations de la part des dirigeants azerbaïdjanais, notamment le dirigeant du parti communiste d'Azerbaïdjan, Nariman Narimanov, ainsi qu'un soulèvement anti-soviétique à Erevan en 1921 dégradent les relations entre la Russie et l'Arménie. Cette situation conduit le comité à revenir sur sa décision le et à attribuer le Karabagh à la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan[7], incorporant l'oblast autonome du Haut-Karabagh à la RSS d'Azerbaïdjan en 1923[8], malgré une population de l'oblast à 94 % arménienne[9],[10]. La capitale, auparavant Chouchi (Շուշի), devient Khankendi, l'actuelle Stepanakert (Ստեփանակերտ).

Les autorités de l'oblast autonome du Haut-Karabagh, ainsi situé en Azerbaïdjan mais peuplé d'Arméniens[7], ont proclamé leur indépendance en 1991[11] pour former le Haut-Karabagh. Lors de la Guerre du Haut-Karabagh, en plus de l'oblast autonome du Haut-Karabagh, les indépendantistes Arméniens annexent des territoires voisins peuplés d'Azéris et de Kurdes: cinq régions en totalité, Kelbadjar (1 936 km2), Berdzor (1 835 km2), Kubatly (802 km2), Djebrail (1 050 km2), Zanguelan (707 km2), et des territoires de deux autres régions, 1 094 km2 d'Agdam, 1 386 km2 de Fizuli. Les populations de ces sept régions sont déplacées ailleurs en Azerbaïdjan[12]. Depuis le territoire est disputé[11].

Zone de conflit en juillet 2020 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Le Haut Karabagh modifie sa constitution par référendum en 2017, prenant le nom de République d'Artsakh.

En juillet 2020, les premières tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont observées avec quelques pertes des deux côtés, non pas au Haut-Karabagh, mais à la frontière azéro-arménienne au niveau de Tovuz et Tavush[13].

Déroulement

Le 27 septembre 2020, des combats meurtriers éclatent dans le Haut-Karabagh entre les forces arméniennes et azéries[5]. Stepanakert, capitale du Haut-Karabagh, est bombardée par les Azéris[14]. Au moins trois tracteurs-érecteurs-lanceurs 9K35 Strela-10 et six 9K33 Osa de défense anti-aériennes arméniens sont détruits lors d'attaques de drones azerbaïdjanais, dont des Bayraktar TB2 d'origine turque[15]. L'Azerbaïdjan revendique la prise du mont Mourovdags[5] et de six villages, dont cinq dans le district de Fizouli et un dans le district de Jebrail[14]. L'Arménie nie, mais les autorités du Haut-Karabagh reconnaissent la perte de quelques positions[5].

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, déclare alors que l'Azerbaïdjan a « déclaré la guerre » à l'Arménie et décrète « la mobilisation générale » et l'instauration de « la loi martiale »[5]. Le ministère azerbaïdjanais de la Défense annonce pour sa part le lancement d'une « contre-offensive sur toute la ligne de front » du Karabakh, afin de « mettre fin à des activités militaires des forces armées de l’Arménie »[5]. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev décrète également la loi martiale et déclare : « L'armée azerbaïdjanaise combat aujourd’hui sur son territoire, défend son intégrité territoriale, porte des coups dévastateurs à l’ennemi. Notre cause est juste et nous allons vaincre »[5].

Les combats se poursuivent le 28 septembre : les autorités du Haut-Karabagh affirment avoir repris quelques positions perdues la veille, mais les forces azéries affirment au contraire avoir effectué de nouveaux gains territoriaux près du village de Talych[16].

Le 29 septembre, l'Arménie affirme qu'un de ses avions Su-25 a été abattu par un F-16 de l'armée turque, ce qu'Ankara et Bakou démentent[16].

Le 1er octobre, l'Arménie annonce avoir abattu 4 drones de reconnaissance azéris à proximité d'Erevan, sa capitale[17].

Le 3 octobre, le président Aliyev annonce que les villages de Madaghis, Talish, Mehdili, Chaxirli, Aşağı Maralyan, Sheybey, Guyjag et Aşağı Əbdürrəhmanlı  ont été capturés par les forces azéries[18],[19]. Le même jour, la ville de Stepanakert est bombardée pour la première fois à l'artillerie lourde[20]. Des civils commencent à évacuer la ville[21].

Le 4 octobre, Bakou annonce la prise du district de Jabrayil et accuse l'Arménie, qui nie, d'avoir bombardé la ville de Gandja, deuxième ville d'Azerbaïdjan, où il y a aurait un mort et quatre blessés chez les civils[22],[23]. L’Azerbaïdjan riposte en bombardant de nouveau Stepanakert, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev impose le retrait des forces arméniennes comme seule condition pour un cessez-le-feu[24].

Le 7 octobre, après 10 jours de combat, environ 50 % de la population a quitté le Haut-Karabakh, la majorité pour Erevan[25].

Le 8 octobre, des frappes aériennes azéries contre la ville de Chouchi font plusieurs blessés et causent des dégâts importants à la cathédrale[26].

Le 9 octobre, Aliyev annonce que l'armée azerbaidjanaise a libéré le bourg de Hadrout ainsi que plusieurs villages[27]. Côté arménien, on parle d'une retraite tactique[28].

Le 10 octobre à midi, un cessez-le-feu est décrété sans précision de durée. Les parties l'ont négocié après une visite à Moscou où les ministres des Affaires étrangères arménien, azerbaïdjanais et russe se sont consultés pendant dix heures. Le cessez-le-feu va permettre d'échanger les prisonniers de guerre et les corps des tués. Les parties se sont aussi engagés à reprendre les négociations pour résoudre leur différend territorial[29], mais malgré le cessez-le-feu, des attaques se poursuivent des deux côtés[30].

Dans la nuit du 10 au 11 octobre, des bombardements nocturnes arméniens sur la ville azerbaïdjanaise de Gandja causent la mort de sept civils et 33 blessés, selon le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais qui accuse l’Arménie de rompre le cessez-le-feu[31]. L'Arménie accuse également l’Azerbaïdjan d’avoir violé le cessez-le-feu avec des bombardements sur Stepanakert[32],[33].

Le 13 octobre, après que de nouveaux bombardements ont eu lieu des deux côtés, le cessez-le-feu est considéré comme ayant échoué[34].

Le 14 octobre, l’Azerbaïdjan a annoncé avoir frappé des sites de lancement de missiles sur le territoire arménien, ce qui laisse craindre une escalade des combats dans la région[35].

Dans la nuit du 17 octobre, la ville de Gandja est une nouvelle fois la cible de missiles Scud qui auraient causé la mort de treize civils[36],[37] selon le président azéri qui annonce également la destruction d'un avion SU-25 arménien dans la zone de Jabrayil[38], ce que dément l'Arménie. Une centrale hydraulique a également été touchée dans la ville de Mingəçevir[39]. Aliyev annonce la capture de la ville de Fizuli et de plusieurs villages[40].

Grâce à une médiation des coprésidents du groupe de Minsk, une trêve humanitaire est négociée par les deux parties à partir du 18 octobre[41]. Mais ce second cessez-le-feu, comme le premier, ne tient finalement que quelques heures[42].

Le 18 octobre, le drapeau azerbaïdjanais est hissé au pont de Khudaferin, à la frontière iranienne[43]. Dans l'Azerbaïdjan iranien, notamment à Tabriz, des manifestations ont lieu demandant l'arrêt du soutien du gouvernement iranien à l'Arménie par la fermeture des frontières entre les deux pays[44].

Réactions internationales

Ligne de front entre l'Artsakh et l'Azerbaïdjan

Dès le 27 septembre, l'ONU, l'Union européenne, les États-Unis et la France appellent à la fin des combats[5]. Le 28 septembre, réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU demande également la fin immédiate des combats[45].

Russie

La Russie qui, bien qu'alliée de l'Arménie, vend également des armes à l'Azerbaïdjan, se positionne en arbitre régional, appelant les deux camps à mettre fin aux hostilités[5]. La Russie, via son ministre des affaires étrangères, s'est dite prête à collaborer avec la Turquie dans le but de stabiliser la situation et d'aider à la résolution de ce conflit[46]. Le 7 octobre, Vladimir Poutine affirme que la Russie n'interviendra pas aux côtés des Arméniens, affirmant que « les affrontements ne se déroulent pas » sur le territoire arménien[47].

Turquie

Alliée de l'Azerbaïdjan, la Turquie condamne l'« attaque arménienne »[5],[48],[49]. Elle envoie également des mercenaires de l'Armée nationale syrienne en Azerbaïdjan[50],[51],[52],[53],[54],[55],[56],[57],[58]. Un premier contingent de 300 hommes de la division Sultan Mourad et du groupe Al-Amshat sont déployés dès le 24 septembre[50]. Arayik Haroutiounian, président du Haut-Karabagh, soutient que 600 mercenaires ont été transférés de Syrie[59]. Le déploiement de mercenaires syriens est démenti par la Turquie et par l'Azerbaïdjan[57]. Cependant, le 2 octobre le journal Le Monde indique que « leur présence sur le terrain [...] est attestée par les annonces de décès qui commencent à émerger sur les réseaux sociaux »[57].

Erdoğan accuse la États-Unis, la Russie et la France de fournir un soutien militaire à l'Arménie[60].

États-Unis

Le 15 octobre, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo déclare « Nous espérons que les Arméniens pourront se défendre contre ce que font les Azerbaïdjanais »[61].

France

Le 1er octobre, le président français Emmanuel Macron accuse la Turquie d'envoyer des « djihadistes » en Azerbaïdjan. Il précise que près de 300 combattants syriens ont été transférés de la ville d'Alep vers l'Azerbaïdjan via Gaziantep et demande des explications à la Turquie[62]. Cependant pour le journaliste Wassim Nasr, les mercenaires syriens ne peuvent être qualifiés de « djihadistes »[58].

Iran

Officiellement, l'Iran est neutre et appelle au fin du conflit. De fait néanmoins, le gouvernement iranien supporte l'Arménie[63]. Selon le politologue français Florent Parmentier, « L’Arménie s'est convertie au christianisme en tant que religion d’État avant l'Empire romain.  La raison pour laquelle l'Iran encourage plutôt l'Arménie : ce n'est pas seulement ses relations avec la Russie qui détermine ça, c’est également le fait que l'Arménie a une solide minorité azérie sur son territoire. L'Iran, de ce point de vue là, a des relations un peu méfiantes vis-à-vis de l'Azerbaïdjan, mais aussi vis-à-vis de la Turquie. On voit effectivement que dans ce cadre là, une théocratie chiite va plutôt soutenir un État avec lequel elle a plus d'intérêts stratégiques que d'intérêts confessionnels [Iran et Azerbaïdjan sont des pays chiites][64] ». Pour le professeur Bülent Aras de l'Université Sabancı, « des raisons telles que les conflits territoriaux entre les deux pays [Iran et Azerbaïdjan], le nationalisme croissant parmi les Turcs azéris [environ 15 millions d'Azéris vivent en Iran], les questions concernant le partage des ressources naturelles de la mer Caspienne, les relations étroites de l'Azerbaïdjan avec Israël [qui est un ennemi juré de l'Iran au Moyen-Orient], et un désir politique d'équilibrer les relations entre la Turquie et l'Azerbaïdjan conduisent parfois à des tensions et des crises entre Bakou et Téhéran ». Selon Eşref Yalinkiliçli, un analyste politique de la chaîne TRT World, « En Iran, en raison de l'énorme population turque, il y a toujours eu une crainte politique que deux Azerbaïdjan, Bakou [la capitale du nord de l'Azerbaïdjan] et Tabriz [la capitale du sud de l'Azerbaïdjan] se rejoignent à un moment donné », en référence au concept nationaliste du Grand Azerbaïdjan[65].

En conséquence, les autorités iraniennes veulent éviter à tout prix que le conflit se propage sur le sol iranien[66]. En temps de guerre, des manifestations, généralement réprimées par la police, se déroulent régulièrement dans le nord de l'Iran, où il y a une forte concentration d'Azéris, pour demander au gouvernement iranien de supporter l'Azerbaïdjan plutôt que l'Arménie[67],[44].

Israël

Israël a dans le passé vendu des armes à l'Azerbaïdjan[68]. Le 1er octobre, l'Arménie décide de rappeler l'ambassadeur arménien en Israël[69].

Hongrie

La Hongrie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjártó, apporte son soutien à l’Azerbaïdjan, en précisant que le Haut-Karabagh se situe dans le territoire internationalement reconnu de l'Azerbaïdjan et que la Hongrie supporte l'intégrité territoriale et la souveraineté des États en tant que principes de droit international public[70].

Bilan humain et matériel

Les pertes militaires infligées et revendiquées par les deux belligérants sont incertaines, du fait des enjeux de propagande et de communication de guerre. Les rapports officiels publiés par les gouvernements impliqués font cependant état de nombreux engagements impliquant victimes civiles et forces militaires.

Pertes arméniennes

Diffusion des événements de la ligne de front. Place de la République à Erevan.

À la date du 19 octobre, les autorités du Haut-Karabagh annoncent que leurs pertes sont d'au moins 710 morts[2]. Elles font également état de la mort de 36 civils[2]. L'Azerbaïdjan revendique pour sa part la mort de 2 300 soldats séparatistes arméniens à la date du 3 octobre[2].

En plus des pertes humaines, à la date du 1er octobre l'Azerbaïdjan affirme avoir détruit de nombreuses cibles matérielles militaires arméniennes dont 250 tanks et 150 autres véhicules militaires, 270 pièces d'artillerie, 60 systèmes antiaériens dont un système S-300 et 25 9K33 OSAS, 18 drones ainsi que de nombreux lances-roquettes multiples dont un BM-27[71]. Ces revendications sont appuyées par la publication de nombreuses vidéos de frappes de drones par le ministère de la Défense azéri[72].

Le 17 octobre, le ministre de la défense azéri annonce avoir abattu un avion arménien de type SU-25[73],[74] ce qui est démenti par l'Arménie[38].

Pertes azéries

L'Azerbaïdjan refuse de divulguer ses pertes militaires[2]. Il ne fait état le 27 septembre que de la destruction d'un hélicoptère dont l'équipage aurait survécu au crash[5]. L'Arménie revendique pour sa part la mort d'environ 3 000 militaires azerbaïdjanais à la date du 28 septembre[16]. Du côté des civils, l'Azerbaïdjan donne un bilan de 60 morts et 270 blessés à la date du 19 octobre[2].

À la date du 29 septembre, les autorités arméniennes revendiquent la destruction de 6 hélicoptères azéris, 49 drones, 80 chars, 82 véhicules et un avion[16]. De nombreuses photos et vidéos sont publiées par le ministère de la défense arménien pour appuyer ces déclarations, montrant notamment la destruction de 10 blindés azéris[75],[76].

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du 18 octobre, 2 000 mercenaires syriens de l'Armée nationale syrienne ont été déployés en Azerbaïdjan et parmi ces derniers, au moins 143 ont été tués au combat et 92 corps ont été ramenés en Syrie[1].

À la date du 11 octobre, selon Armenews, l’Azerbaïdjan aurait perdu face aux Arméniens sur le front de l’Artsakh 4 719 soldats, 510 chars, 17 avions, 16 hélicoptères, 165 drones, et 4 lance-missiles DOS[77]

Autres victimes

Deux journalistes français du journal Le Monde sont blessés dans un bombardement azéri le près de Martouni (Haut-Karabagh)[78],[79].

Articles connexes

Notes et références

  1. a b et c Nagorno-Karabakh battles | Over 2,000 mercenaries sent to Azerbaijan, nearly 135 killed so far., OSDH, 18 octobre 2020.
  2. a b c d e f et g Haut-Karabakh: De nouvelles violations du cessez-le-feu signalées par les deux camps, Reuters, 19 octobre 2020.
  3. [1]
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